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Revue de presse du lundi 20 novembre

Réforme du lycée - Supérieur - Divers

Dans l’actualité éducative de ce lundi, il est beaucoup question de la réforme du lycée, mais aussi du supérieur. Nous terminerons par quelques informations diverses.


Réforme du lycée

Dans une interview accordée à la Lettre de l’éducation, Roger-François Gauthier porte un regard critique sur le baccalauréat actuel :« Roger-François Gauthier est professeur (politiques éducatives comparées) à l’université Paris-Descartes et membre du Conseil supérieur des programmes.
“Je ne fais là que décrire ce qui existe ailleurs. En revanche, un point sur lequel j’ai un point de vue franchement critique, c’est notre système de moyenne et de compensation entre disciplines, une habitude française dont nous ne voyons pas à quel point elle nous singularise. Demandez à un jeune Anglais s’il a eu son bac, il ne pourra pas vous répondre car il n’a pas de résultat global. Il va dire par exemple  : j’ai eu quatre A levels, le premier en chimie avec le grade B, le second en maths avec le grade A, etc. L’examen atteste d’un acquis précis. En France, en acceptant de compenser des carences en mathématiques par des qualités en anglais, notre système court le risque de donner le bac à des élèves qui, dans certains domaines, sont au-dessous de la ligne de flottaison. Ce n’est pas un service à leur rendre. C’est même une forme de laxisme, inscrit dans la routine.” »

Béatrice Mabilon-Bonfils y va de sa contribution au débat sur la réforme du lycée, dans The Conversation, et cela mérite une lecture attentive : « Le ministre de l’Éducation nationale, Jean‑Michel Blanquer vient d’annoncer une réforme du baccalauréat, pour “redonner du sens” à cet examen “en finir avec le bachotage” ». Deux axes de réflexion sont proposés : la suppression des séries de baccalauréat, une part accrue contrôle continu dans l’examen. Des consultations devraient avoir lieu pour en débattre…
L’École ne se borne pas à reproduire les inégalités sociales, elles les accentue. La question scolaire devient la question sociale du XXIe siècle : elle interroge qui peut participer de notre société en train de s’élaborer et qui ne peut y prétendre. Pour parier sur l’éducabilité de tous les enfants, il faut modifier l’organisation et la mise en œuvre des savoirs.
Cette réforme est une opportunité si nous savons la saisir ensemble… »

Quant au Café pédagogique, il met l’accent sur les difficultés et résistances qui émergent au moment de la mise en place des premières mesures du ministre : « "Les brouilleurs sont sortis". C’est le titre d’un communiqué du Snpden, premier syndicat de chefs d’établissement, qui dénonce la façon dont la réforme de l’orientation est appliquée dans les établissements. Le Snes appelle de son coté à freiner la mise en route des réformes. »


Supérieur

Libération reprend une dépêche de l’AFP au sujet du logiciel qui va remplacer APB : « Le projet de loi sur les nouvelles modalités d’entrée à l’université, baptisé “Orientation et réussite des étudiants”, dessine les contours de la plateforme d’inscription dans l’enseignement supérieur qui succèdera à APB (admission post-bac). Voici ce que l’on en sait, avant sa présentation mercredi en conseil des ministres. »
Toujours dans Libération, une enseignante nord-américaine règle ses comptes avec l’université française : « Professeure nord-américaine, Josette Féral se réjouissait d’occuper un poste à l’Université française. Elle y a découvert un système de pouvoir opaque et violent. Des mentalités d’un autre âge qui empêchent la faculté de rayonner à l’étranger comme elle le mériterait. »


Divers

Le très actif Défenseur des droits appelle à réformer d’urgence l’éducation à la sexualité, selon La Croix : « Le Défenseur des droits présente en avant-première à La Croix son rapport annuel sur les droits de l’enfant. »

Dans la Lettre de l’éducation, il est question de l’inefficacité du jour de carence : « Réduire les “micro-absences” qui désorganisent les services et dont l’accumulation grève les comptes publics : tel est le but affiché du rétablissement en  2018 du jour de carence des fonctionnaires. Une étude de l’Insee vient fragiliser ces motifs. »

Le Café pédagogique suit les conséquences de la récente et remarquée pétition autour d’une règle de grammaire controversée, positives et négatives. Quoi qu’on pense de cette initiative, on ne peut que fermement condamner les menaces subies par ces collègues dont le dévouement et le professionnalisme ne peut être remis en cause : « Le 7 novembre, 314 professeur•es ont déclaré vouloir ne plus enseigner la fameuse règle de grammaire sexiste “Le masculin l’emporte sur le féminin”. Le Manifeste a suscité bien des réactions.
Positives : environ 30 000 personnes ont d’ores et déjà signé la pétition de soutien. Négatives : fin de non-recevoir du ministre, opposition de l’Académie française, menaces ponctuelles de sanction ou de représailles, résolution de députés conservateurs, insultes en ligne, annulation de formations… Comment cette tourmente est-elle vécue par celles et ceux qui ont osé s’engager pour défendre leurs convictions ? Quelles réactions chez leurs collègues, les élèves ou les parents ? Cela a-t-il modifié la réflexion et la détermination ? Témoignages d’enseignant.es, du primaire jusqu’au supérieur, de France, de Belgique ou du Québec, tous et toutes armées “d’un courage et d’une foi nouvelles” (Racine) »

Enfin, dans un collège d’Ermont,les assistants d’éducation sont en grève pour protester contre la suppression très irréfléchie des contrats aidés, qui fragilise la gestion de l’établissement : « Au collège d’Ermont (Val d’Oise), les surveillants se mobilisent contre la suppression de trois postes en contrat aidé. En sous-effectifs, ils ne pourraient garantir la sécurité des élèves. »

Aurélie Gascon


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 539 - Pouvoir d’agir et autonomie de l’école au lycée

Dossier coordonné par Michèle Amiel et Gwenaël Le Guével
septembre-octobre 2017

Prendre des initiatives, engager un processus de décision, animer une équipe, mettre en place une innovation, etc. Est-ce le domaine réservé du directeur d’école, de l’IEN, du chef d’établissement ? Au bout du compte, l’augmentation du pouvoir dans un établissement autonome, c’est celle du chef ou celle des personnels.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.