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Revue de presse du lundi 21 mai 2018

Blanqueries — Numérique — Evaluation

Commençons par quelques “blanqueries” et nouvelles du côté du numérique. Le thème majeur de l’actualité du jour sera celui de l’évaluation regardée de différents points de vue.


Blanqueries

Promotion et bilan annuel se poursuivent !
Jean-Michel Blanquer : "Mon obsession : retrouver l’excellence". “Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer explique au JDD les réformes qu’il a entreprises depuis un an.”

Le ministre de l’éducation confirme la fin programmée de l’Académie de Limoges. “En déplacement dans la Creuse pour inaugurer l’école de Saint-Sulpice-le-Dunois, Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’éducation confirme la disparition des recteurs de Limoges et Poitiers à l’horizon 2021.” On attend la disparition de Versailles et Créteil dans la même logique...

Pourquoi le ministre de l’Éducation nationale s’entoure de Youtubeurs. Par Louis Heidsieck. “Pour mieux atteindre sa cible lycéenne, les équipes de communication de Jean-Michel Blanquer font appel à une dizaine d‘influenceurs. Leurs objectifs : vulgariser les réformes en cours et rajeunir l’image du ministère.”

Du côté des Parents d’élèves. La FCPE attachée à la semaine de 4,5 jours. “La première fédération de parents d’élèves (310 000 adhérents) tient son 72e congrès à Brest (Finistère), ce week-end. Trois questions à Liliana Moyano, présidente nationale.” Dont celle-ci : “Parcoursup, qui réforme l’accès à l’enseignement supérieur, suscite des oppositions. Votre position ?

Nous sommes contre la sélection qu’elle instaure. Le problème actuel est surtout démographique. Il faudrait augmenter le nombre de places à l’université pour faire face à cette hausse d’étudiants. Pour nous, l’échec en première année à l’université, est dû à un choix par défaut. Il faudrait travailler l’orientation et la construction de l’orientation, dès le collège ! Et que les professeurs des lycées et des universités y travaillent ensemble.”


Numérique

Des écrans numériques à la place des tableaux dans les classes de CM2. “Depuis le début de l’année scolaire, les vingt-trois écoles élémentaires publiques de Calais ont été dotées d’un vidéo-projecteur interactif. Ce sont des classes de CM2 qui profitent de ce tableau 2.0.

Education : penser la révolution numérique. “(Re) penser l’éducation à l’ère du numérique sera le thème d’un des temps forts de la prochaine édition de FesthiSciences qui débute mercredi. Une plongée dans un univers en plein essor, celui des apprentissages de demain !” “l’un des temps forts programmé dans le cadre de ce rendez-vous sera consacré aux pistes pour (Re) penser l’éducation à l’ère du numérique (jeudi 24 mai à partir de 18h à Puzzle).” A Thionville


Evaluation

Louise Tourret dans son émission “Rue des écoles” pose une question : L’école abuse-t-elle des notes ?Doit-on repenser l’évaluation scolaire ? Et comment la repenser à l’heure où la société du service nous incite de plus en plus à distribuer des notes ?” Avec Pierre Merle, sociologue et spécialiste des pratiques d’évaluation scolaire, pour Les pratiques d’évaluations scolaires, PUF (mai 2018), et Jean-Marc Huart, directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Éducation nationale (Dgesco).

Blocage des universités : que valent les examens en ligne ?Conséquence du blocage des examens sur table, l’université de Rennes 2 et Sciences Po Rennes ont choisi d’organiser des évaluations à distance à partir du 23 mai. Accès, sécurité, tricherie et valeur du diplôme... Ces modalités d’évaluation soulèvent plusieurs interrogations.”

Parcoursup : les universités tâtonnent avec le classement des candidatures. “Dans les filières en tension, les universités ont dû trouver des moyens, parfois décriés, de classer les dossiers.”

Parcoursup : la sensible question des candidats en attente. “Des centaines de milliers de lycéens recevront, à compter du 22 mai, les premières propositions d’affectation dans l’enseignement supérieur. Mais il sera encore difficile de tirer un bilan du fonctionnement de la nouvelle procédure d’admission post-bac, martèle-t-on déjà du côté de l’Etat.”

Parcoursup à l’épreuve du feu. “Dans l’entourage de la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, on se dit, au contraire, "totalement serein" : "Jusqu’ici, tout s’est parfaitement déroulé. Ce petit jeu qui consiste à créer une angoisse collective est irresponsable !". A ceux qui craignent que les lycéens déçus rejoignent les manifestants qui empêchent actuellement la tenue d’examens, on répond : "Le mouvement des facs s’essouffle, il est en train de s’éteindre. Tout va rentrer dans l’ordre."

Oh surprise, Le gouvernement publie l’algorithme de Parcoursup, à la veille de ses premières réponses. "Cette communication intervient après des inquiétudes sur l’opacité de ce nouveau système d’orientation, au cœur d’une loi qui a suscité contestations et blocages d’universités. Parcoursup a succédé au très critiqué système d’Admission Post Bac (APB).

"A la différence d’Admission Post Bac, dont les règles de fonctionnement n’avaient jamais été explicitées publiquement, les règles qui régissent Parcoursup ont été clairement fixées par la loi et par les décrets et arrêtés d’application", indiquent dans un communiqué commun le ministère de l’Enseignement supérieur et le secrétariat d’Etat en charge du Numérique."
Mais cela ne concerne pas le traitement de sélection réalisé dans chaque établissement et université ! Rappel, Parcoursup ne réalise aucun "tri".

Une enquête révèle le coût élevé des études supérieures. “Un sondage de CSA Research pour la société de crédit Cofidis expose de façon assez crue les inégalités face à l’accès à l’enseignement supérieur en France et les risques pour « l’ascenseur social ».”

Des inégalités toujours criantes dans l’accès à l’enseignement supérieur. “Choisir son orientation, un parcours qui n’a pour certains rien d’évident. Outre les difficultés à trouver sa voie, s’ajoute le coût parfois vertigineux des études. Un coût qui constitue déjà un critère pour nombre de futurs bacheliers. Une enquête de CSA Research pour la société Cofidis et révélée ce lundi dans "Le Monde", souligne une nouvelle fois le poids des inégalités dans l’accès à l’enseignement supérieur et les risques pour "l’ascenseur social".”

Le bac « dévalorisé » de 1968, modèle d’ascenseur social. Par Sibylle Vincendon. “Deux économistes notent que le nombre très élevé d’admis a permis aux intéressés d’accéder en masse aux études supérieures, avec des effets à long terme.”
En 2005, l’économiste Eric Maurin publiait avec son homologue britannique Sandra McNally une étude déconcertante sur les effets du bac « allégé » de 1968 (1). Intitulé Vive la Révolution ! et sous-titré « Les bénéfices de long terme de Mai 1968 », ce travail entendait répondre à l’idée reçue selon laquelle, en acceptant que l’examen soit réduit à un oral passé sur une journée et noté sur place dans la foulée, l’institution avait délivré cette année-là un diplôme ne valant rien. Les 80 % de réussite du millésime 1968 (contre 60 % en 1967 et 1969) semblaient attester cette dévalorisation, surtout si l’on considère que la valeur d’un titre académique est liée à l’effort qu’il a demandé. Le bac « allégé » n’a pas été le seul examen touché par les événements de Mai. « Dans la plupart des universités, il fut pratiquement impossible d’organiser des examens normaux sans reports ni adaptations diverses », rappellent les chercheurs.”

Bernard Desclaux



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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 545 - Accompagner en pratiques
Dossier coordonné par Rachel Harent et Xavier Dejemeppe
mai 2018
Qu’est-ce qu’accompagner au sein et hors de la classe ? Qu’en est-il de l’accompagnement personnalisé ? Comment l’accompagnement vise-t-il à construire l’autonomie de l’élève ? Ce dossier interroge le sens donné aujourd’hui à l’accompagnement de tous les élèves par les enseignants et aussi par les coéducateurs.

N° 544 - Les écrits de travail des élèves
Dossier coordonné par Jacques Crinon et Hélène Eveleigh
mars-avril 2018
À l’école, on n’écrit pas toujours beaucoup, car on est trop souvent dans la logique de production d’un écrit bien fait, qui sera évalué ou communiqué. Or, le langage écrit est aussi un instrument intellectuel, au service du travail quotidien des élèves. Comment les faire écrire davantage ?