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Revue de presse du jeudi 3 février 2005

« François Fillon va revoir son projet de loi sur l’avenir de l’école pour éviter la censure », c’est le titre d ‘un article du Monde qui revient sur la menace formulée hier par le Président de l’Assemblée Nationale.
Le Parisien consacre, quant à lui,un gros dossier sur le sexe et les ados, à partir d’entretiens menés avec des jeunes de Vincennes et de >Montreuil.
Sinon, d’une manière générale, les journaux d’aujourd’hui sont semblables à ceux d’hier et succombent à la maladie de la « reprise » qui affecte tous les journalistes. Les uns reprennent les informations des autres et vice-versa....
Bonne Lecture...


Libération du 03/02/05

Mobilisation pour les lycéens sans papiers menacés d’expulsion
Rassemblement d’enseignants et de parents, hier, dans 17 villes.
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« Il est passé de 5 joints par jour à 4 par semaine »
A Bordeaux, un nouveau lieu d’accueil assiste les jeunes qui fument du shit, ainsi que leurs parents inquiets.
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Tu fumes, tu sors plus, tu vomis
Six spots pour confronter le « mythe » du cannabis à sa « réalité », a assuré hier Philippe Douste-Blazy, qui s’est prévalu, après trois ans d’inaction gouvernementale, de lancer la première campagne médiatique sur le shit. A tort, les Néerlandais et les Britanniques (Talk frank : « Parlons-en franchement ») ont déjà donné. Nul doute, en revanche, que ce coup de pub fasse progresser la notoriété du ministre de la Santé chez les jeunes. Avec pinte de rire garantie, dès sa diffusion télévisée à partir du 8 février. On y voit en gros plan des acteurs rejouer des témoignages glanés sur l’Internet : au lycée, « même si on écrit ce qu’on entend, à la fin de la journée, on n’a rien enregistré », explique une fumeuse. « Au début, tu fumes un joint par mois, après un par jour, tu sors plus, tu vas plus à l’école », martèle un gaillard. « Une fois, j’ai abusé et j’ai vomi partout », confesse un ado black.
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Echange voile contre Voltaire par Pierre Marcelle.
En ses instances ministérielles et les plus incontestables, l’Education nationale estime donc à quarante-huit le nombre de voiles que la loi « sur la laïcité » aura, en cinq mois d’application, expulsés des écoles. En énonçant jeudi cette statistique, j’entendais bien l’objection qu’elle allait susciter : la loi contre le voile n’expulsa donc, me rétorque-t-on, que quarante-huit jeunes filles ; ce qui serait un moindre mal, eu égard à ce que le laxisme républicain eût pu susciter de chiffons intégristes. Arithmétiquement, l’argument est irréfutable. Sa limite, hélas, n’est d’être qu’arithmétique, quand d’autres éléments confortent le sentiment que cette loi ne répond pas à ses objectifs proclamés. Ainsi celui-ci : la semaine dernière, les enseignants appelés à faire passer le bac de français ont reçu, du Service interacadémique des examens et concours (Siec), leur formulaire de préconvocation. Derrière les consignes ordinaires relatives au respect dû aux chers bambins, cette autre, énoncée dans ces termes : « Il est rappelé (sic) qu’à l’oral comme à l’écrit, tout texte qui risquerait de heurter la conscience ou la sensibilité des candidats sera exclu. » Le propos pourrait n’être pas inédit, mais c’est cette année qu’on (me) le signale.
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Le Figaro du 03/02/05

François Fillon lance la bataille de la lecture
François Fillon en est convaincu : les résultats catastrophiques obtenus récemment par des lycéens en orthographe confortent sa politique de retour aux « exercices traditionnels ».[...]
Hier, devant les membres de l’Observatoire national de la lecture, le ministre de l’Éducation nationale a enfoncé un peu plus le clou : « La maîtrise de la lecture est la clef indispensable de la construction personnelle », a-t-il expliqué. Or, « le constat est connu et ne souffre pas d’équivoque : 15% des élèves qui entrent en 6e ont des difficultés à suivre une scolarité normale ».
Pour ces jeunes, le ministre estime qu’il est temps de « mener la bataille pour la lecture » et de se pencher sur un sujet relativement tabou : celui des méthodes d’apprentissage. Prudent, François Fillon se garde bien de prendre parti pour les tenants de la méthode syllabique, regroupés notamment au sein du collectif d’enseignants Sauver les lettres, organisateur de la dictée catastrophe (nos éditions d’hier). « Il ne s’agit pas de s’immiscer dans les initiatives des maîtres », affirme le ministre. Mais il est urgent, selon lui, d’établir au moins « un état des savoirs sur les méthodes d’apprentissage de la lecture ».
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Les suicides d’adolescents se produisent de plus en plus tôt
Deuxième cause de mortalité chez les jeunes, juste après les accidents de la circulation, le suicide des adolescents frappe gravement la France. Il atteint même des records par rapport à nos voisins européens. Car le nombre de « passages à l’acte » réussis, selon le terme des spécialistes, a beau diminuer depuis une dizaine d’années, il baisse deux fois moins vite que toutes les autres causes de décès. Quand aux tentatives de suicide, leur nombre progresse encore.
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Sophie avait l’impression de déranger
Les tout derniers mots d’amour de Sophie, 14 ans, se sont affichés lundi sur le téléphone portable de sa meilleure amie. Quelques minutes plus tard, l’adolescente aux yeux clairs se pendait dans le garage du pavillon familial, à Vaux-le-Pénil en Seine-et-Marne.
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L’Humanité du 03/02/05

Les lycéens se rebiffent tous azimuts
Les remous ne s’apaisent pas dans l’éducation, au contraire. Après les profs et les parents, c’est, semble-t-il, au tour des lycéens de faire entendre leur colère. Depuis maintenant deux semaines, plusieurs établissements résonnent, de façon encore éparse, au son de leur mécontentement (l’Humanité du 25 janvier). Mardi, 2 000 jeunes, arrivés d’une dizaine établissements d’Île-de-France, se sont retrouvés spontanément devant le ministère de l’Éducation nationale, sans qu’aucun appel n’ait été lancé. Dans l’Aveyron, ils étaient autant à se rassembler à Rodez et on les entendait encore ailleurs. Un appel à manifester, samedi 5 février, en même temps que les salariés (1), est maintenant d’actualité. Trois organisations - la FIDL, l’UNL et la JC - soutiennent ce qui ressemble aux prémices d’un mouvement lycéen. Partout, un dénominateur commun : le rejet du projet de loi d’orientation pour l’école.
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L’adolescence, l’impossible âge des possibles
Bien que 95 % des adolescents se disent en bonne santé, une prise en charge spécifique des pathologies liées à cet âge transitoire était nécessaire. La maison des adolescents de Bobigny accueille, depuis l’automne, des jeunes les plus fragiles de la Seine-Saint-Denis. Reste à comprendre le difficile discours sur les adolescents : un âge souvent fantasmé, jamais bien compris. Miroir pourtant d’une société.
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« Nous sommes dans une société qui a peur des jeunes et qui cache ses vieux »
Maryse Vaillant, psychologue et écrivaine, met en lumière la situation contradictoire dans laquelle notre modèle économique et culturel met les adolescents. Entretien.
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Le Parisien du 03/02/05

Selon leur milieu, les jeunes n’ont pas la même sexualité
La sexualité est fortement influencée par le milieu social d’origine. A Vincennes, la chic, et Montreuil, la populaire, les jeunes n’ont pas vraiment la même vie intime ! C’est le constat d’une enquête qui vient d’être publiée. « Sexualités adolescentes », par Marta Maia qui vient de paraître aux Editions Pepper,
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« Dans les quartiers moins aisés, tout se fait plus tôt »
Marta Maia, anthropologue, auteur de « Sexualités adolescentes »

Ce n’est pas une histoire de ville, mais de milieu familial, de moyens et de choix éducatif : beaucoup de petits Montreuillois sont scolarisés à Vincennes ! Ce qui est sûr, c’est que, du côté le plus populaire, tout se fait plus tôt : vers 11-12 ans pour le premier flirt des garçons, 12-13 ans pour les filles d’origine française ou africaine. La « première fois » a lieu vers 15 ans, elle est initiatique plutôt que romantique, comme s’il fallait à tout prix en passer vite par là. Il n’y a que les petites Maghrébines et Portugaises qui revendiquent leur virginité. Alors qu’à Vincennes filles et garçons ont leurs premiers flirts vers 13 ans et attendent 17 ans - et le premier amour un peu solide - pour aller plus loin.
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Ces lycéens des deux mondes se sont parlé sans tabou
Dans chaque camp , ils ont, leurs a priori. Ce que Mohamed , chaîne brillante aux maillons XXL au cou, Léa, bonnet Lacoste sur la tête, Aziz, blouson en cuir de bad boy ou Philippe, survêt-basket-casquette, tous élèves du lycée Jean-Jaurès à Montreuil (Seine-saint-Denis), pensent des « bourges de Vincennes » ? Les « mecs sont des tapettes et des coincés du cul quand les filles, elles, ne savent pas ce que c’est la vie  ». Ce qu’Henri, nom à particule et veste de velours, Héléna manteau bardé de pin’s et Raphaël chevelure gélifiée, tous scolarisés au lycée privé Notre-Dame-de-la-Providence à Vincennes (Val-de-Marne), pensent de leurs voisins du « 9-3 » ? «  On ne vit pas dans le même univers, là-bas on parle des tournantes, des filles auxquelles on manque de respect.Pas sûr que les choses soient aussi noires. Certaines soirées chics sont plus déjantées qu’on ne le croit.  »
A première vue, on se dit que ces deux mondes n’ont rien à se dire, qu’ils sont incapables d’évoquer, ensemble, leur sexualité. C’est faux. Hier midi, nous avons organisé une rencontre dans un café en face de l’hôtel de ville à Vincennes.
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Les confidences de près de 600 ados
Ce n’est pas un hasard si l’anthropologue Marta Maia a mis plus de deux ans à réunir toutes les informations nécessaires à sa thèse, et encore deux ans pour tout analyser et rédiger ainsi « Sexualités adolescentes ». Une grosse partie de sa recherche s’est appuyée sur des entretiens libres avec les jeunes, qu’il a fallu « approcher » pour que la confiance s’installe et qu’ils oublient le petit dictaphone qui enregistrait leurs doutes et leurs émois. Au total, 80 adolescents se sont confiés en face à face : 22 du lycée public Jean-Jaurès de Montreuil (Seine-Saint-Denis) d’un côté, de l’autre 28 du lycée professionnel privé Gregor-Mendel et 28 de l’institution Notre-Dame-de-la-Providence à Vincennes (Val-de-Marne).
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Cinq conseils pour arrêter de fumer du cannabis
« Le cannabis, c’est une réalité.  » Cette formule a été utilisée à de nombreuses reprises hier par le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, qui présentait la première campagne de communication jamais effectuée par un gouvernement en France pour dénoncer les dangers du « joint ». Les experts sont désormais d’accord pour dénoncer, pour ceux qui fument « régulièrement », un vrai risque d’altération de la perception, des troubles de l’attention, des pertes de motivation et une dégradation des relations sociales.
La campagne télévisée qui débute le 8 février est constituée de spots de « paroles d’adolescents », qui dénoncent leur quotidien, gâché par le cannabis. « Je ne vois plus que les amis que j’ai connus grâce au shit », témoigne une jeune fille. « A la fin de la journée, je n’arrivais plus à me relever, j’étais dans un bad trip  », ajoute un garçon. Un « Guide d’aide à l’arrêt du cannabis » a été mis en place par l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (Inpes), à partir d’une expérience australienne, et diffusé à 600 000 exemplaires. On peut se le procurer chez son médecin généraliste ou dans les consultations spécialisées dans la prise en charge du cannabis. Hier, le ministre Douste-Blazy a promis une consultation cannabis dans chaque département.
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VOIX EXPRESS. : Comment jugez-vous la campagne de pub anticannabis ?
« Bravo ! Ces courts témoignages font réfléchir et peuvent dissuader ceux qui commencent à fumer. Mais, pour les gros consommateurs, des images montrant des effets douloureux auraient été plus efficaces. Le slogan est peu percutant, comparé à celui de la campagne antialcool, Tu t’es vu quand t’as bu ? : on donne une image ridicule du consommateur.Là, on est trop gentil. »
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La Croix du 03/02/05

Rien vu...


20 minutes du 03/02/05

Soutenir les élèves sans papiers
Plusieurs centaines d’enseignants et d’élèves se sont rassemblés hier devant les préfectures et sous-préfectures françaises. Une coordination inédite pour prendre la défense des écoliers sans papiers. Ils seraient « plusieurs milliers » dans ce cas en France, selon Education sans frontières, qui rassemble 70 associations et syndicats.
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Ouest-France du 03/02/05

Voilà la dictée qui vaut un zéro pointé à trop de lycéens
Voici la dictée ’relativement simple’ qui a valu un zéro pointé (au moins 10 fautes) à 56 % des 2 300 lycéens de Seconde testés par le collectif ’Sauver les lettres’). Ce texte, donné au brevet des collèges en 1988, est tiré des Contes du lundi d’Alphonse Daudet. Le voici :[...]
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Le Monde daté du 04/02/05

A l’école maternelle : "Mais moi, ma maman aussi fait de la moto"
Il y a "les gants de maman pour faire la vaisselle" et "les gants de papa pour faire de la moto". Ainsi parle une maîtresse à ses élèves dans une classe de moyenne section, en maternelle. "Mais moi, ma maman aussi fait de la moto", rétorque Damien, sans que sa remarque ne suscite de réponse. Cet échange, Leila Acherar, docteur en sciences de l’éducation et chargée de cours à l’université Montpellier-III, l’a entendu et retranscrit dans l’étude Filles et garçons à l’école maternelle qu’elle a récemment publiée pour le compte de la délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité de Languedoc-Roussillon. Elle y affirme que l’école, "que l’on persiste à appeler maternelle, transmet un modèle archaïque de rapport entre les sexes". Et participe donc des structures et des pratiques qui engendrent les inégalités entre les hommes et les femmes.
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François Fillon va revoir son projet de loi sur l’avenir de l’école pour éviter la censure
Le contenu du projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’école de François Fillon va être revu. Le ministre de l’éducation nationale étudie plusieurs scénarios destinés à limiter les risques de censure par le Conseil constitutionnel. Le texte actuel contient un trop grand nombre de dispositions d’ordre réglementaire (Le Monde du 3 février).
Comme le projet de loi a déjà été adopté en conseil des ministres, le 12 janvier, les modifications seraient apportées par voie d’amendements parlementaires au cours des débats qui doivent débuter le 15 février, à l’Assemblée nationale.
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