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Revue de presse du lundi 19 mai 2014

Examens et orientation - Rythmes et réformes - Manifestations


Examens et orientation

Vers la mi-juin, le marronnier des examens refait surface. Ce n’est que le début.
On peut d’ores et déjà trouver en ligne le calendrier des épreuves (DNB et Baccalauréat) dans La Croix, ce qui n’est jamais inutile en ces périodes de flou calendaire....

On s’interroge sur le contenu des épreuves (n’est-ce pas un peu tard pour s’en inquiéter ?) en constatant que cette année encore tout le monde n’est pas satisfait (la perfection est, elle, attendue aux calendes grecques). L’Association des pro­fes­seurs de langues vivantes (APLV) juge tou­jours "pro­blé­ma­tique" l’organisation des épreuves de langues au bac­ca­lau­réat. L’évaluation orale des langues (une des nouveautés de ces dernières années) est jugée discriminatoire car il est impossible, dans l’état actuel de l’organisation des épreuves, qu’il s’agisse d’une épreuve anonyme. On pourrait rétorquer qu’il en est de même pour les épreuves d’Éducation Physique et Sportive. Ou bien suggérer que l’évaluation se fasse dans un autres établissement (c’est comme ça qu’on passait l’oral de Français dans mon jeune temps, non ?). L’interview de Jean-Luc Breton (APLV) par VousNousIls, peut même parfois sembler un peu contradictoire. D’une part, il affirme "Certains élèves prennent l’épreuve à la légère car elle se déroule dans l’établissement et ils connaissent les ensei­gnants." et conclut par le fait que les nouvelles épreuves permettent de voir si l’élève a fait un tra­vail per­son­nel. Les élèves sont acteurs et non récep­teurs passifs. Qu’en conclure ?
Nous passerons un voile pudique sur l’évocation d’une autre difficulté. celle que représente, pour les enseignants, l’obligation de noter par pallier et non par notes chiffrées, pour être en conformité avec le cadre euro­péen com­mun de réfé­rence pour les langues (CERL) publié en .... 2001.

Mai-juin, c’est également l’époque du pensum Admissions post-bac (APB pour les intimes).
Le Nouvel Observateur, dans une article intitulé APB : connaissez-vous tous ses secrets ? nous en livre quelques uns.
En effet, il faut savoir que "Pour les filières sélectives : licences dites "à recrutement particulier", classes prépas, BTS, DUT etc., les établissements répondent en fonction du dossier scolaire sans connaître l’ordre des vœux. " alors que "pour les filières non sélectives de l’université, les licences générales, c’est exactement le contraire : mieux le vœu est classé, meilleures sont les chances d’être retenu, les résultats scolaires et le dossier n’entrant absolument pas en ligne de compte."

Dans un autre article, l’hebdomadaire vous décrypte les méthodes d’accès à l’Université avec un article au titre éloquent : Facs. La sélection existe... façon "roulette russe"

Vous avez jusqu’au 10 juin pour jouer à la roulette et rendre votre copie.


Rythmes et réformes

Puisqu’il était question de calendrier, quelques mots pour vous signaler le billet de l’Instit’Humeur hébergé par FranceTVInfo qui nous rappelle fort à propos que, n’en déplaise aux tenants du "prof = feignant" que "Le ministre a clairement indiqué qu’avec ce décalage de la rentrée, "il y aura une journée à rattraper. Nous ouvrirons des discussions avec l’ensemble de la communauté scolaire sur les conditions de mise en œuvre de cette journée de rattrapage"... pour laquelle certains syndicats enseignants songent déjà à appeler à la grève...

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Le dessin de Fabien Crégut

Ça grogne toujours sur la mise en œuvre des rythmes scolaires, dans le nord de la France 8 maires de l’agglomération de Lille réclament un report de la réforme, réclamant un délai sup­plé­men­taire d’un an et un plus grand finan­ce­ment de l’Etat pour appli­quer la réforme.

À Toulouse, on peut lire dans La Dépêche que le Snuipp 31 s’inspirant de Lyon, propose aux conseils d’école de solliciter l’inspection d’académie pour une après-midi en moins à la rentrée prochaine "à placer au choix, le lundi, le mardi, le jeudi ou le vendredi".

Pendant ce temps là, ’à Arras, on a dit "bof", puis "chic !". Le Nouvel Observateur nous présente la mise en oeuvre de la réforme. "Il a fallu des mois à la mairie pour concevoir cette mécanique compliquée. Chaque école a son "référent" ; "Il a fallu recruter : 180 étudiants, animateurs, scientifiques, personnels de conservatoire"."En comptant les aides de l’État et des caisses d’allocations familiales, la mairie débourse 600.000 euros pour ce programme. "Ce n’est pas une dépense, c’est un investissement, martèle le maire UDI Frédéric Leturque. "
Et même si "à la rentrée, les professeurs étaient sur leurs gardes" à l’école Anatole France "Depuis le début de l’année, le nombre d’enfants inscrits est passé de 130 à 160. "Un plébiscite !" se félicite le directeur de l’établissement.".


Manifestations

La Rencontre nationale des Lieux d’Éducation Associés (LéA) de l’Institut français de l’Éducation ( IFÉ) aura lieu le mercredi 21 mai 2014 à l’IFÉ à Lyon au sein de l’École Normale Supérieur de Lyon. C’est l’occasion de faire le point sur le travail des trente LéA répartis sur le territoire français. Le programme détaillé est à retrouver sur Éducavox.

Un autre colloque Quand les élèves racontent l’histoire nationale : questions à l’enseignement aura également lieu à l’ENS Lyon les 19 et 20 mai 2014.
"Le projet de recherche pluridisciplinaire et international (Allemagne, Catalogne, France, Québec, Suisse) mis en place par le laboratoire Éducation, Cultures, Politiques (ECP) avec le soutien de l’Ifé-ENS de Lyon, a inversé la question en recueillant des récits élaborés par des élèves de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur dans différents pays. L’enquête visait à identifier les modalités, les formes, les productions, les origines d’une mémoire historique faisant « sens commun » dans les récits d’élèves, en dehors d’une situation d’évaluation scolaire. Les résultats de l’enquête donnent à voir une forme scolaire du récit historique largement réinterprétée dans le temps et dans l’espace, sous des influences diverses (contexte, territoire, variables sociologiques) avec cependant des éléments convergents témoignant d’une construction « par en bas » d’un récit commun comme en témoignent, par exemple, les 5883 récits français. Le colloque présente les premiers résultats de cette enquête à partir de thèmes transversaux et organise la confrontation entre les différentes réalités nationales ou infranationales. Il est l’occasion de soumettre ces résultats à la discussion et d’interroger les pratiques de recherche, d’enseignement et de formation."

Ce colloque est également évoqué dans un article du Progrès de Lyon, malheureusement réservé aux abonnés et intitulé "Quand les élèves racontent « leur » histoire de France"

Bonne fin de semaine avec l’équipe de la revue de presse.
Miaou !
Mila Saint Anne


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Enseigner les langues vivantes avec le Cadre européen
Hors-série n°18 - avril 2010
Le Cadre européen commun de références en langues favorise-t-il la qualité de l’enseignement des langues, sa démocratisation ? Dans ce dossier, des points de vue contrastés, complémentaires souvent, parfois contradictoires, reflets d’un débat bien réel dans la profession.