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Revue de presse du mardi 12 avril 2005

Pour un Oui ou pour un Gnon... Ce mardi 12 au soir, les syndicats lycéens sont reçus au Ministère. Volonté d’apaisement ? Pourtant, l a situation reste tendue et plusieurs lycées, dont en particulier le Lycée Montaigne à Paris, ont été occupés puis les CRS ont délogés les lycéens qui les occupaient. Encore, une fois, on peut se livrer à un exercice d’analyse des médias en comparant les versions données par leFigaro et l’Humanité (et d’autres journaux) du même événement...
En lien avec ces évènements, le rectorat de Paris a fait part de ses inquiétudes sur le taux de réussite au baccalauréat de plusieurs lycées parisiens, victimes de "graves perturbations" causées depuis plus d’un mois par les lycéens opposants à la loi Fillon. Allez, et si on reparlait de la prise en compte d’une partie du contrôle continu ?
Bonne Lecture...


Libération du 12/04/05

Esclavage : la France retrouve la mémoire
Raffarin devrait annoncer l’instauration d’un jour pour commémorer ce crime contre l’humanité. Qui sera plus présent dans les manuels scolaires.
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Le Figaro du 12/04/05

Le lycée Montaigne pris d’assaut par une poignée d’irréductibles
L’occupation des lycées par des opposants à la loi Fillon a marqué le pas hier, sauf au lycée parisien Montaigne envahi par une centaine d’irréductibles. Un millier d’élèves ont également participé à des blocages dans douze lycées, selon le ministère de l’Education nationale. Deux nouvelles journées nationales de mobilisation sont cependant programmées pour demain et jeudi, notamment par la Coordination nationale lycéenne.
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Des profs et des parents soutiennent le mouvement
Les lycéens sont-ils manipulés ? Eux, en tout cas, affichent leur indépendance. Malgré les souvenirs de manifestations altermondialistes auxquelles certains ont participé avec leurs parents, ils persistent à se déclarer « apolitiques ».
Les professeurs ou parents d’élèves qui les soutiennent pratiquent un discours bien rodé. Mais, à Montaigne, les lycéens souhaitanttravailler dénoncent l’activisme de certains enseignants. « On a un prof de philo qui prône la révolution pendant les cours. Il veut favoriser la lutte des classes pour abolir la société capitaliste », s’exaspère Alexander, élève de terminale. « C’est à cause de lui que certains ont commencé à militer dans des syndicats lycéens », assure-t-il. [...]
Déléguée du Snes, Christine Schimmer, professeur de lettres, prévoyait hier d’organiser une assemblée générale avec les autres enseignants du lycée pour soutenir le mouvement. Françoise Docquiert, mère de deux élèves et membre de la Fédération des parents d’élèves (FCPE), déplorait, quant à elle, que « Fillon ne (veuille) rien entendre ».
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L’Humanité du 12/04/05

Quand la citoyenneté devient un sport de combat
Rude apprentissage de la lutte pour les élèves d’Adolphe-Chérioux, à Vitry. Lorsque les premiers lycéens forment un cordon devant l’une des entrées de l’établissement, vers 7 h 30 hier, ils ne se doutaient certainement pas qu’une paire d’heures plus tard ils en seraient délogés par la force. Celle de M. Adjouel, le proviseur, en ses multiples tentatives, n’a pas suffi. Ce pédagogue lance alors un ultimatum : « Je vais appeler la police !  » Après les événements de la semaine passée, le geste est immédiatement reçu comme un affront. Augmentant, chez les plus excédés, l’envie d’en découdre avec les gardes mobiles, émissaires d’un gouvernement qui les méprise depuis quasiment trois mois.
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initiatives Lettres au président
Avant la nouvelle journée de mobilisation des lycéens et le grand raout présidentiel sur la constitution, tous deux prévus pour jeudi à Paris, les principales organisations lycéennes ont décidé d’écrire à Jacques Chirac. Dans un courrier signé de sa secrétaire générale, Coralie Caron, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) réclame au président « un geste fort en direction de la prochaine génération de citoyens  » et insiste sur « l’urgence de la situation  ». De leur côté, l’UNL et l’UNEF dénoncent le « simulacre de démocratie » que constitue selon eux le show présidentiel cathodique sur l’Europe. « Vous prétendez vouloir faire oeuvre de pédagogie, être à l’écoute d’une jeunesse dont vous ne vous préoccupez pourtant guère au quotidien  », affirment les deux organisations.
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Le Parisien du 12/04/05

Jusqu’où iront les lycéens ?
Alors que le mouvement contre la loi sur l’école semble fléchir, des établissements ont encore été occupés hier. A Paris, les CRS ont délogé, de manière parfois musclée, les contestataires retranchés à Montaigne. Le bras de fer se durcit...
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A Lille, des parents portent plainte
DANS LE NORD, le mouvement des lycéens est pour l’instant suspendu... pour cause de vacances scolaires. Les élèves les plus motivés prévoient toutefois de se réunir pendant ces congés pour préparer de nouvelles actions dès leur retour en classe - le 25...
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« La répression favorise les ultras »
MAIRE du XVIII e , Daniel Vaillant a été le ministre de l’Intérieur de Lionel Jospin. Dans certains lycées, le gouvernement fait donner les CRS...
Daniel Vaillant. Avec les lycéens, on ne règle jamais rien en faisant intervenir les CRS...
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Affrontements avec les CRS à Montaigne
LA RUE AUGUSTE-COMTE, coincée entre le lycée Montaigne et le jardin du Luxembourg, avait plutôt l’air d’un champ de bataille que d’une artère tranquille du VI e arrondissement hier. Dès 8 heures, CRS et lycéens se sont affrontés.
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La Croix du 12/04/05

Rien vu...


20 minutes du 12/04/05

Montaigne écrit une nouvelle page de la contestation lycéenne
Les lycéens d’Ile-de-France sont toujours remontés contre la loi Fillon. Hier, le lycée André-Chérioux de Vitry-sur-Seine (94) a été bloqué, à l’instar de onze établissements de Seine-Saint Denis, où les cours ont toutefois pu être maintenus. Dans le Val-d’Oise, la police a procédé à l’interpellation de onze jeunes qui participaient à des rassemblements. A Paris, quatre lycées ont été perturbés, mais c’est à Montaigne (6e) que la mobilisation a été la plus forte.
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Des lycéens font de la résistance
Les lycéens se diversifient pour lutter contre la loi Fillon. En attendant une nouvelle journée d’actions prévue jeudi, les lycéens ne désarment pas. Une chaîne humaine de 200 à 300 lycéens s’est formée hier à Albi pour protester contre les répressions policières de la semaine dernière. Une cinquantaine de jeunes est montée sur le toit du lycée parisien Montaigne, avant d’être évacués en fin d’après-midi. En Ile-de-France, une petite dizaine d’établissements étaient toujours bloqués. A Auch et Alençon, des lycées étaient aussi occupés.
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Ouest-France du 12/04/05

Un examen civique pour devenir Français
Il ne suffira plus de savoir le français. Les candidats à la nationalité française devront subir un examen civique.
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Le Monde daté du 13/04/05

Le 10 mai, jour de mémoire partagée autour de l’esclavage
Le compromis pour la célébration annuelle de la "Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions" s’est finalement porté sur la date du 10 mai. Non pas celui de la victoire de l’ancien président Mitterrand, qui avait rendu hommage à Schoelcher, au Panthéon, lors de son accession au pouvoir, mais le 10 mai 2001. A cette date, le Parlement français a adopté la proposition de loi de la députée de Guyane Christiane Taubira, elle-même née de sangs mêlés, portant reconnaissance _ pour la première fois en Europe _ de "l’esclavage et de la traite négrière comme crimes contre l’humanité".
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Chronique d’Éric Fottorino
Bons points

Ayant été choisi ce week-end comme confident privilégié d’une petite écolière de bientôt 7 ans, élève du CP et fière de grandir, l’insigne honneur nous a été fait de pouvoir ouvrir une boîte magique. Une de ces boîtes à secrets qui, à l’école, suscitent convoitises et gourmandises quand elles sont pleines, et désolation quand elles sonnent désespérément creux. Non, il ne s’agit pas de bonbons, bien que son remplissage régulier puisse justifier de la part des adultes quelques concessions en friandises au passage devant la boulangerie du coin.
Cette boîte, disons-le, est sans doute un des derniers vestiges de l’école laïque et républicaine que connurent nos parents, leurs parents, grands-parents et lointains aïeux. Certes, elle a pris les couleurs de son temps, en l’occurrence une décoration aux teintes un rien psychédéliques, dans les roses et les jaunes, sous la marque Diddl pour ne point la nommer.
A l’intérieur, en revanche, rien que du connu, de l’archiconnu même. Une répétition de la fable, qui n’est pas de La Fontaine, de la carotte et du bâton. Ici, on fait plutôt dans la carotte. D’autant qu’un lapin ahuri se balade là-dedans en liberté. Il est temps de s’expliquer. Dans cette boîte à bons points s’entassent bien sûr lesdits bons points, brillamment conquis en lecture, écriture et récitation, moins souvent en calcul mental.
Le tarif est connu des petites têtes pensantes et ânonnantes : au bout de dix bons points, une petite image (qui doit tenir dans la boîte magique). Au bout de dix images gagnées, la maîtresse offre une grande image.
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Le rectorat de Paris inquiet pour les résultats du baccalauréat
Le rectorat de Paris a fait part, mardi 12 avril, de ses inquiétudes sur le taux de réussite au baccalauréat de plusieurs lycées parisiens, victimes de "graves perturbations" causées depuis plus d’un mois par des opposants à la loi Fillon. Son porte-parole a notamment cité les lycées Montaigne (6e arrondissement), Balzac (17e), Paul-Valéry (12e) et Sophie-Germain (4e), jugeant "irrattrapables" les retards pris dans les cours en terminale. "Le baccalauréat est trop proche et il y a quinze jours de vacances. Dans six ou sept lycées à Paris, cela nous inquiète au plus haut point car tous les cours qui ont sauté ne seront pas rattrapés", a insisté le porte-parole.[...]
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Les blocages de lycées marquent le pas
Les blocages et occupations de lycées ont marqué le pas, lundi 11 avril, alors que les vacances scolaires de printemps ont débuté dans certaines académies. Au ministère de l’éducation, on signalait qu’il restait une douzaine d’établissements occupés, lundi, tous situés à Paris et en région parisienne, à l’exception d’un, à Toulouse.
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