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Revue de presse du jeudi 3 juillet 2014

Un dur métier - Enseignement supérieur - Avenir - Ailleurs


Un dur métier ?

Sur Europe1 le plus beau métier du monde semble ne plus avoir la cote ; on y lit que « Plus d’une personne sur dix travaillant dans l’Education nationale (enseignants, conseillers et assistants d’éducation, chefs d’établissement) déclare avoir fait l’objet de menaces et d’insultes, soit près de deux fois plus que dans l’ensemble des autres professions, selon une étude de l’Insee publiée jeudi. » C’est ce que met en exergue l’INSEE dans un récent rapport d’Hélène Guedj de la DEPP : « Les enseignants de collèges et lycées sont le plus souvent menacés ou insultés par des élèves (3 cas sur 4) tandis que ceux de maternelle et primaire le sont majoritairement par des adultes (7 cas sur 10). Les personnels les plus jeunes sont particulièrement exposés ; en revanche, les femmes ne sont pas plus menacées ou insultées que leurs collègues masculins. » Dans le journal 20 Minutes on reprend également les résultats de cette étude : « Les personnels de l’Education nationale semblent « particulièrement affectés » par les violences subies : dans l’année qui suit l’incident, en moyenne 46% des victimes déclarent avoir subi un dommage psychologique, souffrir de troubles du sommeil ou de perte de confiance en soi, contre 37% des victimes parmi l’ensemble des personnes ayant un emploi. » Deux questions émergent de ce constat. D’une part, combien de temps faudra-t-il attendre encore pour que la formation initiale et continue acceptent de prendre à bras le corps la question centrale de la relation, qu’elle soit pédagogique et humaine ? D’autre part, à quand la création d’une véritable médecine du travail appliquée au contexte enseignant ?

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L’enseignement supérieur :

Grand Ouest universitaire : quel intérêt ?, telle est la question posée par l’article du 7SEIZH Info qui reprend les propos d’Yves François Le Coadic, membre du Conseil National du Parti Breton : « La nouvelle loi sur l’enseignement supérieur impose aux universités françaises de se regrouper pour acquérir une visibilité internationale. À l’heure de la réforme territoriale, qui doit elle aussi imposer un certain nombre de regroupements, le bien-fondé de cette opération pour la Bretagne et les Pays de la Loire pose deux questions. Y a-t-il une forte volonté de collaboration entre les sept universités concernées appartenant aux deux régions que certain(e) s voudraient voir fusionner ? » Et seconde question : « y a-t-il nécessité d’un lien avec la réforme territoriale en projet ? Comme par hasard, le conglomérat des universités « ouestiennes » est un conglomérat interrégional plaqué sur les divisions administratives Bretagne – Pays de la Loire. » Toujours à propos de l’enseignement supérieur, sur le site de l’Association Internationale des Universités, on apprend la création d’un Portail mondial sur l’enseignement supérieur et la recherche pour le développement durable (ESDD). « Ce portail AIU en faveur de l’EESD (www.iau-hesd.net/fr) accessible en ligne est une plateforme collaborative qui centralise et diffuse des informations sur les activités et les actions engagées en faveur du développement durable par les établissements d’enseignement supérieur (EES) dans le monde entier. Ces activités et actions sont autant d’exemples que les EES peuvent consulter et utiliser pour développer leurs propres stratégies / activités / actions. » Un portail informatif et participatif ouvert sur le monde, voilà qui augure de larges perspectives d’expérimentation et d’amélioration. A tester pour un avenir à la fois actuel et durable !


L’avenir :

D’avenir il est question sur le site du PetitJournal.com où l’on évoque AGORA, un réseau social pour accompagner l’orientation des lycéens français à l’étranger : « À l’origine de ce réseau se trouve Adeline Neumann-Rosselot. Cette enseignante en lettres, chargée de l’orientation au Lycée Français International de Pékin, commençait à son échelle à s’appuyer sur ses anciens élèves. "On me posait des questions auxquelles il était difficile d’apporter des réponses. Par exemple, on me demandait si dans tel établissement le niveau du chinois était élevé. C’est une réponse que je ne pouvais pas trouver sur le site de l’établissement. Alors je me tournais vers des anciens élèves qui étaient passés par cet établissement pour savoir ce qu’il en était réellement. De là est née l’idée d’Agora. » Avenir, orientation... emploi, nous y voilà. Sur le site Locatis.Info on évoque la question des Maisons de l’emploi dans le rapport d’évaluation du groupe de travail du Conseil national de l’emploi : « Il préconise une période transitoire de deux ans pour permettre l’évolution de ces structures. Une période durant laquelle l’Etat devrait maintenir leur cahier des charges et ses financements. » Quelques axes de développement sont proposés : « Le groupe de travail estime qu’il faut que les maisons de l’emploi inscrivent leur activité dans les politiques régionales de développement économique, d’emploi et de formation professionnelle. "Les maisons de l’emploi pourraient demain constituer des structures d’appui et de relais territoriaux dans une perspective de territorialisation accrue des politiques régionales emploi-formation", détaille ainsi Patricia Bouillaguet. » Toujours à propos d’emploi, quels seront les métiers en 2022 ? Voici un rapport du groupe Prospective des métiers et qualifications « “L’emploi continuerait ainsi de connaître une relative polarisation (cependant moins marquée en France que dans certains pays), avec une forte progression de l’emploi dans les métiers très qualifiés (principalement les métiers de cadres), une diminution du poids des ouvriers et employés qualifiés et une relative stabilité du poids des ouvriers et employés peu qualifiés, les créations d’emploi dans les métiers peu qualifiés d’aide à la personne et autres métiers de services (employés de l’hôtellerie-restauration, agents de gardiennage et de sécurité) compensant les destructions d’emplois d’ouvriers non ou peu qualifiés.” »


Ailleurs :

Plus loin dans le temps mais aussi plus loin ailleurs, de quoi l’information éducative est-elle faite ? En Belgique, on se plaint de la mauvaise formation des enseignants. Sur le site DH.Be on peut lire : « La qualité de la formation ou le sous-équipement figurent parmi les lacunes pointées dans le rapport de l’Agence pour l’évaluation de la qualité de l’enseignement supérieur portant sur la formation des instituteurs de l’enseignement primaire. Des déficiences dans l’organisation des stages sont ainsi soulignées, rapporte Le Soir jeudi. Parmi les points positifs, le comité d’experts se félicite du soutien et de la disponibilité des enseignants formateurs. Il déplore néanmoins leur "manque de formation psychopédagogique" ainsi que le "carcan" que représente la grille horaire dans la formation. » Tiens, tiens, des plaintes comme en échos... Au Québec, selon Yves Bolduc, les recteurs ne pas surpayés peut on lire sur le site Canoé.Ca : « Les recteurs des universités québécoises ne devraient pas être payés 250 $ par nuit pour dormir chez eux, selon le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, qui estime néanmoins que leur salaire doit demeurer compétitif. Le Journal de Québec révélait plus tôt cette semaine que le principal de l’Université Bishop à Sherbrooke, Michael Goldbloom, est rémunéré lorsqu’il passe la nuit dans sa résidence montréalaise. Un privilège qui s’ajoute à son salaire annuel de 273 890 $. « Je ne suis pas très favorable à ce qu’on paye quelqu’un alors qu’il dort dans sa maison, a réagi mercredi M. Bolduc. Même si ça fait partie d’une entente négociée, ce sont tous des éléments que l’on va revoir. » A propos du Bac 2014, en Guinée, un cas de substitution est détecté à Conacry. Les premières épreuves du Baccalauréat unique ont été lancés lundi 30 juin 2014 sur l’ensemble du territoire national sous le slogan tolérance zéro vers l’excellence. A la faveur du lancement des premiers sujets dans la commune de Matoto à Conakry, un cas de substitution a été détecté : « Il s’agit d’Ibrahima Touré étudiant qui a voulu composé en lieu place d’un élève de terminale. Il a été pris par les surveillants des classes. Cela a coincidé au passage des autorités de l’éducation de cette commune. Le jeune concerné a reconnu les faits. » Toujours dans la rubrique ailleurs, à Oran, on apprend sur le site El Watan.com que 1 154 enseignants seront recrutés. « Le recrutement se fera suite à un concours organisé par la direction de l’Education. Le dépôt de dossiers de demandes de participation aux épreuves de ce concours, fixé pour le 23 juillet prochain, a débuté dimanche dernier et durera une quinzaine de jours. »

Ainsi s’achève cette revue du jeudi, co-élaborée à 4 mains. Demain, ce sera la der des der pour cette année 2013-2014 et elle sera signée Lionel Jeanjeau.

Bernard Desclaux et Ostiane Mathon

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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Les portraits de Monique Royer


Hors-série numérique 35
Ils enseignent en classe d’accueil, au Liban, à des élèves handicapés. Ils utilisent un blog, de la couleur ou les volcans. Ils sont enseignants, chef d’établissement, journalistes. Ce sont dix-neuf portraits d’enseignants et d’acteurs de l’école que l’on découvre dans ce dossier

Enseignant : un métier qui bouge
N° 514 Coordonné par Michèle Amiel et Yannick Mével juin 2014

Tous les enseignants expérimentés le disent : ce n’est plus comme avant, le métier change. Allons voir de plus près ce qui évolue, comment le métier change, comment ces évolutions pourraient être accompagnées par l’institution, à toutes les échelles, en quoi elles vont dans le sens de l’essentiel : mieux faire apprendre les élèves.

École et territoires