Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Revue de presse du jeudi 5 mars


JPEG - 26.3 ko

Revue de presse du jeudi 5 mars

Habillement - Réforme - Voie professionnelle


Aujourd’hui, on s’interroge beaucoup sur la façon de s’habiller pour aller en cours. On parle aussi de la réforme du collège et de la voie professionnelle.


Habillement

Comment s’habiller pour aller en cours ? Une question qui agite l’infosphère ces jours-ci.
Les parents d’élèves d’un collège de Toulouse ont décidé : ce sera la blouse (à lire dans 20Minutes). "Objectif pour la principale : « obtenir un léger lissage en termes de différences sociales » car selon elle 17% de ses élèves, issus de milieux sociaux difficiles, doivent faire face au quotidien à une pression des marques." Les élèves vont s’emparer du sujet et en mai et "Le fruit de leur réflexion pourrait être soumis au prochain conseil d’administration de l’établissement.".

JPEG - 82.8 ko
Le retour de l’uniforme - Geneviève Brassaud

Apparemment certains Français regrettent effectivement une certaine éducation à l’ancienne : "Bonnet d’âne sur la tête, un élève en blouse se retrouve au piquet, le dos tourné à la classe. C’est l’image, en noir et blanc, de l’école en France dans les années 1950 et 1960. Une époque révolue, mais que certains semblent regretter." L’article de FranceTVInfo revient pourtant sur des principes d’éducation qu’on peut définitivement laisser au placard : les châtiments corporels, les humiliations devant la classe, l’absence de dialogue. Il y a aussi la blouse et les cours de morale, mais là, on assiste à un retour, notamment des cours de morale. Remarquons quand même qu’ils ne se différencient pas vraiment de ce qui se fait déjà en éducation civique. Mais l’Education nationale a le don d’annoncer des nouveautés qui n’en sont pas, comme l’enseignement des religions qui se fait déjà aussi en histoire.

A l’université, c’est le port du voile qui fait parler. L’Express est allé recueillir des témoignages d’étudiantes à Cergy-Pontoise : "elle a beau chercher, Zaineb, elle ne voit pas au nom de quelles valeurs de la République il lui faudrait se découvrir la tête quand elle arrive à l’université : "Je n’empiète sur la liberté de personne. Je ne manque de respect à personne. Et je ne suis pas moins française parce que je suis voilée." Le président de l’université rappelle que l’Université accueille de jeunes adultes et n’a pas les mêmes objectifs que l’enseignement secondaire. "L’une des missions du primaire et du secondaire, explique François Germinet, c’est de transmettre les valeurs de la République et d’éduquer les futurs citoyens. D’où l’interdication des signes religieux ostentatoires. A l’université, nous ne sommes plus dans l’éducation des enfants, mais dans l’accompagnement de jeunes adultes. De jeunes adultes qui viennent ici librement pour construire leur projet personnel et professionnel. Et donc je ne vois pas comment on pourrait aider une personne à se construire en lui imposant une manière de s’habiller..."

JPEG - 124 ko
Championnats universitaires de natation - Jean-Marie Olaya

Réforme

Pour Les Echos, la réforme du collège est un test pour Najat Vallaud-Belkacem. C’est la première grosse réforme pour la ministre, réforme qui implique énormément de tensions. "D’abord, parce que les syndicats qui soutiennent les enseignements transdisciplinaires ne sont pas majoritaires. Ensuite, parce que la réforme ravive des conceptions de l’école radicalement différentes." Les points de tension : le socle commun de compétence, l’autonomie des établissements (tous les élèves de France n’auraient pas les mêmes enseignements), etc. Le journaliste estime que la ministre devra faire passer la réforme en force et s’interroge sur le soutien de Matignon.
Un autre article des Echos fait le tour des organisations syndicales et de leurs positions face à ce qu’on sait déjà de la réforme. "L’interdisciplinarité convient bien au SGEN-CFDT ou au SE-Unsa. Ceux qui se présentent comme « réformistes » partagent l’idée du ministère de permettre aux élèves d’apprendre différemment." . "Cette philosophie transdisciplinaire « gêne » en revanche Jean-Rémi Girard, du SNALC-FGAF. « Nous sommes attachés à un enseignement disciplinaire, confie-t-il." "Le SNES-FSU, principal syndicat du second degré, tonne aussi contre ce qu’il interprète comme une « diminution des horaires disciplinaires ». « C’est l’alarme » sur la réforme du collège, traduit le SNES-FSU de Lille dans un tweet." Il est donc urgent d’attendre les annonces officielles.

C’est le parcours citoyen qui fait réagir un professeur d’histoire, Bernard Girard, sur son blog hébergé par Rue89NouvelObs. Un billet très critique sur l’obligation de l’école de participer à l’éducation à la défense. "Conséquence de la disparition du service militaire, c’est aux enseignants que revient dorénavant la charge « de former les jeunes aux principes de notre défense (…) de les préparer à leur devoir de défense. »" Il regrette la contradiction avec d’autres missions "« la culture du jugement », « la réflexion critique » ou encore « l’argumentation », dont l’importance est pourtant affirmée par le Conseil supérieur des programmes (CSP) dans son projet d’enseignement moral et civique annoncé pour la rentrée 2015. Car dans son principe, éduquer à la défense conduit à imposer à tout un public, captif par nature, des représentations personnelles, des analyses partisanes et politiques que le cadre impératif des programmes et des examens officiels interdit de remettre en cause. Dans un domaine – la guerre et la paix – où tout questionnement serait au contraire non seulement bénéfique mais parfaitement légitime, une prescription administrative tient lieu de morale d’Etat.".
Sur le sujet on peut aussi lire ou relire l’interview de Laurent Fillion pour le blog Ecole de demain.
Et la synthèse de la consultation sur les programmes d’enseignement moral et laïc est parue.

JPEG - 88.9 ko
Professeur d’éducation civique et de défense - Jean-Marie Olaya

Voie professionnelle

La recherche se penche sur la voie professionnelle et l’apprentissage : "Pourtant largement dénigrée, la voie professionnelle en France fait l’objet de toutes les attentions. Le ministère souhaite développer l’apprentissage, les régions souhaitent avoir plus de prérogatives en ce qui concerne la formation professionnelle (initiale et continue), elles sont d’ailleurs reconnues comme l’échelon pertinent pour ce faire." A lire sur Eduveille.
Le Figaro, quant à lui, signale que l’apprentissage peine à rebondir en France. On note une baisse de 3,2% des contrats en 2014. La faute à une politique erratique ? "Il est vrai qu’en matière d’apprentissage, les entreprises ont été soumises au jeu des montagnes russes ces derniers mois. En 2013, on leur rabote 500 millions d’aides à l’embauche ; l’année suivante, on crée un nouveau régime d’aide. "


Actualité

Communiqué de presse de l’Elysée.
"Geneviève FIORASO, secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a présenté sa démission pour raisons de santé."


Géraldine Duboz, avec l’aide des copains de la revue.
Demain c’est Emilie Kochert qui s’y colle.


JPEG - 20.3 ko

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Réussir l’école du socle - En faisant dialoguer et coopérer les disciplines

Francis Blanquart, Céline Walkowiak - ESF, 2013
Organisé de manière très concrète autour des pratiques scolaires de classe au collège et en 2de de lycée, cet ouvrage s’attache à tous les aspects de la pédagogie ouverte et innovante nécessaire à la réussite de « l’école du socle commun ».

Au lycée professionnel
Coordonné par Sabine Coste
octobre 2010

Comment travaille-t-on, enseignants et élèves, dans les lycées professionnels ? Comment fait-on :
- avec des publics souvent fâchés avec l’école, pas toujours convaincus par les perspectives d’orientation professionnelle qu’on leur propose, parfois décrocheurs ?
- avec de nouvelles prescriptions comme l’accompagnement personnalisé, le contrôle en cours de formation ?
- avec des ambitions de formation importantes, indispensables pour une économie moderne, mais bien difficiles à tenir dans le cadre du nouveau bac pro en trois ans ?
Les nombreux témoignages de ce dossier montrent le LP comme un lieu d’effervescence, et nous espérons qu’il intéressera à ce titre tous les enseignants. Si nul ne nie les difficultés et les inquiétudes, c’est bien l’optimisme de l’action qui


Portfolio

  • Théorie du complot - Jean-Marie Olaya