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Revue de presse du lundi 24 octobre

Malaises - Réformes et politique - Supérieur


En ce premier lundi de vacances l’actualité continue à bruisser du malaise enseignant causé par les déclarations des candidats de droite, mais pas que. On y parle encore et toujours de réforme politiques ou d’ailleurs. Quelques infos aussi sur le supérieur.


Malaises

A la suite de la déclaration sarkozyste sur les 6 mois de travail des enseignants, un groupe Facebook s’est créé : 800 000 feignasses. “Les petites phrases de N Sarkozy sur France Inter le 18 octobre font des vagues chez les enseignants. Elles sont largement commentées dans le groupe du Café pédagogique sur Facebook. Surtout elles sont reprises par un mouvement spontané né sur Facebook. En 48 heures plus de 3 000 "profs feignasses" marquent leur indignation devant les propos de Nicolas Sarkozy. Nous avons rencontré Kloé Mansc, une des administratrices du groupe Facebook des "800 000 feignasses".”

Dans la lignée, l’Instit’humeur nous parle du travail invisible des enseignants. "Cette semaine, j’ai pas mal bossé. Voici mon emploi du temps."

Plus généralement, la sociologue Agnès Van Zanten évoque le malaise des urgentistes de la République : les profs et les policiers. "« L’État poursuivra sans relâche ceux qui s’en prennent à nos professeurs, nos écoles, nos forces de l’ordre » tweetait mardi dernier le premier ministre Manuel Valls suite à la recrudescence de violences contre les représentants des institutions de la République. Ces violences ont notamment ciblé le corps enseignant et policier. En effet, le personnel de la Fonction Publique, et plus sensiblement, ceux qui occupent des fonctions régaliennes, semblent être confrontés à une hausse d’insécurité, de violences et de tensions dans leur travail quotidien." A écouter sur France Culture.

On entend souvent que "Les enfants seraient plus violents, moins bons à l’école, en orthographe, moins respectueux des aînés…
Aussi paradoxal soit-il dans une société qui loue le progrès, ne jure que par les « réformes » et place nombre de ses espoirs dans la science, il n’en est pas moins omniprésent, dans les médias et le discours public, surtout lorsqu’il s’agit de prophétiser l’apocalypse civilisationnelle que la décadence des mœurs enfantines est censée annoncer.”
Mais “Avec l’âge, nous retenons plus facilement les stimuli (événements, visages, informations) positifs que négatifs, ce qui pourrait expliquer physiologiquement notre tendance à dire que « c’était mieux avant »”


Réforme et politique

Pour Luc Ferry, "Rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans est la pire connerie imaginable".

Christophe Cailleaux quant à lui, se sent menacé par les "marchands de l’école".
“Les débats publics sur l’éducation et sur "la" pédagogie sont le théâtre d’une double offensive : celle des réactionnaires et de leurs outrances, mais aussi celle, souvent plus habile, des marchands d’éducation. De notre point de vue d’enseignant.e.s et de militant.e.s, le gouvernement actuel, si prompt à dénoncer les premiers, ne nous protège pas des seconds, bien au contraire.”

“Souvent décriée, la réforme scolaire québécoise est pourtant source d’inspiration pour la France, qui négocie à son tour le virage « évaluation des compétences ». Des directeurs d’école de l’Hexagone sont d’ailleurs de passage à Québec pour prendre des notes.”

Najat Vallaud Belkacem souhaite "développer l’enseignement à distance". “Vendredi soir, La ministre de l’Enseignement supérieur Najat Vallaud Belkacem s’est rendu à l’université de Polynésie française où elle a été accueillie par des chants entonnés par les étudiants. Après une visite des locaux, elle a échangé avec les étudiants qui lui ont fait part des problèmes qu’ils rencontraient.”


Supérieur

La ministre souhaite renforcer l’accompagnement des lycéens dans l’orientation post-bac. “Sur le modèle des « commissions d’orientation post-bac » expérimentées dans cinq académies, la ministre veut mieux accompagner les lycéens dont les choix d’orientation dans le supérieur sont « problématiques ».”

Une analyse pour savoir quelles sont les filières les plus sélectives. “On mesure le niveau de sélection d’une formation en comparant la quantité de candidatures reçues et le nombre de places disponibles. En tête : les BTS pour les formations courtes, les écoles d’architecture et d’art pour les bac+4/5. L’analyse de Séverine Maestri, extraite de son ouvrage “Réussir sa candidature pour entrer en filière sélective”.”

Géraldine Duboz (sur une récolte de Bernard Desclaux).


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Le climat scolaire
Revue n°523 - septembre 2015
Qu’est-ce qu’un bon climat scolaire ? Est-ce lorsque les élèves répondent à notre fantasme du «  bon élève  » ? On ne peut nier l’impact qu’il a sur les personnels et les élèves. Se sentir bien ou mal à l’école détermine en profondeur le parcours que l’on y mènera.

Le pari du collectif

Revue n°524 - novembre 2015
C’est une évidence, nous travaillons tous en équipe : dans l’établissement, autour d’une classe, pour un projet, sur un cas particulier d’élève… Hors du collectif, point de salut ! Est-ce si sûr ?