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Revue de presse du mardi 16 sept 2014

Ecole et famille - Ecole et entreprise - Phobies scolaires - PostBac -


L’école et les familles

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Hier, en fin d’après-midi s’est tenu le premier Café des parents, à l’initiative du Ministre de l’éducation nationale. Une rencontre d’une heure trente qui se veut conviviale à la manière d’une pause-café, sans lourdeur protocolaire et dont l’objectif est de nouer un nouveau type de dialogue avec les familles, plus spontané et plus personnalisé. Le Café Grenelle vient d’ouvrir ses portes et hier, et comme annoncé dans cet article de VousNousIls une dizaine de parents d’élèves sont venus directement discuter de leurs attentes avec Najat Vallaud-Belkacem. Ce matin, Maryline Baumard journaliste au Monde relate l’événement : « Nabila Fertas en était. Lundi soir, elle n’a pas fait faire les devoirs de ses enfants ni préparé le dîner. Elle est venue de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) pour expliquer à la ministre que « l’an dernier, l’école Diderot a dû supporter 68 journées sans remplacement ». « Est-ce qu’on laisserait la même situation à Levallois ? », a-t-elle demandé... » ce que Najat Vallaud-Belkacem lui aura répondu n’est pas rendu publique en revanche, la Ministre a déclaré en sortant « Les parents sont des acteurs de l’école et, à ce titre, j’ai souhaité leur ouvrir les portes de ce ministère, à la fois solennellement et symboliquement », a-t-elle déclaré à la sortie de cette discussion d’une heure trente, sans ordre du jour. » Du solennel au symbolique et du symbolique au concret, espérons que l’initiative soit suivie d’actions concrètes permettant d’avancer sereinement sur les nombreux sujets qui font de l’école et des familles des partenaires associés en co-éducation. Dans cet esprit on apprend que«  le rendez-vous est appelé à devenir mensuel et pourra se déplacer dans un établissement scolaire. » Voilà qui semble aller dans le bon sens ; en effet, lancé Rue de Grenelle il aurait été inconvenant vis-à-vis de l’ensemble des familles sur tout le territoire de circonscrire les rencontres sur la seule place parisienne. Un café mob’ itinérant donc ? L’idée est intéressante. Ajoutons en guise de rappel et avec une légère pointe de caféine, qu’abus de café et sérénité ne font pas bon ménage. Allez, vous reprendrez bien une tasse de verveine Madame la Ministre ?


L’école et l’entreprise

A lire sur le site VousNousIls « Première prio­rité citée par la ministre, le ren­for­ce­ment des rela­tions entre l’école et le monde pro­fes­sion­nel. "L’école doit s’intéresser davan­tage à ce que devient l’élève ou le jeune après son pas­sage sco­laire, faire en sorte que les rela­tions école-entreprise se mul­ti­plient, que l’orien­ta­tion soit réno­vée", a ainsi indi­qué Najat Vallaud-Belkacem. La ministre veut égale­ment que "l’ensei­gne­ment pro­fes­sion­nel soit davantage valo­risé, qu’il y ait davantage d’appren­tis­sage". »


L’école et la peur scolaire

Bien plus sérieuse et douloureuse que la phobie administrative, la phobie scolaire reste encore un sujet dont on parle peu, et pourtant elle est une cruelle réalité quotidienne pour un grand nombre d’enfants et d’adolescents, qu’ils soient bons ou mauvais élèves, tout jeunes écoliers ou grands lycéens, filles ou garçons. La phobie scolaire n’a ni âge, ni sexe. Lucile Berland, dans Le Monde consacre son article à ce terrible fléau et propose trois axes d’actions à mettre en oeuvre : détecter, en parler, se soigner. « On estime que 1 % à 3 % des enfants et des adolescents victimes de phobie scolaire. Et si Emma s’en est sortie seule, ce n’est pas le cas de tous les écoliers, collégiens et lycéens. Pour s’attaquer le plus efficacement possible à la phobie scolaire, les professionnels de l’éducation et de la santé préconisent un parcours en trois étapes : diagnostiquer, entamer un dialogue entre l’enfant, la famille, l’école et éventuellement le milieu médical, puis passer à la phase de soins. » Parents, jeunes, enseignants et professionnels de la santé, voilà un sujet qui doit rassembler au-delà des tabous du silence de la honte car nul ne devrait aujourd’hui et dans nos institutions avoir peur d’aller à la rencontre des autres et des savoirs tant les uns comme les seconds constituent la substantifique moelle de ce qui fonde l’humanité...


Côté post bac

Cocorico ! chante-t-on sur Europe1 qui nous apprend qu’avec « 18 établissements dans le classement du Financial Times, la France devance le Royaume-Uni. » Pour ce qui est des critères de classement on pourra se référer à cet article de Campus Monde qui modère le cri de joie initial. On y lit sous la plume de Benoît Floc’h « La tonalité des réponses est sans doute le reflet de la qualité de la formation et celle du lien établi entre l’établissement et ses diplômés. Mais il suffit parfois de peu de chose pour dévisser. Tout dépend par exemple de la réussite professionnelle, forcément variable, des anciens qui répondent. » Le site Boursier.com reprend lui aussi l’information :
« Les écoles de commerce françaises gagnent en réputation... Selon le classement annuel établi par le ’Financial Times’ qui recense les 70 meilleurs masters délivrés en management, HEC Paris se classe deuxième au niveau mondial, juste derrière l’Université suisse de Saint Gallen. L’école gagne deux places par rapport à l’an dernier et se situe devant une autre université française : L’Essec Business School qui grappille cinq rangs par rapport à l’an dernier. » Toujours au supérieur, le site de l’Etudiant enquête sur la réussite en licence. « Comment évolue chaque établissement sur la réussite en licence ? Zoom sur les plus fortes hausses, et baisses, des valeurs ajoutées des universités. Des résultats qui laissent sceptiques certains présidents d’université, tandis que d’autres donnent un sens à l’évolution de ces données. » Explications...

En bref

Peu glorieux... Où l’on apprend sur FranceTVInfo qu’une jeune lycéenne s’est retrouvée interdite d’entrée dans son propre lycée... « Quand la direction du lycée lycée Aristide-Maillol, à Perpignan, a refusé l’entrée à Myriam, 17 ans, parce qu’elle portait une casquette, elle ne s’attendait peut-être pas à une telle réaction. » Quand dans le milieu scolaire, dit éducatif, et au niveau de la direction, on en arrive à un tel degré de soumission à la loi et à la hiérarchie, on est tout de même en droit d’être inquiet quant à la capacité de certains responsables éducatifs à incarner la posture d’autorité éducative...

Enfin, pour finir...on apprend sur Libération que « le petit village d’irréductibles qui tenait tête au ministère de l’Education en refusant d’appliquer la réforme des rythmes scolaires, va devoir s’incliner. Dans une ordonnance publiée à la première heure ce mardi matin, le tribunal administratif de Rouen oblige le maire de Ganzeville, en Seine-Maritime, à ouvrir son école le mercredi. »

Voilà pour ce mardi, la revue est servie !

Ostiane Mathon

NDLR : Nous avons donc le plaisir de vous présenter notre nouveau dessinateur, Stéphane Du Crest, qui vous salue par un deuxième dessin ce soir, marquant la grande fréquentation de l’article du Monde dont Guillaume Caron vous a parlé hier :

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