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Revue de presse du mardi 17 avril 2018

Du Général au particulier — Orientation — Parcoursup

Une courte revue quelques remarques générales sur les réformes en cours. Un zoom sur l’orientation ainsi que sur Parcoursup.


Du Général au particulier

Commençons par une comparaison historique proposée par Claude Lelièvre.
Une politique scolaire d’un an manifestement surestimée par le président Macron. “C’est ce qui apparaît en tout cas dans ses interviews de jeudi et dimanche derniers, surtout si on compare par exemple avec ce qui a été mis en place par le Général de Gaulle, son alter ego ’’jupitérien’’, qu’il semble ignorer en l’occurrence. Une telle superbe ne manque pas d’intriguer, voire d’inquiéter.”

Et faisons un focus sur des conséquences très précises à la “large” réforme du bac.
Dans la série des Cahiers pédagogiques, École : les vrais défis, il faut lire l’article de Françoise Sturbaut : Quand la réforme du baccalauréat questionne les missions du chef d’établissement. “Le président de la République avait annoncé dans son programme électoral que le baccalauréat serait réduit à quatre épreuves finales. Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé une réforme respectant cet objectif, mais déplacé un certain nombre d’épreuves en milieu d’année de première et de terminale. Quelles conséquences sur les tâches et missions des chefs d’établissement de lycée ?


Orientation

Les services sont toujours en ébullition.
Déclaration de J.M. Blanquer devant les sénateurs : "L’objectif est de donner aux régions une pleine compétence en matière d’orientation."
Beaucoup d’articles dans la presse régionale à propos de la suppression des CIO et transfert des DRONISEP aux régions, par exemple : Nantes. Les psychologues de l’Éducation manifestent.

Le service public de l’orientation scolaire à nouveau au cœur de la tourmente par Claude Laeuffer sur son blog. “Parmi les innombrables mesures ou projets en cours dans tous les domaines, l’annonce de la suppression des CIO est loin d’être anodine et déroule encore une fois un tapis rouge à toutes les officines privées qui ont déjà largement investi le marché du conseil en orientation pour des tarifs de prestation inaccessibles à la plupart des familles de condition modeste

Et je viens de publier un deuxième article : Vers une nouvelle configuration de l’orientation II : les procédures d’orientation. “Poursuivons notre tentative de comprendre la pensée macronnienne concernant l’éducation que j’ai commencée avec le post précédent. Mine de rien toute une série de petites modifications sont en train de bouleverser nos procédures d’orientation. Quand on ouvre la focale en dehors du présent conflit autour des personnels d’orientation, on s’aperçoit que ce ministère s’est engagé dans plusieurs modifications des procédures d’orientation dans un contexte de réorganisation du système scolaire que nous examinerons dans un troisième post.”

Il y a tout de même de beaux parcours par l’apprentissage : À 18 ans, Emma est l’une des meilleurs apprentis de France. “Emma, apprentie fleuriste près d’Angers, fait partie des meilleurs apprentis de France. Ce titre lui a été décerné dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, lundi 9 avril 2018.”


Parcoursup

Les bacheliers ES face au cadrage national des "attendus" sur la plateforme Parcoursup par Bruno Magliulo. “Nous nous sommes attaché à répondre à la question de savoir en quoi le fait d’être élève d’une filière ES (économique et sociale), et donc de bénéficier spécifiquement de l’enseignement de "sciences "économiques et sociales" (SES), est à même de doter des "connaissances et compétences attendues" dans les diverses formations supérieures que cette catégorie de lycéens demandent le plus fréquemment.” Et l’article est repris par Educavox.

Parcoursup : la pérennisation des inégalités sociales par Pascal Moliner, Professeur de psychologie sociale, Université Paul Valéry – Montpellier III. “On peut déplorer les situations de blocage que connaissent aujourd’hui quelques universités françaises. Certains n’y voient que le résultat de l’action de minorités d’étudiants, téléguidés par telle ou telle formation politique ou syndicale. Mais à l’évidence aujourd’hui, les étudiants ne sont plus seuls à exprimer leur opposition à la procédure induite par la plateforme Parcoursup. Parmi la communauté des enseignants chercheurs, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour dénoncer ce qui se cache derrière la démarche que la loi ORE prétend leur imposer.”

Parcoursup : gare à l’« overbooking » des formations sélectives par Guillaume Ouattara, 21 ans, et depuis septembre 2014 blogueur-invité pour Campus, étudiant en 4ème année à l’UTC (Université de technologie de Compiègne). “Toujours est-il que cet overbooking va devenir un enjeu crucial pour toutes les formations dans les prochains jours. Il pourrait, d’ailleurs, être la clef pour éviter les listes d’attente à rallonge le 22 mai sur Parcoursup que j’évoquais il y a quelques mois sur mon blog. Mais il n’en reste pas moins un outil à double tranchant…

La loi d’orientation et de réussite des étudiants : des présidents d’université dénoncent un manque de moyens. “Une quinzaine d’universités sont toujours bloquées à cause de l’opposition à la réforme d’entrée à l’université. Certains présidents d’universités refusent de classer les demandes des étudiants sur Parcoursup, par principe, mais aussi par manque de moyens.”

La promo 2019 baptisée Latifa Ibn Ziaten. “Les étudiants en quatrième année, futurs diplômés de la promo 2019, ont choisi de baptiser leur promotion Latifa Ibn Ziaten, a annoncé Sciences Po Toulouse dans un post sur Facebook. Cette responsable associative franco-marocaine est la mère d’Imad Ibn Ziaten, le premier militaire assassiné à Toulouse par le terroriste Mohammed Merah le 11 mars 2012.”

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 543 - Enseigner par cycles
Dossier coordonné par Maëliss Rousseau et Céline Walkowiak
février 2018
La réécriture des programmes de l’école obligatoire réaffirme de façon explicite la notion de cycle dans le parcours de l’élève, mise en place dès la loi d’orientation de 1989. Cela change vraiment les objectifs et les conceptions des enseignements et donc interpelle les enseignants au cœur de leur pratique de classe.

N° 542 - Bienveillants et exigeants
Dossier coordonné par Danièle Manesse et Jean-Michel Zakhartchouk
janvier 2018
La notion de bienveillance a fait ces dernières années une entrée en force à l’école. Son articulation avec la mission principale de l’école (transmettre) n’est pas simple, surtout lorsqu’on inscrit cette «  transmission  » dans l’exigence que tous les élèves parviennent à un niveau qui leur donne de l’autonomie.