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Revue de presse du lundi 7 octobre

C’est bon, essentiel, courageux, prioritaire - Ca va mieux - Ca fait du bien


C’est bon

Philippe Watrelot a déplié samedi devant vous le traitement médiatique de la question des rythmes scolaires dans son bloc-notes jazzy. Aujourd’hui, seuls les abonnés à Libération connaitront dans le détail les arguments de Paul Raoult, président national de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques), mais l’essentiel est dit dans le titre : "Rythmes scolaires : c’est bon pour les élèves et c’est ce qui compte !"

C’est l’essentiel

Et en parlant d’essentiel, Vincent Peillon sur RTL ce matin réaffirme ses positions et l’importance de la réforme : “C’est une grande réforme qui nécessite des ajustements. Nous avons repris le mercredi matin, c’est l’essentiel. (...) Il faut que chacun revienne à la raison, dans l’intérêt de l’enfant. (...) On ne fera pas demi-tour.

C’est courageux

Bruno Suchaut semble d’accord avec l’ambition de la réforme et de celui qui la porte, c’est en tout cas ce qui transparait dans son intervention dans le Café pédagogique. "Au final, la problématique des rythmes scolaires relève d’une grande complexité qui ne peut s’appréhender qu’en lui consacrant un temps politique suffisamment important. Le fait d’avoir engagé cette réforme sur un objet si souvent abordé par le passé dans le monde de l’éducation relève d’un réel courage politique mais il faut savoir aussi apprécier les risques réels de voir cette réforme prendre un mauvais chemin et, savoir prendre le temps nécessaire pour programmer une généralisation qui puisse de réaliser dans les meilleures conditions possibles pour tous."

C’est prioritaire

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé que les quartiers difficiles bénéficieront en priorité des emplois créés pendant le quinquennat.
Une convention qui sera signée, ce lundi 7 octobre, à Grenoble par Vincent Peillon et les ministres de la Ville et de la Réussite éducative, François Lamy et George Pau-Langevin, "prévoit que les quartiers difficiles bénéficient en priorité des emplois qui seront créés pendant le quinquennat", a expliqué le ministre de l’Éducation nationale, dans un entretien à paraître dans le Dauphiné libéré. L’annonce de l’AFP est passée notamment ici.

Ca va mieux

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Le dessin de Fabien Crégut

Un billet de blog, celui de Béatrice Copper-Royer et Francis Moreau, psychologues, a beaucoup circulé, signe sans doute d’une petite attraction pour le sujet : il s’agit de la détection des enfants précoces. L’entrée y est étroite. "A ce test de QI, 50% de la population a un potentiel qui se situe entre 90 et 109. 16% a des résultats entre 110 et 119. 6,7% entre 120 et 129, et 2,2% au-delà de 130. On tombe à 0,5% pour un potentiel de 140. On est alors dans le Haut potentiel." Mirage en vogue, lié aux désirs parentaux que leur rejeton en soit ? Pas forcément selon Béatrice Copper-Royer : "Il n’y a probablement pas plus d’enfants précoces aujourd’hui, mais on les détecte mieux car les demandes de bilan sont plus nombreuses. Et c’est tant mieux ! (...) Chaque bilan est une rencontre singulière avec un enfant et ses parents. Il va permettre d’éclaircir des situations souvent confuses, d’alléger parfois des souffrances, d’éviter de s’égarer dans des fausses pistes, de prendre des décisions utiles et positives pour l’enfant, qui sort de ces entretiens soulagé d’avoir été compris et bien souvent déchargé de projections parentales encombrantes." On ne saura pas toujours faire autrement avec ces élèves, mais au moins déjà ça ira mieux.

Ca fait du bien

Et puis pour terminer un témoignage plein de chaleur et que je vous invite et faire passer loin. Il est issu du site Questions de classeS dans lequel s’expriment des convictions, fortes. Parmi elles, l’expérience de Corinne, lorsque l’école a vu arriver 29 enfants roms : "Vous pouvez imaginer que ce n’est pas simple d’accueillir 29 enfants de plus dans une école. Mais nous avons eu une création de classe et une ouverture CLIN.
Avant l’arrivée des nouveaux enseignants, les enseignants du RASED (dont je suis) et les conseillères pédagogiques ont encadré les gamins et essayé de les situer dans leur acquisition du français er leurs compétences scolaires.
A la fin de cet accueil, les enfants nous ont dit qu’ils aimaient cette école parce qu’on y travaillait beaucoup, nous avons expliqué aux enseignants qu’il y avait un défi à relever...
Aujourd’hui, aucun enseignant ne donne de retour négatif, les enfants ont le sourire qu’aux oreilles et se montrent très motivés même si leurs difficultés scolaires sont bien réelles.
"

Je vous l’avais dit, ça fait du bien...

Demain, Laurent Fillion sera aux commandes de la revue de presse.
Christine Vallin et l’équipe de la revue