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Revue de presse du mardi 18 janvier 2005

53 patrons de grandes écoles et d’universités ont signé hier une « charte de l’égalité des chances et des formations d’excellence » qui se fixe un objectif : démocratiser l’accès des jeunes issus de milieux défavorisés aux meilleures formations de l’enseignement supérieur. On trouver cette information reprise dans un grand nombre de vos journaux.
A lire aussi dans le Figaro,la réponse de Philippe Meirieu à Robert Redeker qui, il y a une semaine, invectivait le « pédagogisme » en l’accusant de brader la culture. La réponse est ferme, argumentée et mesurée face à une attaque qui était tout le contraire...
Bonne Lecture...


Libération du 18/01/05

L’enseignement supérieur en quête de mixité
Une forme de discrimination positive fait son chemin dans l’enseignement supérieur. Après l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris, celui de Lille vient lui aussi d’adopter des conventions ZEP (zone d’éducation prioritaire) destinées à panacher son recrutement en l’ouvrant aux élèves de lycées classés en zone sensible. De son côté, l’Essec (Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales) a mis sur pied un autre dispositif, répondant à la même volonté.
Et, hier, trois ministres, François Fillon (Education nationale), Jean-Louis Borloo (Emploi et Cohésion sociale) et Nelly Olin (Intégration et Egalité des chances), ont signé ensemble une « charte de l’égalité des chances et des formations d’excellence » que la Conférence des présidents d’université (CPU), la Conférence des grandes écoles et la Fédération des écoles supérieures d’ingénieurs et de cadres ont aussi paraphée.
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Le Figaro du 18/01/05

En réponse au philosophe Robert Redeker
Eloge du « pédagogisme » par Philippe Meirieu

Ainsi donc, serait-on en train, enfin, de liquider le pédagogisme pour restaurer la véritable pédagogie : « l’art d’exposer systématiquement, progressivement et logiquement, à partir de leurs éléments, des connaissances » . Grâce à la loi Fillon, on va pouvoir bouter hors de l’école les agitateurs pervers qui, en lieu et place de la transmission des savoirs pour laquelle ils sont mandatés, s’adonnent à l’écoute démagogique des élèves, abandonnent toute exigence culturelle, mélangent allègrement Bach et le rap, Charlie-Hebdo et Albert Camus, le théorème de Pythagore et les résultats du PMU, etc. [...]
Et si les choses étaient, quand même, un tout petit peu plus compliquées ? Résumons brièvement ce que l’on reproche à ce qu’on nomme le pédagogisme : 1) Il affirme que l’élève doit « construire son propre savoir » et abolit, par là, la dénivellation essentielle entre celui qui sait et celui qui ignore. 2) Il ne fait pas la différence entre les oeuvres de culture et la médiocrité médiatique. 3) Il participe d’une idéologie égalitariste qui cherche à détruire les élites et à niveler notre société par le bas, mettant en péril l’avenir de la civilisation. 4) Il s’inscrit enfin dans le prolongement de l’utopie libertaire soixante-huitarde en s’agenouillant devant « l’enfant-roi ». Cette perspective, d’ailleurs, serait devenue la doctrine officielle de l’Éducation nationale depuis 1981, formalisée par la loi de 1989 qui place « l’élève au centre du système scolaire ».
Qu’on me permette, en tant que représentant de ce si détestable pédagogisme, de reprendre ces quatre éléments de ce qui est censé être notre « doctrine » et de montrer qu’il y a, tout à la fois, dans cette dénonciation, une ignorance complète de l’histoire, un danger immense pour notre démocratie, un aveuglement sur nos véritables propositions et un malentendu qu’il faut absolument lever.[...] Et si les vilains pédagogistes comme moi avaient combattu, depuis bien longtemps, pour que la culture trouve dans l’École une place centrale ? Pour qu’on enseigne aussi, à côté des théorèmes mathématiques et des lois physiques, la manière dont les hommes les avaient élaborés, s’étaient battus, grâce à eux, contre l’ignorance et l’assujettissement ? Et si, même, nous avions travaillé, avec d’autres, pour que l’histoire de l’émancipation de l’humanité et les terribles marches arrière vers la barbarie soient présentées clairement et fortement dans les programmes scolaires ? Alors, il faudrait, sans doute, revoir, par honnêteté intellectuelle, les accusations qui sont portées contre nous.
Reste, enfin, le malentendu sans cesse à élucider : ce n’est pas parce que nous prétendons que « l’élève construit son savoir » que nous abolissons l’autorité de l’enseignant. Bien au contraire : pour mettre en place une situation où l’élève va, grâce aux consignes et aux ressources qu’on lui fournit, travailler vraiment « dans sa tête » à élaborer des connaissances, il faut que le professeur maîtrise parfaitement ces dernières. Plus encore : il faut qu’il prospecte, parmi tous les documents et toutes les méthodes à sa disposition, ceux et celles qui vont pouvoir être les plus efficaces. Aucune abdication de l’autorité, pas le moindre soupçon de non-directivité. [...]
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L’Humanité du 18/01/05

Projet communiste pour l’école (oubli dans l’édition du 17 janvier)
Voilà plusieurs semaines qu’il en était question : les communistes ont profité du Conseil national de vendredi dernier pour lancer leur projet pour l’école. Le texte n’est pas achevé et se veut un « document d’étape », soumis à la discussion. Au bout de quoi devrait être rédigée une proposition de loi. Portée par les parlementaires des groupes communistes, celle-ci sera, si le calendrier est respecté, déposée à la mi-février. Et s’opposerait alors au projet de loi d’orientation pour l’école de François Fillon, qui doit être présenté à la même période devant l’Assemblée nationale.
Les visées des deux textes, on s’en doute, sont radicalement différentes. Si chacun entend rénover le système éducatif avec pour ambition première de lutter contre l’échec scolaire, ce n’est ni avec les mêmes armes ni pour les mêmes raisons. Ainsi le texte communiste insiste-t-il pour rattacher les difficultés de l’école à celles de la société, quand celui du ministre n’évoque même pas ce lien.[...]
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Les grandes écoles descendent dans les ZEP
« Tendre la main à ces jeunes et leur dire : cette école est aussi pour toi.  » Ainsi Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, définit-il l’objectif assigné à la charte de l’égalité des chances et des formations d’excellence. Tout aussi théâtral, François Fillon a, quant à lui, noté que l’initiative engagée «  marque le refus du fatalisme social  ». Quoi qu’il en soit, le texte cosigné hier entre les deux ministres et plusieurs partenaires de l’enseignement supérieur ouvre une nouvelle voie, à mi-chemin entre les politiques de discrimination positive et la « méritocratie républicaine », ainsi nommée par le ministre de l’Éducation.
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Le Parisien du 18/01/05

Aurore coache les lycéens de banlieue
LA « MUSCULATION culturelle », vous connaissez ? Chaque mercredi, un peu plus de soixante élèves issus de lycées de banlieue, classés en zone d’éducation prioritaire, franchissent les portes du campus de l’Essec pour s’adonner à ces curieuses séances de gonflette cérébrale. Pendant trois heures, ils y apprennent à mieux s’exprimer, à organiser leur travail, à faire leur tri dans les filières d’orientation, à connaître le monde de l’entreprise. Et à doper leurs connaissances culturelles, rarement à la hauteur des exigences requises dans les filières d’excellence. « Tirés vers le haut », comme on dit à l’Essec. Engagée depuis trois ans dans cette expérience de tutorat baptisée «  Une grande école, pourquoi pas moi ?  », la prestigieuse école de commerce de Cergy (Val-d’Oise) fait des émules. Hier, une cinquantaine de grandes écoles se sont elles aussi lancées dans cette aventure
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Plus de 50 grandes écoles s’engagent
EN 2001, Sciences-po Paris avait tracé une route ambitieuse en recrutant des bacheliers de vingt lycées d’Ile-de-France classés ZEP (zone d’éducation prioritaire). Cette année, 45 étudiants ont intégré l’école, qui s’en porte visiblement très bien. Pourtant, ce n’est pas cette voie (celle de la discrimination positive) mais une autre, moins spectaculaire, que 53 patrons de grandes écoles et d’universités se sont engagés à suivre hier en signant une charte qui se fixe un objectif : démocratiser l’accès des jeunes issus de milieux défavorisés aux meilleures formations de l’enseignement supérieur.
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La Croix du 18/01/05

Rien vu...


20 minutes du 18/01/05

Les grandes écoles plus ouvertes ?
Une charte destinée à faciliter un accès plus large aux formations d’excellence de l’enseignement supérieur a été signée hier au ministère de l’Education nationale. Ce texte doit permettre de développer des partenariats entre les établissements supérieurs et les lycées et collèges de quartiers défavorisés.
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Fillon planche sur le bac
Le ministre de l’Education nationale a installé hier un groupe de travail composé d’enseignants, de parents d’élèves et de syndicats lycéens, chargé de réfléchir à une réforme du baccalauréat.
François Fillon souhaite que le nouveau bac, qui prendrait effet à la session de juin 2007, comporte moins d’épreuves terminales - six au maximum - et davantage de contrôle continu durant l’année scolaire. Le groupe de travail doit présenter ses conclusions le 15 avril.
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Ouest-France du 18/01/05

H andicapés : une loi pour changer la vie
Le projet de loi consacré aux handicapés va passer aujourd’hui un cap important. Compte tenu de la composition de l’Assemblée nationale, il devrait être facilement adopté en deuxième lecture. Il sera alors très proche de sa mouture finale. Seuls quelques ajustements techniques, qui peuvent toutefois ne pas être négligeables resteront à finaliser avant le vote définitif prévu à la fin du mois.[...]
L’Éducation nationale aura l’obligation d’accepter les enfants handicapés dans l’école la plus proche de leur domicile. En cas d’impossibilité prouvée, elle devra leur trouver un établissement spécialisé.
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Le Monde daté du 19/01/05

Polémique sur les lycées municipaux parisiens
Il n’y aura pas de fusion, transfert ou fermeture des lycées municipaux parisiens à la rentrée 2005. Le recteur de l’académie de Paris, Maurice Quenet, devrait l’annoncer à la presse lundi 17 janvier.
Depuis les premières lois de décentralisation, les lycées sont des établissements publics locaux d’enseignement (EPLE), gérés par les régions. Mais il perdure à Paris des lycées municipaux professionnels, quelquefois sous-utilisés. La nouvelle loi de décentralisation du 14 août 2004 prévoit leur transformation en EPLE et le transfert de leur gestion à la région Ile-de-France
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Voile : une employée municipale suspendue
Une femme de ménage, fonctionnaire de la ville de Meylan (Isère), a été suspendue de ses fonctions, le 13 novembre, au retour d’un congé maternité, au motif qu’elle portait un foulard islamique. La mairie a estimé que cette tenue était "incompatible avec son travail dans un établissement scolaire". Abla Bentraifa, qui est fonctionnaire de la mairie depuis 1992, titularisée en 1997, exerce les fonctions d’agent d’entretien de catégorie C dans une école. La mairie (UMP) de Meylan a convoqué l’agent le 23 juillet pour discuter de sa reprise de travail, prévue le 13 novembre. On lui a alors demandé de retirer son voile. A la suite de son refus, elle a été suspendue provisoirement de ses fonctions.
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