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Revue de presse du lundi 12 septembre 2016

Présidentielles — Inégalités — Masters — Divers


Notre école se porte bien... dans les discours des prétendants. On trouve pourtant quelques discussions plus sérieuses notamment concernant les inégalités. La ministre veut réformer la sélection en master. Et cette revue se terminera pas quelques "divers", même si c’est pas encore la saison.


Présidentielles

Libération reprend la dépêche de l’AFP, Présidentielle : les débats « passéistes » agacent les syndicats de profs
, et l’Express fait de même.

Et notre ami Jean-Michel Zakhartchouk, sur son blog se pose la bonne question : Croient-ils toujours ce qu’ils disent ?C’est une question que je me pose souvent, à lire certaines déclarations ou affirmations d’hommes politiques, de personnalités médiatiques ou d’intellectuels, surtout quand ils sortent de leur domaine de compétence : jusqu’à quel point peuvent-ils croire à certaines contre-vérités qu’ils assènent ?

Le Monde donne la parole à Bayrou : « Le problème principal de l’école ce n’est pas le numérique, c’est la lecture ». Et “il considère que l’apprentissage du code informatique, aux côtés d’autres langues – le français, les langues anciennes et étrangères, les mathématiques – fait bien partie de la culture générale et que son enseignement au collège est « une bonne chose ». C’est, peu ou prou, le seul élément intéressant que retient le président du MoDem des quatre années écoulées sous François Hollande. Très critique de la réforme du collège, « l’une des plus graves erreurs commises en matière de politique éducative, que les enseignants vivent extrêmement mal, à raison », il considère que cette réforme devra, en cas d’alternance lors des prochaines élections, être remise à plat.”

Claude Lelièvre sur son blog Histoire et politiques scolaires propose un papier de rappel des déclarations : ’’Les Républicains’’ : le culte du chef. "La droite sacrifie volontiers au culte du chef. Dans le domaine scolaire, cela se traduit par des propositions pour un pouvoir nettement accru du ’’chef d’établissement’’ (des propositions qui acquièrent de la consistance et de l’acuité dans le contexte actuel de la primaire de droite relancée depuis la rentrée)."

La tribune de Libération devrait être méditée par nos candidats : Vive la rentrée du « code » à l’école !L’enseignement des langages de programmation soulève questions et peurs. Essayons, face aux clichés, de regarder l’introduction de cet enseignement en primaire de manière positive.” Une excellente discussion des critiques portées contre cet apprentissage.


Inégalités

Il faut fermer les écoles maternelles ou assumer notre déclin éducatif. “En France, on ne manque pas de moyens pour l’école, mais bien plutôt d’idées neuves. Notre école actuellement décourage et détruit pour beaucoup le désir d’apprendre et le plaisir de partager la connaissance. En 2008, un inspecteur de l’éducation nationale publia un livre qui jetait ce pavé dans la mare : "Il faut fermer les écoles maternelles".” Si vous voulez savoir ce “Que disait en substance Julien Dazay dans son livre de 2008 ("il faut fermer les écoles maternelles" Éditions Michalon) ?” aller lire la suite de l’article de Didier Cozin / Ingénieur de formation professionnelle.

Mais avant de fermer nos maternelles il serait bon de lire l’article de Lucien Marboeuf sur son site l’instit’humeurs qui se demande Pourquoi Céline Alvarez divise-t-elle tant les profs ?Impossible de la louper, en cette rentrée. Déjà très médiatisée ces derniers mois, l’ex-instit Céline Alvarez est omniprésente dans les médias, où elle promeut son bouquin « Les lois naturelles de l’enfant » (Les Arènes). Sur les réseaux sociaux, on parle aussi beaucoup de Céline Alvarez, notamment dans les milieux enseignants, où les pro-Alvarez, très enthousiastes, et les Alvarez-sceptiques, sourcils froncés, s’opposent dans des débats assez intenses.” Rappelons “son « expérience » : trois années en maternelle en ZEP à Gennevilliers dans le cadre d’un projet validé par l’Education Nationale, où Alvarez garde la même classe dans le but de tester une méthode pédagogique fondée sur les principes de Maria Montessori enrichis des apports des neurosciences. Le bilan présenté est impressionnant, l’évolution des enfants considérable. Alvarez démissionne pourtant dans la foulée en 2014, l’Education Nationale ne donne pas suite à son expérience, mais de toute façon Alvarez avait d’autres projets, d’autres ambitions : s’appuyer sur son expérience pour changer l’école, non plus de l’intérieur mais de l’extérieur

Lire aussi l’entretien donné au Café pédagogique par Joanie Cayouette-Remblière : Comment naissent les inégalités scolaires ?Que nous apprennent les bulletins scolaires sur l’Ecole ? La sociologue Joanie Cayouette-Remblière a analysé les dossiers scolaires de 530 enfants entrés en 2001 et en 2002 au collège et près de 8000 bulletins trimestriels. Dans son livre « L’école qui classe », elle en a tiré des conclusions originales sur la source des inégalités. Pour elle, l’école creuse les écarts en raison même de la « forme scolaire », c’est-à-dire de tous les attendus implicites quant au comportement et au savoir-être des élèves, auxquels les enfants des classes populaires les plus fragiles ne savent pas répondre. Au lendemain de la parution de son ouvrage, Joanie Cayouette-Remblière répond aux questions du Café pédagogique.”

Enfin, Vincent Troger, maître de conférences à l’ESPE de Nantes et au Centre de recherches en éducation de Nantes (CREN) est interviewé dans La Lettre de l’Education à l’occasion de la sortie du livre publié aux PUF avec Pierre-Yves Bernard et James Masy et titré « Le Baccalauréat professionnel, impasse ou nouvelle chance ? ». Il déclare que « Les professeurs de lycée professionnel se sont finalement approprié la réforme de 2009  ». (Réservé aux abonnés de la Lettre).


Masters

Les Echos : Najat Vallaud-Belkacem : Universités : « Une loi en novembre, pour un master réformé à la rentrée 2017 ». “Les universités « recruteraient » à l’entrée, et non plus en milieu de master. Tous les étudiants de licence auraient « un droit à la poursuite d’études », certains d’entre eux pouvant bénéficier d’aides à la mobilité géographique.”

Et dans le Figaro, Sélection à l’université : Najat Vallaud-Belkacem veut réformer le master. “Ainsi, l’orientation en master se ferait sur des critères « objectifs, transparents, fondés sur la motivation, le niveau pédagogique et le projet de l’étudiant ». Ces critères de recrutement - et non de sélection — sont l’un des points cruciaux de la discussion en cours. Pour les étudiants qui n’obtiendraient pas la formation souhaitée, leur « droit » à poursuivre leurs études leur donnera la possibilité de choisir une autre formation. « Je veux qu’on réforme ce master pour organiser une orientation maîtrisée qui soit dans l’intérêt de tous, d’abord des étudiants pour leur donner le maximum de chances de réussir, et ensuite évidemment du fonctionnement des universités », précise la ministre.”


Divers

Un témoignage : "J’ai été harcelée à l’école, j’ai voulu mourir mais aujourd’hui je m’en suis sortie. Il faut en parler pour aller mieux". “Bouleversée par l’enquête "Comment éviter le harcèlement à l’école" des journalistes de Nice-Matin, Anne-Laure* nous a écrit. Cette Niçoise de 16 ans a été harcelée pendant toute son école primaire. Elle nous raconte comme elle s’en est sortie.”

Une enquête locale : Les contrôles sécuritaires à l’entrée des collèges sont utiles pour alléger les cartables !Positivons ! Les contrôles visuels des sacs à l’entrée des collèges, prévus par les nouvelles règles de sécurité, sont une occasion pour le personnel éducatif de repérer les adolescents qui ploient sous le poids des sacs à dos. Reportage au collège Saint Pol-Roux à Brest.”

Et pour terminer, Valérie Piau qui porte un regard juridique et répond à cette question préoccupante : Peut-on utiliser son téléphone portable au collège ?La direction des affaires juridiques du ministère de l’Éducation nationale préconise qu’en dehors des heures de classe, le principe de liberté d’utilisation des téléphones par les élèves prévale. Elle précise que si le règlement intérieur peut partiellement interdire aux élèves l’usage du portable, il ne semble pas possible de prévoir une interdiction générale et absolue dans tout l’établissement, dans la mesure où cet appareil ne peut pas être qualifié de dangereux ou toxique et où, d’autre part, son introduction dans l’établissement ne signifie pas qu’il en sera fait usage.”

Sur la base d’une récolte de Géraldine Duboz,
Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 525 - Pédagogie : des utopies à la réalité

Coordonné par Cécile Blanchard et Yannick Mével
décembre 2015
Qu’est-ce qui fait qu’un enseignant, un éducateur, sort des sentiers battus et s’avance sur les chemins de l’expérimentation et de l’innovation ? Qu’est-ce qui le met, l’a mis en mouvement ? Quels sont les utopies, les projets, les rêves, les modèles peut-être qui font entrer dans un collectif, un mouvement pédagogique ?

N° 524 - Le pari du collectif

Coordonné par Nicole Priou
novembre 2015
C’est une évidence, nous travaillons tous en équipe : dans l’établissement, autour d’une classe, pour un projet, sur un cas particulier d’élève… Hors du collectif, point de salut ! Est-ce si sûr ?