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Revue de presse du lundi 12 mars 2018

Tendances — 68 — Supérieur — Ressource

Une actualité dispersée et un peu tranquille pour ce lundi. Quelques tendances, des interrogations autour de 1968 et surtout des inquiétudes autour de la fin de la période d’inscription sur Parcoursup.


Tendances

Education : le grand retour des internats par Christel Brigaudeau. “Le ministère de l’Education prépare un plan national pour développer des internats dans les zones rurales, sur le modèle de l’« internat d’excellence » de Sourdun (Seine-et-Marne).“

Éducation : les collégiens privés de portable. “Le ministre de l’Éducation nationale a fait interdire les téléphones portables au collège. Toutefois, ce sera aux principaux de décider si ces téléphones auront le droit de cité dans les cartables ou s’ils seront entièrement bannis des établissements.”


68

Mai-68 et l’individualisme : Blanquer à contre-sens par Claude Lelièvre sur son blog : Histoire et politiques scolaires. “Le ministre de l’Education nationale se pose en hérault du "collectif" face à ce qui serait "une dérive de Mai-68 : l’extrême individualisme". Imposture ou simple méconnaissance ?

Sans vergogne, toujours aussi péremptoires… par Jean-Michel Zakhartchouk. “Tout le monde peut évoluer. Le cinquantenaire de mai 68 peut inciter à revenir sur certains itinéraires, certains parcours et constater les changements de cap, parfois considérables, chez de nombreuses personnes. J’aime beaucoup la réflexion de Brecht qui, lorsqu’il entendait quelqu’un lui dire : « oh, vous n’avez pas changé ! », déclarait commencer à s’inquiéter.”


Supérieur

Orientation : les futurs bacheliers se ruent sur la plateforme Parcoursup. “D’ici mardi 13 mars, 18 heures, les futurs bacheliers devront avoir inscrit leurs vœux pour l’année prochaine sur la nouvelle plateforme d’orientation post-Bac, Parcoursup. Au Salon de l’Étudiant, porte de Versailles (Paris), le sujet était sur toutes les lèvres.”

Parcoursup : « J’y passe mes soirées depuis une semaine, avec ma fille ». "Lycéens et parents d’élèves relatent leurs premiers pas sur la nouvelle plate-forme d’orientation dans le supérieur, et ce qu’ils pensent de la réforme qui l’accompagne.”

Olivier Rollot interviewe Patrick Hetzel. Parcoursup : « On a utilisé un problème réel, le tirage au sort, pour légiférer dans la précipitation ». “Il reste l’un des plus fins connaisseurs du monde de l’éducation. Conseiller en charge des questions d’éducation, d’enseignement et de recherche de François Fillon en 2007 puis directeur général pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle (DGESIP) de 2008 à 2012, élu député du bas Rhin cette même année et réélu en 2017, aujourd’hui président de l’EM Strasbourg, Patrick Hetzel s’interroge avec nous sur les dernières évolutions législatives et notamment la loi « Orientation et réussite des étudiants ».”

Vers une sélection à la fac : 12 choses qu’on ne vous dit pas sur Parcoursup. Décryptage de la sélection en master par Laura Taillandier et Aurore Abdoul-Maninroudine. “Depuis la rentrée 2017 et la mise en application de la réforme du master, les universités ont la possibilité de sélectionner les étudiants à l’entrée de la première année de master (M1). En contrepartie, la sélection entre la M1 et la M2 (deuxième année de master) disparaît. Et un droit à la poursuite d’études a été créé pour les étudiants titulaires d’un diplôme national de licence.” Réservé aux abonnés.

Plus agiles, plus mobiles, plus sûrs : les réseaux informatiques du sup changent par Romain Ledroit. “Cours en ligne, applications mobiles… Pour accompagner leur transformation numérique et garantir agilité, mobilité et sécurité des services, les établissements d’enseignement supérieur font évoluer leur réseau informatique. Focus sur les stratégies des acteurs du secteur.
"Il y a quinze ans, YouTube ou les moteurs de recherche ne faisaient pas partie du quotidien des internautes. Peu de personnes auraient pu imaginer ce que nous vivons aujourd’hui. Alors, comment se projeter dans vingt ans  ?" C’est le constat de Laurent Flory, directeur des systèmes d’information et du numérique de l’Université de Lyon
.”

Le système éducatif français plus conservateur que le système anglais et suédois. “DECRYPTAGE - En Suède, les étudiants composent eux-mêmes leur cursus tandis que les Anglais évaluent le mérite des élèves au cas par cas. En France, l’obsession du diplôme prédomine.” Article de Lucile Quillet datant de 2013 et mis à jour aujourd’hui.


Ressource

Parution du n° 543 des Cahiers pédagogiques, « Enseigner par cycles ». « Les cycles offrent l’opportunité de ne plus porter en solitaire la charge d’un groupe. » Entretien avec les coordonnatrices du dossier, Maëliss Rousseau et Céline Walkowiak. "Le découpage de la scolarité à l’école obligatoire en cycles existe depuis la loi d’orientation de 1989, réaffirmé par la récente réécriture des programmes. Il s’agit de mieux adapter l’enseignement aux différents rythmes d’apprentissage des élèves. Enseigner par cycles, cela change profondément les objectifs et la conception des enseignements, avec des modalités et des pratiques en classe très diverses. Classe ou équipe de cycle, co-intervention, consiel école/collège, notre dossier propose des démarches et des réflexions pour avancer sur cette voie."

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 543 - Enseigner par cycles
Dossier coordonné par Maëliss Rousseau et Céline Walkowiak
février 2018
La réécriture des programmes de l’école obligatoire réaffirme de façon explicite la notion de cycle dans le parcours de l’élève, mise en place dès la loi d’orientation de 1989. Cela change vraiment les objectifs et les conceptions des enseignements et donc interpelle les enseignants au cœur de leur pratique de classe.

N° 542 - Bienveillants et exigeants
Dossier coordonné par Danièle Manesse et Jean-Michel Zakhartchouk
janvier 2018
La notion de bienveillance a fait ces dernières années une entrée en force à l’école. Son articulation avec la mission principale de l’école (transmettre) n’est pas simple, surtout lorsqu’on inscrit cette «  transmission  » dans l’exigence que tous les élèves parviennent à un niveau qui leur donne de l’autonomie.