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Revue de presse du lundi 24 février 2014

Diplôme, études, niveau d’instruction - Scolarisation des filles - Report des nouveaux programmes - Nouveaux médias, nouvelle éducation ?


Diplômes, études, niveau d’instruction

«  La France n’a jamais compté autant d’étudiants : mais font-ils les bonnes études ? ». C’est la question posée par Atlantico qui lance une série sur la valeur des diplômes. Emmanuel Davindenkoff tente de répondre à la question. « Il est vrai qu’on observe une incohérence entre la distribution des effectifs étudiants et les secteurs qui recrutent », tout en précisant que «  nous sommes dans un pays libre, pas en URSS au temps du plan quinquennal ; on a le droit de choisir ses études ». « Certains secteurs ne font pas le plein. C’est le cas de l’industrie. Or, dans l’industrie, il y a de l’emploi à tous les niveaux, du CAP-BEP aux ingénieurs en passant par les cadres intermédiaires. Le secteur de l’industrie pâtit d’une image négative. »
Pour Le Point qui reprend une information de l’AFP, les Français sont moins instruits que la moyenne des Européens. L’étude de l’INSEE se base avant tout sur les diplômes : « 11,6 % des Français âgés de 18 à 24 ans ont quitté l’école sans diplôme ou avec seulement le brevet en 2012. » « Selon ces statistiques, les garçons sont les moins instruits : 13,4 % des 18-24 ans ont quitté prématurément l’école au collège sans suivre une autre formation, contre 9,8% des filles. »
Le Nouvel Observateur dénonce le sacrifice de l’école primaire. Car si « nous avons une des meilleures maternelles du monde »,« notre pays investit 6% de sa richesse dans l’éducation, mais de façon mal répartie. Notre école primaire reçoit 17% de moins que la moyenne OCDE, les lycées reçoivent 38% de plus ». La lutte contre les sorties sans diplômes commence bien par là.

Au Québec, le niveau de scolarité augmente. Mais L’avantage pointe que « le portrait scolaire des régions administratives du Québec laisse voir de grandes disparités ». Le taux de non diplômés atteint par endroit les 25 %.


Scolarisation des filles

Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie « a plaidé dimanche pour la création d’un fonds de solidarité pour la scolarisation des filles jusqu’à 16 ans, à quelques jours de l’ouverture du 2e forum mondial des femmes francophones à Kinshasa » nous apprend l’AFP. Rappelant que « dans une trentaine de pays francophones, la scolarité des filles n’allait pas au-delà de 10 ou 12 ans  ». Le site DigitalCongo reprend l’information. La ministre pour qui « l’éducation des filles est une priorité pour la démocratie » explique que « Seule l’action conjuguée de l’école et de la loi permet de faire avancer les droits des femmes ».


Report des nouveaux programmes

La fin de semaine avait été marquée par l’annonce du report des nouveaux programmes. Alain Boissinot s’explique aujourd’hui dans Le Café pédagogique. Il se veut rassurant sur la volonté de changement. « Sur les questions de programmes et de démarche curriculaire, on ne peut se situer dans l’urgence et le temps court. De nombreux exemples étrangers en attestent. C’est en voulant aller trop vite qu’on renoncerait de fait à toute réelle ambition. »
Dans La Croix, Bernard Toutlemonde, inspecteur général honoraire est plus sceptique sur l’interprétation du report. Il y voit la patte du SNES qui « s’est montré opposé à la volonté du président du CSP, Alain Boissinot, de faire évoluer les programmes vers une logique de curriculum, semblable à celle qui prévaut dans la plupart des pays. Au lieu de privilégier une approche encyclopédique, on fixerait des objectifs à atteindre en fin de cycle. Libre alors aux équipes pédagogiques, jouissant d’une plus grande autonomie, de déterminer les méthodes et les rythmes d’apprentissage, en les adaptant à leur public. Ce que refuse le Snes, redoutant que les élèves n’apprennent plus les mêmes choses d’un établissement à l’autre et que l’on mette davantage l’accent sur les compétences, au détriment des connaissances.
« Il faudra donc attendre 2020 pour que l’ensemble des collégiens travaillent sur les nouveaux contenus. C’est surréaliste ! Cela en dit long sur la rigidité du système, en décalage total par rapport à l’urgence mise en évidence par la dernière étude Pisa ! »... et le calendrier électoral pourrait bien jouer son rôle dans ces discussions ...
L’immobilisme, c’est l’angle d’attaque de cette tribune de Jean-Paul Moiraud sur Educavox. Et si l’enseignant innovant était un concept utile pour … ne pas innover ?. Pour lui, “mettre la focale sur l’enseignement innovant permet, à bien des égards de conserver le système en l’état.” “Si l’on veut être innovant regardons du côté des modifications structurelles qui pourraient être envisagées.” Le concept d’enseignant innovant sera-t-il un jour dépassé ? Et ce dépassement sera-t-il le signe que le système aura opéré sa mue ?


Nouveaux médias, nouvelle éducation ?

Le ciel de traîne sur la polémique concernant la théorie du genre et l’éducation sexuelle est encore présent dans les médias. Dans Le Nouvel observateur, Barbara Krief souligne que “l’éducation à la sexualité dans les établissements scolaires n’a jamais été aussi nécessaire.
Bien évidemment, les écrans sont en cause : "Les ados ont le porno dans leur poche. On est là pour rectifier le tir" “Le jeune qui se pose des questions sur sa sexualité naissante n’a qu’à ouvrir la fenêtre du web pour se désinformer avant même d’avoir pu s’informer.” “Il vaut mieux prévenir que guérir”.
Éduquer aux médias semble être un enjeu majeur. Les potentialités sont énormes mais les dérives aussi. Certaines sont dénoncées dans Nord Eclair qui prend l’exemple de deux collèges de la région lilloise où “Les réseaux sociaux sèment la pagaille
Interdire ou éduquer, c’est tout le dilemme des établissements scolaires face aux réseaux sociaux.

Demain c’est Laurent Fillion qui vous proposera la revue de presse.
Guillaume Caron

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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Filles et garçons à l’école
Revue n°487 - fevrier 2011
L’école mixte est régulièrement mise en cause, accusée de desservir tour à tour les filles ou les garçons. La question des violences sexistes et homophobes préoccupe les acteurs de l’école. Ce dossier rend compte des débats, met en lumière l’inventivité de tous celles et ceux qui agissent en faveur de l’égalité entre filles et garçons.

Le Web 2.0 et l’École
Revue n°482 - juin 2010
Facebook, Twitter, MSN et Skyblog, vous avez entendu parler de ces stars du Web 2.0 dans vos classes ou en dehors. Ce dossier donne la parole à des enseignants qui se sont emparés de ces nouveaux outils.

Questions aux programmes
Revue n°507 – Le corps à l’école
Qui donc fait les programmes scolaires, qui devrait les faire, selon quels critères ? Les programmes pour quoi faire dans le quotidien des classes ? Il y a ce qu’on choisit de ne pas faire, ou bien de faire en plus, sans parler de ce que l’on n’arrive pas à faire. Et voilà maintenant le socle commun au programme des enseignants…