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Revue de presse du jeudi 9 juin 2005

Le Bac : un des derniers grands rituels de passage...
Emmanuel Davidenkoff, dans Libération passe en revue les quatre bonnes raisons de mettre à bas ce « monument en péril  » et ne trouve qu’une seul bonne raison de ne pas y toucher. J’en rajouterais une : le bac est aujourd’hui, avant tout, un rituel. C’est à une anthropologie du bac qu’il faudrait se livrer. La plupart des reportages mettent en évidence le stress, l’angoisse des candidats, insistent sur la présence de la famille à côté du jeune dans cette « épreuve » (au sens plein du terme) avant le passage dans un autre état.
Mélusine Harlé, dans son étude «  Ecole et télévision : le choc des cultures  » (L’harmattan , 2004) nous indique que la couverture du baccalauréat représente près de 30% de la totalité des reportages consacrés à l’école dans les journaux télévisés. Le bac est donc un des moments importants où l’on parle de l’école. Mais on n’échappe pas à la facilité dans vos journaux : reportages habituels aux côtés des candidats (variante avec les leaders lycéens) , sempiternels sujets sur la triche...
Quelques articles sont cependant à ressortir du lot : celui de Libération met bien en perspective le débat actuel et Ouest France propose une comparaison avec les autre systèmes européens.
Bonne Lecture...


Libération du 09/06/05

Le bac, un vieux cancre sauvé au rattrapage
Le bac, « monument national ». L’origine de l’expression se perd dans la nuit des presque deux siècles d’existence de ce diplôme. Mais son actualité est plus vive que jamais : des dizaines de milliers de lycéens sont descendus dans la rue au début du printemps aux cris de « Touche pas à mon bac » et François Fillon a dû remballer sa proposition d’augmenter la part du contrôle continu dans l’examen, idée pourtant soutenue par 67 % des Français et 49 % des 15-20 ans. Alors que s’ouvre le sprint final pour les 634 168 candidats du cru 2005, avec aujourd’hui l’épreuve de philosophie, Libération passe en revue quatre bonnes raisons de mettre à bas ce monument en péril... et une de ne surtout pas y toucher.
1. Il ne donne aucun droit particulier
2. Son coût est exorbitant
3. Il paralyse le système
4. Il est injuste
5. Mais c’est l’ultime symbole de la promesse d’égalité
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Les sujets de philo au bac général
Les 329.833 candidats au baccalauréat général ont entamé jeudi matin leur première épreuve écrite de la session 2005, l’épreuve de philosophie, sur laquelle ils ont quatre heures pour plancher.
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20/20 en art de l’antisèche
C’est une tentation au moins aussi vieille que le bac (création 1808), sans doute antérieure. Du petit-beurre gravé au cours téléchargé sur Palm, l’antisèche, la pompe, la gratte, la gruge, le copion (en belge), a traversé les âges. Abécédaire pour se tenir au courant des dernières tendances, de ce qui se pratique au cours de l’année ou aux examens et de ce qu’on risque.
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Courrier : Leçon d’éducation civique
« La citoyenneté, cela commence, chez l’élève comme chez l’adulte, par l’adoption d’un ensemble de comportements responsables... et cela aboutit à la recherche de l’intérêt général et au souci du bien commun... cela commence par la compréhension que les droits entraînent des devoirs. »
Fortes paroles que celles-là, auxquelles on ne peut qu’adhérer. Prenons-les au mot bien volontiers : il faut poursuivre l’éducation civique des élèves pour en faire des citoyens...
Oui, mais l’homme qui les a prononcées solennellement devant la représentation nationale était ministre hier encore ; il apprend qu’il vient d’être limogé : grosse colère, comment peut-on lui faire cela, à lui ? « En me virant du gouvernement, ils ont fait de moi un directeur de campagne avant l’heure. » Comportement responsable ? Souci du bien commun ? Ou souci de sa carrière et de sa réussite personnelle ?
[...]Recherche de l’intérêt général ou de son intérêt personnel ? Etre élu lui semble un droit évident, un dû, est-ce utile au bien commun ? La question, d’évidence, n’est pas là...
Tel autre vient d’être nommé ministre, il explique avec une détermination républicaine dans la voix que l’intérêt général, comme celui de la France, lui impose un « devoir d’union, d’unité et de rassemblement ». Bel exemple de recherche de l’intérêt général, oui, mais ce même personnage fait savoir le lendemain qu’il quittera le gouvernement au moment qui lui semblera propice pour la préparation de l’élection présidentielle à laquelle il compte bien être candidat. Sens de l’intérêt personnel... [...]Enseigner l’éducation civique aux élèves ? Cela devient mission impossible quand les adultes qui gouvernent le pays adoptent des comportements irresponsables, négligent le bien commun, privilégient l’intérêt personnel, s’arrogent des droits et s’exonèrent des devoirs.
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Les droits de l’homme ? Elémentaire
A l’occasion de la sortie d’un ouvrage, Robert Badinter a dialogué avec des élèves de CM1.
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Le Figaro du 09/06/05

Coup d’envoi aujourd’hui du bac 2005
Plus de 600 000 candidats se présentent aux épreuves. La réforme de cet examen, qui a nourri la contestation lycéenne, n’est plus à l’ordre du jour
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Un an de travail pour organiser un sans-faute
« Il n’y aura pas de fuite ! », promettent les services de l’Éducation nationale. Jusqu’au jour J, les 4 000 sujets du baccalauréat sont gardés au chaud dans les coffres-forts des proviseurs. Une fois imprimés dans les rectorats ou à l’Imprimerie nationale, ils ont été mis sous pli, conditionnés dans des cartons et stockés dans les locaux sécurisés des rectorats. Ils sont ensuite acheminés vers les différents centres d’examen quelques jours avant chaque épreuve. L’enveloppe cachetée n’est ouverte que devant les candidats.
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Les meneurs du mouvement lycéen à l’épreuve des examens
A la sortie de son oral d’anglais, Sylvain, 17 ans, le visage encore rougi par l’épreuve, avoue avoir pris du retard dans ses révisions. L’explication, c’est Sabine, sa camarade de classe du lycée parisien Charlemagne, qui l’apporte : « C’est normal, il a passé des nuits blanches à préparer des affiches pour les manifs contre la loi Fillon. » Dans le mille... « C’est vrai, j’étais très mobilisé, et aujourd’hui, je l’assume », peste le jeune homme déchirant du même coup sa convocation.
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L’enseignement privé obligé de refuser des inscriptions
La rentrée 2005 s’annonce chargée dans l’enseignement catholique. La vingtaine de directeurs diocésains réunis mardi à Paris pour leur point d’information trimestriel s’inquiètent de l’afflux d’inscriptions dans certaines régions. Faute de places, l’enseignement privé continue à refuser des inscriptions. Les postes accordés au privé se calent en effet sur ceux prévus pour l’enseignement public. Or ce dernier perd 5 500 postes d’enseignants cette rentrée en raison de la baisse du nombre d’élèves. Et l’enseignement catholique est logé à la même enseigne en dépit de la hausse de ses effectifs depuis trois ans !
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L’Humanité du 08/06/05 (un jour de retard)

La loi Fillon suspend son vol
Dans suspendu, il y a pendu. Ce qui ne veut pas dire occis, encore moins enterré, mais cela suscite néanmoins une salve de satisfactions de la part des syndicats. Tout juste nommé ministre de l’Éducation, Gilles de Robien semble avoir choisi l’attitude la plus apte à ramener le calme : l’expectative. Il annonçait, lundi, le report à une date non établie de la première vague de décrets d’application de la loi Fillon.
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La réforme prête à temps ?
Ce fut laborieux, mais les chercheurs avaient obtenu ça : l’engagement du ministre de l’Éducation nationale, François Fillon, que le projet de loi d’orientation et de programmation pour la recherche (LOPR) serait finalisé avant le 15 juin. De façon à ce que la nouvelle législation soit effective au 1er janvier 2006. Des groupes de travail, auxquels les syndicats n’ont pas été conviés, avaient été mis en place et avaient rendu leurs premières conclusions, il y a trois semaines. Les organisations de chercheurs avaient alors souligné des « avancées significatives ». Restait au gouvernement à produire un plan pluriannuel sur l’emploi et les moyens. Pas une mince affaire. Un changement de gouvernement plus tard, et voilà les chercheurs de nouveau dans l’expectative.
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Le Parisien du 09/06/05

Bac, c’est le jour J
Le bac démarre ce matin avec la philosophie, et cette course d’obstacles ne s’achèvera que dans dix jours. Malgré tout, les lycéens y restent attachés.
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« Les profs m’ont beaucoup aidée »
ELLE N’A PLUS LA VOIX CASSÉE comme au lendemain des manifs contre la loi Fillon du printemps dernier et son mégaphone est remisé depuis un certain temps au placard. Sabrina, élève en terminale littéraire au lycée Nobel de Clichy-sous-Bois...
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Coulisses d’un examen hors norme
INSTAURÉ EN 1808 par Napoléon, et réservé dans les premiers temps à une élite restreinte, le bac s’est profondément modifié avec le temps, jusqu’à devenir cette immense machinerie, unique au monde, qui concerne aujourd’hui 63 % d’une classe d’âge.
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« J’espère un sujet sur la religion ou les sciences »
« IL N’EST JAMAIS trop tard pour apprendre », disait Socrate. Malik, 17 ans, a manifestement fait sienne la célèbre sentence du père de la philosophie. Hier, c’est à 16 h 15 précises, chez lui à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), que cet élève de...
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La Croix du 09/06/05

Rien vu...


20 minutes du 09/06/05

Les bacheliers à l’épreuve dès ce matin
Nuit d’angoisse. Si les 119 723 élèves de terminale professionnelle en sont dispensés, les 329 833 candidats inscrits en filières générales et les 184 612 lycéens des branches technologiques sont convoqués ce matin à l’épreuve de philosophie. Matière qui donne le coup d’envoi des examens obligatoires du baccalauréat. Pour les 634 168 aspirants bacheliers de cette promotion 2005, l’année scolaire a été marquée par le conflit entre les lycéens, leurs profs et le ministère de l’Education. Pourtant, la préparation des candidats à cette session ne semble pas avoir été durement affectée.
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Condamnées pour avoir voulu brûler leur lycée
Quatre jeunes filles de Rosny-sous-Bois (93), âgées de 18 à 19 ans, ont été condamnées hier à huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bobigny, pour avoir tenté de mettre le feu à leur lycée, fin janvier. Elles avaient envie de « se taper un délire », ont-elles expliqué aux enquêteurs. Et elles n’étaient « pas contentes » d’avoir été renvoyées pour quelques jours dans le cadre d’une punition collective. Une cinquième lycéenne a été relaxée.
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Paris : Condorcet en grève pour garder ses élèves non francophones
Le lycée Condorcet (8e) se mobilise aujourd’hui pour protester contre la fermeture d’une classe d’accueil pour enfants non francophones. Cinq classes de ce type, sur trente à Paris, seront « déplacées » à la rentrée prochaine dans des lycées professionnels. Les enseignants de Condorcet condamnent cette mesure et appellent à la grève. «  Ces élèves vivent dans des conditions plutôt défavorisées et sont en contact avec nous, qui sommes plutôt aisés. ça constitue un échange très riche  », explique Margaret Amghar, professeur principal de cette classe d’accueil. De son côté, le rectorat certifie que « les primo arrivants formulent une très forte demande de professionnalisation  » et que le lycée pro « n’est pas une voie de garage  ».
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Nantes : Coup d’envoi du bac dans l’académie
Fini le bachotage. Comme partout en France, les lycéens ligériens sont sur le pied de guerre ce matin pour le coup d’envoi du bac. Dans l’académie de Nantes, ils sont 32 856 à prétendre à l’obtention du diplôme, 12 278 rien que dans le département. Comme tous les ans, c’est la filière générale qui propose le plus de candidats : 17 620, contre 8 895 pour le bac technologique et 6 341 en bac professionnel. Considérée comme l’une des meilleures de France (la 3e pour ses résutats), l’académie compte cette année 61 centres d’examens. 8 400 enseignants seront mobilisés pour corriger les copies. Les sujets, imprimés au rectorat, sont arrivés il y a quelques jours déjà.
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Lyon : Passe ton bac d’abord et après...
Que sont devenus les bacheliers ? Alors qu’ont lieu aujourd’hui les épreuves de philo du bac, l’académie de Lyon, qui regroupe les départements de l’Ain, de la Loire et du Rhône, vient de rendre publique une étude sur le devenir des lauréats de l’examen en 2004. Concernant la filière générale, 97 % des bacheliers ont poursuivi des études, dont les trois-quarts à l’université. Les bacheliers littéraires (L) sont les plus nombreux à avoir interrompu leurs études (5 %, contre 3 % pour les bac ES et 2 % pour les bac S). Dans la filière technologique, environ 90 % des bacheliers ont continué dans les études supérieures en 2005.
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Lille : Bac 2005, de 14 à 57 ans
Il est trop tard pour réviser. Le baccalauréat 2005 est officiellement lancé aujourd’hui avec, traditionnellement, l’épreuve de philosophie. Dans l’académie de Lille, ils sont 46 897 cette année à se présenter aux épreuves, toutes filières confondues . A 14 ans, la benjamine tentera d’obtenir un bac scientifique et le doyen de 57 ans se présente, lui, dans la filière professionnelle « électronique et installations électriques ». De l’autre côté de la barrière, ils sont 8 800 à les corriger et à leur faire passer les oraux dans 317 centres d’examens différents. Avec comme objectif de faire mieux que les 76,5 % de réussite obtenus l’an dernier, qui plaçait le Nord-Pas-de-Calais au 21e rang sur 26.
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Ouest-France du 09/06/05

Bac : l’Europe joue le contrôle continu
Ce matin, coup d’envoi du bac 2005 avec les épreuves de philosophie. Ailleurs en Europe, comment les élèves achèvent-ils leur cycle d’études secondaires ? Les situations sont contrastées, mais la plupart du temps, l’examen passe par le contrôle continu.
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Le Monde daté du 09/06/05

Les épreuves écrites du baccalauréat 2005 ont commencé
Ils sont 634 168 candidats au bac 2005, dont 329 833 candidats au bac général qui planchent jeudi 9 juin à partir de 8 heures, et durant quatre heures, sur la dissertation de philosophie. Le plus jeune a 13 ans et le doyen, 71. Les premiers résultats seront connus lundi 4 juillet pour le bac général et la session prendra fin le 11 juillet, à l’issue des épreuves de rattrapage.
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La loi sur l’école sera mise en oeuvre "dans un esprit de dialogue"
Mettre en oeuvre la loi sur l’école dans un esprit de dialogue avec la communauté éducative" : la feuille de route délivrée par le chef du gouvernement au ministre de l’éducation nationale va dans le sens de l’apaisement au regard d’une loi qui avait mis les lycéens dans la rue au printemps.[...]
Le premier ministre a également demandé à M. de Robien de repenser l’éducation prioritaire et de ne plus se contenter "d’une seule logique de territoires" , ce que prévoyait déjà la loi Fillon. Pour remédier aux difficultés matérielles que rencontrent les jeunes, il a proposé que "tout étudiant ayant emprunté pour financer ses études puisse déduire les intérêts de son emprunt de son premier impôt sur le revenu" . Enfin, M. de Villepin a demandé au ministre de la défense de procurer aux jeunes qui sortent du système éducatif sans qualification une formation validée par l’éducation nationale. L’objectif est de former 20 000 jeunes en 2007.
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La FCPE réclame une amnistie pour les lycéens condamnés
L’arrivée de Gilles de Robien au ministère de l’éducation nationale redonne espoir aux soutiens des lycéens poursuivis ou condamnés dans le cadre du mouvement de protestation contre la loi Fillon.
Le président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), Georges Dupon-Lahitte, a écrit, mercredi 8 juin, au président de la République, pour lui demander d’amnistier, "à l’occasion de la traditionnelle loi d’amnistie du 14 juillet", les condamnations prononcées pour des actes commis lors des blocages d’établissements ou de manifestations contre la loi sur l’avenir de l’école, au printemps. Dans son courrier, il souhaite aussi que M. Chirac intervienne "afin que soient retirées les plaintes de représentants de l’Etat à l’encontre des lycéens qui ne sont pas encore jugés aujourd’hui". Une quarantaine de jeunes font ou ont fait l’objet de poursuites pour outrages, violences à agents de la force publique ou dégradations de biens d’utilité publique.[...]
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