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Revue de presse du lundi 11 septembre

Deux documentaires et une polémiques - Pédagogie - Rentrée - Numérique

Dans les médias ce week-end on a beaucoup parlé d’un documentaire sur l’école. On peut aussi lire des choses sur la pédagogie et la rentrée. On finira sur des nouvelles assez "étranges" dans le monde du numérique.


Deux documentaires, une polémique

Le Monde a diffusé gratuitement ce weekend un documentaire "Une idée folle" réalisé par Judith Grumbach. Il a donné lieu à un débat sur le site. "Quels défis pour l’école au XXIe siècle ? L’enseignement doit-il évoluer pour former le citoyen de demain ? Le documentaire Une idée folle réalisé par Judith Grumbach (diffusé gratuitement sur le site du Monde jusqu’à dimanche 10 septembre minuit) interroge le rôle de l’école. Priorité y est donnée à l’empathie, la créativité, la coopération entre élèves, en parallèle des savoirs fondamentaux. Cette quête d’une autre école est-elle généralisable ? N’est-elle pas déjà celle de nombreux enseignants qui avancent sans bruit ? Judith Grumbach, réalisatrice du film, Paul Devin, inspecteur de l’éducation nationale et Véronique Decker, directrice d’école à Bobigny, en débattent."

Parallèlement, deux collègues du SNES s’interrogent sur les motivations de ce documentaire financé par l’organisation Ashoka. "Qui a eu cette idée folle, un jour de vendre l’école ? Ce film nous apparaît comme la pièce maîtresse de la communication autour du projet tout à la fois financier, idéologique et politique d’Ashoka, une organisation jusqu’alors bien discrète."

Luc Cédelle du Monde leur répond sur son blog. "On peut, et on doit même, critiquer. Mais peut-être pas jusqu’au point de diaboliser ce qui n’est nullement diabolique mais seulement différent de soi-même, d’en faire ainsi un ennemi absolu et de relier ce nouvel ennemi à ceux qui, réellement, militent et agissent en faveur de la privatisation de l’école."

Sur France 3 le 18 septembre sera diffusé le documentaire "Cancres ?". "Ce film de Réjane Varrod, elle-même cataloguée comme telle, nous invite à porter un regard différent sur les « mauvais élèves » et leur devenir."
« On vit avec, mais on ne s’en débarrasse pas, confirme Bernard Campan, ancien cancre. Il y a une blessure qui est toujours là. Elle a cicatrisé donc elle ne fait plus mal, mais si on la regarde, ça ravive un peu les souvenirs ». Et cette blessure peut mettre du temps à cicatriser. « Presque jusqu’à mes 40 ans, j’ai quand même fonctionné avec, en toile de fond, l’idée que je n’étais pas légitime, que j’usurpais ma place, indique Bernard Campan. Malgré le succès des Inconnus, je me cachais derrière les deux autres. Je me disais que c’était eux qui avaient du talent, pas moi, pourvu que personne ne s’en rende compte ! » A lire dans VousNousIls


Pédagogie

Dans le Café pédagogique, Philippe Meirieu rend homme à André de Peretti.
"André de Peretti était un homme aux multiples facettes et aux immenses ressources. Né à Rabat – dans un pays auquel il restera toujours profondément attaché –, polytechnicien et docteur ès lettres, sous-lieutenant d’artillerie fait prisonnier dans la poche de Dunkerque en 1940 et député à la Libération, auteur dramatique (une de ses pièces a même été jouée à la Comédie française) et poète (plusieurs de ses textes ont été mis en musique), farouche militant pour l’indépendance du Maroc et haut fonctionnaire, consultant auprès de l’ONU et créateur d’une association de psychosociologie (l’ARIP), formateur hors pair et auteur prolifique, compagnon de François Mauriac, d’Emmanuel Mounier ou Max Pagès, infatigable militant pédagogique jusqu’au bout, il aura eu – et, sans aucun doute, continuera à avoir – une influence considérable sur de très nombreux enseignants, formateurs et chercheurs en pédagogie."

Dans 20Minutes, on rend compte d’un livre où Emmanuel Vaillant montre comment les enseignants innovent un peu partout tous les jours. "A rebours de l’idée d’un mammouth immobile, des enseignants innovent chaque année dans leurs classes dans la manière de concevoir leurs cours. Pendant deux ans, il a été à la rencontre de ces profs innovants dans des écoles primaires, des collèges et des lycées. « Pas besoin d’une énième réforme pour changer le système scolaire, des enseignants le font tous les jours sur le terrain », avance-t-il."

Dans son blog, Claude Garcia s’interroge sur les neurosciences si prisées par le ministre. "En conclusion, oui aux neurosciences qui contribuent à nourrir les réflexions pédagogiques et didactiques, mais non aux neurosciences, si elles sont instrumentalisées pour culpabiliser les enseignants, ou leur faire avaler des dégradations de leur métier. Il paraît que le ministre de l’éducation est féru de neurosciences. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne les a pas servies, en laissant croire que les enseignants en contradiction avec elles, pratiqueraient encore la méthode globale pour apprendre à lire."


Rentrée

Dans Le Parisien, les premiers jours d’un professeur des écoles.
"A l ‘école de Tournes, commune proche de Charleville-Mézières (Ardennes), Stéphane Grulet est connu comme le loup blanc : voilà vingt ans qu’il est professeurs des écoles et douze ans qu’il enseigne ici aux CE1, les petits de 7 ans. Il aime autant rire qu’enseigner et son blog satirique fait les beaux jours de la toile."

Dans Le Point on peut lire une enquête sur les écoles Montessori si à la mode que plusieurs ouvrent cette année. "Des dizaines d’écoles ouvrent en cette rentrée, Jean-Michel Blanquer vante son "esprit", la Silicon Valley ne jure que par elle... Enquête sur un phénomène."

Dans Le Figaro, Elisabeth Lévy se réjouit de la nomination de J. M. Blanquer : "« Blanquer, c’est l’anti-Najat ! Et tant mieux ! » Ses propos ne sont vraiment pas nuancés voire excessifs. "La réforme du collège était une réforme scélérate : pour ne pas vexer les mauvais élèves, on supprimait carrément toutes les filières qui permettaient aux bons de sauver leur tête. Tout cela en nous servant une propagande éhontée. Je l’avoue, parmi tous les destructeurs de l’école républicaine, Najat Vallaud-Belkacem me semble l’une des plus fautives.”
Ces propos ont donc provoqué une réaction assez énervée d’un blogueur. "Car ce qu’affirme Madame Elisabeth Lévy - prénom et nom chez moi - n’est que le copié-collé de propos entendus chez celles et ceux persuadés qu’il existait une école parfaite, qui n’oubliait personne, qui n’innovait pas, qui ne pratiquait pas la pédagogie - car Madame Lévy est persuadé que les "pédagos" sont une secte malfaisante -, qui faisait redoubler les élèves pour qu’ils progressent et qui autorisait, divine époque, les châtiments corporels."

Claude Lelièvre s’intéresse à la lettre du président envoyée aux enseignants.
"Macron vient d’envoyer une « lettre aux enseignants ». Il y a tout juste dix ans, Sarkozy avait envoyé une « lettre aux éducateurs » (sans précédent pour un président de la République). La comparaison entre les deux ne manque pas de sel. D’autant plus que Blanquer a été DGESCO, presque vice-ministre, durant la dernière partie du ’’quinquennat Sarkozy’’ et qu’il est l’actuel ministre de l’EN."


Numérique

Le numérique c’est parfois effrayant.

Les étudiants de Cambridge pourraient bientôt arrêter de remplir leurs copies à la main
"L’incapacité croissante des étudiants à écrire à la main pousse la prestigieuse université de Cambridge, au Royaume-Uni, à réfléchir à l’idée d’autoriser ses étudiants à remplir leurs copies d’examen par ordinateur plutôt qu’avec un papier et un stylo."

Collège Jolimont :les élèves dont les parents refusent la biométrie mangeraient en dernier

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 537 - Classes inversées

Dossier coordonné par Françoise Colsaët et Héloïse Dufour
mai 2017

La classe inversée, on en parle beaucoup, des partisans enthousiastes et des opposants décidés s’opposent. Est-ce une mode passagère, un gadget pédagogique, ou l’amorce d’un changement de fond ? Au-delà des définitions (trop) simples, ce dossier s’attache à mieux cerner ce qu’est la classe inversée.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.