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Revue de presse du lundi 28 novembre 2016

Inquiétudes — Ratées de la semaine


Sidération dans la planète éducation. Quelques inquiétudes, et quelques infos ratées de la semaine dernière.


Inquiétudes

Le Café pédagogique propose deux textes.
L’Ecole entre Fillon et Le Pen. “Après un Forum des enseignants innovants particulièrement réussi, l’annonce de la victoire de F Fillon à la primaire de la droite est un triste réveil. Voilà que se dresse la perspective d’un second tour des présidentielles où il faudrait choisir entre F Fillon et M Le Pen. Pour l’Ecole et pour les enseignants, après la Refondation, c’est la perspective du Grand Recul.”

La chronique de Véronique Soulé : " Les projets de Fillon sur l’école me terrorisent ". “Au Forum des enseignants innovants des 25 et 26 novembre, j’ai interrogé des participants sur une victoire à la présidentielle d’Alain Juppé ou de François Fillon, à la veille du second tour de la primaire de la droite et du centre. Les réponses furent entre angoisse et (lourde) incertitude."

Sur un tout autre thème, Les formateurs au numérique du premier degré se sentent "oubliés" par l’Education nationale... Alors qu’ils sont essentiels pour faire entrer les TICE à l’école. "Christian Stracka, formateur au numérique du premier degré (FTICE 1D), préside l’AFT-RN, l’association des formateurs TICE. Elle demande une « reconnaissance » pour ce métier « oublié »."

Heureusement, deux textes nous proposent un peu de distance avec cette actualité.
Le texte de Bruno Magliulo tombe à pic. Pour lui, il faut Donner du sens aux changements survenant dans le système éducatif. Tout en sachant que “... la question nous semble moins être celle de la capacité du système éducatif à produire des réformes, que de savoir si, en bout des chaînes administrative et pédagogique, les réformes que l’on décide si fréquemment ont de réelles chances d’entrer en application et de produire les effets attendus.”

Et puis dans The Conversation, Marie Duru-Bellat nous indique Comment lire la prochaine enquête PISA ?Une fois de plus, la publication en décembre des résultats de la dernière enquête PISA va faire couler, n’en doutons pas, beaucoup d’encre, tout particulièrement dans un contexte de précampagne où les questions d’éducation ne devraient pas être ignorées.”


Les ratées de la semaine dernière

Mooc : après la révolution, l’âge de raison. “Quand ils ont débarqué en France, en 2012-2013, les Mooc (Massive open online courses) ont suscité un profond enthousiasme des universités et des écoles qui y voyaient l’occasion d’étendre leur rayonnement en touchant des publics bien plus larges que leurs traditionnelles cohortes d’étudiants, notamment sur le continent africain. Les Mooc étaient présentés comme une révolution sans précédent, qui allait enfin démocratiser l’accès aux connaissances.”

L’apprentissage, l’un des secrets du plein-emploi en Allemagne. “En France, le taux de chômage des jeunes actifs pointe à 23,9 % quand il s’est replié à 6,8 % en Allemagne, selon les dernières données d’Eurostat. L’explication de cet écart de quasiment un à quatre est très simple. Outre-Rhin, le système éducatif est à tous les niveaux obsédé par l’intégration professionnelle, où l’apprentissage reste la voie royale de la formation initiale empruntée par quelque 1,4 million de jeunes, contre 480.000 en France (en incluant les contrats de professionnalisation).”

Apprentissage, retraites... Les réformes prioritaires de Juppé au début de sa présidence. Et notamment : “Enfin, la troisième grande réforme concernerait l’apprentissage, afin de faciliter l’accès des jeunes à l’emploi. Alain Juppé parle de lancer un "plan audacieux", sans détailler davantage, et affirme sa volonté de faire "sauter les verrous de l’apprentissage", réformant notamment la taxe d’apprentissage. Pour appuyer son propos, Alain Juppé cite des chiffres. 24% des jeunes en France sont au chômage, contre 7% en Allemagne.”

Justement les Echos rappellent : Apprentissage : les entrées en contrat ne décollent pas malgré les nouvelles aides. “L’apprentissage en France ? Une priorité politique sans cesse réaffirmée, des aides financières importantes, mais pour un résultat qui laisse à désirer. Le nombre de nouveaux contrats a fait du surplace en septembre : 63.955 exactement, soit à peine 111 de plus que l’année dernière à pareille époque. Un résultat décevant pour un mois qui, rentrée scolaire oblige, est censé être, avec octobre, le plus important en la matière.”

François Fillon replace l’enseignement de l’histoire de France au cœur du débat. “Nous devons empêcher que notre pays ne se défasse, pour cela il faut se battre pour défendre notre histoire car un pays qui n’a plus de racines n’a plus d’avenir…” Ah le principe de filiation !

Adrien Sénécat dans Les Décodeurs du Monde réagit : Les exagérations de François Fillon sur les programmes d’histoire à l’école.

Primaire à droite : Fillon et l’enseignement de l’histoire, une vieille intox. “« Je veux que les programmes soient rédigés par des académiciens, des historiens et non pas par des politiques », a fait préciser l’ancien Premier ministre sur son compte Twitter. Le message a aussitôt été retweeté par Sens commun, extension politique de la Manif pour Tous.”
Aussitôt, la toile a réagi. « Quelqu’un peut dire à Fillon que les programmes sont maintenant conçus par un conseil d’experts indépendants ? », a réagi la porte-parole du PS Corinne Narassiguin. « J’ai étudié Voltaire la semaine dernière avec mes 4e », a opiné un enseignant.
Car Voltaire et Rousseau sont en partie étudiés au collège au chapitre de la philosophie des Lumières. Clovis, lui, est étudié en CM1, de même que Vercingétorix qui a rendu les armes face à Jules César. Si l’apport de Jeanne d’Arc à la guerre de Cent ans n’est pas enseigné stricto sensu, la figure guerrière est abordée en classe de cinquième pendant les cours consacrés au pouvoir politique et religieux « dans l’occident féodal »
.”

"Révolution" : ce que propose Emmanuel Macron pour l’enseignement supérieur. “Investir dans l’éducation, développer les efforts d’orientation, donner plus d’autonomie pédagogique aux universités et soutenir l’apprentissage et la formation continue. Telles sont les propositions d’Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, dans son livre-programme, "Révolution", publié le 24 novembre 2016 chez XO Éditions. Extraits.”

Coût du lycée en France : pourquoi est-ce si cher ?

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Former les futurs citoyens

N° 530
Dossier coordonné par Laurent Fillion et Pascal Thomas
juin 2016
Mise en place du nouveau socle commun, de l’enseignement moral et civique : l’éducation à la citoyenneté, thème souvent abordé par les Cahiers pédagogiques, revient au cœur des préoccupations. De quelle éducation à la citoyenneté parle-t-on ? Comment ne plus la confondre avec une éducation au civisme et à la civilité ?

N° 532 - Justice et injustices à l’école

Dossier coordonné par Marie-Christine Chycki et Émilie Pradel
L’école est traversée par tous les débats qui agitent la société. La question de la justice y est particulièrement vive et le sentiment d’injustice très prégnant chez tous les acteurs aux prises avec l’institution. Entre la subjectivité du sentiment et les conditions objectives des injustices vécues à l’école, quelles réponses pouvons-nous apporter