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Revue de presse du jeudi 8 septembre 2005

Un rapport d’une députée UMP, Irène Tharin, rissque de faire du bruit. Ce rapport commandé par le précédent premier Ministre porte sur l’orientation. Il déplore le manque d’orientation vers les filières scientifiques et également le manque de lien entre l’école et l’entreprise. Stages en entreprise pour tous, élèves comme enseignants, formation obligatoire à l’orientation sont des priorités, estime-t-elle. Irène Tharin préconise également de remanier profondément la formation des enseignants et surtout celle des conseillers d’orientation psychologues . A lire dans Le Figaro .
On pourra lire aussi le point de vue de Michel Godet dans Libération sur la carte scolaire et l’apartheid qui reprend les analyses déjà developpées par Eric Maurin dans “Le Ghetto Français”.
Bonne Lecture...


Libération du 08/09/05

La carte scolaire et l’apartheid Par Michel GODET
Professeur au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).

a carte scolaire, qui visait pourtant la mixité, n’a pas empêché la concentration sociale des enfants de milieux aisés et cultivés dans les mêmes quartiers ainsi que la concentration des enfants les plus défavorisés dans les ZEP (Zones d’éducation prioritaire). C’est le prix du mètre carré qui fait la différence. De même, les meilleurs enseignants sont aussi dans les collèges et lycées de ces quartiers résidentiels du centre et de la périphérie, là où vivent les cadres et les professions supérieures alors que les enseignants moins expérimentés sont envoyés faire leurs armes dans les zones plus défavorisées notamment dans les ZEP. La carte scolaire renforce la ghettoïsation de la société française par le haut.(...)
Le rapport du ministère de l’Education nationale sur l’état de l’école de 2004 révèle que 20 % des écoliers et collégiens du secteur public sont concentrés dans les ZEP, près des deux tiers d’entre eux étant des enfants d’ouvriers et d’inactifs (soit le double de la proportion nationale). On est plus que jamais « entre soi » comme le dit joliment Eric Maurin. Pourtant ces jeunes bénéficient d’un encadrement plus important (10 % d’heures en plus par rapport aux autres élèves des collèges) et s’ils « présentent en début de collège des acquis scolaires plus faibles qu’ailleurs », ils sont au moins deux fois plus en difficulté : « 35 % ne maîtrisent pas les compétences de base à la fin de l’école élémentaire, 13 % les maîtrisant bien ou très bien...les proportions sont pratiquement inverses dans le reste de l’enseignement public. » Pour l’Education nationale, ces écarts reflètent essentiellement les différences de recrutement social. Et de conclure que pour les ZEP : « Il n’y a pas de dégradation relative des acquis des élèves, alors que les conditions sociales s’y sont, elles, dégradées. » Cette conclusion est terrible : ce qui est en cause, c’est la concentration des handicaps dans les mêmes quartiers. Faut-il les raser comme le suggérait Malek Boutih ?
[...]En attendant, l’apartheid urbain et scolaire se renforce au détriment de la santé des enfants : les problèmes de surpoids, d’obésité et de caries dentaires y sont plus fréquents (problèmes d’accès aux cantines), les retards scolaires persistent (problèmes de soutien scolaire) et l’intégration républicaine par l’école ne fonctionne plus guère (utilisation de plus en plus fréquente de leur langue d’origine par les habitants). Tout se passe comme si la ghettoïsation de la France par le haut développait le communautarisme des populations immigrées reléguées dans les quartiers sensibles.[...]
Alors que faire pour redonner à l’école sa vocation de creuset républicain et son rôle d’ascenseur social ? Supprimer la carte scolaire, multiplier les possibilités de bourses d’études et d’internats et les accorder plus généreusement aux enfants de familles défavorisées. L’école doit concentrer davantage de moyens sur les ZEP afin que les élèves y maîtrisent mieux les compétences de base indispensables.
Il n’y a pas de fatalité. Tous les principaux de collège savent que la moins bonne de leurs classes de sixième deviendra l’une des meilleures des cinquièmes si on la confie aux meilleurs professeurs. A cette fin, il conviendrait de lier les promotions et les rémunérations des enseignants aux conditions d’exercice de leur métier et à leurs performances. C’est en partie ce qu’a mis en place le ministère en offrant aux professeurs exerçant dans les quartiers difficiles cinq années de suite des possibilités de mutation facilitées.
Mais dans cette perspective, il faudrait donner aussi aux chefs d’établissement une plus grande autonomie dans le recrutement avec un droit de veto sur les affectations et une possibilité d’influer sur les rémunérations. La prime de mille euros par an n’est sans doute pas assez incitative ; elle pourrait être complétée, à l’initiative des municipalités, avec l’appui des collectivités territoriales.
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La cause étudiante sans le sou
Par Nadia BELLAOUI, Déléguée générale du réseau d’associations étudiantes Animafac.

Cinq cent cinquante étudiants responsables de quelque 400 associations issues de 46 départements ont dû défaire leurs valises : Campus en été 2005 n’a pas eu lieu ; il n’y a pas eu d’université d’été des associations étudiantes cette année pour cause de restrictions budgétaires.
Un réseau de près de dix mille associations d’étudiants, porteuses de trente mille projets collectifs par an se voit ainsi privé d’un temps unique de formation et d’échange, quelques jours avant la rentrée.
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Le Figaro du 08/09/05

L’orientation scolaire oublie le marché du travail
L’école doit davantage s’ouvrir au monde du travail. C’est la conclusion du rapport de la députée Irène Tharin (UMP) remis hier soir à Dominique de Villepin. Cette enquête sur l’orientation et la réussite scolaire lui avait été commandée au début de l’année par Jean-Pierre Raffarin.
La méconnaissance mutuelle des mondes de l’entreprise et de l’école inquiète l’élue : « J’ai récemment présenté le directeur des conseillers d’orientation scolaire de Montbéliard au directeur de l’usine Peugeot, un des plus gros pourvoyeurs d’emplois de la région : ils ne se connaissaient pas ! » Stages en entreprise pour tous, élèves comme enseignants, formation obligatoire à l’orientation sont des priorités, estime-t-elle. Irène Tharin préconise de remanier profondément la formation des enseignants et surtout celle des conseillers d’orientation psychologues (Copsy).
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La désaffection pour les matières scientifiques
Au coeur de la mission confiée par Jean-Pierre Raffarin - quand il était encore à Matignon - à Irène Tharin figure la baisse du nombre des étudiants dans les filières scienti ?ques. Aujourd’hui, il s’agirait presque d’une désertion, notamment à l’université et chez les filles, qui met en péril la compétitivité de la France. Les études de santé mises à part, les nouveaux bacheliers s’inscrivant en licence scientifique sont passés de 40% en 1995 à 26% à la rentrée 2004. Autre chiffre alarmant : seules deux bachelières S sur dix choisissent de poursuivre leurs études dans les sciences.
Irène Tharin propose des solutions pour stopper cette baisse continue des inscriptions. D’une part, augmenter les heures d’enseignement des matières scientifiques et les rendre plus dif ?ciles au bac S. D’autre part, au niveau universitaire, accorder des aides financières spéci ?ques aux étudiants de ces filières a ?n de les rendre plus attrayantes.
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L’Humanité du 08/09/05

Les langues en quête de cohérence
Toute la semaine, l’Humanité revient sur les mesures de la rentrée. Aujourd’hui : l’enseignement des langues (3/5).
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Échos de rentrée Choix d’orientation bafoué
Mille cinq cents lycéens seraient toujours sans affectation en Seine-Saint-Denis. C’est ce que dénonce l’association Réussir en Seine-Saint-Denis.
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Le Parisien du 08/09/05 ( payant)

Mort d’une élève : la condamnation d’un instituteur confirmée
La condamnation de Philippe Boubet, instituteur reconnu coupable d’homicide involontaire après la chute mortelle d’une élève par la fenêtre de sa classe, est désormais définitive, la Cour de cassation ayant rejeté hier son pourvoi.
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Un tournant judiciaire
EN MATIERE d’homicide involontaire, la loi du 10 juillet 2000 a considérablement modifié l’appréciation des magistrats. Ceux-ci doivent désormais constater pour ceux qui ont indirectement causé un dommage « soit une faute particulièrement grave, comme la...
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Il ne veut pas aller à l’école !
« J’VEUX PAS Y ALLER. » En version 3 ans, il vous assène ça avec un air suppliant en tétant son doudou sur le pas de porte. En version 6 ans, il retient ses larmes et c’est carrément déchirant. Le parent modèle, qui voit tous les autres enfants courir...
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Dernière chance pour étudiants retardataires
Si vous êtes étudiant en panne de formation, le salon qui ouvre aujourd’hui à Paris est une aubaine. Il propose des solutions de dernière chance à tous ceux, 5 à 10 %des jeunes post-bac, qui n’ont toujours aucune place dans une...
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La Croix du 08/09/05

Rien vu...


20 minutes du 08/09/05

L’instit définitivement condamné
La décision était attendue par de nombreux professeurs car elle devrait faire jurisprudence. La Cour de cassation a rejeté hier le pourvoi de l’instituteur qui avait été condamné à cinq mois d’emprisonnement avec sursis après la chute mortelle d’une de ses élèves, âgée de 10 ans. Il est donc définitivement condamné. Le drame s’est déroulé en décembre 1996 alors que l’instituteur préparait avec ses élèves à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) un départ en classe de neige. Une élève a plongé dans le vide par une fenêtre ouverte, malgré une mise en garde adressée à la classe par l’enseignant.
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Ouest-France du 08/09/05

À l’école, pas d’habits de marque
À l’école publique du Vert-Buisson à Bruz, près de Rennes, il est fortement déconseillé de venir en classe avec des habits de marque. Les enseignants ne veulent plus entendre parler de vêtements de prix déchirés, tachés ou abîmés.
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Rien vu...

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Le Monde daté du 08/09/05

Rien vu...


Le Nouvel Obs Quotidien du 08/09/05

Rien vu...


Une sélection dans les dépèches du 08/09/05

"Réussir notre école", un livre du patron de la FSU, Gérard Aschieri
"Réussir notre école", un livre du secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, bâti sous forme d’échanges avec Danielle Michel-Chich, ancienne enseignante devenue journaliste, et parente d’élève, sort en cette rentrée scolaire 2005.
Le patron de la principale centrale de l’Education s’y livre à une sorte de défense et illustration de son Ecole de la République, répondant à des questions souvent provocatrices. "L’école privée n’offre rien de plus que ce qu’offre l’école publique, sinon le choix confessionnel", dit-il notamment.
Gérard Aschieri rappelle également que "globalement, le niveau ne baisse pas". "Les élèves d’aujourd’hui ne savent pas les mêmes choses mais ils en savent beaucoup".
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La FSU participera à la journée d’action interprofesionnelle du 4 octobre
La Fédération syndicale unitaire (FSU), principale fédération du monde éducatif, a annoncé jeudi qu’elle entendait "tout faire pour assurer une participation massive des personnels, actifs et retraités" à la journée d’action interprofessionnelle du 4 octobre.
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La condamnation d’un instituteur "fragilise les enseignants" (SNUipp/FSU 93)
La condamnation en 2004 d’un instituteur, pour homicide involontaire après la chute mortelle d’une élève par la fenêtre de sa classe, devenue définitive mercredi par le rejet de son pourvoi en cassation, "fragilise les enseignants dans le quotidien de leur activité", a estimé jeudi le SNUipp/FSU 93.
Dans un communiqué, le SNUipp-FSU 93, principal syndicat d’enseignants des écoles primaires, a estimé que le rejet du pourvoi en cassation de Philippe Boubet, instituteur en Seine-Saint-Denis "ouvre une nouvelle ère : celle de l’épée de Damoclès".
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Les parents FCPE dénoncent la "déshumanisation" du système éducatif
La FCPE, principale fédération de parents d’élèves, a dénoncé jeudi la "déshumanisation de la gestion des personnes dans le système éducatif", citant augmentations d’effectifs par classe, problèmes d’affectation des élèves et emplois du temps "trop resserrés".
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L’illettrisme a désormais son contraire : le littérisme
La Commission générale de terminologie et de néologie vient de publier au Journal officiel un nouveau terme, dont "l’emploi doit se généraliser rapidement dans le combat pour l’accès de tous au savoir et à la culture" : "littérisme", a-t-on appris jeudi auprès de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France. Ce terme, équivalent de "literacy" en anglais, désigne la "capacité à lire un texte simple en le comprenant, à utiliser et à communiquer une information écrite dans la vie courante".
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De la thèse à l’emploi : les débuts difficiles des titulaires d’un doctorat
Les débuts des jeunes titulaires d’un doctorat, après huit ans d’études au minimum après le bac, sont souvent difficiles avec un taux de chômage de 11% et des emplois précaires pour 24%, trois ans après leur thèse, selon une enquête publiée jeudi par le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq). Dans cette étude intitulée "de la thèse à l’emploi", le Céreq explique que la situation s’est aggravée entre 2001 et 2004, le chômage passant de 7 à 11% et l’emploi précaire de 19 à 24%.
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Pour en savoir plus

Le site de VousNousIls (Rubrique dépêches de l’éducation AFP)

Le site Yahoo Actualités, rubrique éducation

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