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Revue de presse du jeudi 8 avril 2010


États généraux : Déception – pas CLAIR - Tout a été redit, rien ne sera fait.-


États généraux de la sécurité : déception
Plusieurs journaux dont Le Monde rendent compte de la conclusion des États Généraux de la sécurité à l’École qui se sont terminé ce jeudi à la mi journée. Dans Le Monde, tout comme dans Le Figaro , le compte rendu que font les journalistes des propositions formulées par Luc Chatel reflète mal la déception ressentie par les syndicats et les associations présents durant ces deux jours pour qui ces propositions sont en décalage avec la richesse des travaux. Il s’agit d’un « rendez-vous raté », a estimé la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison, les décisions n’étant « pas à la hauteur » des propositions faites, a renchéri Thierry Cadart pour le Sgen-CFDT. “Les conclusions sont à l’inverse de ce qu’on attendait à l’issue des ateliers" ajoute Antoine Evennou, président de l’UNL. Si Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, se félicite de la tenue d’une conférence nationale sur les rythmes scolaires, il déplore lui aussi des orientations "en décalage avec les états généraux".
Certes, Luc Chatel a repris des propositions du conseil scientifique. Ainsi, pour mieux "mesurer la violence", les indicateurs statistiques seront redéfinis et une vaste enquête sociologique dite "de victimation" – telle que la propose depuis plus de dix ans Eric Debarbieux– sera engagée en mars2011. Il veut aussi "faire évoluer les règles et les sanctions disciplinaires" dès la rentrée 2010 en rendant systématique un barème de sanctions et en généralisant les mesures dites d’exclusions/inclusions (consistant à punir sans exclure). Il veut ainsi "rendre à l’exclusion de la classe ou de l’établissement un caractère exceptionnel". Mais l’essentiel des mesures est plutôt de l’ordre de l’arsenal sécuritaire et reprend les annonces de Nicolas Sarkozy le 24 mars dernier. Concernant "certains élèves particulièrement perturbateurs", il a indiqué qu’ils "pourront être sortis de la classe" pour être placés " dans des structures adaptées, aussi longtemps que nécessaire". Le ministre a également affirmé que "dans les cas les plus flagrants" de parents qui "n’assument pas leurs responsabilités", le gouvernement entendait "aller jusqu’à rendre effectives les sanctions en matière d’allocations familiales", telles la suspension ou la suppression. Il a également annoncé "le doublement, dans les académies les plus exposées" des effectifs des équipes mobiles de sécurité (EMS) mises en place depuis la rentrée 2009.
Là, où le discours du ministre prend un caractère surréaliste c’est quand il prétend “renforcer la formation des professeurs dès la rentrée 2010” alors qu’il s’emploie par ailleurs à supprimer tout le dispositif actuel, comme l’ont rappelé les syndicats et les parents d’élèves… On nous promet donc que chaque étudiant en master qui prépare les concours d’enseignants bénéficiera « d’une formation spécifique » et chaque professeur recruté suivra « lors de son année de stage un module de formation sur la tenue de classe ». Sûrement inspirés de ce qui a été mis en place dans l’académie de Créteil et dont on a dit ici même toutes les limites de ce type de formation.

C’est pas CLAIR…
Attardons nous sur une des annonces de Luc Chatel. Celui-ci sort de son chapeau une redéfinition des établissements les plus exposés . Cela ressemble en fait à une redéfinition de la politique et de la carte de l’éducation prioritaire. Après les ZEP (zones d’éducation prioritaire, puis les RAR (réseaux ambition réussite), voici venus les CLAIR, pour "collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite". Ces établissements seraient caractérisés par une autonomie plus grande laissée au chef d’établissement, qui pourra choisir son "équipe" de direction et peut-être recruter les enseignants . La phrase exacte du discours est “ Je veux donc que les chefs d’établissement puissent choisir leurs équipes et disposent des moyens pour attirer les professeurs déterminés à relever ce défi.” Il y a donc ambiguité et ça fait partie des zones d’ombres des CLAIR…
Tout comme la question des exigences pour les collèges classés dans cette catégorie. Là encore, la phrase du ministre peut prêter à interprétation : “ Seule doit compter la validation du socle commun de connaissances et de compétences au terme de la scolarité obligatoire.affirme t-il. Je veux donc laisser toute latitude aux équipes pédagogiques pour mettre en œuvre le projet pédagogique pour atteindre cet objectif. Pour cela, je les encouragerai à recourir le plus largement possible aux expérimentations permises par la loi ”. Est-ce que cela veut dire qu’on réduit l’ambition pédagogique ? Les autres établissements ont-ils une moindre obligation de former au socle commun ?
Enfin, le ministre annonce la création d’un nouveau statut avec l’instauration d’un “préfet des études” nommé par niveau et qui aura dans ces établissements l’entière responsabilité sur le plan pédagogique et éducatif. Là aussi, on en sait pas plus que cette annonce qui ne correspond en rien à ce qui a été débattu dans les ateliers. Il faudra tirer les choses au Clair…
Puisqu’on parle des établissements, il faut aussi aborder la question de la carte scolaire, dont la suppression par le gouvernement a fait l’objet de vives discussions lors des états généraux sur sa responsabilité dans la violence scolaire. Mais pour le ministère il n’est pas question pour l’instant de revenir dessus.

Tout a été redit, rien ne sera fait
La déception est donc à tous les niveaux…
Comme le résume très bien Patrice Bride, qui participait à ces États Généraux pour le CRAP-Cahiers Pédagogiques en conclusion de son article Le sous-titre retenu pour la journée était « comprendre, prévenir, agir ». Brice Hortefeux a osé à la fin de son intervention, « prévenir, dissuader, réprimer », ce qui sonne un peu différemment. La devise de Luc Chatel semble plutôt « réunir, laisser parler, décider ».

Bonne Lecture...


Libération.fr du 08/04/10 (certains articles payants)

Un lycéen avoue un "coup de feu" dans son établissement
C’est "par jeu" qu’un lycéen de 16 ans et demi aurait tiré la semaine dernière dans une classe du lycée Jean-Monnet de Strasbourg, indiquent Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Il aurait utilisé un pistolet lance-pétards, ce qui explique l’absence d’impact et de douille, selon le quotidien régional. L’adolescent a été placé en garde à vue hier et il a reconnu les faits. Le proviseur de l’établissement a précisé à l’AFP qu’il s’agit d’un "élève de l’établissement qui redouble sa classe de seconde", "peu investi" dans ses études, et qui aurait agi suite à "un pari".
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Prof 2.0 : Pourquoi je suis « ami » avec mes étudiants
Olivier Ertzscheid est enseignant-chercheur (Maître de Conférences) en Sciences de l’information et de la communication à l’Université de Nantes. Il tient par ailleurs le blog Affordance.info.
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Le Figaro du 08/04/10

Les profs vont être mieux formés à la gestion des crises
En clôture des états généraux de la sécurité à l’école, le ministre de l’Education nationale a également expliqué vouloir doubler les équipes mobiles de sécurité. « Un rendez-vous raté » selon les associations.
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Le Monde.fr du 08/04/10

Violence à l’école : le gouvernement n’exclut pas "les sanctions en matière d’allocations familiales"
Les annonces faites par le ministre de l’éducation, jeudi 8 avril à Paris, en clôture des Etats généraux de la sécurité à l’école, ont été en phase avec son intention de ne pas opposer prévention et sanction. La veille, dans son discours d’ouverture, Luc Chatel avait assuré : "Je veux dépasser l’opposition entre les tenants du tout sécuritaire et ceux du tout pédagogique." Il a donc rendu publiques des décisions qui relèvent des deux philosophies.
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Tir à blanc dans un lycée strasbourgeois : un lycéen reconnaît les faits
Un élève de 16 ans, soupçonné d’avoir tiré un coup de feu à blanc sur une enseignante le 31 mars dans un lycée de Strasbourg, a été placé mercredi 7 avril en garde à vue, où il a reconnu les faits, expliquant avoir agi à la suite d’un pari, a-t-on appris jeudi auprès du proviseur du lycée.
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Rythmes scolaires, semaine de 4 jours : le débat doit reprendre... ou plutôt commencer
par Paul Bron, adjoint au maire de Grenoble, chargé de l’éducation.

Aura-t-il fallu le récent rapport de l’Académie de médecine, portant un regard très sévère sur l’école à quatre jours, pour qu’enfin le ministre de l’éducation nationale consente à réinterroger cette aberration pédagogique ?
Il y a tout juste un an et demi, l’ancien ministre Xavier Darcos supprimait par décret l’école le samedi matin, et le président de la République imposait les quatre jours" sans un report sur les autres jours de la semaine".
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"Avec les nouvelles normes, notre travail devient mission impossible"
Lilian est en larmes. Mado se précipite, l’enfant à la tignasse blond roux se réfugie entre ses bras. "Il vient d’avoir un petit frère, glisse Sylvie Nallet, la directrice, qui assiste à cette scène de la vie ordinaire de sa crèche. Maman est à la maison avec le bébé et lui est là, avec nous, en halte-garderie, pour la soulager un peu. En ce moment, il a besoin d’être rassuré."
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L’Humanité du 08/04/10 (un jour de retard)

Violences à l’école : le gouvernement a vraiment tout faux
La première journée, hier, des états généraux de la sécurité à l’école a souligné le décalage abyssal entre les solutions prônées par les chercheurs et les fantasmes sécuritaires de la droite.
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L’exclusion exclue de l’école
La pratique des exclusions d’élèves doit « être entièrement reconsidérée », a prôné hier Alain Bauer, président de l’Observatoire national de la délinquance, en résumant les 31 propositions faites par la mission sur les sanctions et la place de la famille. Autres suggestions  : faire présider les conseils de discipline par une personne extérieure à l’établissement, ou encore éviter que les enseignants débutants ne soient affectés dans les collèges et lycées difficiles. Mais, curieusement, aucune trace de la suppression 
des allocations familiales prônée par le chef de l’État…
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Le Parisien (certains articles payants) du 08/04/10

Sécurité à l’école : les états généraux sans Chérioux
Emblématique des violences scolaires, le lycée Chérioux de Vitry n’a pas été convié aux états généraux de la sécurité à l’école.Une initiative pourtant décidée après des agressions dans trois lycées du département.
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La Croix du 08/04/10

Quelle éducation sexuelle pour les enfants ?
Répondre à leurs questions sans heurter leur pudeur, susciter l’échange, poser des limites... telle est la délicate mission éducative des parents. Etape nécessaire pour préparer les enfants à vivre une sexualité épanouie
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Les échos (certains articles payants) du 08/04/10

Violence à l’école : la formation des enseignants en question
Le ministre de l’Education nationale l’a répété hier, en ouvrant les états généraux de la sécurité à l’école : les violences, et notamment les actes récurrents qui perturbent le climat scolaire, doivent être traitées dans la durée et exigent un pluralisme des réponses. Luc Chatel a notamment déclaré hier vouloir revoir le système de mesure des violences et améliorer la formation des enseignants, «  une priorité clairement identifiée par tous les acteurs  », a-t-il reconnu. Ces préconisations figurent parmi les mesures proposées par le rapport sur les sanctions disciplinaires et la place des familles dans le système éducatif, dont le criminologue Alain Bauer, président du conseil d’orientation de l’Observatoire national de la délinquance, avait la responsabilité et qu’il a rendu public hier. Il prévoit notamment de refondre le système d’analyse et de statistiques des violences «  qui n’est ni stable ni fiable et peut être stigmatisant  ».
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La mission Bauer prône de revoir la pratique des exclusions d’élèves
La pratique des exclusions d’élèves des établissements scolaires doit "être entièrement reconsidérée", a prôné mercredi lors des états généraux de la sécurité à l’école Alain Bauer, en résumant les 31 propositions faites par une mission dont il avait la responsabilité. M. Bauer, criminologue, président du conseil d’orientation de l’Observatoire national de la délinquance, a été chargé en novembre de diriger une mission sur les sanctions disciplinaires et la place des familles dans le système éducatif.
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20 minutes du 08/04/10

Le jeune homme qui avait tiré à blanc sur une enseignante mis en garde à vue
Des élèves, présents au moment des faits, avaient été très choqués...
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Etats généraux : une opération de communication ?
Les états généraux de la sécurité à l’école ont débuté ce mercredi à la Sorbonne. Peut-on miser sur leur efficacité ?
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Rue89 du 08/04/10

Rien vu...


Ouest-France du 08/04/10

Chatel propose trois mesures pour lutter contre la violence à l’école
Le ministre de l’Education, Luc Chatel, clôturait ce jeudi les états généraux de la sécurité à l’école. Il a annoncé trois mesures pour lutter contre la violence.
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Trop d’élèves sont expulsés de l’école
Punir, exclure... Face à la violence, est-ce la bonne solution ? Débat aux États généraux de la sécurité à l’école qui s’achèvent ce midi à Paris.
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Le Journal du Dimanche du 08/04/10

Rien vu...


Le Nouvel Obs Permanent du 08/04/10

Luc Chatel dévoile ses mesures pour la sécurité à l’école
A l’issue des Etats généraux de la sécurité à l’école, le ministre de l’Education décide notamment de "renforcer la formation des professeurs".
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Dans Newsweek : La fin des humanités
Du fait de la crise économique et du chômage, universités et étudiants révisent leur opinion sur les diplômes en lettres et sciences humaines. > Cet article a été publié le 5 avril sur le site internet de l’hebdomadaire américain.
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L’Express.fr du 08/04/10

"L’’école a besoin de professeurs plus que de bâtons !"
Davantage de sanctions en milieu scolaire comme le réclame le ministre de l’Education ? Pour les internautes de LEXPRESS.fr, ce n’est pas forcément la solution.
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Violence scolaire : "Les orientations sont en décalage avec les états généraux"
Lors de la clôture des états généraux de la sécurité à l’école, Luc Chatel a détaillé les cinq pistes retenues. Des mesures qui ne font pas l’unanimité.
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Le Café Pédagogique du 08/04/10

Etats généraux de la sécurité à l’Ecole : Une révolution en marche ?
La première journée des Etats généraux de la sécurité à l’école, le 7 avril 2010, a été consacrée à un exercice devenu rare à l’éducation nationale : écouter les experts. Le Café rend compte de cette journée dans un dossier spécial.
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Peut-on lutter contre la violence sans changer l’Ecole ?
Phénomène multifactoriel, la violence scolaire interpelle les fondements de l’Ecole si l’on en croit les travaux édités pour les Etats généraux.
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Médiapart (accès payant) du 08/04/10

Rien vu...


ÉducPros du 08/04/10

Insertion des docteurs : notre enquête
Doctorants et entreprises peinent encore à se rencontrer et surtout à se comprendre. L’insertion professionnelle des docteurs était au coeur du dernier colloque de la CPU (Conférence des présidents d’université) des 1er et 2 avril à Nancy. A cette occasion, Educpros a mené l’enquête.
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Etats généraux de la sécurité à l’école : deux jours pour lutter contre la violence scolaire
Comment lutter contre la violence à l’école ? Les 7 et 8 avril 2010, le grand amphithéâtre de la Sorbonne a accueilli Les Etats généraux de la sécurité à l’école*. Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, a regretté, en ouverture de séance, le manque d’indicateurs sur la violence à l’école. Deux préconisations sont revenues dans les débats : avoir des sanctions plus graduées (le ministère a déploré la garde à vue de jeunes à Marseille la veille, pour avoir insulté une élève) et repenser la formation continue des enseignants.
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Une sélection dans les dépêches du 08/04/10

Etats généraux de la sécurité à l’école : réactions des Verts et du NPA
Réactions des Verts et du NPA sur les "Etats généraux de la sécurité à l’école" qui se sont ouverts mercredi à Paris, en présence du ministre de l’Education nationale, Luc Chatel
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Violences à l’école : Hortefeux plaide pour la "réflexion" et la "pédagogie"
Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a prôné jeudi "le temps de la réflexion" contre les violences à l’école et évoqué l’importance de la "pédagogie", devant "les états généraux de la sécurité à l’école" à Paris.
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Chatel décide de renforcer la formation des enseignants dès la rentrée 2010
Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel a décidé jeudi, à l’issue des états généraux de la sécurité à l’école, de "renforcer la formation des professeurs dès la rentrée 2010", en termes de gestion des conflits, de tenue de classe et de formation continue.
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Etats généraux de la sécurité à l’école : Debarbieux souligne des "avancées"
Eric Debarbieux, le président du conseil scientifique des "états généraux de la sécurité à l’école", s’est félicité jeudi des "avancées" dans la politique gouvernementale de lutte contre les violences, à l’issue des deux jours de travaux à Paris.
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Réactions à la clôture des états généraux de la sécurité à l’école
Voici les principales réactions des acteurs de l’Education devant la presse à l’issue du discours du ministre de l’Education, Luc Chatel, clôturant les états généraux de la sécurité à l’école jeudi à Paris.
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