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Revue de presse du lundi 5 janvier 2015

Rythmes - Prime - Bienveillance - Dans la rue - Prioritaire


En ce jour de rentrée, la presse tire un premier bilan de la réforme des rythmes, 4 mois après sa généralisation. Il est toujours question de la prime des recteurs mais aussi des lycéens sans abris. Un livre sur les incivilités, une initiative originale au Canada et quelques éclairages sur l’éducation prioritaire terminent cette revue.


Rythmes

De nombreux articles sont consacrés à la réforme des rythmes scolaires quelques mois après sa généralisation. Le ton est plutôt positif. La Voix du Nord revient sur des communes qui s’étaient lancées dès 2013 et où “ça roule”.
La Depêche traite le sujet sous l’angle des projets éducatifs de territoire, jugés positivement. “Offrir un parcours cohérent et de qualité avant, pendant et après l’école. Tel est l’objectif du Projet éducatif de territoire, consécutif à la réforme des rythmes scolaires impliquant une prise en charge de l’enfant sur des temps plus longs que ceux de l’école.” Si des élus émettent encore des réserves sur les nouveaux rythmes, ils saluent la mise en place de ces PEDT et les discussions qui ont eu lieu à cette occasion.
La presse nationale s’empare également du sujet, c’est le cas d’Europe 1 qui l’illustre avec une commune de Haute Corse qui propose de nombreuses activités périscolaires.
Le Parisien souligne, en revanche, des couacs persistants dans la mise en place de cette réforme à travers l’exemple de “Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne, qui revoit à partir d’aujourd’hui les horaires de classe et supprime les ateliers faute d’animateurs.


Prime

La prime accordée aux recteurs d’académie continue de faire grand bruit. L’Humanité rappelle le contexte : “Le point d’indice dans la fonction publique est gelé depuis 2010 et le salaire des enseignants, notamment ceux du premier degré, est parmi les plus faibles des pays développés. En septembre dernier, l’enquête «  Regards sur l’éducation  » soulignait que le revenu moyen d’un professeur des écoles français – 31 000 euros par an – était de 17 % inférieur à la moyenne de l’OCDE.
Hier, Ouest France donnait des clés pour comprendre cette affaire de prime. Selon le journal “ quelques professeurs de classes préparatoires dans certains lycées perçoivent des revenus (traitement, primes et heures supplémentaires comprises) supérieurs à ceux de leurs recteurs !
Marie-Caroline Missir prend le contre-pieds sur son blog ! "Non, la prime des recteurs n’est pas un scandale". Elle s’explique : "Depuis une dizaine d’années la fonction de recteur a considérablement évolué : le recteur est à l’interface entre l’Etat et les collectivités territoriales qui assument une part croissante de l’offre éducative. Depuis la Loi organique relative aux lois de finances (la Lolf), ils gèrent des budgets considérables, sont soumis à des impératifs de performance et administrent des volumes de personnels numériquement comparables à plusieurs villes (l’académie de Versailles c’est 10% de la population scolaire française). C’est eux qui sont en première ligne pour le « dialogue de gestion », c’est à dire la négociation annuelle sur le nombre de postes qui leur sont attribués. Sans compter la responsabilité des universités. Enfin, politiquement, ils sont des fusibles commodes en cas de difficultés et peuvent « sauter » tous les mercredis en conseil des ministres."

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Dessin de Geneviève Brassaud


Bienveillance

Alain Badets, conseiller principal d’éducation (CPE) à la retraite et formateur spécialiste de la gestion de crise dans l’académie de Rouen, vient de publier un guide pour agir face aux incivilités en milieu scolaire.Vous Nous Ils propose une Interview de l’auteur. “Un discours positif doit aussi être tenu à l’élève : les enseignants doivent veiller à expliciter leurs attentes, à se montrer à la fois exigeants et bienveillants. Il faut faire en sorte que l’élève n’assimile plus son échec provisoire comme une incompétence définitive.” explique-t-il.
Positiver, c’est l’objectif des forces de l’ordre “dans la petite ville de Prince Albert, dans la province de la Saskatchewan, à l’ouest du Canada. Désormais, se prendre une contravention fait partie des bonnes surprises de la vie quotidienne. Du moins pour les jeunes. Car depuis un mois et demi, les forces de l’ordre locales jouent à « attraper les bons » en distribuant aux enfants et adolescents, âgés de 6 à 16 ans, des « contraventions positives » pour comportements méritants.” C’est Le Monde qui développe cette information.


Dans la rue

RMC s’empare du sujet des lycéens qui vivent dans la rue. “Au lycée professionnel Hector Guimard à Paris, il y a près de 580 élèves. Parmi eux, une dizaine est sans-abris et quatre sont des sans-papiers. RMC est allée à la rencontre de l’un d’entre eux : Omar, 17 ans, originaire du Mali.
Le Parisien rappelle que “Neuf lycéens précaires d’Hector-Guimard ont été hébergés en urgence samedi par la préfecture de région. Mais le collectif de soutien reste mobilisé car quatre d’entre eux risquent de se retrouver à la rue ce soir.
20 minutes avait déjà traité le sujet vendredi au travers des exemples d’Addulaye et Omar. “La précarité de son hébergement ne facilite pas les choses. « Il y a tellement de bruit dans les foyers qu’on peut à peine dormir, et c’est encore plus difficile pour les devoirs. J’en fais le maximum au lycée, et quand il ferme je prends mes cahiers pour aller à l’abri-bus ».


Prioritaire

Les Cahiers Pédagogiques proposent une Interview de Marc Douaire, président de l’Observatoire des Zones Prioritaires. Il revient sur la récente refonte de l’éducation prioritaire et la défend. Pour lui, les récentes protestations sont normales mais “ne traduisent pas à l’heure actuelle, un mouvement général”. “Dans la majorité des cas, ces réactions doivent être comprises comme autant de symptômes de la crise profonde de notre système éducatif”.
Agir en faveur des élèves d’origine modeste. Une nécessité comme le montre cet article du Figaro Etudiant. “Un rapport de l’Institut d’études politiques de Paris démontre qu’à niveau scolaire égal, « les élèves d’origine modestes sont moins souvent orientés dans la voie qui accueille les bons élèves ». Un problème est mis en cause, celui de l’autocensure de ces élèves de milieux défavorisés.

Guillaume Caron


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