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Revue de presse du lundi 20 janvier 2014

Éducation prioritaire - Rythmes - APB - MOOCs - Santé


Éducation prioritaire

En ce début de semaine, on trouve encore des échos suscités par les annonces de Vincent Peillon concernant l’éducation prioritaire.

Mara Goyet, dans son blog hébergé par Le Monde, s’interroge sur le bienfondé de la volonté du ministre d’inciter les enseignants "aguerris" à venir enseigner en Zone d’Éducation prioritaire. Sous le titre "Est-il scandaleux d’envoyer les jeunes enseignants dans les collèges difficiles ?", elle se demande si les compétences requises peuvent se résumer à une question d’ancienneté.
"Il faudrait s’assurer qu’après avoir fait sa carrière dans des établissements sans problèmes (si, du moins, ça existe !), l’on soit capable d’enseigner dans les collèges vraiment difficiles. Ce n’est pas du tout évident. L’enseignement en ZEP a des particularités que l’on ne retrouve pas ailleurs, cela suppose des capacités et des attentions que l’on n’acquiert pas forcément autre part."

Il est sans doute vrai que l’enseignement en ZEP a ses particularités. Des ombres et des lumières. Interviewée dans Libération par Véronique Soulé, Laura Soudry, enseignante de lettres en Seine-Saint-Denis, parle du bonheur d’enseigner à un public toujours à conquérir : « Ici, on a tout à apprendre aux élèves, on se sent utile »
"Laura Soudy fait partie de ces professeurs qui bougent et inventent dans l’éducation prioritaire, pour tenter d’accrocher des élèves qui débarquent souvent au collège persuadés de ne pas être à la hauteur, mal préparés à un enseignement académique ou tout simplement incapables de rester en place et de se concentrer."

« Tant que le système sera sélectif, il y aura des élèves en échec »
Toujours dans Libération, Margaux Velikonia a interrogé le sociologue Daniel Frandji. On peut partager son diagnostic "On n’arrivera pas à réduire les inégalités scolaires en agissant seulement sur l’éducation prioritaire. Tant que l’école sera un système sélectif et concurrentiel, il y aura des élèves en échec. C’est important de développer un programme particulier pour les victimes de la compétition scolaire, mais repenser le modèle dans son ensemble afin de supprimer la source de ces échecs serait encore mieux."
Par contre, on peut rester songeur devant cette phrase : "En voulant innover, on n’utilise pas forcément les méthodes les plus adaptées. Afin que l’élève s’épanouisse et apprenne par lui-même, les enseignants lui laissent par exemple volontairement le plus de marge possible. Sauf que dans les milieux défavorisés, les enfants n’ont parfois pas les ressources, les prérequis nécessaires pour y arriver. Ces méthodes handicapent certains élèves. Il faut que l’on retourne vers des pédagogies plus « explicites »". les méthodes traditionnelles sont elle réellement plus "explicites" ? L’innovation et l’explicitation seraient-elles antinomiques ?

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Le dessin de Fabien Crégut

Rythmes scolaires

Pour les opposants de tous ordres à la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle se met en place, la refonte du calendrier des vacances scolaires est du pain béni. Mattea Battaglia se demande à qui profitent réellement ces changements. Nouveau calendrier scolaire : où est l’intérêt de l’enfant ?
"À compter de la rentrée 2016, les vacances de Noël commenceront un samedi au lieu d’un mercredi comme prévu initialement, et les vacances de printemps une semaine plus tôt. Un geste en faveur des professionnels de haute montagne, qui ont subi une baisse de la fréquentation des stations de ski, sur la période du printemps, de 70 % en trois ans.
C’est un pas en arrière pour les acteurs de la communauté éducative, qui regrettent qu’une réflexion plus globale sur l’année ne soit pas menée et redoutent un calendrier scolaire moins équilibré.
"

Autre volet de la réforme des rythmes, la date de rentrée. Un certain nombre de syndicats ne sont pas du tout prêts à accepter une rentrée des enseignants en août et réclament même la suppression de la demi-journée de rattrapage prévue le 11 juin. C’est à lire dans VousNousIls


APB

"L’admission post-bac, toujours une épreuve."
En ce jour d’ouverture de la plate-forme d’admission post-bac (APB), force est de constater que tout n’est pas simple pour les utilisateurs, des familles qui n’ont pas toujours les "codes" de l’accès au supérieur, souligne Libération.
On note quand même quelques améliorations : "Cette année, pour la première fois, les étudiants qui ont déjà suivi une première année post-bac et qui veulent se réorienter y auront accès. Jusqu’ici, ils devaient effectuer des démarches auprès des facs. Huit écoles de commerce ainsi que plusieurs formations de travail social rejoignent le site."
Par contre certaines formations restent encore "hors-circuit" : les soins infirmiers et de grands établissements comme Sciences-Po, les Instituts d’études politiques (IEP) de province ou l’université Paris-Dauphine. "La raison invoquée est que les dates des différentes étapes d’APB - vœux jusqu’au 20 mars, envoi des dossiers jusqu’au 2 avril, phases d’admission entre le 23 juin et le 19 juillet - sont incompatibles avec leurs propres processus de sélection.".
"Côté simplifications, les lycéens auront le choix cette année entre 45 mentions de licence, contre plus de 300 avant."
Bref, mention "peut mieux faire".
"Un numéro vert va par ailleurs être ouvert en mars pour répondre aux questions, et devrait fonctionner toute l’année à partir de 2015. "
Espérons que cela suffira.


MOOCS

La planète MOOC "FUN" est en orbite. Plus de 100.000 inscrits à la plateforme française de Moocs
VousNousils nous raconte ce démarrage en fanfare :
"FUN, la pla­te­forme fran­çaise de cours ouverts mas­sifs en ligne (Moocs), a dépassé la barre des 100.000 ins­crits et la moi­tié se sont connec­tés dès jeudi, jour du lan­ce­ment des huit pre­miers cours (...)
Les 17 autres Moocs, pour les­quels les ins­crip­tions res­tent ouvertes, doivent être lan­cés dans les semaines qui viennent. Ils sont pré­sen­tés surwww.france-université-numérique.fr
Trente Moocs sup­plé­men­taires seront lan­cés cou­rant 2014. Parmi eux, il y aura un cours des­tiné aux étudiants des Écoles supé­rieures du pro­fes­so­rat et de l’éducation (Espé) sur l’enseignement et la for­ma­tion avec le numé­rique, sous la hou­lette des Écoles nor­males supé­rieures de Cachan et Lyon, mais aussi des cours sur la carte à puce, les droits d’auteur, le droit civil..."

Comment ça, vous n’êtes pas encore inscrit ???

Le numérique, clé des savoirs de demain ? Oui mais si et seulement si ...
Dans Educavox, on lira les prédiction de Michelle Barrière représentante du Groupement des Editeurs et Diffuseurs d’Educatifs Multimédia (GEDEM).
"Les ressources numériques seront demain granulaires, modifiables et interopérables"
" (...) Pour faciliter l’usage du numérique éducatif, les enseignants et les élèves ont besoin que les ENT développés dans les écoles, collèges, lycées de chacun des territoires soient effectivement interopérables entre eux et avec les ressources qu’ils manipulent sur leurs différents outils terminaux. Ils doivent donc être également multisupports."


SANTÉ

"Selon l’Observatoire euro­péen des drogues et des toxi­co­ma­nies, la France est, après la République tchèque, le pays où la consom­ma­tion de can­na­bis est la plus élevée chez les 15–16 ans." Partant de ce constat inquiétant, Vincent Peillon commente : "On a un tra­vail consi­dé­rable de pré­ven­tion et d’accompagnement sur les ques­tions d’addiction." "Ces chiffres", a-t-il dit en élar­gis­sant le pro­blème à l’alcool, au tabac, aux gros­sesses pré­coces et à l’obésité pour les jeunes, "sont très mau­vais". "La consom­ma­tion de can­na­bis concerne énor­mé­ment de jeunes et de moins jeunes. C’est une ques­tion de santé publique".
Cannabis : question de "santé publique" , C’est à lire sur le site VousNousils.

Pendant ce temps là, comme le rappelle le journal en ligne : "Alors que le Colorado, avant l’État de Washington, vient d’autoriser la consom­ma­tion de cette sub­stance, le pré­sident Barack Obama a estimé qu’en fumer n’est pas plus dan­ge­reux que boire de l’alcool, ajou­tant tou­te­fois que c’est "une mau­vaise idée" de le faire, dans une inter­view au maga­zine The New Yorker".
No comment.

On se retrouve demain pour la revue de presse de Laurent Fillion ?

Mila Saint Anne


Dans la librairie du CRAP

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- Face aux classes difficiles
Hors-série n°14 - novembre 2008

Bavarde ou passive, agressive ou amorphe, évitant l’effort ou multipliant les malentendus, désespérément monotone ou inexplicablement changeante, composée d’élèves incapables de se concentrer ou de se mettre au travail tous en même temps, homogène, hétérogène... la classe difficile n’est jamais celle à laquelle nous nous sommes préparés !
- Éducation à la santé
Hors-série n°24 - janvier 2012

Publication disponible uniquement au format numérique (PDF - epub), en téléchargement depuis notre site.
Comment éviter le moralisme, les injonctions aux « bons » comportements ? Comment ne pas se limiter à des actions ponctuelles, marginales, déconnectées de l’enseignement ? Des exemples de démarches de projet, de partenariat, pour impliquer les élèves, sans oublier de « soigner le milieu ».