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Revue de presse du lundi 8 juin

Bac en vue - Mixité en vue ? - Profs bien vus


Une revue de presse sans réforme du collège, vous en rêviez ? Elle est là. (Bon, on a quand même droit à un Bayrou pas content parce qu’on s’en prend à l’élitisme républicain, à ce qui marche, à ce qui fonde la société française, ...). Mais le bac revient et reprend sa place rituelle dans nos médias. Pour finir, un sondage mettra du baume au coeur des enseignants (peut-être même à celui de Bayrou qui n’est pas content parce qu’on s’en prend à l’élitisme républicain, à ce qui marche, à ce qui fonde la société française, ...)


Bac en vue

Les premières épreuves médiatiques du bac approchent (les vraies premières épreuves sont déjà passées), les marronniers aussi. En attendant, la presse s’intéresse déjà au sujet.
Sur France Info dans la rubrique "Tout comprendre", Pascal Le Guern s’intéresse aux applications de révisions pour mobile et tablettes : « Les jeunes sont la catégorie de la population française qui utilise le plus les supports numériques dans la vie de tous les jours. 97% d’entre eux possèdent un smartphone et ils sont 34% à avouer passer plus de 3 heures par jour sur ce support. Rien d’étonnant alors à ce que les applications et les sites dédiés aux révisions aient le vent en poupe. Ils sont ainsi 8 jeunes sur 10 à réviser le bac avec des supports numériques. Pourquoi un tel engouement ? Pour Thierry Debarnot, co-Fondateur de digiSchool (qui permet de réviser des examens sur le web et sur des applications), ce succès a trois raisons : d’abord l’aspect pratique de ces applications, disponibles partout et tout le temps, puis leur gratuité et enfin leur côté ludique, très séduisant pour les jeunes. »
MacommuneInfo revient sur le premier couac de la session : « deux fautes dans les convocations du baccalauréat, destinées aux élèves de ES de l’Académie de Besançon... qui s’est excusée sur tweeter. »

Mixité en vue ?

Suivant les critiques émises par un rapport rédigé par l’économiste Bernard Attali, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a annoncé la réforme de la prestigieuse Ecole Polytechnique, symbole de l’élitisme à la française. Il propose en outre d’augmenter le nombre des étudiants étrangers et d’accentuer la diversification de son recrutement. France 2 a interrogé certains élèves à ce sujet. Pour Challenges, « cette réforme crispe la prestigieuse école ». Les Echos nous apprennent que François Bayrou est indigné par cette réforme. Décidément le président du modem s’indigne beaucoup ces derniers temps pour défendre l’élitisme.
Surpris de la reprise de ce rapport par le gouvernement, François Bayrou s’est dit « stupéfait » Tout en nuance il « a dénoncé « la quasi suppression de l’École polytechnique, dans sa forme actuelle, qui dure depuis sa fondation deux fois séculaire ». Pour lui, c’est même toute « la société française » qui est prise par surprise, « dans le même esprit que pour la réforme du collège ». »
Il y voit une « obsession (...) de détruire ce qui marche ». Au vu du recrutement, heureusement que ça "marche" à l’X...

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Le dessin du jour de Jimo

Recherche de mixité sociale encore mais dans les quartiers défavorisés, cette fois avec la création d’un lycée international public en Seine-Saint-Denis. Le Monde nous présente le projet : « La diversité y sera assurée par le brassage des élèves de la banlieue est de Paris avec des enfants d’expatriés beaucoup plus habitués à ce type d’établissement. Une mixité qui manque généralement dans ce type d’établissement prestigieux, à l’instar du lycée international de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).
Sections américaine, arabe, brésilienne et chinoise.
Le nouvel établissement sera situé à la frontière entre la Seine-Saint-Denis (Noisy-le-Grand) et le Val-de-Marne (Bry-sur-Marne), et jouxtera le collège international de Noisy-le-Grand, qui a ouvert en septembre
 »
Une décision comme en écho aux propos tenus sur Boris Cyrulnik dans l’intéressante interview qu’il a accordée à VousNousIls : « Désormais, en France, faire un bon parcours scolaire suppose d’abord d’habiter dans les quartiers où sont situés les bons lycées et d’avoir accès à la culture. Car ce n’est pas la pauvreté qui provoque l’échec scolaire, c’est l’éloignement des sources de culture. »

Profs bien vus

Plus de la moitié des Français (66%) ont une image positive des professeurs/enseignants, selon un sondage OpinionWay, à l’occasion de la première Fête des profs et publié dans Le Parisien/Aujourd’hui-en-France de samedi.
"59 ?% des Français ont une image "plutôt positive" et 7% "très positive" des professeurs/enseignants, qui leur ont transmis "l’amour d’une matière" (59%), "le goût d’apprendre" (41%), "une indispensable confiance en eux" (31%), voire, pour près d’un quart, une passion qui nourrit leur vie d’adulte", détaille le journal.
Ils sont 26% à avoir en revanche une image "plutôt négative" et 6% une image même "très négative" des professeurs/enseignants.

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Le dessin du jour de Geneviève Brassaud

Je vous retrouve demain pour une autre revue de presse.
Laurent Fillion


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Tous compétents en français
Revue n°522 - juin 2015
Comment les apprentissages de la lecture, de l’écriture, de l’oral s’actualisent-ils dans nos classes et nos cours quand l’enseignement du français ne se fixe plus comme finalité la sélection (reproduction) des «  élites  » mais la réussite de tous les élèves, y compris les plus éloignés de l’univers de l’école ?