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Revue de presse du lundi 16 janvier

Pédagogie - Présidentielles - Ailleurs

On parle beaucoup de pédagogie aujourd’hui dans la presse, mais aussi évidemment de programmes politiques pour les présidentielles. On ira aussi faire un tour en Algérie, au Kenya et en Chine.


Pédagogie

La classe du futur pourrait ressembler à ce que Valérie Lincot met en place dans son collège en s’inspirant de la Suède ou de la Norvège : "les élèves ne sont pas en rang d’oignon, mais mobiles, sur des chaises à roulettes. Finis, aussi, les cahiers de sciences, place aux tablettes numériques. Et pour la professeure, le tableau noir, c’est fini. Une petite révolution pour retrouver le plaisir d’apprendre et de travailler." Il va falloir mettre la main au porte-monnaie.

L’année de 3e ce n’est pas seulement le brevet et l’orientation mais aussi le fameux stage d’une semaine en entreprise. Pas facile d’en trouver un pour certains adolescents dont les parents ne sont pas dans les bons réseaux. "Alors pour forcer un peu le destin l’association Viens Voir Mon Taf s’est saisie du sujet, objectif : donner un coup de pouce à ceux qui en ont le plus besoin."

Dans certains collèges de France on peut trouver une UPE2A-NSA (Unité pédagogique pour les élèves allophones arrivants - non scolarisés antérieurement), "un dispositif d’accueil adapté aux élèves dont la langue maternelle n’est pas le français, très peu ou pas du tout scolarisés dans leur pays d’origine." Reportage à Garges-lès-Gonesse.
On peut lire aussi dans le Café pédagogique ce portrait d’Etienne Petitgand qui "est professeur de musique dans un collège près de Nancy. Côté face, il a créé le Chœur d’enfants du monde et fait chanter les jeunes migrants qu’il rencontre dans les foyers, les hôtels, la rue..."

Cette semaine, c’est CLISE 2017,c’est à dire la semaine de la classe inversée, ce dispositif pédagogique dit "innovant" qui fait beaucoup parler de lui ces derniers temps. "En “plein boom” (plusieurs milliers d’enseignants se seraient lancés depuis 2012, selon le collectif), la classe inversée “répond à une préoccupation forte des professeurs : savoir comment réussir à passer plus de temps auprès des élèves, comment mieux aider chaque enfant”, explique Héloïse Dufour. Mais pour se lancer dans cette nouvelle forme de pédagogie, “il est plus facile de rencontrer des profs qui l’ont déjà appliquée, car cela demande de revoir intégralement son organisation, et aussi d’apprivoiser les TICE”, note-t-elle."

Cette pratique pédagogique n’a pas l’heur de plaire à J.P. Brighelli qui la qualifie d’"escroquerie". Remarquons que pour discuter du bien-fondé d’une méthode pédagogique, il vaut mieux l’avoir comprise, ce qui n’est visiblement pas le cas de l’auteur de cet article, même si certains de ses arguments sont intéressants.

Et voici le retour de la polémique sur l’uniforme à l’école. Cette polémique est étrange dans un pays où il n’a jamais existé. “« Il n’y a jamais eu ni loi, ni décret, ni prescription imposant un uniforme à l’école publique. » Qui tord ainsi le cou à une croyance tenace ? Claude Lelièvre, historien reconnu de l’Éducation en France. Précision toutefois : « Je mets l’école privée à part, bien sûr. » Mais il ajoute : « Une prescription du type de celle qu’avance François Fillon n’a jamais existé. »
On peut aussi lire cet entretien avec Claude Lelièvre, historien de l’éducation.


Présidentielles

En cette période de primaires de la gauche, il peut être intéressant de lire un résumé des projets des candidats en matière d’éducation.
"« Peut mieux faire. » C’est sûrement ce que répéteront une partie des candidats à la primaire PS lorsqu’ils devront qualifier l’action du gouvernement en matière d’éducation. Les candidats veulent tous aller plus loin sur ces questions, et ils avancent de nombreuses propositions, parfois floues, sur trois grands sujets."

Le Café pédagogique revient sur le débat d’hier soir. "Avec deux anciens ministres de l’Education nationale parmi les 7 candidats de la primaire de la gauche, on aurait pu attendre des exposés structurés et détaillés. Or, encore une fois, lors du second débat de la primaire de la gauche, le 15 janvier, l’Ecole est arrivée en fin de débat. Les candidats n’ont eu que quelques minutes pour présenter leur projet pour l’Ecole. Des projets qui les rassemblent plus qu’ils ne les opposent. Tous demandent la continuité avec ce qui a été accompli sous le quinquennat Hollande. Par contre des oppositions plus tranchées apparaissent sur la laïcité."

"Emmanuel Macron a choisi le Nord, bastion du socialisme, pour parler d’éducation. Logique : ses propositions pour l’école s’inscrivent plutôt dans la continuité de l’action menée par le PS depuis 2012. De ce qu’il a dévoilé (seulement les grandes lignes, tout n’est pas détaillé), Macron a un programme en éducation plutôt marqué à gauche, exception faite de sa proposition sur l’autonomie "
Emmanuel Macron veut aussi "“Diviser le nombre d’élèves par classe de CP et CE1 en zone d’éducation prioritaire supposerait 12 000 postes d’instituteurs supplémentaires.”" A lire sur le site du Monde.

Du côté de la droite on parle d’Annie Genevard, proche de François Fillon, comme d’une potentielle ministre de l’Education. "Elle s’était fait connaître, à la rentrée 2015, en démissionnant du Conseil supérieur des programmes (CSP). Son argument — l’emprise idéologique du cabinet de la ministre, Najat Vallaud-Belkacem, sur les travaux du Conseil, en particulier sur les questions liées à l’enseignement de l’histoire — avait déclenché une polémique dont la démissionnaire ne s’était guère émue"


Ailleurs

"Au Kenya, l’augmentation des prix des livres d’école provoque un tollé en cette semaine de rentrée des classes. En cause, une taxe de l’Etat sur les livres, et le renouvellement des programmes et des manuels cette année. Libraires et parents tentent donc de trouver des moyens alternatifs pour vendre, ou obtenir les précieux manuels."

En Algérie, on veut changer de méthode d’évaluation pour en finir avec le "par coeur". "Classer les élèves selon les notes obtenues lors des examens doit céder la place à une méthode d’évaluation faisant que chacun est le meilleur dans ce qu’il sait faire avec l’élargissement de l’éventail des modes d’évaluation"

Les Chinois sont de plus en plus nombreux à envoyer leurs enfants étudier à l’étranger, à un âge de plus en plus jeune. Déjà nombreux à s’inscrire dans des universités internationales, en particulier aux Etats-Unis et dans les pays de langue anglaise, ces élèves intègrent à présent de façon croissante des « high schools », l’équivalent du lycée français, et même de plus petites classes. L’objectif des familles est de les faire échapper à un système éducatif chinois ultrasélectif et abrutissant, en les orientant vers des modes d’éducation plus épanouissants. Mais il s’agit aussi de leur donner plus de chances d’intégrer les meilleures universités, notamment en Amérique du Nord.

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Enseigner les langues aujourd’hui
N° 534 - Enseigner les langues aujourd’hui
Dossier coordonné par Soizic Guérin-Cauet et Hélène Eveleigh
janvier 2017
Apprendre une langue étrangère, c’est à la fois une évidence pour tous et une difficulté pour chacun. Et les études internationales ne font que confirmer que les Français seraient mauvais en langues. Quelles sont les pratiques qui permettent à l’apprentissage des langues vivantes d’être bénéfique pour nos élèves ?

N° 533 - Créer et expérimenter en sciences et technologie

Dossier coordonné par Évelyne Chevigny et Roseline Ndiaye
décembre 2016
L’enseignement des sciences expérimentales s’est considérablement renouvelé. Ces changements ont visé à mettre l’élève au centre, en prenant en compte les travaux de la didactique ainsi que les réflexions sur le bagage intellectuel de base pour tout citoyen du XXIe siècle, au cœur d’une société basée sur les sciences et les technologies.