Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Revue de presse du lundi 14 octobre


JPEG - 26.3 ko

Revue de presse du lundi 14 octobre

Le bon tempo - Ca bouge - Pulsations


Le bon tempo

« Nous allons mettre toute notre énergie pour que ce qui doit être amélioré le soit ». On cherchera en vain les propos positifs concernant la réforme des rythmes scolaires dans les propos du maire de Paris Bertrand Delanoë et dans l’article de Libération. Un problème de communication ? C’est ce que pense Colombe Brossel, adjointe au maire chargée de la vie scolaire, pour qui entre les parents et l’école, « le dialogue et l’information n’ont pas été suffisants ». Mais pas seulement, puisque l’article, qui reprend les critiques venant successivement de la droite et de la gauche, laisse aisément deviner Bertrand Delanoë pris "sous le feu des critiques de son opposition". On y cherche les autres, ses soutiens et les soutiens de la réforme.

Paris n’est pas la France, et l’on sent bien que la province prend des notes sur ce qu’il est et sera bon de faire et de ne pas faire. Ainsi en Côte-d’Or, à Montbard, où l’on met les « rythmes scolaires en réflexion ». A Montbard, en attendant le « principe de réalité » et les « critères financiers », on consulte, on se consulte et on réfléchit aux meilleures manières de modifier le tempo des six cents élèves de moins de onze ans de l’agglomération.


Ca bouge

C’est ce qu’entend Jean-Claude Lewandwski, journaliste, dans son blog, lorsqu’il écoute le pouls de l’université. Trois raisons à cela selon lui : la crise et la conjoncture économique, l’ouverture internationale de l’enseignement supérieur qui « pousse les responsables d’institutions, les enseignants et les étudiants à regarder ce que font nos voisins ou nos concurrents. » et l’arrivée des MOOC. Selon Jean-Claude Lewandowski « certains verrous semblent sur le point de sauter dans les universités. »

Le numérique et l’enseignement à distance ne modifient pas que les structures françaises. En Chine aussi : dans le Quotidien du Peuple en ligne, il est dit que « les universités chinoises essaient de rattraper le mouvement, dans l’espoir d’améliorer l’éducation dans le pays ainsi que de renforcer leur présence internationale. » Tout commence par faire rêver dans cet article : « Je pense que c’est très valorisant pour un enseignant de pouvoir être en mesure d’atteindre des dizaines de milliers d’étudiants », a déclaré M. Li, un professeur. Des collègues prennent la parole : « Je rêve qu’un jour, lorsqu’un cours sera diffusé, 100 000 personnes de partout dans le monde viendront s’inscrire. Et même si seulement 10% vont au bout du cours, ce serait un très beau chiffre ». Mais le rêve ne se craquèle-t-il pas lorsque M. Chen passe du rêve à la crise numérique : « Je crois que les enseignants doivent aussi avoir ce sentiment de crise : en quelque sorte, vous êtes en concurrence avec tous les autres grands maîtres, et vous vous devez d’être créatif ». Mais alors, pour les élèves ? « Si vous voulez faire partie de la crème de la crème, vous devez rivaliser avec les meilleurs des meilleurs », a simplement déclaré M. Yu. Et si l’on n’est que petit lait ?

JPEG - 105.3 ko
Le dessin de Fabien Crégut

Pulsations

Cette semaine est une semaine solidaire, avec l’ouverture de la campagne scolaire « Mets tes baskets et bats la maladie » de l’Association Européenne contre les Leucodystrophies (ELA). 20 ans que cette campagne existe. Ce matin, l’opération phare a démarré sur les chapeaux de roue dans les établissements scolaires partout en France, autour de la dictée. Et la cause est bonne : "Il s’agit en effet de sensibiliser les élèves aux leucodystrophies, ces maladies génétiques dégénératives mortelles, à travers un moment de réflexion et d’échange autour de la maladie, du respect et de la solidarité." Après les crayons, les élèves seront invités à chausser leurs baskets.

Moins grave mais pourtant nécessaire, c’est aussi la 24e semaine du goût, sous le haut patronage du ministère de l’éducation nationale. Si l’on en croit le figaro.fr, les enfants ne reconnaissent plus les betteraves ou les artichauts. Alors allons-y : dans les cantines et dans les cuisines, sauvons les courgettes !

Etonnante information arrivant d’Algérie, nous apprenant ce projet de décret pour que « les cours particuliers soient interdits » « Il faut interdire aux enseignants d’obliger l’élève à suivre des cours particuliers, car il devient passif » a déclaré à Alger Abdelatif Baba Ahmed, ministre de l’Education nationale. On y apprend aussi que les établissements sont surchargés, avec des classes qui dépassent les 40 élèves et de nouveaux bâtiments qui tardent à naitre. Et en France, pas de projet dans les cartons pour interdire les cours particuliers ? Non, hein...

A demain pour la revue de presse de Bernard Desclaux qui ne manquera pas de vous parler d’orientation.

Christine Vallin