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Revue de presse du lundi 3 janvier 2005

Peu de choses sur le sujet de l’éducation. Les journaux sont évidemment pleins des suites de ce tsunami meurtrier en Asie. Peut-être, cela a-t-il été un sujet abordé en classe avec les élèves...Peut-être est-ce aussi l’occasion de réfléchir sur la manière dont se construit l’information. D’autres drames, presque équivalents, n’ont pas eu le même impact sur les médias. Mais cela doit-il nous empêcher d’éprouver de la compassion ?
On trouvera, cependant, une tribune d’Alain Bentolila dans le Figaro sur la formation des professeurs des écoles.
Bonne Lecture...


Libération du 03/01/05

« L’info brève paraît plus crédible, là est le danger »
Quelques jours avant le tsunami en Asie, l’Observatoire du débat public livrait une étude qualitative sur la « consommation des médias ». Depuis sa création en 1997, cet organisme privé travaille à décrypter le rapport à la chose publique et ce à l’intention de dirigeants politiques, d’entreprises ou d’associations. Denis Muzet, président de cet Observatoire, commente cette étude intitulée « La mal info » (en référence à la « mal bouffe ») qui a étudié le comportement d’une cinquantaine de personnes vis-à-vis des médias.
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Le Figaro du 03/01/05

Améliorer les qualifications des maîtres
PAR ALAIN BENTOLILA

Aujourd’hui, les instituteurs sont devenus « professeurs des écoles » et doivent justifier au moins d’un diplôme de niveau licence. Ainsi, en apparence, le niveau monte. Et puis, « professeur », ça vous pose son homme, tandis qu’« instit »... En réalité, ce titre banalisé de « professeur » n’a évidemment rien changé au statut professionnel et social des enseignants de l’école élémentaire qui n’a cessé de se dégrader. « Professeur des écoles » donc ! Ce nouveau grade ne pouvait être décerné à l’issue d’une formation professionnelle assurée par des écoles qualifiées de « normales ». Il fallut donc que l’on inventât le concept à la fois ambigu et pervers des Instituts universitaires de formation des maîtres franchissant un degré de plus dans la démagogie. « Universitaires », le grand mot était lâché : l’Université en majesté allait s’occuper de la formation des maîtres. Les acteurs du terrain, rompus aux pratiques quotidiennes de la classe, durent faire allégeance aux agrégés, maîtres de conférences et professeurs des universités qui trouvèrent ainsi dans ces instituts une chance de carrière que les universités leur avaient parfois refusée.
[...] Les graves insuffisances actuelles de la formation initiale et continue posent cruellement la question du professionnalisme du métier d’enseignant. Récemment, une étudiante d’IUFM me disait que pour elle « être instit, c’était un peu comme être artisan ». Et je pense qu’elle avait parfaitement raison ; ce qui fait le bon maître d’école, maître de son savoir et maître de sa pratique, c’est un savant mélange, sans arrêt enrichi, de connaissances filtrées par les exigences d’une pratique quotidienne. Si les connaissances ne sont pas actualisées régulièrement, elles se sclérosent et finissent par tarir la créativité pédagogique ; si les pratiques ne sont pas sans cesse interrogées, elles deviennent, comme le disait Brassens, une « sale manie ». Etre un vrai professionnel de l’éducation fier de son savoir et de ses savoir-faire, c’est accepter ou plutôt revendiquer une formation initiale et continue exigeante et par là même raisonnablement sélective. Dans le système actuel, pour ne pas décourager des vocations fragiles et pour obtenir une relative paix sociale, on a progressivement abaissé le niveau d’exigence en formation initiale et plus encore en formation continue. Cette dernière est en effet inégale et peu contrôlée. Si l’on en croit Alain Gavard, directeur adjoint de l’IUFM de Créteil, il faudra, dans les conditions actuelles, plus de trente ans pour que les enseignants de l’académie bénéficient d’un stage sérieux de formation sur l’apprentissage de la lecture.
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L’Humanité du 03/01/05

Rien vu...


Le Parisien du 03/01/05

Pour son nom, vous avez le choix
Le nom du père, de la mère ou les deux : depuis le 1 e r janvier, les parents peuvent choisir. Une modernisation de la transmission du nom, qui n’avait pas changé depuis le XI e siècle. Autre réforme importante : la simplification du divorce.
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« Une vraie liberté »
SEGOLENE ROYAL, présidente de la région Poitou-Charente, ancienne ministre de la Famille « Cette transmission du double nom permettra aux enfants de se situer plus clairement dans une chaîne généalogique très complexe, notamment dans le cas des familles recomposées. Cette loi offre donc un éventail de choix, une vraie liberté. Son deuxième impact, c’est de profiter aux femmes : comme elles ont désormais la possibilité de transmettre leur nom à leurs enfants, elles pourront du coup garder leur patronyme de naissance »[...]
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La Croix du 03/01/05

Rien vu...


20 minutes du 03/01/05

Rien vu...


Le Monde daté du 04/01/05

Le projet de Cité de l’histoire de l’immigration est officiellement lancé
La cité nationale de l’histoire de l’immigration est née. Un décret paru au Journal officiel, samedi 1er janvier, consacre la création de ce musée qui devrait ouvrir ses portes en 2007 sur le site de l’ancien Musée des arts d’Afrique et d’Océanie (MAAO), porte Dorée à Paris (12e arrondissement).
Selon le texte du décret, la cité doit "contribuer à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française". L’idée d’un lieu de mémoire de l’immigration avait été lancée par Lionel Jospin, alors premier ministre, en novembre 2001, après dix années de projets avortés, puis reprise par Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle en 2002. Jean-Pierre Raffarin l’a concrétisée, en annonçant sa création en juillet 2004
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