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Revue de presse du lundi 1er avril 2019

Confiance ou méfiance ? — Mal-être — Etrange — Supérieur

Une large part des médias se fait l’écho des manifestions d’enseignants de samedi. On évoque aussi des informations tristes ou plus légères. On termine avec les personnes transgenres qui obtiennent une certaine reconnaissance dans le supérieur.


Confiance ou méfiance ?

La presse se fait l’écho aujourd’hui des manifestations d’enseignants de samedi.
La mobilisation enseignante le 30 mars et ses suites. Le Café pédagogique
“Des milliers d’enseignants ont manifesté dans une cinquantaine de villes samedi 30 mars, accompagnés de nombreux parents. Les manifestations organisées par les 5 principaux syndicats enseignants (Fsu, Unsa, Sgen Cfdt, Cgt, Snalc) ont posé une nouvelle étape du mouvement pour la révision de la loi Blanquer. Les enseignants du premier degré étaient particulièrement nombreux, alarmés par la création des EPSF et l’article sur les jardins d’enfants. Pour la Fsu comme pour le Sgen Cfdt et le Se Unsa, le ministre doit enfin entrer en discussion sur son projet de loi. A noter le ralliement du Se Unsa au mouvement du 9 mai et ces premiers chiffres du Baromètre Unsa : seulement 6% des enseignants sont en accord avec les mesures prises par JM Blanquer.”
Mobilisation un peu partout en France
Angoulême : 200 profs dans la rue contre la loi Blanquer
“"Pas besoin de discuter. On n’en veut pas du tout !" C’est signé d’une militante Sud et c’est, en gros l’avis des plus de deux cents enseignants qui ont bravé le soleil estival de ce samedi pour venir manifester leur rejet de la loi Blanquer devant l’hôtel de ville d’Angoulême. "L’article 1 de la loi parle de la confiance, pour nous c’est plutôt une loi de défiance", commente à la FSU Nicolas Baleynaud.”
Enseignants contre la loi Blanquer à Tarbes
Les enseignants dans la rue contre le projet de loi Blanquer
“Le projet de loi « pour une école de la confiance » du ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, inquiète le monde enseignant. Une bonne centaine de manifestants se sont rassemblés ce samedi devant l’Inspection académique, à Vesoul, pour faire entendre leurs revendications.”

Mais, selon le ministre, les enseignants n’ont rien compris à sa loi sur l’école.
“Le ministre de l’Éducation nationale réagissait au micro de France Info, au lendemain des manifestations qui ont rassemblé quelque 36 000 personnes dans le pays. Une large mobilisation des enseignants et des parents qui se base sur des « intoxications » selon lui.
Les rassemblements des enseignants et parents d’élèves, qui ont eu lieu hier dans plusieurs villes de France, n’y changent rien. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, persiste et signe à l’antenne de France Info ce midi. Sa réforme du lycée et son projet de loi « Pour l’école de la confiance » vont améliorer la réussite des élèves de la maternelle au lycée, assure-t-il.

« Des intoxications données par certains »
"Hier, pourtant, 36 000 personnes, parmi lesquelles de nombreux enseignants et parents d’élèves, ont crié leur inquiétude face à son projet de loi qui a déjà été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale et qui arrivera devant le Sénat le 13 mai.
« Ce qui est désolant dans cette mobilisation d’hier, c’est qu’elle est basée sur la base d’intoxications données par certains… », a déploré le ministre, un brin agacé. Depuis plusieurs semaines, il tente (en vain, pour l’instant) de rassurer le corps enseignant, allant même jusqu’à lui adresser une lettre de soutien vendredi.
« En démocratie, il est important que le débat soit basé sur des informations justes. Et, sur ces sujets-là, on a assisté à un festival de bobards toute la semaine dernière. »”

Les enseignants apprécieront.
Une très bonne réponse au ministre par Paul Devin.
« Le raisonnement simpliste qui considérerait que toute opposition ne pourrait se fonder que sur une ignorance nourrie de bobards ne pourra que renforcer la détermination des enseignants à s’exprimer : ils sont très nombreux à ne pas vouloir de l’école prévue par la loi Blanquer parce qu’ils pensent qu’elle ne sera pas l’école de la justice sociale. »

D’ailleurs, « Où sont passées la pédagogie et la confiance dans l’école de M. Blanquer ? » Martine Daoust et Patrick Hetzel
« La confiance ne se décrète pas à coups de déclarations de presse, mais elle se construit patiemment par les actes. Le faire est bien plus important que le dire »


Mal-être

Batailles de chiffres sur le phénomène des démissions d’enseignants par Mattea Battaglia
“Pour le ministère de l’éducation, il n’y a pas de hausse significative des départs. Une statistique trompeuse, selon les syndicats.
C’est une petite musique qu’on entend raisonner dans les salles des profs : on n’embrasserait plus le métier « à vie ». La « vocation » – terme qui hérisse bon nombre d’enseignants – n’aurait plus trop de sens pour une jeune génération qui se pense une première, une seconde voire une troisième carrière.”

Jean Willot, un suicide qui secoue l’école
“Si les médias vont petit à petit s’intéresser à cette affaire, c’est parce que le monde enseignant s’en empare très rapidement. L’émotion est forte, l’empathie profonde, pour chacun d’entre nous. Mieux que les mots, qui seuls ont toujours du mal à dire les choses dans ce type de situation, ce sont les images qui vont parler au plus grand nombre. Le dessinateur et enseignant Remedium, alias Christophe Tardieux, couche 18 cases d’une bande-dessinée partagée 83 000 fois sur Facebook, une planche qui dit tout et se suffit à elle-même.”


Etrange

Les ateliers de la confiance
“Comme j’en ai pris l’habitude, à cette période, je vous informe des évolutions de ma vie professionnelle et de mes nouveaux défis.
Le futur projet est un immense chantier et est très enthousiasmant. Nous allons créer avec d’autres personnes, un nouvel organisme de formation : « les ateliers de la Confiance ». On le sait, les mouvements pédagogiques sont aujourd’hui devenus de dangereux vecteurs d’idéologies, tout comme le sont les syndicats enseignants. Il est donc important d’offrir une alternative qui permette de mettre en œuvre avec la plus grande efficacité une pédagogie pour accompagner l’école de la Confiance voulue par Jean-Michel Blanquer.”
Je vous conseille la plaquette d’informations.

Blanquer : La prime de 1000 euros versée ce lundi
“Promise depuis septembre 2018, la prime de 1000 euros sera versée à tous les enseignants, ou presque, ce lundi. "Il est temps de lever les lignes" déclare ce matin le ministre de l’éducation nationale dans Le Figaro. Le Café pédagogique s’est enquis des modalités de versement.”

La coopération, une valeur libérale essentielle
Mouvement éducatif de défense de l’entraide en formation
“Il est temps de dire la vérité. Nombreux sont ceux qui nous ont percés à jour. Nous devons l’admettre : les Cahiers pédagogiques, qui promeuvent la coopération entre élèves, la pédagogie de projet et les méthodes actives, sont en accord avec le MEDEF.”


Supérieur

Le gouvernement veut que les personnes trans puissent utiliser leur prénom d’usage à l’université. Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, estime que cela devrait être « un droit ».
“Cela pourrait être une décision importante pour les personnes trans. La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal veut que l’utilisation par l’administration du prénom d’usage, choisi par des personnes transgenres pendant leur transition, devienne « un droit » dans l’ensemble des établissements du supérieur, annonce-t-elle vendredi dans un entretien à Têtu.”
Identité transgenre à l’université : Vidal se positionne favorablement
“L’exécutif n’en finit plus de lancer ses ballons d’essai. Dernier en date : celui émis par Frédérique Vidal, ce vendredi 29 mars. Dans les colonnes de Têtu, elle explique souhaiter que le prénom d’usage des personnes transgenres, celui qu’elles ont choisi durant leur transition, soit un « un droit » dans l’ensemble des établissements de l’enseignement supérieur, rapporte notamment Le Figaro.”
Egalement dans l’Obs : Le prénom d’usage des transgenres devrait devenir un "droit" dans toutes les facs

Mon idée pour la France : « Créer un Institut contre les désordres de l’information »
“« Le Monde » a demandé à des contributeurs de tous horizons de proposer, chaque jour, une idée pour changer la France. Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d’université, propose de « faire des désordres de l’information un sujet d’étude interdisciplinaire ».

Géraldine Duboz (sur une récolte de Bernard Desclaux)
Des poissons se sont malencontreusement glissés dans les filets de la récolte. A vous de les trouver !


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 552 - Les dys dans la classe
Dossier coordonné par Nicole Bouin et Émilie Pradel
mars 2019
L’accueil des élèves présentant des troubles des apprentissages, dont les «  dys  », ne va pas sans difficultés au quotidien pour les enseignants. Notre dossier propose des éclairages de chercheurs sur ces troubles et donne la parole aux praticiens de terrain, aux parents, aux anciens élèves dys, aux médecins, aux associations…

N° 551 - Expliciter en classe
Dossier coordonné par Andreea Capitanescu Benetti et Sylvie Grau
février 2019
L’enseignement explicite, de quoi s’agit-il exactement ? Le projet de ce dossier est de faire le point sur ce que disent les chercheurs, les formateurs, mais surtout d’aller explorer ce qui se passe dans les classes. Qui explicite ? Quoi ? Quand et comment ?