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Revue de presse du lundi 30 avril 2018

Blan-Blan — Loi Pénicaud — Parcoursup — Divers

Le ressac des circulaires oranges se poursuit, la loi de Pénicaud est toujours critiquée ainsi que Parcoursup. Donc tout va bien. Mais vous aurez droit à un gros paquet de divers pour vous occuper ce 1er mai.


Blan-Blan

Les instructions Blanquer et le monde enseignant. “Publiées en exclusivité par le Café pédagogique dès le 9 avril, les instructions Blanquer sur l’enseignement de la lecture, l’écriture et les maths à l’école et au collège sont finalement parues au B.O. du 26 avril. Elles sont complétées par un Guide du CP dont les auteurs restent anonymes. En dehors du Snalc, qui salue "un retour au bon sens", les autres syndicats d’enseignants (Snuipp, Snes, S-Unsa, Sgen, Cgt, Sud) marquent leur hostilité à ces textes. Les inspecteurs accueillent différemment ces textes, le SI EN Unsa se déclare pour leur mise en oeuvre par les enseignants quand le Snpi Fsu rappelle la liberté pédagogique. Quant aux enseignants, ils ont accueilli avec beaucoup d’ironie ces textes, multipliant les "mêmes" sur les réseaux sociaux.”

Méthodiquement, Jean-Michel Blanquer met en place une école de la "défiance" plutôt que de la "confiance" par Yannick Trigance, conseiller régional d’Ile-de-France, Secrétaire national adjoint à l’éducation du Parti socialiste. “En stigmatisant les enseignants, le Ministre caricature les vrais sujets de fonds mais évite surtout d’aborder les besoins urgents et concrets.”


Loi Pénicaud

Le Conseil d’Etat pointe les lacunes de la réforme Pénicaud. “Le Conseil d’Etat n’a pas été tendre avec le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Dans un avis rendu public, vendredi 27 avril, quelques heures après la présentation du texte en conseil des ministres, la haute juridiction a estimé – dans des termes rudes, parfois – que plusieurs dispositions posaient des difficultés, en particulier sur le volet consacré à l’assurance-chômage. Matignon assure que la copie a été remaniée pour tenir compte de ces observations.”

Irait-on vers un démantèlement des dispositifs de formation professionnelle initiale ? Deux articles semblent l’indiquer :

Apprentissage : L’ARF prédit la fermeture des petits centres. “" Vers la disparition de l’apprentissage en dehors des grandes villes" , annonce l’association des régions de France. L’ARF ne digère pas la réforme de l’apprentissage menée par le gouvernement et continue à s’y opposer.”

M Pénicaud et le financement des lycées professionnels. “Alors que le projet de loi sur "la liberté du choix de son avenir professionnel" est examiné en commission à l’Assemblée nationale, Muriel Pénicaud a fait sensation le 23 avril sur Europe 1 en annonçant que " désormais le milliard et demi d’euros attribués aux régions pour financer les lycées pros ira "aux entreprises et aux jeunes". La formule menaçait directement le financement des lycéens professionnels. Elle contredisait aussi les engagements pris par le gouvernement avec les syndicats d’une substitution d’une nouvelle taxe pour remplacer la taxe d’apprentissage versée aux L.P.”


Parcoursup

Parcoursup : les filières sélectives représentent plus de deux tiers des voeux des bacheliers. “Parcoursup a reçu les souhaits de 810 957 jeunes, lycéens de Terminale ou étudiants en réorientation, qui ont inscrit au total 6,3 millions de voeux (soit 7,7 voeux en moyenne par candidat, pour un nombre maximum autorisé de 10 voeux). Les filières sélectives (classes prépa, BTS, DUT, double licences, etc.) représentent 68% de ces 6,3 millions de voeux. Les 32% restants se sont portés sur des licences générales.”

Pourquoi nous refusons le dispositif « Parcoursup », et ce que nous proposons. Sur le blog de jsermon, un texte très clair, réfléchi et argumenté. “Tandis qu’un certain nombre de voix s’élèvent pour dénoncer la sélection à l’Université, d’autres en font appel au "principe de réalité". Or, que l’on soit totalement, en partie ou pas du tout favorable à la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur, le certain est que la plateforme Parcoursup ne saurait en aucune manière répondre au principe d’une orientation "réussie" des étudiant.e.s.”
Nous demandons donc que soit immédiatement rétabli dans Parcoursup un principe de hiérarchisation des vœux, seul à même de renseigner les universités qui auraient décidé de procéder à l’examen des dossiers sur la réalité de l’envie et/ou de la possibilité qu’ont les étudiant.e.s de s’inscrire dans tel ou tel établissement (dans l’application, il semblerait qu’il existe un onglet « préférences », mais seuls les rectorats y ayant accès, nous sommes dans l’incapacité de savoir quelle forme elles prennent et en quoi elles consistent exactement). Nous demandons en outre que l’ensemble des réponses positives soient communiquées simultanément aux étudiant.e.s, et non pas deux par deux comme cela est a priori prévu (et sans même que l’on sache selon quels critères ces paires seront définies), afin d’éviter des acceptations de pis-aller motivées par la crainte de ne pas avoir par la suite d’autres propositions.”

Sélection à l’université : « Nous demandons le retrait de la loi orientation ». “Dans une tribune au « Monde », quatre professeurs expliquent pourquoi ils s’opposent à la réforme de l’accès à l’université et appellent à organiser des états généraux pour repenser les choix stratégiques adoptés pour l’université ces dix dernières années sans débat politique.”

Algorithmes de Parcoursup : Next INpact saisit la CADA. “En dépit des nombreuses promesses de l’exécutif, le code source de Parcoursup n’a toujours pas été rendu public. Le ministère de l’Enseignement supérieur refusant de nous le communiquer, nous avons décidé de saisir la CADA.”

Parcoursup et loi ORE : le grand bal des hypocrites par Luc Bentz. Officiellement retraité le 1er septembre 2015, a longtemps exercé des responsabilités syndicales au Syndicat national des instituteurs et professeurs de collège (SNI-PEGC/FEN) puis à l’UNSA, notamment. “C’est en février 2018 qu’ont commencé les manifestations contre Parcoursup, le nouveau système d’orientation des élèves de terminale dans l’enseignement supérieur. On y fit grand usage de ce mot si péjorativement connoté : sélection. Depuis, le mouvement a diffusé, de manière variable selon les établissements, dans les universités alors que, paradoxalement, les étudiants ont franchi, parfois depuis longtemps, ce cap et que, non moins paradoxalement, les lycéens, pourtant les premiers concernés, sont absents de la « lutte ».” Un long texte mais qu’il faut lire !


Divers

Et pour vous remonter le moral : Le « big bang » des réformes Macron. "Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage, fonction publique et, bientôt, retraite sont au programme pour transformer radicalement le fonctionnement du marché du travail. Jeunes diplômés : attention réformes !"

Bientôt un service national obligatoire à partir de 16 ans ?Actuellement, les jeunes qui le souhaitent peuvent effectuer un service civique de six à douze mois. Un service obligatoire d’un mois pour tous les jeunes à partir de 16 ans, dont une partie en internat. C’est ce que vient de suggérer un groupe de travail au président de la République. Une sorte de service national « light ».”

« Certains médias parlent de l’école sans la connaître ». “Professeure travaillant sur les questions liées à l’école, Danièle Manesse a vu le traitement médiatique de l’actualité éducative se dégrader au cours de sa carrière. Entretien.”

Pourquoi parle-t-on « d’université » ?MOTS DE TOUS LES GES - Le lexicologue Jean Pruvost, auteur d’un Dico des dictionnaires qui fait référence, analyse chaque semaine pour Le Figaro un mot de l’actualité. L’écrivain s’interroge aujourd’hui sur l’origine du mot « université ».”

Dossier de veille de l’IFE : Le travail collectif enseignant, entre informel et institué, n°124, avril 2018. “Dans un contexte de complexification du métier d’enseignant, générant parfois des abandons, le travail collectif constitue-t-il une piste ? Quelle est la réalité des termes « travail collectif » ou « collectif enseignant » ? Dans quelle mesure le travail collectif ou collaboratif des enseignant.e.s est-il profitable ? Quels changements induit-il sur le travail des enseignant.e.s ?

Une réforme "en kit", la réforme du réseau d’enseignement français à l’étranger par Boris Faure sur son blog : Français à l’étranger - Français du Monde. “Le débat sur la réforme de l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger rebondira-t-il dans l’opinion et dépassera t-il le cercle des communautés françaises à l’étranger ? Comment le débat se poursuit-il dans le réseau AEFE ? Le directeur adjoint de l’agence semble faire la "tournée des popotes" pour préparer les établissements et les élus à des changements à venir..

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 543 - Enseigner par cycles
Dossier coordonné par Maëliss Rousseau et Céline Walkowiak
février 2018
La réécriture des programmes de l’école obligatoire réaffirme de façon explicite la notion de cycle dans le parcours de l’élève, mise en place dès la loi d’orientation de 1989. Cela change vraiment les objectifs et les conceptions des enseignements et donc interpelle les enseignants au cœur de leur pratique de classe.

N° 542 - Bienveillants et exigeants
Dossier coordonné par Danièle Manesse et Jean-Michel Zakhartchouk
janvier 2018
La notion de bienveillance a fait ces dernières années une entrée en force à l’école. Son articulation avec la mission principale de l’école (transmettre) n’est pas simple, surtout lorsqu’on inscrit cette «  transmission  » dans l’exigence que tous les élèves parviennent à un niveau qui leur donne de l’autonomie.