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Revue de presse du mardi 11 décembre 2012

Recruter - Redoubler - Comparer – Parler (de tout) ? -

Recrutement
Je l’ai dit et je le répète : il n’y a pas de crise des vocations, ”a martelé Vincent Peillon en lançant la campagne de recrutement dans un amphi de l’université Sorbonne Nouvelle lundi 10 décembre , “ mais le pouvoir précédent n’a pas été capable de fournir de bonnes conditions d’études [aux futurs profs] ni de leur donner les moyens de débuter. ” Pour le ministre, comme pour Geneviève Fioraso, la désaffection à l’égard de l’enseignement ne serait ainsi que passagère.
Pourtant, malgré le volontarisme affiché par le gouvernement, plusieurs journaux s’interrogent sur cet objectif. Dans une interview donnée à Emmanuel Davidenkoff, sur France Info, Patrick Demougin, le président de la conférence des directeurs d’IUFM détaille les raisons de cette désaffection. D’abord il faut bien admettre que c’est un métier considéré comme difficile et dont l’image s’est dégradée dans l’opinion. C’est aussi un métier où, à niveau de diplôme égal, le niveau de rémunération est faible. Mais on constate que même dans des pays où le niveau de rémunération est plus élevé on retrouve les mêmes difficultés de recrutement des enseignants (et un turn-over élevé). Il y a aussi un problème de “vivier”. Mécaniquement la “masterisation” (niveau M2, c’est à dire Bac +5) a abouti à restreindre les candidats potentiels. C’est d’ailleurs ce qui explique qu’un des deux concours de 2013 se fera au niveau M1.
Rendre le métier plus attractif consisterait donc à agir sur différents niveaux : la formation et l’entrée dans le métier, les conditions de travail et la rémunération. La création des Espé et la reconstruction de la formation va dans ce sens. De même, on pourrait améliorer les conditions de travail en redonnant du pouvoir aux enseignants dans l’élaboration collective de leur travail. Ce que l’on appelle aujourd’hui l’empowerment pour lutter contre le travail empêché et les contrôles a priori. Cela passe aussi par plus de clarté sur les valeurs et les missions des enseignants au XXIe siècle. On ne pourra échapper à cette discussion nécessaire trop longtemps.
Quant à la rémunération, comme le dit bien un article du journal des Échos et comme je l’évoquais dans la chronique précédente, il faut se garder d’un malentendu médiatique sur l’annonce de "revalorisation" faite par V.Peillon. « La conséquence d’une discussion sur le métier est évidemment une question salariale, mais c’est d’abord une discussion sur le métier » a indiqué le ministre. Ce serait donc du “donnant-donnant”...Interrogé sur les importants moyens financiers à mettre en oeuvre, Matignon renvoyait hier vers le cabinet de Vincent Peillon, où l’on confirmait l’ouverture de discussions sur le métier d’enseignant. Concernant la revalorisation salariale, on s’en tenait en revanche aux déclarations faites dans le « JDD » la veille par le ministre : “ Nous le ferons quand nous aurons les moyens.
Empruntons sa conclusion à Véronique Soulé dans Libération  : “ Mais il reste deux questions ouvertes. Le métier peut-il retrouver son aura sans une revalorisation financière ? Les syndicats la réclament. Le ministre fait miroiter une grande négociation sur la refonte de la profession d’enseignant qui engloberait aussi les aspects financiers… Ensuite, le malaise enseignant n’est-il pas plus profond, fait d’impuissance et de résignation face à un métier ressenti comme toujours plus difficile et de moins en moins considéré ? Le succès des concours fournira une première réponse.

Redoubler…d’efforts
Le redoublement ? C’est bien quand c’est voulu. Mais moi, je n’avais rien demandé” nous dit Mathieu, lycéen de Première qui a redoublé sa seconde. Dans Le Monde, on rappelle ainsi par un long article (réservé aux abonnés) que Vincent Peillon veut réduire de moitié les redoublements. Le ministre de l’Education nationale l’a rappelé ce lundi sur RMC. Il souhaite “ réduire d’au moins de moitié ” le nombre des redoublements sur le quinquennat et il a ajouté : “ Ce sont les mêmes qui redoublent en CP et CE1, puis se retrouvent exclus du système scolaire.
La France a en effet le taux de redoublement le plus élevé des pays de l’OCDE. Selon une enquête réalisée en 2009, 38 % des élèves français ont répondu avoir déjà redoublé au moins une fois au cours de leur scolarité. Par classe, près de 18 % des élèves de 15 ans ont redoublé, au moins une fois une classe du primaire, soit deux fois plus que dans la moyenne des pays de l’OCDE. On sait aussi que la pratique est coûteuse - 8 000 euros par redoublement au collège, plus de 10 500 euros au lycée -, et aucune recherche n’a prouvé son efficacité. Le taux de redoublement “ a baissé mais le compteur est un peu bloqué en ce moment ” et “ on redouble encore trop au début de la scolarité ” élémentaire, avait estimé Jean-Paul Delahaye, directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco) au ministère, lors d’une audition à l’Assemblée nationale le 5 décembre.
Parallèlement à ces annonces, l’association des parents d’élèves de l’enseignement catholique L’Apel, demande au ministre d’inscrire dans la future loi sur l’école « la suppression du redoublement en primaire ».“ On se rend compte que l’école française fonctionne avec les meilleurs et que, quand on n’est pas dans le moule, on est laissé sur le bas-côté, a déclaré Caroline Saliou, présidente de l’Apel. Les pédagogies ne sont pas adaptées et on arrive à des taux de redoublement bien trop importants par rapport aux autres pays de l’OCDE. ”.
Toutefois le sondage commandé par cette association de parents et réalisé auprès de parents et d’enseignants donne des résultats mitigés. Le redoublement est “ remplaçable”, notamment par un accompagnement personnalisé pour 77% des parents interrogés. Mais 62 % d’entre eux estiment qu’il reste “ une bonne chose” “faute de mieux ”… Les enseignants seraient 63 % à partager cet avis.
faute de mieux ” ? C’est justement là qu’est le problème. Car si le redoublement consiste à resservir le même potage à celui qui n’aime pas la soupe, on peut douter que ce soit efficace. Cette pratique repose aussi sur l’hypothèse que tous les élèves avancent au même rythme dans les apprentissages et avec la même pédagogie. Lutter contre le redoublement est d’abord une question pédagogique et un questionnement sur nos pratiques. C’est aussi un enjeu démocratique car le redoublement est très déterminé socialement.
Pourtant des pistes existent. L’article du Monde évoqué plus haut en rappelle quelques unes. Et d’abord la mise en place de vrais “cycles” sur plusieurs années pourtant prévus dès la loi Jospin de 1989. On peut aussi dépenser l’argent autrement en proposant du soutien et de la pédagogie différenciée pour les élèves. Cela suppose qu’on retravaille la définition des programmes sur une autre base que la seule année et sur l’identification de compétences à acquérir progressivement. Et par tous dans une école réellement inclusive…

Comparer
Le classement opéré par le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) vient d’être divulgué . On en trouve une synthèse assez complète sur le site du M.E.N. . PIRLS mesure, tous les cinq ans, les performances en lecture des élèves à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire - soit le CM1.Il place la France au 29e rang sur 45. La France avec 520 points est distancée par la Pologne (526 points), l’Australie (527 points), la Lituanie (528)… loin derrière le « trio gagnant » que constituent Hong Kong (571 points), la Russie et la Finlande (568 points ex-aequo).
Les enfants qui obtiennent 625 points (5 % des élèves français, près de 25 % à Singapour) sont "capables de prendre en compte la totalité des éléments du texte pour soutenir leurs interprétations et leurs explications", ceux qui ont au moins 550 points sont "en mesure de distinguer les actions et les informations importantes". Avec 475 points, ils peuvent "prélever des informations" et "utiliser certains éléments de présentation", et avec 400 points, ils peuvent encore le faire "quand celles-ci sont clairement et explicitement énoncées ou faciles à localiser". 5 % des élèves français ont moins de 400 points (1 % en Finlande).
On rajoutera que dans “l’enquête de contexte” qui accompagne l’étude "Les élèves français sont toujours les plus nombreux à s’abstenir de répondre lorsque les réponses doivent être rédigées". Les écoliers français sont aussi les plus nombreux à ne pas terminer les épreuves, ajoute le document.Dans le système français, "quand on se trompe, c’est vécu comme une erreur" qui est sanctionnée, a analysé la semaine dernière Jean-Paul Delahaye, directeur général de l’Enseignement scolaire, commentant cette étude lors d’une audition à l’Assemblée nationale.
Dans un communiqué, le ministère de l’éducation nationale estime que ces résultats “confirment l’urgence de la refondation de l’École” et notamment la priorité accordée au premier degré.
En fait, il n’y a pas que PIRLS qui est publié aujourd’hui mais également TIMSS (Trends in International Mathematics and Science Study). Cette autre enquête évalue le niveau de maîtrise des mathématiques et des sciences de 600 000 écoliers de 63 pays alors que PIRLS évalue les compétences en langue maternelle de 300 000 enfants de 8 ans de 49 pays. Ces deux travaux sont réalisés par l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite scolaire (IEA), basée aux Pays Bas. Ils sont considérés comme complémentaires de PISA qui étudie les résultats à 15 ans.
Pour Maryline Baumard dans Le Monde ces deux études montrent aussi que le modèle finlandais s’essouffle. Désormais, il faut compter avec les asiatiques dont les écoliers de 8 ans, dominent en lecture, sciences et mathématiques. Les écoliers de Singapour, de Corée et de Hong-Kong arrivent donc en tête en maîtrise des mathématiques à 8 ans. Ils sont suivis de Taïwan et du Japon. En maîtrise de la langue maternelle (PIRLS) l’Asie domine encore. Cette fois Hong-Kong arrive en tête suivi de la Russie, de la Finlande et de Singapour

Parler (de tout) ?
Peut-on parler de tout au collège ? ”, c’est le titre qui occupe toute la Une du journal Le Parisien
Tout est parti d’une lettre anonyme envoyée au quotidien La Charente libre . Le sujet de rédaction donné par un professeur d’un collège de Charente à deux classes de 3e aurait été le suivant : “ Vous venez d’avoir 18 ans. Vous avez décidé d’en finir avec la vie. Votre décision semble irrévocable. Vous décidez dans un dernier élan de livrer les raisons de votre geste. En dressant votre autoportrait, vous décrivez tout le dégoût que vous avez de vous-même. Votre texte retracera quelques événements de votre vie à l’origine de votre sentiment. » ”. L’énoncé aurait été donné le 22 octobre dernier mais n’a été révélée qu’il y a quelques jours . Saisie par des parents d’élèves, l’inspection académique de Charente a ouvert une enquête interne et a suspendu à titre conservatoire l’enseignant incriminé. Plusieurs syndicats ont appelé à la modération et s’étonnent du procédé utilisé (la lettre anonyme) au lieu du dialogue au sein de l’établissement. Ils déplorent aussi le manque de formation de l’enseignant par ailleurs apprécié dans l’établissement. Des associations de parents d’élèves ont quant à eux réclamé mardi dans un communiqué le "retour immédiat à son poste" de l’enseignant de collège suspendu lundi, jugeant la sanction disproportionnée.
Il faut dire que l’affaire fait grand bruit et suscite de vives réactions. Pour le psychiatre et psychanalyste spécialiste de l’adolescence, Patrice Huerre interviewé par le Parisien, “ Le prof a joué avec le feu”. Dans Le Figaro, Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE juge cet exercice “ complètement dingue ”. “ Cela fait des années qu’on essaye de réfléchir sur cette problématique, et là un professeur demande à des élèves de s’enfoncer dans la peau d’un suicidaire plutôt que de s’en extraire ” ajoute t-il . Selon lui, ce devoir peut s’avérer dangereux si un des adolescents avait déjà pensé à “ passer à l’acte ”. “ Là on lui met toutes les cartes en main : il a compris la chose, l’a formalisée, verbalisée, et peut s’en servir comme lettre de suicide, directement rédigée en classe !” , s’insurge-t-il.
Il y a donc un fort emballement médiatique sur cette affaire. Comme nous le disions, Le Parisien fait sa Une sur ce sujet. Il y consacre aussi son éditorial avec cette interrogation : “ Un enseignant, au nom de la seule liberté pédagogique, peut-il parler en classe de tous les sujets, y compris les plus tabous, comme le sexe, par exemple, ou la religion ? Evidemment non. Et l’immense majorité des professeurs ne se risque pas à aborder...”. Posée ainsi la question nous éloigne du cas précis de cet enseignant dont on ne connaît pas tous les détails de l’affaire mais dont on peut penser en l’état des informations qu’il a commis une erreur de jugement.
Mais il ne faut pas faire des amalgames et à la question plus générale et qui ne peut être réduite à ce seul cas : “Peut-on parler de tout” la réponse est plus complexe que celle donnée par l’éditorialiste du Parisien. Les Cahiers Pédagogiques avaient consacré il y a quelques années un dossier aux Questions sensibles et sujets tabous . Les coordinateurs du dossier (Elisabeth Bussienne et Michel Tozzi) y affirmaient que “certaines questions sont délicates à aborder en classe ou à l’école, et il faut pourtant le faire, soit en tant qu’enseignant parce qu’elles touchent de près ou de loin au programme, soit en tant qu’éducateur parce qu’elles concernent les enfants et adolescents qui nous sont confiés. […] Ces « questions sensibles » naissent souvent dans les marges du cours proprement dit, invitent voire obligent à prendre en charge des préoccupations éloignées d’une conception étroite du « métier d’élève » ; elles mettent en jeu la sensibilité, l’émotion — voire la passion —, la gêne, tant du côté des élèves que des enseignants. ”. Ne pas s’auto-censurer par crainte des réactions des élèves mais interroger (collectivement) sa “liberté pédagogique” en se demandant si ce que l’on propose à une vertu éducative dans le respect des personnes. Dialoguer. Expliquer. Justifier. Faire de la pédagogie…

Bonne Lecture...


Libération.fr du 11/12/12(certains articles payants)

Vincent Peillon en sergent recruteur de 43 450 enseignants pour 2013-2014
Avec la ministre de l’Enseignement supérieur, il a lancé hier une campagne de communication.
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Le Haut Conseil de l’Education s’inquiète d’un échec scolaire « croissant »
Le Haut Conseil de l’Education met en garde contre le « niveau croissant d’échec scolaire » en France et des « performances en baisse » dans son rapport annuel, transmis vendredi à François Hollande et dont l’AFP a eu copie.
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Le Figaro du 11/12/12 (certains articles payants)

Parents et profs favorables au redoublement faute de mieux
À leurs yeux, il ne semble pas exister d’alternative valable, selon un sondage réalisé par l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre.
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Peillon a-t-il les moyens d’augmenter les enseignants ?
Interviewé sur RMC, Vincent Peillon a laissé planer le doute en évoquant une « revalorisation du métier ». Celle-ci pourrait être financière, à condition d’avoir préalablement revu la délicate question des statuts.
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Un professeur suspendu après un devoir sur le suicide
Un professeur de français d’un collège de Charente a demandé à ses élèves de rédiger une lettre de suicide en dressant leur autoportrait. Des parents et la FCPE s’insurgent.
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Filles et garçons, l’enjeu des différences
Rose et bleu, Barbie girls et preux chevaliers... Si les stéréotypes ont la vie dure côté pub et industrie du jouet, les parents doivent, eux aussi, évoluer. Transmettons-nous des clichés sexistes à nos enfants ? Faut-il éduquer filles et garçons à l’identique ? Six mères répondent.

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Le Monde.fr (certains articles payants) du 11/12/12

Une association de parents d’élèves réclame la suppression du redoublement en primaire
L’APEL, association de parents d’élèves du privé, a demandé mardi 11 décembre au ministre de l’éducation d’inscrire dans la future loi sur l’école "la suppression du redoublement en primaire". Les dernières études montrent en effet que près de un élève sur cinq a redoublé au moins une fois au primaire, ce qui contribue à faire de la France le pays où le taux de redoublement est le plus élevé des pays de l’OCDE.
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Alerte sur le niveau de la France en lecture
520 points : le score sonne comme l’aveu d’un échec. Il place la France au 29e rang sur 45 dans le classement opéré par le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS), et divulgué ce mardi 11 décembre matin. Celui-ci mesure, tous les cinq ans, les performances en lecture des élèves à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire - soit le CM1. La France est distancée par la Pologne (526 points), l’Australie (527 points), la Lituanie (528)… loin derrière le « trio gagnant » que constituent Hong Kong (571 points), la Russie et la Finlande (568 points ex-aequo).
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Vincent Peillon veut réduire de moitié les redoublements
"Le redoublement ? C’est bien quand c’est voulu. Mais moi, je n’avais rien demandé", lâche Mathieu, provoquant les rires de ses camarades. "Quand on redouble, tout semble facile en début d’année", renchérit Adrien : "Avec Mathieu, on était premiers. Le souci, c’est qu’on se déshabitue vite à travailler !" Nouveaux éclats de rire. Assis au fond de la classe, Abel affiche moins d’assurance : "Redoubler, c’est une rupture. On perd son groupe, ses amis... Difficile de trouver ça valorisant...
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A l’étranger, un suivi individualisé des élèves pour limiter les redoublements
Limiter le recours au redoublement est un enjeu planétaire : l’institut de statistique de l’Unesco l’a rappelé dans un rapport fin novembre. Une année sans redoublement augmenterait ainsi le PIB mondial de 0,37 %, selon lui. On est encore loin du but : si le taux de redoublement mondial a baissé de 7 % en dix ans, entre 2000 et 2010, encore 32,2 millions d’élèves du primaire ont redoublé en 2010. Et plus de 31 millions ont quitté l’école.
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Performances scolaires : la Finlande c’est fini, l’Asie arrive !
Le modèle finlandais c’est fini… Le pays nordique n’offre plus le système éducatif le plus performant au monde. Désormais, il faut compter avec les asiatiques dont les écoliers de 8 ans, dominent en lecture, sciences et mathématiques.
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Salaire des enseignants : où se situent les Français par rapport à leurs collègues européens ?
Alors que le ministre de l’éducation, Vincent Peillon, annonce l’embauche de 43 000 enseignants pour les années 2013 et 2014, et se déclare prêt à rouvrir le chantier des revalorisations salariales des professeurs, Le Monde.fr revient sur les salaires que touchent les enseignants dans le primaire et le secondaire dans différents pays européens, en regard du nombre d’heures annuelles travaillées.
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Contre l’illettrisme numérique en entreprise
Dans une entreprise telle qu’un opérateur de télécommunications, on ne parle pas d’informatique mais de système d’information, de SI, en épelant les lettres : S, I, et en les accolant bien souvent à un qualificatif négatif : le SI coûte trop cher, le SI est trop lent, le SI ne répond pas aux besoins, le SI ne marche pas ! Que l’ordinateur d’un salarié ne s’allume pas, qu’une imprimante n’imprime pas ou qu’une commande ne soit pas traitée dans les temps, qu’un client se plaigne d’une facture adressée à tort, c’est toujours la faute du SI.
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Enseignants : changer le métier pour en changer le salaire
Argent contre service… Un entretien chez Jean-Jacques Bourdin, sur RCM lundi 10 décembre, aura suffi à mettre le dossier du traitement des enseignants sur le devant de la scène.
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L’Humanité du 11/12/12

On s’est mis à professer...
Par Natalie Victor-Retali, Institutrice, Conseillère municipale (PCF) à Bordeaux.

Institutrice, c’est mon métier, j’en ai longtemps été fière, du mot aussi : oui, dans les petites classes, on institue ! Puis, ce cadeau empoisonné de «  professeur des écoles  », alors, petit à petit, on s’est mis à professer, j’ai essayé d’échapper à ce mouvement, mais je ne suis pas sûre d’avoir entièrement réussi. Subrepticement, ce n’était plus l’enfant, mais l’élève qui était au centre des préoccupations de l’école, puis les acquisitions, soit !
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Le Parisien (certains articles payants) du 11/12/12

Dissertation sur le suicide : des parents réclament le retour du prof suspendu
Ils veulent calmer le jeu. Les parents d’élèves veulent faire revenir l’enseignant de français mis en cause pour avoir demandé à ses élèves de troisième d’écrire une rédaction en se mettant dans la peau d’un jeune suicidaire.
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Rédaction à des collégiens sur le suicide : l’enseignant "suspendu à titre conservatoire"
L’enseignant qui avait proposé un sujet de rédaction à des élèves de 3e d’un collège de Montmoreau-Saint-Cybard (Charente), les invitant à se mettre dans la peau d’un adolescent suicidaire, a été "suspendu à titre conservatoire", a-t-on appris lundi auprès du rectorat.
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« Le prof a joué avec le feu »
Psychiatre des hôpitaux et psychanalyste spécialiste de l’adolescence, Patrice Huerre estime qu’en invitant ses élèves collégiens à rédiger un devoir sur le suicide, l’enseignant a « joué avec le feu ».
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L’enjeu
Un enseignant, au nom de la seule liberté pédagogique, peut-il parler en classe de tous les sujets, y compris les plus tabous, comme le sexe, par exemple, ou la religion ? Evidemment non. Et l’immense majorité des professeurs ne se risque pas à aborder...
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Mais qui contrôle les sujets ?
En examinant de près ce qui peut empêcher un enseignant d’imaginer un sujet et un libellé de rédaction aussi polémique, il apparaît qu’il existe bien peu de règles posant noir sur blanc les limites des droits d’un professeur.
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« Nos enfants sont fragiles »
Une parent d’élève
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Etes-vous choqué qu’on donne un sujet sur le suicide en 3e ?
Voix Express
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Une rédaction sur le suicide fait scandale
Un prof de français a été suspendu hier par sa hiérarchie. Comme sujet de rédaction, il avait demandé à ses élèves de 3e de plancher sur le suicide. Les parents sont révoltés.
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La Croix du 11/12/12

Les enseignants français sont-ils moins payés que leurs homologues européens ?
Lundi 10 décembre, sur RMC-BFMTV, le ministre de l’éducation Vincent Peillon s’est dit prêt à ouvrir en janvier 2013 « une grande négociation » sur les contenus, le développement de carrière, le temps de travail et « la question de la revalorisation ». Jean-François Copé, président proclamé de l’UMP, a estimé que ces propos étaient « en contradiction totale avec les arbitrages budgétaires » du gouvernement. Éric Charbonnier, expert éducation à l’OCDE, explique les différences salariales entre les enseignants français et leurs homologues dans les pays de l’OCDE.
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Les échos (certains articles payants) du 11/12/12

Peillon fait miroiter une hausse du salaire des enseignants
Le gouvernement a lancé hier une campagne de recrutement des enseignants.
Les syndicats sont surpris et dans l’attente sur la question des rémunérations.
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Une opération séduction
« Ambition enseigner » : tel est le slogan de la campagne lancée hier par le gouvernement à l’université Sorbonne Nouvelle Paris-III pour soutenir les vocations. Le ministre de l’Education nationale a rappelé l’objectif de recruter 43.000 personnels, en 2013. Parmi eux, 21.000 titulaires se répartiront pour deux tiers dans le premier degré et pour un tiers dans le second degré, confirmant la priorité au primaire. « Nous avons besoin de nouveaux hussards noirs », a conclu hier Vincent Peillon.
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20 minutes du 11/12/12

Rédaction sur le suicide : les parents prennent la défense d’un prof "apprécié"
Des parents d’élèves ont pris mardi la défense d’un enseignant de Charente, suspendu après avoir demandé à des collégiens de 3e une rédaction sur une mise en situation de suicide, en réclamant le "retour immédiat" d’un prof "apprécié" de ses élèves.
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Education : Vincent Peillon prêt à discuter d’une revalorisation du métier de prof
Le ministère de l’Éducation peine à attirer de nouveaux professeurs...
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Quarante-trois mille enseignants en plus : Comment les recruter ?
Le ministre de l’Éducation a annoncé ce lundi le recrutement de 43.000 enseignants d’ici 2014. « 20 Minutes » décrypte le projet du ministre...
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Rue89 du 11/12/12

Rien vu...



Ouest-France du 11/12/12

École primaire. Des parents d’élèves demandent la fin du redoublement
L’Apel, association de parents d’élèves du privé, demande au ministre de l’Education Vincent Peillon d’inscrire dans la future loi sur l’école « la suppression du redoublement en primaire ».
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Rédaction sur le suicide. Des parents réclament le retour du prof
Des associations de parents d’élèves de Montmoreau-Saint-Cybard, en Charente, ont réclamé mardi dans un communiqué le « retour immédiat à son poste » de l’enseignant de collège suspendu lundi, après avoir demandé à ses élèves de 3e d’écrire une rédaction en se mettant dans la peau d’un jeune suicidaire, exercice qui a suscité un fort émoi à l’échelle nationale.
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Le Journal du Dimanche du 11/12/12

"Des enfants risquent de mourir de froid dans les rues de Paris"
Eric Molinié, président du Samu social de Paris, a écrit au préfet d’Ile-de-France. Selon lui, le plan hivernal, qui offre 6.000 places d’hébergement en Ile-de-France pour les SDF, est "insuffisant".
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Le Nouvel Obs Permanent du 11/12/12

Rédaction "suicidaire" : des parents pour le retour du prof
Un enseignant de Charente a été suspendu après avoir demandé à des élèves de 3e de s’imaginer au bord du suicide.
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Rédaction sur le suicide au collège : la faute du prof, mais pas seulement
Les faits se sont déroulés dans un collège de Charente. Un professeur de Lettres a demandé à ses élèves d’imaginer et d’écrire sur leur propre suicide. Il a été suspendu provisoirement, le temps de l’enquête administrative. Yves Delahaie est prof de Lettres. Pour lui, certes son collègue a dérapé, mais l’Éducation nationale ne l’a pas vraiment aidé... Explications.
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Rédaction sur le suicide au collège : n’accablons pas le prof, il faut en parler
Un prof d’un collège de Charente a été suspendu après avoir proposé une rédaction sur le suicide à ses élèves. Les parents d’élèves ainsi que certains psys ont été scandalisés par cette démarche. Pour Philippe Aïm, psychiatre, l’école, tout comme la famille ou le cercle amical, doit être un lieu au sein duquel on ne doit pas avoir peur du suicide mais pouvoir en parler.
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L’Express.fr du 11/12/12

Rédaction sur le suicide : des parents d’élèves réclament la réintégration du prof
Dans un communiqué, des associations de parents d’élèves réclament le "retour immédiat à son poste" de l’enseignant à l’initiative d’une rédaction sur le suicide, proposée à des élèves de 3e, et suspendu lundi.
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Marcel Rufo : "Le cannabis masque un problème qui réapparaîtra plus fort"
Quels sont les signes avant-coureurs d’une dépendance au cannabis ? Quel rôle jouent les parents ? Le pédopsychiatre Marcel Rufo a répondu, non sans humour, aux questions des internautes de L’Express.
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Le Café Pédagogique du 11/12/12

Vincent Peillon en agent recruteur de la République
"La France a besoin de vous !" C’est le message que Vincent Peillon est venu tenir, avec Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur, aux étudiants de Paris III le 10 décembre. Les ministres lancent une campagne de communication pour recruter pas moins de 43 000 nouveaux enseignants en deux ans. G Fioraso a présenté les bases de la réforme de la formation des enseignants. V Peillon a évoqué la grande dignité du métier d’enseignant, les hussards noirs de la République et le service de la patrie. Il s’est aventuré aussi sur le terrain de la revalorisation. La crise du recrutement est-elle si grave que cela ?
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Les régions compétentes en matière d’orientation et de formation professionnelle
L’avant projet de loi de décentralisation, que le Café s’est procuré, donne aux régions des compétences dans des domaines nouveaux comme la formation professionnelle ou l’orientation.
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Touteduc (accès payant) du 11/12/12

Les parents de l’école catholique demandent la suppression du redoublement à l’école primaire
Camille Saliou, présidente de l’APEL demande que soit inscrite dans la loi d’orientation pour la refondation, la suppression du redoublement "au moins à l’école primaire", et que l’Education nationale s’engage "à imaginer des solutions alternatives au collège et au lycée".
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PIRLS 2011 : La France reste à un niveau médiocre en lecture
"Les résultats de l’enquête PIRLS 2011 (...) confirment la pertinence des orientations présentées pour la refondation de l’Ecole", la priorité au premier degré notamment, estime le ministère de l’Education nationale. L’édition 2011 de l’enquête internationale "Progress in International Reading Literacy Study" vient d’être publiée. Elle mesure les performances en lecture des élèves 4 ans après le début de leur apprentissage, donc au CM1 en France. Le test comporte 135 questions portant sur dix textes de trois à quatre pages. "La France, avec un score de 520 points, se situe au-dessus de la moyenne internationale (500 points) mais en deçà de la moyenne européenne (534 points)." Ce score moyen a très peu évolué depuis 2001, mais celui des filles a significativement baissé, de 531 à 522 (518 pour les garçons). Les pays qui ont les meilleurs résultats sont Hong Kong, la Fédération de Russie, la Finlande et Singapour avec 570 points environ. Le score moyen le plus faible est obtenu par le Maroc (310).
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Éducavox du 11/12/12

A propos de l’orientation dans le projet de loi par Bernard Desclaux
Le Monde a rendu public le PROJET DE LOI d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République ainsi que l’exposé des motifs.
Le bal des commentaires est donc ouvert, et je vais y participer sur le thème qui bien sur me tient à cœur, celui de l’orientation et en particulier de ses procédures.
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Médiapart (accès payant) du 11/12/12

Refondation de l’Ecole : des choix importants restent à faire ! (blog de la FSU)
Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école est enfin connu ! La FSU regrette d’avoir découvert ce projet en même temps que la Presse, et particulièrement le rapport annexé, sur lequel elle n’a pas été consultée. Le dialogue social devra à l’avenir permettre une concertation plus approfondie.
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Slate.fr du 11/12/12

Les garçons n’aiment pas les poupées, c’est biologique
En Suède, où les problématiques liées au féminisme et à l’égalité des sexes sont très prises en considération, une filiale de Toys’R’Us qui continuait encore jusqu’à récemment de présenter dans ses catalogues de jouets une forte différenciation des sexes (des dînettes pour les filles, des armes pour les garçons) a été réprimandé par des associations et a mis à jour son catalogue 2012 pour être en conformité avec les vœux d’équité des associations. Mais tout cela a-t-il un sens, s’interroge The Atlantic, qui rapporte l’anecdote ? En effet, les garçons et les filles, en moyenne, n’ont pas les mêmes centres d’intérêts.
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Huffington Post du 11/12/12

Les écoliers français mauvais en lecture : d’après l’étude PIRLS il sont en dessous de la moyenne européenne
Les compétences en lecture des écoliers français, en légère baisse en 2011, sont inférieures à la moyenne européenne, selon la troisième étude Programme international de recherche en lecture scolaire (Pirls) publiée mardi 11 décembre.
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ÉducPros du 11/12/12

Un lancement de campagne de recrutement ambitieux par Claude Lelièvre
Vincent Peillon vient de lancer une campagne de communication afin de faciliter la poursuite des objectifs ambitieux ( déjà fixés et ‘’budgétisés’’ ) de recrutement de professeurs . Par exemple, pas moins de 22 100 postes seront ouverts aux concours externes en 2013, contre 16 000 en 2012, et 21 350 en 2014
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VousNousIls du 11/12/12

Des infirmières scolaires désarmées face à la violence
7335 infirmières scolaires, puisqu’il s’agit très majoritairement de femmes, exercent en France en 2012. Mais que sait-on vraiment d’elles ? VousNousIls.fr a recueilli le témoignage de ces acteurs clés de l’éducation, en première ligne face aux phénomènes de violence.
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Performances scolaires : les élèves français sous la moyenne européenne en lecture (enquête)
Le score obtenu par les écoliers français à l’enquête internationale PIRLS 2011, qui mesure les performances en lecture des élèves de CM1, se situe en-dessous de la moyenne européenne.
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