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Revue de presse du lundi 18 septembre

Système éducatif - Blanquer - Supérieur

Ce lundi, il est encore beaucoup question de notre système éducatif et notre ministre fait toujours autant parler de lui. L’enseignement supérieur sera également abordé.


Système éducatif

The Conversation publie une tribune d’un professeur en sciences de l’éducation qui prône de changer totalement de système éducatif : « Cinquième puissance économique du monde, la France voit son système éducatif classé 27e dans le classement des Bernardins, qui mesure la qualité des systèmes éducatifs des pays de l’OCDE, tandis que selon PISA l’école française est l’une des plus inéquitables. Notre système est à bout de souffle et irréformable. Il faut en changer pour revenir dans les toutes premières places mondiales d’ici 10 ans. Comment faire ? »
Une interview très intéressante de La lettre de l’éducation avec Aziz Jellab se consacre au thème de l’équité dans les établissements scolaires : « Vous soulignez dans votre livre que l’équité, c’est-à-dire la prise en compte des inégalités de départ devant le savoir, se construit à l’échelle de l’établissement...
On ne peut plus se contenter d’invoquer éternellement une égalité des chances qui, en fait, reste une abstraction. L’école ne peut pas tout faire, mais elle crée des contextes, comme la micro-organisation que constitue chaque établissement et où se joue en grande partie le parcours d’un élève, sa réussite ou non. Il faut donc interroger ce contexte, ses acteurs, les choix qu’ils font et les pratiques qu’ils mettent en œuvre pour identifier les leviers qui relient l’enseignement aux apprentissages effectifs et créent les conditions de la réussite. »

Enfin, signalons un podcast de The Conversation sur le thème réformer ou transformer l’éducation.


Blanquer

Challenges semble étonné de voir les positions critiques du Monde vis à vis de M. Blanquer, dépeint comme refusant tout dogmatisme : « Une sorte de barbare, ce Blanquer, qui, à en croire Le Monde, se serait déjà mis à dos une grande partie des maîtres et des professeurs, perdant en quelques semaines leur "confiance". Or les sondages montrent qu’à l’inverse, les Français, eux, comprennent la démarche d’un ministre dont on découvre en prenant la peine de le lire et de l’écouter qu’il n’est pas un idéologue de l’éducation, qu’il ne s’interdit pas, au contraire, l’apport des pédagogistes et que, parfois, les "réacs de l’école" l’irritent au plus haut point. Alors convenons qu’en matière d’école et d’éducation, ce refus de tout dogmatisme et cette volonté du "en même temps", auraient plutôt tendance à nous séduire. » Un article somme toute navrant et peu informé, qui cède aussi à l’usage injurieux du terme pédagogiste.
Le Café pédagogique relaie les critiques de Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes, à l’égard de la politique du ministre : « " Est-ce pragmatique de ne pas évaluer les programmes existants avant de les modifier ? Est-ce pragmatique de les qualifier de précieusement ridicules ? Ou encore de revenir à un enseignement chronologique ? Ce n’est pas pragmatique, non. C’est dogmatique". Dans L’Alsace et les quotidiens de l’est, Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes ,se lâche. »


Supérieur

Le Monde fait la recension d’un ouvrage intitulé La société du concours : « Livre. Dans « La Société du concours », Annabelle Allouch considère que la sélection à l’université « pourrait être contre-productive et amplifier les inégalités sociales ». »
MCE, chaîne TV étudiante, se demande si la sélection à l’entrée des universités est bien une solution : « La sélection à l’université est le débat de cette Rentrée 2017 mais c’est surtout un grand flou pour les étudiants. Plus de tirage au sort, instauration de prérequis, qu’en est-il réellement ? Catherine Morin Desailly, sénatrice de la Seine-Maritime et présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication au Sénat est venue sur le plateau de MCE pour nous en dire plus. »
Le Monde se penche sur le rôle de l’origine sociale dans la réussite dans l’enseignement supérieur : « Son bac ES en poche, Benjamin Boreme se souvient « s’être senti complètement perdu » lors de ses premiers mois en licence de droit à Paris-Sud. « Je ne comprenais rien au fonctionnement de la fac et encore moins à ce que l’on attendait de moi. » Ses parents n’ont pas le bac. Il était le premier de sa famille à faire des études, et ne pensait pas être confronté à autant de difficultés. « J’étais un lycéen sérieux, avec des résultats corrects », affirme le jeune homme, aujourd’hui âgé de 26 ans. Il a néanmoins réussi s’adapter et a décroché sa licence dans les temps (en trois ou quatre ans), comme seulement 33 % des élèves issus de milieux défavorisés. Un taux de réussite qui monte à 44 % chez les jeunes issus de milieux favorisés et à 47 % dans les milieux très favorisés. »
Enfin, Luc Bentz, sur son blog, explique pourquoi il serait bon d’éviter le simplisme concernant l’épineux problème de l’orientation dans l’enseignement supérieur : « Les déboires d’APB (admissions post-bac), et surtout ceux des nouveaux bacheliers sans affectation sont à l’origine d’un débat sur l’orientation à l’Université. Le problème de l’échec à l’université est une réalité : deux étudiants sur trois seulement obtiennent leur licence en trois ou quatre ans (27%, soit à peine un quart, en trois ans ; 39% en quatre ans). Mais en la matière, la précipitation risque d’être mauvaise conseillère… »
Aurélie Gascon


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 537 - Classes inversées

Dossier coordonné par Françoise Colsaët et Héloïse Dufour
mai 2017

La classe inversée, on en parle beaucoup, des partisans enthousiastes et des opposants décidés s’opposent. Est-ce une mode passagère, un gadget pédagogique, ou l’amorce d’un changement de fond ? Au-delà des définitions (trop) simples, ce dossier s’attache à mieux cerner ce qu’est la classe inversée.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.