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Revue de presse du lundi 10 janvier 2005

Beaucoup de choses aujourd’hui. Une enquête sur la filière pro dans Libération, un article assez complet sur les professeurs issus de l’immigration dans Le Monde ainsi qu’un dossier sur MSN Messenger dans le même journal. Vous savez, ce système de communication qui occupe beaucoup les ados...
On notera aussi une interview de F.Fillon dans le Monde où il réaffirme sa détermination à faire passer sa loi malgré l’opposition du monde enseignant. «  Les acteurs, c’est le terrain, et le terrain n’est pas forcément représenté par ce vote du CSE. Une réponse en forme de fin de non-recevoir.
Bonne Lecture...


Libération du 10/01/05

La filière pro valorisée... pour les élèves en difficulté
Comme tous les ministres de l’Education nationale depuis trente ans, François Fillon veut (re)valoriser la voie professionnelle. Le projet de loi d’orientation qu’il présentera en Conseil des ministres mercredi en portera trace. Parmi les principales mesures concernant l’enseignement professionnel, la loi prévoit que « le nombre d’apprentis dans les formations en apprentissage dans les lycées augmentera de 50 % » et confirme la création, en classe de troisième, d’une option « découverte professionnelle » de trois heures hebdomadaires pour tous les élèves. Ou de six heures pour les élèves en difficulté. Dès juin 2004, une circulaire du ministre désignait explicitement les élèves en difficulté comme cible prioritaire de cette option. Pour ces derniers, souvent issus des milieux populaires, le salut scolaire passe par l’apprentissage d’un métier. Drôle de façon de (re)valoriser.
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A Paris, un enseignement« sacrifié »
Vanté par le ministre François Fillon, l’enseignement professionnel et technique est sur la sellette à Paris. Quatorze des 15 lycées professionnels et techniques municipaux doivent être transformés en établissements publics locaux d’enseignement (EPLE), sous la tutelle de la région. Et cette mutation entraîne des transferts ou des fermetures.
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Les musulmans ont du mal à avaler la viande à la cantine
Dans la région lyonnaise, des dizaines de parents d’élèves musulmans s’opposent à des élus ou à des responsables de cantines scolaires. Ils refusent que leurs enfants mangent de la viande non halal (non égorgée). Et s’indignent qu’on les force.
A Villefranche-sur-Saône (Rhône), cette situation s’est transformée en mini-crise lorsque les parents de deux écoles maternelles ont reçu des lettres de l’adjointe aux affaires scolaires. Elle menaçait les gamins d’exclusion s’ils continuaient à ne pas manger de viande. Les parents les ont retirés de la cantine et se sont fédérés. Le courrier était « abrupt », reconnaît l’adjointe, qui se serait « un peu affolée » en voyant le nombre de cas augmenter (la ville parle de 16 familles, ces dernières pensent être une trentaine). « C’était une petite maladresse, confirme le cabinet du maire. Notre volonté n’était pas d’exclure, mais de rappeler que la cantine a vocation à nourrir les enfants, pas à les laisser sortir de table le ventre vide. » L’adjointe aurait été alertée par des professeurs des écoles constatant que des enfants avaient faim après les repas. En maternelle.
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Le Figaro du 10/01/05

Amiante : trois hauts responsables de Jussieu convoqués chez le juge
Mercredi, les présidents des deux universités Paris-VI et Paris-VII et le directeur général de l’Institut de physique du globe (IPG) - c’est-à-dire les responsables des trois établissements de Jussieu - sont convoqués dans les bureaux du pôle judiciaire de santé publique, rue des Italiens. Gilbert Béréziat, président de Paris-VI, a confirmé hier au Figaro qu’il se rendrait ce jour-là au Palais de justice, mais s’est refusé à tout commentaire. A l’issue de ces interrogatoires, qui surviennent neuf ans après le dépôt des premières plaintes contre X sur les contaminations dues à l’amiante sur le campus du Quartier latin, les trois établissements devraient être mis en examen, en tant que personnes morales, pour mise en danger de la vie d’autrui. Par ailleurs, ils pourraient également être poursuivis pour blessures et homicides involontaires.
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L’Humanité du 10/01/05

Trois mineurs expulsés
Ni trêve des confiseurs ni voeux de nouvelle année. Samedi, trois mineurs placés en zone d’attente à l’aéroport de Roissy étaient en passe d’être renvoyés vers leurs pays d’origine.
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Le Parisien du 10/01/05

Obésité : Les enfants encore mal suivis
PLUS DE LA MOITIÉ des enfants qui, ce week-end, ont consulté gratuitement un pédiatre à l’occasion de la première opération nationale de dépistage gratuit de l’obésité se sont révélés « en plein dans la zone rouge », nous a indiqué, hier, le docteur Alain Bocquet, président de l’Association française de pédiatrie ambulatoire (Afpa). Les premiers éléments de bilan traduisent cette surprise : « On pensait voir arriver beaucoup d’enfants normaux et quelques-uns en surpoids, en fait on a eu une majorité d’enfants concernés par l’obésité. On se retrouve face à des parents consternés, qui pensaient que le petit était juste un peu enrobé. Pour nous aussi, c’est un choc : on s’aperçoit que les enfants sont mal suivis, pour beaucoup la courbe de poids n’est pas surveillée, ni par le médecin traitant ni lors des contrôles scolaires obligatoires  ». »
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La Croix du 10/01/05

Solidarité avec les victimes du tsunami
Dans les établissements scolaires, les collectes sont souvent organisées par les élèves
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20 minutes du 10/01/05

Des parents menacent des profs
Fausses notes entre parents et enseignants. Une institutrice et son directeur d’école ont porté plainte ce week-end, pour « insultes et menaces de mort contre les parents d’un élève de Carhaix (Finistère). Leur plainte fait suite à une altercation survenue jeudi soir dans une école primaire publique de la commune, entre les parents de l’élève, en CP, et les deux enseignants.
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Le Monde daté du 11/01/05

À l’école de la République (édition du 9-10 janvier)
Les jeunes enseignants issus de l’immigration sont de plus en plus nombreux dans l’éducation nationale. Ils jouent souvent un rôle-clé dans la transmission des valeurs républicaines.
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MSN Messenger, la messagerie qui dévore les soirées des ados (édition du 9-10 janvier)
MSN Messenger, la messagerie instantanée de Microsoft, suscite un engouement croissant chez les jeunes. Ils sont aujourd’hui environ 3,5 millions, entre 12 et 25 ans - soit un tiers de cette tranche d’âge - à échanger par écrit, en temps réel, sur ce système de messagerie privée où ne sont admises que les personnes répertoriées par le carnet d’adresses. Entre copains de classe, MSN s’est substitué aux interminables discussions téléphoniques des générations précédentes, mais aussi aux heures passées devant la télévision. Des professeurs s’inquiètent du temps passé sur l’ordinateur, au détriment des devoirs. Des parents craignent l’influence négative du langage pratiqué sur l’orthographe. "Ces nouveaux codes ne soustraient rien à la faculté d’employer les règles officielles", tempère un sociologue.
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Tout l’imaginaire des 12-25 ans dans les "nicks" (ou pseudos) (édition du 9-10 janvier)
Pour faire partie de la communauté MSN Messenger, il faut un surnom. Les enfants ou les adolescents disent plutôt un pseudo ou un "nick", pour nickname. Lorsque les messageries se sont imposées aux moins de 20 ans, à l’été 2003, les utilisateurs qui entraient dans une liste de contacts conservaient leurs surnoms longtemps. Les plus petits choisissent des mots simples, comme "Allez l’OM", ou "je déteste le prof de maths". Ou gardaient le petit nom donné par les amis. Aujourd’hui, ils en changent comme de chemise. Les filles, plus rompues au journal intime, choisissent souvent un "petit proverbe", une "petite maxime"par jour.
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Un professeur s’inquiète du temps "gaspillé"(édition du 9-10 janvier)
"Messenger, c’est comme une drogue pour tous les ados" : Armelle, 15 ans, est lycéenne en seconde 5, au lycée Rodin, à Paris, dans le 13e arrondissement. Grosse consommatrice de la messagerie instantanée de Microsoft, elle parle d’elle-même comme si elle était en cure de désintoxication. "Avant, j’avais besoin d’aller sur l’ordinateur dès que je rentrais à la maison. Je pouvais y passer jusqu’à huit heures par jour. C’est un cercle vicieux. On reste là à attendre que quelqu’un se connecte. Presque toute ma classe a une adresse Messenger. Maintenant, je me limite à une ou deux heures, mais je ne peux pas m’en passer", poursuit-elle.
La prise de conscience de sa dépendance a eu lieu grâce à son professeur principal, Didier Amran. "Ils sont complètement absorbés par Messenger et Internet, comme on peut l’être par d’autres drogues. L’ordinateur va bientôt remplacer la télé", juge ce professeur de sciences physiques de 53 ans. En début d’année, il s’alarme du faible niveau de sa classe. Et fait remplir à tous ses élèves un questionnaire pour comprendre leur mode de fonctionnement. Il leur demande combien de temps ils passent sur leurs devoirs et combien d’heures ils consacrent à leurs activités extrascolaires. En moyenne, ses élèves travaillent six heures par semaine en dehors des cours, contre dix heures pour l’ensemble du lycée. Le chiffre est bas. Mais quelle n’est pas sa surprise quand certains déclarent que leurs activités hors classe les occupent vingt-quatre heures par semaine. "Ils m’ont expliqué qu’ils surfaient sur Internet et chattaient sur Messenger", raconte-t-il.
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« François Fillon : Ouvrir le débat sur la présidentielle est irresponsable »
Que le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) n’ait pas approuvé le projet n’est pas vraiment une surprise. Il approuve assez rarement les projets gouvernementaux. Mais surtout son opposition est très contradictoire. Il y a eu toutes les concertations qui étaient nécessaires autour de ce texte. J’ai amendé mon projet à plusieurs reprises. C’est maintenant au Parlement de décider.
[...] Les acteurs, c’est le terrain, et le terrain n’est pas forcément représenté par ce vote du CSE. Non seulement je crois que cette réforme va être possible, mais elle est vraiment nécessaire. Il faut aujourd’hui faire évoluer la loi de 1989, la corriger dans les aspects où elle a échoué et l’adapter à des circonstances qui sont différentes. La réforme est possible à condition qu’elle ne bouleverse pas les choses, qu’elle s’appuie sur l’histoire et la culture de cette institution qui a bien des mérites et, en même temps, à condition qu’elle soit juste et que le gouvernement ait à cœur de veiller à son application.
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Les critiques de MM. Ferry et Mer, ex-ministres de la société civile
Luc Ferry, vous avez été l’un des ministres de la société civile les plus en vue du gouvernement Raffarin. Aujourd’hui, vous publiez un livre plutôt mitigé sur votre expérience. Avez-vous l’impression que votre passage au pouvoir a été un échec ?
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Les universités demandent à être placées au cœur de l’organisation de la recherche française
Les universités revendiquent le leadership au sein de la recherche française. Dans un texte adopté en séance plénière exceptionnelle, la Conférence des présidents d’université (CPU) - qui réunit une centaine de responsables d’établissements supérieurs - a réaffirmé à l’unanimité, lundi 10 janvier, sa volonté d’obtenir une loi d’orientation modifiant l’organisation et le fonctionnement de la recherche en France. Surtout, la CPU a indiqué, sans la diplomatie habituelle, son souhait de placer les universités au cœur du système de recherche.
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Au Sri Lanka, la rentrée scolaire est une priorité
"On ne sait pas où est tout le monde ; c’est à l’école que l’on se rendra compte..." Malgré les destructions, le gouvernement a maintenu la reprise des cours au lundi 10 janvier.
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