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Revue de presse du lundi 10 avril

Présidentielles - En vrac

L’actualité éducative est assez clairsemée ce lundi, et demeure marquée par les élections présidentielles qui approchent. Quelques informations diverses et intéressantes sont néanmoins à noter également.

Présidentielles

Commençons par l’Obs, qui passe en revue les différents programmes des candidats pour l’éducation : « Tous les principaux candidats de cette présidentielle font le même constat de l’échec de l’école et de son injustice sociale. Mais leurs solutions divergent. A droite, Marine Le Pen (Front national) et François Fillon (les Républicains) veulent revenir à une école à l’ancienne, en insistant au primaire sur le lire écrire compter, la discipline, l’autorité du maître et le retour de l’uniforme. A gauche, priorité aux plus fragiles : Emmanuel Macron (En marche !), Benoît Hamon (PS) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) proposent de créer des milliers de postes d’enseignants pour pallier à l’échec scolaire dans les quartiers difficiles, et pour revaloriser la voie professionnelle. Ils insistent aussi sur le développement de la médecine scolaire. »
Yves Destribats et Bernard Desclaux (membre de l’équipe de rédaction de la revue de presse) se concentrent, eux, sur le site internet TonAvenir.net, sur le programme d’Emmanuel Macron : « Depuis quelques semaines, les protagonistes tentent de convaincre les électeurs de leur confier les rênes du pays à l’occasion de l’élection Présidentielle qui se tiendra les 23 avril et 7 mai 2017. L’occasion pour Tonavenir.net de commenter les programmes de 3 des 11 candidats en matière d’Education et plus précisément leurs propositions concernant l’amélioration du processus d’orientation scolaire et des moyens alloués à cette mission. »
Sur EducPros, on s’interroge sur l’absence du secteur des formations à la gestion dans le débat électoral : « Jean-Pierre Nioche, professeur émérite à HEC, plaide pour une structure représentative de l’ensemble du secteur des formations à la gestion, afin de contribuer à son rayonnement et à son développement et de peser dans les débats du prochain quinquennat. »
Et enfin, finissons par un nouvel usage hasardeux de l’Histoire par M.Fillon, qui se prend maintenant pour Vercingétorix. Cette démarche est décryptée par Claude Lelièvre sur son blog : « Vendredi dernier, le candidat à l’élection présidentielle s’est comparé à Vercingétorix, le chef gaulois vainqueur à Gergovie de Jules César. La dernière tentative de ce genre date de Vichy... » Outre le fait que le costume historique qu’il entend emprunter risque de ne pas être aussi bien taillé que ceux de M.Bourgi, cette dérive montre également combien les velléités de penser l’enseignement de l’histoire comme un récit national sont problématiques...


En vrac

Commençons par signaler la remarquable émission d’hier de Rue des écoles, consacrée au documentaire Mauvais élèves (qui sortira mercredi 12 avril) :« Le passé de "mauvais élèves" raconté à la première personne et à la clef, un documentaire passionnant sur l’école. Ces témoignages de plusieurs générations d’anciens (mauvais) élèves mais aussi de quelques enseignants dessinent en creux en portait critique mais nuancé de l’école, lieu de souffrance, d’échec, d’espoir. La réflexion, collective, s’articule autour de deux axes : la pédagogie, ou son absence, ainsi que ses effets sur les apprentissages et le fait, simple et essentiel, que l’école représente une énorme partie de nos vies. »

The Conversation se demande si on peut parler de révolution numérique dans l’enseignement supérieur : « Depuis l’antiquité, l’enseignement repose sur un triptyque constitué d’une institution (le lycée pour Aristote, l’académie pour Platon) dans laquelle se rencontrent enseignants et élèves. Ce triptyque est-il en train de disparaître ou d’évoluer en profondeur ? Peut-on parler d’une révolution numérique dans l’enseignement, et notamment dans l’enseignement supérieur ?
Pour répondre à cette question, plusieurs points demandent à être clarifiés : si révolution il y a, le numérique n’en est qu’un des éléments ; quand on l’évoque, on parle surtout des MOOC (massive open online courses), mais le numérique permet bien d’autres formes d’enseignement ; il faut enfin revenir sur les mythes liés à cette « révolution ». »

Signalons aussi la recension par le Café pédagogique, avec une interview, du livre de Jean-Claude Meyer sur le travail collaboratif : « "La question du travail d’équipe des enseignants est fortement marquée par le désenchantement ou la crainte d’une impasse". Pourtant l’inspection, les instructions officielles, les programmes et le socle, la réforme du collège, l’accompagnement personnalisé en lycée, bref toute la puissance de l’institution pousse dans le sens du travail collaboratif des enseignants. Alors comment faire pour qu’il s’installe vraiment C’est la question que Jean-Claude Meyer, professeur de français et formateur, prend à bras le corps dans un nouveau livre publié par ESF. L’ouvrage donne des pistes concrètes, particulièrement en français, pour impulser le travail collaboratif dans une équipe disciplinaire et dans un établissement. »
Enfin, finissons par l’annonce du report des épreuves écrites des concours de l’Education nationale prévues aujourd’hui, pour cause de cyclone en Nouvelle-Calédonie

Aurélie Gascon (sur une récolte de Géraldine Duboz)


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.

N° 533 - Créer et expérimenter en sciences et technologie

Dossier coordonné par Évelyne Chevigny et Roseline Ndiaye
décembre 2016
L’enseignement des sciences expérimentales s’est considérablement renouvelé. Ces changements ont visé à mettre l’élève au centre, en prenant en compte les travaux de la didactique ainsi que les réflexions sur le bagage intellectuel de base pour tout citoyen du XXIe siècle, au cœur d’une société basée sur les sciences et les technologies.