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Revue de presse du mardi 10 novembre 2009


Réforme du lycée : J-27 – des bourses mais pas de papiers – Grandes écoles et IUT - Mon journal offert



Réforme du lycée : J-27
Lundi 9 novembre se tenait au ministère de l’Éducation, une réunion multilatérale sur la réforme du lycée. Jusque là avaient eu lieu des réunions bilatérales entre chaque syndicat et le cabinet du ministre. On pourra lire sur les sites des différents syndicats (le SNES , le SE-UNSA ont déjà publié des comptes rendus).
On pourra lire sur le site du Café Pédagogique, une tentative de synthèse des informations qui sont sorties de cette réunion importante.
La principale information concerne les 2h d’accompagnement qui sont inclues dans l’horaire des élèves ( on ne sait pas encore ce qui est réduit de l’existant ). Ces deux heures sont aussi dans le service des profs. L’organisation de ces deux heures serait définie par le conseil pédagogique. Pour M. Chatel, les moyens affectés à ces heures, mais aussi les dédoublements de classe déjà à l’oeuvre devraient contribuer à l’autonomie accrue des établissements, puisqu’ils seront globalisés au sein d’une enveloppe que les chefs d’établissement géreront selon le projet d’établissement..
Le caractère “classe de détermination” de la classe de seconde est renforcé. A un tronc commun, qui inclut la LV2, on associe deux enseignements d’exploration de 1h30 chacun. De nouveaux programmes seront établis pour ces disciplines dès la rentrée 2010 (en fait, ils sont déjà prêts depuis l’an dernier…). La classe de première serait plus indifférenciée avec un tronc commun représentant 60% de l’horaire et incluant l’histoire-géographie et de nouveaux programmes. Les TPE seront maintenus avec un horaire spécifique.
Il est envisagé aussi de nouveaux enseignements. Il s’agit d’un enseignement des méthodes scientifiques, de littérature et enjeux du monde contemporain, des principes fondamentaux de l’économie (ce qui apparaît à première vue comme une machine de guerre contre les SES).
Le tutorat sera proposé pour les élèves qui demandent. Ils auront un même référent ( enseignant , CPE, ...) pour les 3 ans. On note aussi qu’il y aura un texte réglementaire pour "asseoir" le conseil pédagogique et que ce projet repose, comme on l’a souligné, en grande partie sur l’autonomie des établissements.
Les réactions syndicales sont encore peu nombreuses. Le SNES semble inquiet de cette autonomie et de l’affaiblissement des disciplines. Le SE-UNSA (et semble t-il le SGEN) insistent sur les leviers possibles de changement du lycée même s’ils semblent déçus par le peu d’ambition de la réforme.
Même si on en sait plus, le projet n’est pas bouclé pour autant. Le ministre n’aurait pas encore tranché et les compte-rendus faits par les syndicats sont donc à prendre avec mesure. Les organisations syndicales seront reçues séparément à partir du 17 novembre au ministère pour arrêter les détails de la réforme qui sera présentée au Conseil supérieur de l’éducation le 10 décembre.
Quel avenir pour cette réforme après l’abandon de l’an dernier ? Ce qui sera surtout à considérer ce sont les réactions des enseignants et des associations disciplinaires. La répartition entre enseignements de tronc commun et " enseignements exploratoires " peut en effet relancer, comme l’an dernier, la concurrence entre disciplines souligne Luc Cédelle dans le supplément “Monde Education” daté du 11 novembre. Chacune voulant à la fois être dans le tronc commun et avoir leurs horaires préservés.
Les lycéens sont aussi une variable essentielle de la suite de cette réforme et il peut y avoir une surenchère revendicative entre les syndicats lycéens. Et, selon une formule souvent entendue, “les lycéens c’est comme le dentifrice, c’est facile à faire sortir mais beaucoup plus difficile à faire rentrer…

Des bourses mais pas de papiers
Opération de communication au ministère de l’immigration et de l’identité nationale.
Les élèves des deux « classes d’accueil », réservées aux nouveaux arrivants maîtrisant mal le français, du lycée parisien Paul-Valéry, étaient invités lundi chez Eric Besson. Photo de groupe dans le jardin, petits fours et discours. L’objectif était de montrer que si la République expulse, elle sait récompenser les enfants d’immigrés, à condition qu’ils soient brillants.
Eric Besson en a profité pour annoncer la création dès cette année de 200 bourses étudiantes d’un montant de 2 400 euros annuels, allouées pendant trois ans maximum et « récompensant des efforts exceptionnels d’intégration ». Véronique Soulé dans Libération nous précise que les candidats devront être déjà boursiers sur critères sociaux et avoir fréquenté des classes d’accueil - preuve qu’ils partent de loin et sont bien méritants. Ils devront en outre avoir décroché le bac avec la mention bien ou très bien, et être inscrits en IUT (Institut universitaire de technologie), en BTS (Brevet de technicien supérieur), ou en classe prépa. Ceux qui choisissent la fac sont donc exclus…
Portant le badge RESF (Réseau éducation sans frontières), un enseignant a dénoncé la contradiction entre accueillir tous les élèves et les expulser dès qu’ils ont 18 ans s’ils sont sans papiers. Une liste d’une quinzaine de familles a été transmise au ministère.
Comme le fait remarquer Véronique Soulé : à quoi bon s’accrocher en classe et faire tant d’efforts si les parents sont sans papiers…

Grandes écoles et IUT
Le Monde propose un dossier sur les grandes écoles. Celles ci se sentent négligées alors que les universités ont fait l’objet d’un rattrapage. Elles font aussi l’objet de critiques car on leur reproche leur difficulté à s’ouvrir à de nouveaux publics et leur propension à reproduire les élites. Pis, les grandes écoles, apparaissent bien comme une exception française alors que sont les universités qui sont la norme dans le monde.
L’évolution semble aller vers un regroupement des universités et des grandes écoles pour obtenir la “taille critique” souhaitable dans la compétition mondiale . C’est l’enjeu de la création des pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES), censés rapprocher universités, organismes de recherche et grandes écoles.
Dans le même journal on trouvera une tribune de plusieurs présidents d’IUT qui craignent pour la survie de leurs établissements. L’autonomie financière accordée aux universités par la loi LRU risquerait selon eux de "mettre en péril" les 115 IUT existants ont- ils estimé mardi lors d’un point de presse avant d’être reçus par la ministre Valérie Pécresse.
 En accordant aux universités l’autonomie, la loi LRU de 2007 a, en effet, mis fin au "fléchage" des moyens et instauré des budgets "globalisés" que les présidents peuvent gérer selon leurs priorités. L’UNPIUT craint donc que "les présidents des universités veuillent réduire les IUT au statut classique des autres UFR. 
"Il faut préserver le réseau des IUT et le diplôme national qu’est le DUT, car ils répondent bien aux besoins des entreprises" en formant des cadres intermédiaires et des techniciens supérieurs, a-affirmé le responsable de ce groupement de présidents d’universités.

Mon journal offert
L’opération "Mon journal offert" , dont nous vous parlions il y a quelques jours rencontre un grand succès . Ce dispositif qui consiste à proposer un abonnement gratuit à la presse quotidienne pour les 18-24 ans, marche si bien que les éditeurs et le gouvernement ne pourront pas satisfaire toutes les demandes.
En moins d’une semaine, les quotas d’abonnements gratuits attribués aux éditeurs par le ministère de la culture et de la communication, ont été atteints, voire dépassés. Parmi les quotidiens nationaux, Le Monde arrive nettement en tête. Le 3 novembre, il totalisait 19 % des demandes, devant L’Equipe (12 %), Libération (11,6 %) et Le Figaro (8,2 %). Certains éditeurs prévoient tout de même de proposer une offre aux jeunes qui n’auront pu recevoir leur abonnement en raison des quotas imposés par le ministère. C’est le cas du Monde, qui donnera un abonnement gratuit à son site pendant un an.
L’auteur de cette chronique ne peut que se réjouir de constater cet intérêt des jeunes pour la presse.
Lisez et faites lire des journaux !

Bonne Lecture...


Libération.fr du 10/11/09 (certains articles payants)

Félicitations mais pas de papiers pour les élèves « performants »
Eric Besson a reçu des lycéens méritants de deux classes d’accueil. Et n’a pas voulu évoquer leur situation de sans-papiers.
Lire la suite de l’article


Le Figaro du 10/11/09

Des bourses pour les bons élèves de l’intégration
Le ministre de l’Immigration, Éric Besson, a lancé lundi ce dispositif récompensant 200 jeunes chaque année.
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Le Monde.fr du 10/11/09

L’opération de promotion de la presse écrite auprès des jeunes connaît un vif succès
Qui a dit que les jeunes ne lisaient pas la presse ? L’opération "Mon journal offert", qui consiste à proposer un abonnement gratuit à la presse quotidienne pour les 18-24 ans, rencontre un tel succès que les éditeurs et le gouvernement ne pourront pas satisfaire toutes les demandes. L’idée avait été retenue à la suite des Etats généraux de la presse écrite, afin de donner aux jeunes de la génération numérique l’expérience de la lecture régulière d’un journal.
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L’Aeres rectifie son classement des facultés de médecine
L’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres) a reconnu qu’une erreur s’était glissée dans son calcul des pourcentages d’étudiants en médecine classés dans les mille premiers au concours d’internat. De ce fait, l’Aeres nous a communiqué un nouveau tableau annulant et corrigeant celui intitulé "Résultats au concours d’internat de 2006 à 2008 et effectifs d’encadrement", qu’elle nous avait fourni et que nous avions publié dans notre édition du 14 octobre.
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Grandes écoles : un modèle en danger
L’initiative est rare, mais elle a fait du bruit dans le landerneau des grandes écoles. Le 1er octobre, Paul Jacquet, le président de la Conférence des écoles françaises d’ingénieurs, interpellait Valérie Pécresse par lettre interposée. Il y exprimait tout haut, ce que beaucoup de directeurs pensent tout bas. A ne parler que des universités et de leur transformation ("Ce qui était nécessaire", s’empressent d’ajouter les directeurs), la ministre de l’enseignement supérieur ne dit mot des grandes écoles.
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Grandes écoles : "taille critique" minimum exigée
Elles fusionnent et se réorganisent. Dans un paysage universitaire français en pleine évolution, les rapprochements de grandes écoles se succèdent à un rythme effréné depuis quelques mois. En avril, six écoles d’ingénieurs de Bordeaux créaient l’Institut polytechnique de Bordeaux (IPB). En juin, l’Ecole supérieure de commerce de Lille annonçait ses fiançailles avec le CERAM, l’école de commerce de Nice. En septembre, l’INSA de Rouen décidait de fusionner avec l’ENSI Caen, une autre école d’ingénieurs. Encore plus spectaculaire, les pourparlers se sont engagés ces derniers mois entre les écoles Télécom et celles des Mines pour créer un réseau commun d’une dizaine d’écoles relevant d’un même établissement.
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30 % : le pourcentage de boursiers à atteindre dans les grandes écoles
Dans le contrat d’établissement que Sciences Po Paris doit signer, mardi 10 novembre, avec Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur, l’établissement dirigé par Richard Descoings s’engage à accueillir 30 % de boursiers en 2012 (contre 21 % aujourd’hui). Mme Pécresse devrait en profiter pour demander aux grandes écoles de se fixer le même objectif. La moyenne est aujourd’hui autour de 15 %. L’objectif ne devrait pas être difficile à atteindre. Selon le ministère, les classes préparatoires aux grandes écoles ont d’ores et déjà atteint les 30 % de boursiers cette année.
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Grandes écoles : une exception française en sursis ?
Retrouvez l’intégralité du débat avec Pierre Tapie, directeur général de l’Essec et président de la Conférence des grandes écoles
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Les IUT sont une chance pour l’université et réciproquement
Créés en 1966, les IUT ont toujours porté haut et fort une volonté de professionnalisation et de lien avec le monde professionnel. Ils arborent avec fierté le "U" de "université" dans leur sigle et c’est une chance pour ces dernières de compter en leur sein des composantes aussi dynamiques et attractives.
[…] Les signataires de cette lettre, président-e-s d’université et directeurs-directrices d’IUT de la région parisienne, souhaitent avant tout que ce système qui a fait la renommée de nos établissements puisse perdurer au bénéfice de nos étudiants.
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L’Humanité du 10/11/09

Moins de carte scolaire, plus de ghettoïsation
Un rapport de la Cour des comptes pointe les effets délétères de l’assouplissement de la carte scolaire.
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Le Parisien (certains articles payants) du 10/11/09

Rien vu...


La Croix du 10/11/09

Rien vu...


Les échos (certains articles payants) du 10/11/09

Les IUT pourraient être mis en péril, craignent leurs présidents
L’autonomie financière accordée aux universités par la loi LRU risque de "mettre en péril" les Instituts universitaires de technologie (IUT), ont estimé mardi lors d’un point de presse les présidents des IUT, avant d’être reçus par la ministre Valérie Pécresse.

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20 minutes du 10/11/09

Rien vu...


Rue89 du 10/11/09

Rien vu...


Ouest-France du 10/11/09

À Rome, une thérapie pour les accros d’Internet
L’hôpital romain désintoxique ceux qui ne peuvent plus se passer de Facebook et autre MSN.Il les aide à sortir du piège de la Toile.
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Le Journal du Dimanche du 10/11/09

Rien vu...


Le Nouvel Obs Permanent du 10/11/09

Rien vu...


L’Express.fr du 10/11/09

Rien vu...


Le Café Pédagogique du 10/11/09

Lycée : Les orientations retenues par le ministère le 9 novembre
Accompagnement personnalisé, TPE, renforcement du conseil pédagogique : la réforme du lycée se précise même si les derniers arbitrages ne sont pas rendus et si des zones d’ombre subsistent.
Lire la suite de l’article

L’école en souffrances
Editorial de Monique Royer

Nous attendions le virus H1N1 et c’est la souffrance au travail qui semble gripper les rouages de notre vie économique. Les suicides chez France Télécom nous ont rappelé cette triste banalité : le travail peut tuer pas seulement par accident mais aussi par un processus lent et insidieux qui ôte estime de soi et envie de vivre. Souffrir au travail ne conduit, heureusement pas, inéluctablement au suicide. Petits bobos ou grands heurts, la douleur s’exprime de façon plus ou moins intense.
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Médiapart (accès payant) du 10/11/09

Rien vu...


Une sélection dans les dépêches du 10/11/09

Chatel entend aller "au bout de l’assouplissement de la carte scolaire"
Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel a dit mardi sur France Info qu’il comptait "aller au bout de l’assouplissement de la carte scolaire", en discutant du sujet avec les syndicats enseignants.
Lire la suite de l’article

Un an de prison pour un comptable d’un IUFM ayant détourné 448.000 euros
Un ancien comptable de l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Versailles a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Versailles à un an de prison ferme pour avoir détourné 448.000 euros entre 2000 et 2006.
Lire la suite de l’article

Les syndicats informés des propositions sur la réforme des lycées
Des "propositions" sur la réforme du lycée, notamment un "tronc commun" en première et des "enseignements d’exploration" en seconde, ont été présentées lundi aux syndicats d’enseignants et de chefs d’établissements, a-t-on appris au ministère de l’Education nationale.
Lire la suite de l’article

Pécresse apporte "de nouvelles garanties" aux IUT
La ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse a affirmé mardi dans un communiqué "apporter de nouvelles garanties aux IUT", après une rencontre avec les représentants des présidents et directeurs d’IUT, inquiets pour leur autonomie de gestion.
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L’organisation étudiante Uni a un nouveau président, Olivier Vial
L’Uni, troisième organisation étudiante (droite), qui rassemble aussi des représentants des lycéens et des enseignants, a renouvelé le week-end dernier ses instances et nommé comme nouveau président Olivier Vial, a-t-elle annoncé dans un communiqué.
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