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Revue de presse du lundi 13 novembre 2017

Effets d’annonce- Système

Ce lundi, il est surtout question d’effets d’annonce. Nous donnerons aussi quelques nouvelles du système éducatif.


Effets d’annonce

Le gouvernement disrupte le traditionnel jeu du "Jacques a dit" et le transforme en "M.Blanquer veut". Commençons avec une énième interview du ministre, accordée au Parisien, qui a pour fil conducteur la réforme du baccalauréat : « Réforme du bac : Jean-Michel Blanquer veut « en finir avec le bachotage » Alors que la réforme de l’accès des bacheliers à l’université est en cours, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, s’attaque ce lundi à la refonte du baccalauréat, en lançant une vaste consultation de la communauté éducative. Il a accepté de répondre aux questions de lecteurs du « Parisien - Aujourd’hui en France » sur ce dossier sensible, mais aussi sur la discipline à l’école, la radicalisation en milieu scolaire, la polémique sur la grammaire, le numérique… »
Dans la série Jacques a dit, Le Monde revient sur le "plan mercredi" de M. Blanquer, qui nous concoctera peut-être dans la foulée un "plan dimanche et jours fériés". S’il s’agissait de ne pas aggraver les inégalités scolaires, il aurait pu être judicieux de ne pas laisser détricoter la réforme des rythmes : « Concernant le temps périscolaire, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, annonce la création prochaine d’un plan « mercredi ».
« A mes yeux, l’important est plutôt de faire en sorte que les enfants fassent quelque chose d’intelligent et d’utile sur le temps périscolaire. C’est pourquoi je prépare un plan “mercredi”, en lien avec les ministres de la culture et des sports, Françoise Nyssen et Laura Flessel. »
« L’objectif est de venir en appui des collectivités pour que tous les mercredis de France soient riches en activités culturelles et sportives de qualité », précise-t-il. « Il faut des propositions gratuites, avec des moyens concentrés et cohérents de l’Etat et des collectivités. » »

Dans la série Jacques ne veut plus, M. Blanquer a annoncé ne plus vouloir que l’Etat finance les manuels des collèges, des fois que les inégalités scolaires et sociales ne seraient pas assez prononcées entre les départements : « Auditionné le 8 novembre par la commission des finances du Sénat, le ministre de l’Education nationale considère que "rien ne justifie" le fait que l’Etat finance les manuels scolaires des collégiens, alors que les collectivités locales prennent en charge ceux des écoles et des lycées. Au menu également de son intervention : le numérique éducatif, les rythmes scolaires, les contrats aidés pour accompagner les élèves handicapés, la médecine scolaire... »
Claude Lelièvre revient, sur son blog, sur l’historique de l’expression bachotage, utilisée par le ministre :« Petit répertoire historique du bachotage par Claude Lelièvre Dans « Le Parisien » d’aujourd’hui, le ministre de l’EN Jean-Michel Blanquer a déclaré : « on voit bien que le bac tel qu’il existe aujourd’hui est arrivé à la fin d’une époque et qu’il faut passer à autre chose. Il faut en finir avec le bachotage pour lui redonner du sens ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que la thématique du « bachotage », loin d’être une nouveauté ( pressante), a une longue histoire. L’expression même de « bachotage » a fait le titre d’un livre paru il y a plus d’un siècle, en 1910, sous la plume d’un professeur de physique de l’université de Toulouse, Ernest Bouasse. »
Enfin, le Jacques a dit ministériel disrupte la médecine et insulte PE, élèves concernés, en expliquant doctement qu’il y a de "vraies" et "fausses" dyslexies, d’après BFMTV. J’ai ici une pensée pour tous nos élèves détectés trop tard et en souffrance à cause de ce genre d’inepties : « Le ministre de l’Éducation a confié travailler pour que davantage de médecins soient présents dans les établissements scolaires. Il déplore néanmoins que certains sujets non médicaux soient surmédicalisés. »


Système

Pour ceux qui auraient encore la patience d’écouter les propos péremptoires et de comptoir de M. Finkielkraut sur l’école, signalons cette émission consacrée à l’école, avec pour invités M. Blanquer et un collègue de lettres classiques : « Confrontation inédite, courtoise et en direct d’un professeur de lettres classiques et de son ministre, Jean-Michel Blanquer, réunis dans le studio de Répliques. »
Terminons avec des témoignages réjouissants de collègues, recueillis par Vousnousils. Tout d’abord, cet article sur le quotidien de plusieurs professeurs de lettres, particulièrement intéressant : « Six professeurs de lettres modernes ou classiques, passionnés par leur métier, nous en parlent. »
Et enfin, le portrait sympathique d’un professeur de mathématiques pas comme les autres :« En classe il est « Monsieur Abassi », sur scène, il devient Issaba. Mais tout son art consiste à faire coexister ces deux personnages. Radouane Abassi est enseignant de mathématiques en banlieue parisienne, mais il s’est aussi fait connaître du grand public grâce à un rap festif, humoristique et éducatif sur le théorème de Pythagore. Intitulé #JeSuisPasséChezPyhagore et tourné avec des élèves de son collège, son clip totalise plus d’1 million de vues sur Youtube. Il est également auteur d’un album intitulé A la recherche du temps perdu »
Aurélie Gascon, un peu énervée


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 539 - Pouvoir d’agir et autonomie de l’école au lycée

Dossier coordonné par Michèle Amiel et Gwenaël Le Guével
septembre-octobre 2017

Prendre des initiatives, engager un processus de décision, animer une équipe, mettre en place une innovation, etc. Est-ce le domaine réservé du directeur d’école, de l’IEN, du chef d’établissement ? Au bout du compte, l’augmentation du pouvoir dans un établissement autonome, c’est celle du chef ou celle des personnels.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.