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Revue de presse du jeudi 3 décembre

C’est de saison - Pour les préserver...


Profitons d’un peu d’accalmie dans les actualités éducatives, d’un climat plus tempéré.

C’est de saison

C’est la saison des réunion parents-professeurs.
Mara Goyet se permet donc de prodiguer sur son blog du Monde.fr 10 conseils aux parents en vue de la réunion parents-profs, avec un humour inégal. Elle précise d’entrée qu’elle
« aime bien les réunions parents-profs. Non seulement parce que je rentre pour l’occasion tard chez moi (et que je peux faire comme les gens qui téléphonent en disant "ne m’attendez pas pour dîner", si femme des années 80...) mais aussi parce que j’aime bien parler des mes élèves avec leurs parents (ça complète le puzzle, c’est souvent, quand ce n’est ni agressif ni guindé- oui, c’est possible- plein de complicité). Évidemment, je ne nie pas que c’est parfois pénible. C’est à l’occasion tendu, plein d’amertume, de tensions, de reproches. »

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Un dessin de Fabien Crégut

C’est la saison des conseils de classes.
Dans le petit journal des profs du web pédagogique, Emmanuel Grange liste plusieurs propositions pour faire autrement. « Rituel trop formel, assemblée méritocratique, tribunal ou coup d’épée dans l’eau, ces critiques montrent que l’on oublie parfois l’essence d’une telle réunion. Nul doute, le conseil de classe traditionnel répond aux attentes de l’institution, mais permet-il aux élèves de cerner véritablement leurs carences et la façon d’y remédier ? Il existe des alternatives pour donner plus de sens à ce moment fort de l’année. J’ai trouvé sur internet des propositions qui font évoluer ce dispositif pédagogique pour offrir de vrais outils de remédiation aux défis que rencontrent les élèves. J’ai sélectionné [...] quelques extraits de ces pages qui méritent une lecture plus approfondie pour connaître les retours d’expérience. Chacune demande de prendre plus de temps pour préparer et mener le conseil tout en responsabilisant davantage les principaux intéressés. »
C’est la saison des stages d’observations en entreprise.
La ministre les évoque dans l’entretien qu’elle a accordé à M-C Corbier dans Les Échos sous le titre « Nous avons aussi besoin que les entreprises s’impliquent à l’école ». Si déjà elles jouaient le jeu d’accueillir les élèves de troisième pour ce stage, ce serait un premier pas. Force est de constater que les artisans et TPE font plus facilement cet effort que les plus grandes structures. Dans cet interview la ministre rejette les critiques sur le fait de laisser entrer l’entreprise à l’école.
« L’école, pour moi, [précise-telle] doit avoir un horizon plus vaste que la porte de la classe. Sa mission, d’ailleurs, l’y oblige, elle qui doit - c’est l’article 1er du code de l’éducation- « permettre à chacun de développer sa personnalité, d’élever son niveau de formation, d’exercer sa citoyenneté... Mais aussi de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle ». Comment imaginer une bonne insertion dans un environnement dont on ne connaîtrait rien ? » Parmi les mesures annoncées : Les futurs chefs d’établissement devront faire un stage en entreprise et 660 jeunes en service civique vont aider les élèves à trouver des stages

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Un dessin de Jimo

Préserver les saisons

Dans le Huffington Post, Noël Mamère, Pouria Amirshahi, Danielle Auroi et Barbara Romagnan lancent un appel à l’occasion de la COP 21 « Mettre l’éducation au cœur des solutions au défi climatique »
« L’éducation, qui devrait constituer le levier fondamental de la lutte contre le changement climatique et de la construction de l’avenir de l’humanité, est trop peu mentionnée dans le texte de négociation préparatoire à la Conférence de Paris. Le projet d’accord évoque brièvement "l’importance de l’éducation, la formation et la sensibilisation du public", mais reste évasif sur leur rôle dans la résilience des sociétés, et les liens avec les mesures d’adaptation et d’atténuation détaillées par ailleurs. Laisser l’éducation en marge de l’agenda international sur le climat est une erreur.
D’abord parce que les enfants et les jeunes sont les plus vulnérables aux changements climatiques, en particulier dans les pays pauvres et davantage soumis aux aléas environnementaux. L’éducation est impactée, lorsque l’accès aux écoles est rendu impossible, que celles-ci sont détruites, ou que les difficultés économiques conduisent les familles à se déplacer ou à faire travailler les enfants. Cette réalité met en péril les avancées de l’accès à l’éducation au cours des dernières années, alors que tant de progrès restent à accomplir.
Mais surtout, l’éducation et la formation sont des moyens nécessaires et efficaces pour agir face aux évolutions climatiques. Le nouvel agenda global pour le développement durable adopté par les dirigeants de la planète en septembre comprend un objectif Éducation qui vise notamment à "assurer que tous les apprenants puissent acquérir les connaissances et compétences nécessaires pour promouvoir le développement durable". Ceci inclut pour chacun la possibilité de s’informer, d’exercer son esprit critique et de comprendre les impacts du changement climatique et plus largement de la dégradation de notre environnement et du renforcement des inégalités au sein des sociétés. S’éduquer, c’est acquérir les savoirs nécessaires pour, individuellement et collectivement, prévenir ou s’adapter aux transformations, imaginer et se former aux métiers de demain, ou engager de nouveaux modes de vie et de consommation
. »
Un serious game intitulé "Nés quelque part", couplé à une exposition peut aider les enseignants à faire comprendre les enjeux climatiques à leurs élèves. On y trouvera une présentation sur le site Hub Institute. « Il a pour objectif de mettre le joueur à la place d’un individu lambda né quelque part dans le monde. Au fur et à mesure que le joueur avance, il apprend comment il peut contribuer à préserver la planète dans son pays. « Nés quelque part » utilise des outils pédagogiques en lien avec les programmes scolaires et a pour vocation de former les jeunes citoyens de demain. Il est gratuit pour les établissements scolaires, les centres de loisir et les associations jeunesse. »
D’autres pistes sont à découvrir dans la rubrique écologie de la revue N’Autre école - Questions de classe(s). Un texte titré "Écologie Mettons-les dehors !" est mis en ligne sur le site dans son intégralité. Il débute par ces mots :« « Cesser d’accabler les mineurs avec des messages sur la planète, sur le développement durable. […] Courir, rire, chanter, hurler, sauter dans les flaques, aller camper, partir en colo. Mettons-les dehors ! Mettons les enfants dehors ! » Pour Louis Espinassous , éducateur nature, pisteur d’ours et berger : « L’essentiel dans notre relation avec la nature n’est pas de créer un espace de protection mais de créer du lien. Du lien entre les humains et du lien avec la nature elle-même. »
Des classes-promenades de Célestin Freinet aux jardins d’enfants en forêt nés au Danemark dans les années 1950, l’idée d’une éducation dans la nature n’est pas nouvelle.
 »

Demain, ce sera Pascal Thomas, le monsieur météo de l’actualité éducative.
Laurent Fillion


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Les parents et l’école : trente ans de réflexion
Hors-série n°41 - novembre 2015
Publication disponible uniquement au format numérique (PDF - epub), en téléchargement depuis notre site.
La question des relations entre les parents d’élèves et l’école n’est pas nouvelle. Les Cahiers pédagogiques en parlent et y réfléchissent depuis plus de quarante ans. Ce hors-série numérique est constitué d’articles tirés de nos archives des trente dernières années, pour mettre en perspective enjeux et débats d’hier et d’aujourd’hui, pointer les problématiques qui perdurent mais aussi des pistes pour aller vers plus de dialogue et de coéducation.

L’éducation au développement durable : comment faire ?
Revue n°478 - janvier 2010
Du projet modeste à l’action de formation de l’homme et du citoyen, bien des enseignants et des établissements se mobilisent dans cette « éducation à… ». Un dossier haut en couleur, bien ancré dans le terrain, mais loin des consensus.