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Revue de presse du jeudi 29 septembre 2011

- 14.200 emplois en moins - Suicide des enfants - Meirieu - Laval – et les compétences...

14.200 emplois en moins
Mercredi, le conseil des ministres était consacré à la présentation de la loi de finances (le budget de l’État) pour 2012. Et malgré la mobilisation des enseignants la veille, les décisions prises sont toujours aussi négatives pour l’École. . L’enseignement scolaire « contribue substantiellement à l’effort de non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux. Ainsi, 14.200 emplois ne seront pas remplacés en 2012  », précise Bercy. A la demande du président de la République, soucieux des remontées des élus locaux en cette année électorale, « le solde des fermetures et des ouvertures de classes sera nul à la rentrée 2012 dans le premier degré » : 5700 postes y seront toutefois supprimés. L’enseignement secondaire payera le plus lourd tribut, avec 6550 postes de professeurs en moins. A ces suppressions de postes, s’ajoutent celles de l’enseignement privé (1250 postes supprimés) et d’environ 400 administratifs.
Dans le primaire, pour qu’il n’y ait pas de fermeture de classes, les suppressions porteront sur des postes d’assistants de langues, d’assistants pédagogiques, et d’enseignants en “surnombre”. Adieu les derniers assistants de langues vivantes, les conseillers pédagogiques et autres Rased qui offraient une aide un peu spécialisée aux enfants. Le ministère affirme vouloir aussi poursuivre la diminution du nombre d’enfants de deux ans en maternelle.
Par ailleurs,on indique que des établissements seront regroupés, des options mutualisées. Le ministère évoque aussi des possibilités de suppressions de postes dans des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) et dans des BTS (brevets de techniciens supérieurs).
Sur cette question du budget, le dossier le plus complet est sur le site EducPros qui rappelle aussi qu’au total, l’Éducation nationale aura perdu 80 000 postes en 5 ans.

Suicide des enfants
Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, a rendu aujourd’hui à la secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab un rapport sur le suicide des enfants. Ce rapport est en même temps rendu public sous la forme d’un livre (« Quand un enfant se donne la mort », publié aux éditions Odile Jacob.).
Plusieurs cas se sont produits ces derniers mois. Et si la statistique nous indique qu’il y a entre 30 à 100 enfants de moins de 15 ans qui se suicident chaque année, pour Boris Cyrulnik, ce chiffre est sous-évalué. La force du tabou conduit à interpréter un certain nombre de passages à l’acte et de conduites à risque comme des « accidents ». « Un enfant qui se tue ne se donne pas forcément la mort », écrit Boris Cyrulnik. D’abord, parce qu’il n’en a pas la même notion que l’adulte. Pour l’enfant de moins de 8 ans, la mort n’est qu’une absence provisoire, réversible. Quand il grandit, même s’il prend conscience du caractère définitif de la mort, le suicide reste lié à une impulsion plus qu’à une réflexion. Impossible alors d’avoir la même prévention que pour les adultes. C’est pour cela que Boris Cyrulnik est partisan d’une approche systémique, sollicitant tous les domaines. Dans l’étude des causes, il évoque donc, entre autres et avec prudence, ce qu’il appelle la « génétique du suicide ».Par exemple quand l’environnement sensoriel d’un nouveau-né est appauvri par l’accablement des parents (dépression, problèmes familiaux…), le cerveau du petit, pas assez stimulé, développe insuffisamment ses capteurs de sérotonine. L’enfant peu entouré devient pour la suite de sa vie un « petit capteur » de cette hormone du bien-être. En découle une hyperémotivité qui, insiste Cyrulnik, « ne mène pas au suicide, mais rend sensible à tout événement ». Plus tard, les « violences éducatives » marquent le parcours de plus de la moitié des enfants suicidaires : abandon (31%), maltraitance physique (21%), agression sexuelle (8%), inceste (5%).
Que faire ? Boris Cyrulnik insiste sur la mise en place de formations spécifiques pour décrypter les signaux et cette sensibilité dans les métiers de la petite enfance et à l’école où il relève que la souffrance est “fréquente”. Cyrulnik propose aussi de mieux « adapter les rythmes scolaires aux rythmes biologiques », de « retarder la notation stigmatisante » et de lutter contre le harcèlement entre enfants.
Mais le rapport de Boris Cyrulnik ne fait pas l’unanimité. Le pédopsychiatre Marcel Rufo dans Le Parisien conteste les chiffres avancés. Dans France Soir, un autre pédopsychiatre, Christian Flavigny, relativise lui aussi le phénomène “ce phénomène est très rare. Il ne faut pas faire paniquer les familles qui doivent continuer d’agir de façon spontanée également. Dans la clinique où je travaille, je ne remarque pas d’augmentation d’enfants suicidaires ou dépressifs.

Meirieu
Philippe Meirieu répond sur le site du Café Pédagogique à une autre tribune signée par Daniel Andler, Norberto Bottani, Aletta Grisay, Marc Gurguand et Denis Meuret la veille sur le même site. Pour que la généalogie du texte soit complète, eux mêmes revenaient sur l’entretien du même Ph. Meirieu avec Marcel Gauchet dans les colonnes du Monde le 2 septembre dernier.
Les signataires du texte dénonçaient une “ réconciliation des républicains et des pédagogues"” et reprochaient au vice-président de la région Rhone-Alpes un “recentrage se faisant “au nom d’une conception de l’école qui la conduit dans une impasse. ” Un discours passéiste et qui “définit la culture, le sens, l’humanité même, par opposition à ce qui est utile dans le monde (les « compétences » qui servent à « faire tourner la boutique »)”. Et ils interrogent : “Par ailleurs, s’il « ne fait pas partie de la mission de l’école de transmettre des compétences, si nécessaire soient-elles », quelle institution doit-elle les transmettre ?
Philippe Meirieu, piqué au vif et pas mal interpellé par les réactions à son premier texte, précise encore sa pensée en s’indignant : “Qui veut revenir en arrière ? ”. Il rappelle comme il l’avait déjà fait dans cette revue de presse que le texte du Monde ne représente que de courts extraits d’une longue discussion de deux heures. Il nie aussi toute volonté d’opportunisme et de “recentrage” en renvoyant à ses travaux antérieurs. “je persiste à affirmer écrit-ilqu’il ne suffit pas qu’il existe des « occasions d’apprendre » ou des « ressources » à disposition des « apprenants » pour que les personnes apprennent. C’est ce que j’ai montré dans mes travaux sur les interactions entre pairs dès 1983 et que je n’ai cessé de vérifier depuis. Nul n’est obligé, il est vrai, de connaître ces travaux, mais on peut, au moins, aujourd’hui, se méfier de l’allant-de-soi de la vulgate libérale-libertaire selon laquelle il suffirait de fournir des « occasions » et des « ressources » à tous les sujets pour qu’ils engagent, avec le même engouement et les mêmes chances de réussite, des apprentissages. ”. Et il s’emporte contre ces collègues qui “m’accusent de promouvoir une école « fondée essentiellement sur la transmission du patrimoine culturel, l’accès aux œuvres et le mépris du professionnel ». Est-ce parce que je critique la réduction des objectifs de l’enseignement à une vision béhavioriste des compétences ? Auquel cas, ce sont eux qui méprisent « le travail » et « les classes laborieuses » : comment peut-on prétendre qu’un métier – quel qu’il soit – se réduit à une somme de compétences reproductibles ? Comment peut-on ignorer la dimension fondamentalement culturelle de toute profession, tant dans le rapport complexe, et construit tout au long de son histoire, qu’elle entretient avec le monde, que dans la manière dont elle organise le collectif de ceux qui la pratiquent ?...”.
Et il conclut “Dire de l’école qu’elle doit avoir une ambition culturelle – dans tous les domaines de la culture -, affirmer qu’elle doit aider à se concentrer, à penser, à examiner de manière exigeante les vulgates en circulation, ne relève nullement de la déploration nostalgique. Soyons clairs : l’école française n’a jamais fait cela, ou alors, de manière marginale, dans quelques enclaves pour héritiers… Mais elle doit, aujourd’hui, l’ambitionner pour tous. Il n’est pas question pour moi de revenir en arrière : la construction d’une école exigeante et émancipatrice pour tous, avec une « pédagogie des situations », mobilisatrice et rigoureuse, reste à faire. C’est même un beau chantier d’avenir. Le plus beau ?

Laval
La question des compétences est aussi dans L’Humanité, au centre d’une interview de Christian Laval co auteur de La nouvelle école capitaliste ” qui vient de sortir aux éditions La Découverte. .
Selon mon collègue la logique des compétences n’est que le résultat de l’imposition d’une norme néo-libérale et il en rejette toute justification pédagogique. “Ce qui est recherché n’est pas tant la diffusion d’une culture commune mais l’organisation du système scolaire en fonction des différents seuils d’employabilité requis par l’économie elle-même. ” affirme t-il dans cet entretien. Et il poursuit : “La logique des compétences n’a rien à voir avec des considérations pédagogiques relevant d’une philosophie éducative plus progressiste. Ce serait un contre-sens de l’analyser comme un élément de dispute classique entre « pédagos » et enseignants « traditionnels ». Ce sont des experts économistes des organisations internationales ou intergouvernementales, comme l’OCDE ou la Commission européenne, qui ont défini ces niveaux d’employabilité différents, avec un niveau minimal qu’on appelle le « socle commun de compétences clés ». Ce sont donc d’abord des considérations économiques qui déterminent aujourd’hui les contenus d’enseignement.”.
Il s’en prend aussi à la logique du traité de Lisbonne prônant une “économie de la connaissance” où celle-ci “ qu’elle soit élaborée par la recherche ou diffusée dans l’école, est envisagée comme une valeur économique et intègre la logique dominante de l’accumulation du capital.”. Selon lui, “ Les « compétences » y sont considérés comme des habiletés professionnelles négociables sur le marché, des "marketable skills" pour reprendre la traduction anglaise complète qui équivaut à nos "compétences" et non plus des connaissances requises pour comprendre le monde, penser ce que l’on est et ce que l’on fait. Ces nouvelles orientations économicistes et utiliaristes de l’école attaquent au plus profond les fondements humanistes sur lesquels sont construits les systèmes éducatifs européens. Il s’agit là, et je pèse mes mots, d’une véritable autodestruction de l’héritage européen. Le capitalisme colonise l’école par le biais de politiques publiques qui, au fond, introduisent dans l’école la norme capitaliste.”.
Une attaque très vive, donc, contre l’évolution de l’École qu’il voit comme le résultat d’une politique concertée mise en œuvre par les organisations transnationales comme l’OCDE et l’UE. En oubliant que l’OCDE publie aussi des rapports très critiques sur la situation du système éducatif français. Pour finir, cet entretien on lui demande à quoi devrait ressembler une "nouvelle école démocratique", il reste alors dans des généralités en réclamant plus de sciences sociales, et des pratiques pédagogiques plus coopératives. Au delà de la critique radicale dont les arguments sont à débattre, il reste surtout à interroger ce versant pédagogique pour vraiment affronter les inégalités scolaires.
Le problème avec les compétences, comme l’a très bien dit Jacques Bernardin (pdt du GFEN) au colloque de la FSU qui se tenait mercredi 28 septembre , c’est que le terme désigne une approche pédagogique féconde qui consiste à considérer que les apprentissages sont réellement acquis lorsque l’on est capable de mobiliser un certain nombre de ressources (savoirs, savoir-faire, habiletés, capacités,...) dans une situation inédite (dans le jargon on parle de "tâche complexe") et en même temps on utilise ce terme dans une logique managériale où ce que l’on appelle “compétences" correspond en fait à ce que les premiers appelleraient des "habiletés". Et en plus cette deuxième approche est polluée par tout un ensemble de références économiques et psychologisantes que dénoncent à des degrés divers et avec plus ou moins de nuances et de subtilité, Meirieu et Laval. Il va de soi que les “compétences" que les pédagogues défendent (au CRAP comme dans d’autres mouvements pédagogiques) ce sont les premières. En pensant que c’est une voie propice pour que les apprentissages soient durables et efficaces. Et en ayant toujours alerté en même temps que l’on faisait la promotion du TRAVAIL (et pas uniquement de l’évaluation ) par compétences sur le développement des “usines à cases" et sur la logique managériale et ses dérives.
Loin des simplifications, et des anathèmes ; dans la complexité et la nuance du travail au quotidien avec les élèves

Bonne Lecture...



Libération.fr du 29/09/11(certains articles payants)

Toulouse : Des cris et des lettres contre les classes surchargées
Deux façons bien distinctes de protester, un seul et même sujet.
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Education : public et privé dans la rue
La journée de mobilisation a été largement suivie partout en France.
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Suicide des enfants : comprendre l’impensable
Un rapport du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, rendu aujourd’hui, propose des pistes pour prévenir un mal tabou.
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« Créer un maillage affectif et social »
Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse, souhaite lancer une campagne de prévention.
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Seine-Saint-Denis : mineurs, étrangers, seuls et à la rue, en attendant une solution politique
Des dizaines d’adolescents, venus seuls du monde entier, dorment dehors en Seine-Saint-Denis, un mois après la décision du conseil général de ne plus accueillir de nouveaux mineurs isolés étrangers, faute de moyens et au motif qu’il s’agit d’un « problème national ».
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Le Figaro du 29/09/11

Education : 14.000 postes supprimés en 2012
Le nombre d’élèves par classe devrait augmenter dans les établissements scolaires.
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Allégeance aux armes : l’alternative Guéant
Le ministre de l’Intérieur propose un « serment aux valeurs de la République » pour les jeunes de 18 ans.
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Première étude sur le suicide des enfants
Boris Cyrulnik rend ce jeudi son rapport sur ce douloureux phénomène sous-estimé.
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Le Pen s’empare du thème de l’école
Marine le Pen endosse l’habit des hussards noirs de la République. La candidate du Front national à l’Elysée a prononcé un plaidoyer en faveur du retour à l’école traditionnelle en conclusion d’une table-ronde organisée sur ce sujet par l’association Idées-Nation, proche du FN.
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Le Monde.fr (certains articles payants) du 29/09/11

Couper 5700 postes d’instituteurs en conservant le même nombre de classes, magie du budget
L’annonce présidentielle le 19 juin 2011 d’un moratoire sur les fermetures de classes dans le primaire n’empêchera pas les recteurs de devoir couper 5700 postes d’enseignants dans le premier degré. Ce qu’on leur demande, c’est que ça ne se voit pas. Que le solde des fermetures et ouvertures de classe soit égal à zéro sur le territoire, afin que le parti au pouvoir n’ait pas à gérer le mécontentement des maires en dernière ligne droite de la présidentielle
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« J’aime les profs pète-sec, mais qui savent blaguer »
Sur ce blog on a parlé des profs, avec des profs, pour des profs, à des profs... Mais que se passe-t-il de l’autre côté de la barrière ? Comment les élèves ont-ils vécu cette rentrée scolaire ? Et pour eux, qu’est-ce qu’un bon prof ? Pour en avoir une petite idée, nous avons posé des questions à Matéo, un élève de province ravi de sa rentrée en 6e.
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Université : l’âge d’or budgétaire est passé
Au début de l’année, l’ancienne ministre de l’enseignement supérieur Valérie Pécresse parlait d’âge d’or de l’université. D’anciens directeurs de l’enseignement supérieur s’émouvaient de la chance de Patrick Hetzel, l’actuel titulaire du poste, de pouvoir distribuer non pas quelques dizaines de milliers d’euros mais plusieurs centaines de milliers, voire quelques millions, aux universités chaque année. Il faut croire que l’époque des budgets "bénis pour l’université" est bel et bien derrière nous.
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« Nous manquons d’efficacité, de formation, de personnel »
Nous avons interrogé Régis, proviseur, sur son rôle au sein de l’Education nationale. Quel est son rôle ? Quelle est sa relation avec les enseignants ? Et quelles sont les difficultés de son métier aujourd’hui ? Son témoignage y répond...
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Sciences Po, le diplôme qui fait rêver
Sciences Po, c’est un rêve. Un rêve qui se paie cher. Le mercredi ou le samedi, Pierre (qui n’a pas souhaité donner son nom de famille), en terminale dans un grand lycée parisien, enchaîne ses cours avec la prépa. Pour offrir à leur fils une chance supplémentaire d’intégrer un Institut d’études politiques, ses parents ont déboursé 2000 euros. Parce que Pierre a de l’ambition. "Je voudrais faire l’IEP de Paris. Dans ma classe, précise Pierre, on est huit à suivre une prépa privée, sans compter tous ceux qui présenteront Sciences Po sans." Des candidats comme Pierre, la petite douzaine de classes préparatoires privées ou de prépas à distance en accueille des centaines à cette rentrée.
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Sarkozy réagit à la grève de ceux "qui ont un travail difficile, mais qui ont un statut qui les protège"
Télézapping
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Les Barbues s’emparent du micro au colloque sur l’université de l’Institut Montaigne
L’institut Montaigne, think tank libéral plutôt marqué à droite, avait, lundi 26 septembre, convoqué les plus hautes autorités universitaires et politiques pour tirer le bilan de quinze années de réforme des établissements d’enseignement supérieur, en France. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, est même venu en personne introduire le colloque, rappelant, au passage, son refus de voir augmenter les droits d’inscription universitaire, comme le proposait le "think tank" Terra Nova (libéral, mais de gauche).
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L’Humanité du 29/09/11

Catherine Manciaux. Dans les quartiers sensibles, l’éducation nationale pratique le tri sélectif des élèves
Catherine Manciaux. proviseure, secrétaire générale du syndicat des personnels 
de direction de la FSU (SNUPDEN-FSU).
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Christian Laval : "l’école est au centre des nouvelles luttes des classes"
Co-auteur de la Nouvelle École capitaliste (La Découverte, 2011), ce sociologue, membre de l’Institut de recherches de la FSU, décrypte les conséquences de la logique d’entreprise appliquée, chaque année un peu plus, à l’éducation.
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Le Parisien (certains articles payants) du 29/09/11

Le suicide des enfants, « un phénomène sous-estimé »
Le psychiatre Boris Cyrulnik est l’auteur du premier rapport officiel sur le suicide des 5-12 ans. Un document remis aujourd’hui au secrétariat d’Etat à la Jeunesse.
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Jean-Corneille cherche toujours l’explication…
Neuf mois après le drame, Jean-Corneille cherche toujours à comprendre ce qui a réellement poussé Lalita, sa fille de 9 ans, à se suicider. Le 17 janvier dernier, la fillette s’est jetée par la...
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Rufo n’est pas d’accord
« J’estime beaucoup Boris, mais je conteste les chiffres qu’il avance. » Spécialiste de l’enfance et de l’adolescence, le pédopsychiatre Marcel Rufo est très critique vis-à-vis du rapport remis.
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La justice oblige l’Etat à scolariser un élève
Le tribunal administratif de Melun ordonne à l’inspection académique du Val-de-Marne d’affecter dans un établissement un élève de moins de 16 ans qui n’avait pas trouvé de place à la rentrée.
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Une classe spéciale pour les recalés au bac
Une quinzaine d’élèves de terminale vont faire leur rentrée ce matin au lycée d’Evry, plus de trois semaines après tout le monde ! Leur point commun : ce sont tous des redoublants.
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France Soir du 29/09/11

Suicides entre 5 et 12 ans : "L’enfant joue toujours à la mort"
Le rapport, remis ce jeudi au gouvernement sur le suicide chez les enfants entre 5 et 12 ans, a certains mérites selon Christian Flavigny, pédopsychiatre et psychanalyste à la clinique de la Salpêtrière à Paris. Mais celui qui suit le sujet depuis 1982 tend à relativiser ce phénomène certes "bouleversant" mais qui reste "rare". Il explique aussi la notion de mort pour l’enfant.
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Boris Cyrulnik : "Les enfants ne veulent pas mourir..."
Jeannette Bougrab remet au gouvernement un rapport sur le suicide chez les enfants. Ce dernier se base sur une expertise menée par Boris Cyrulnik. France-soir a rencontré ce psychiatre spécialiste, entre autres, des enfants.
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La Croix du 29/09/11

Education : grève et manifestations unissent privé et public
Les enseignants du privé ont massivement fait grève mardi 27 septembre, une première, s’unissant à leurs collègues du public, qui protestaient contre les suppressions de postes.
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A Nantes, une rentrée sous le signe de l’austérité
Dans l’académie de Nantes, l’affectation des moyens s’est faite au plus serré, avec 71 postes d’enseignants en moins et 6 400 élèves de plus que l’an dernier.
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Les échos (certains articles payants) du 29/09/11

Franchise soutien scolaire : ANACOURS en conférence à Marseille sur le thème de l’accompagnement parental
Anacours, réseau spécialisé dans le soutien scolaire à domicile, organise le samedi 1er octobre 2011, une journée porte ouverte dans l’agence de Marseille. Le thème de la conférence est : « Mieux accompagner les enfants dans leur scolarité ». La journée se clôturera par une conférence-débat sur le sujet. Animée par Caroline Coulon, psychologue, cet exercice permettra aux parents de mieux appréhender la scolarité de leurs enfants et mieux définir leurs rôles au sein de celle-ci.
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Le temps périscolaire et les contraintes professionnelles des parents
Après la classe, un tiers des élèves ne rentrent pas à la maison, constate une note de l’Insee.
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Education : les syndicats appellent les parlementaires à revoir le budget 2012
Deux jours après une grève bien suivie et inédite réunissant public et privé, les syndicats d’enseignants ont appelé jeudi les parlementaires à revoir le projet de budget 2012 de l’éducation et ses 14.000 suppressions de postes.
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Une institutrice met fin à un jeûne au bout de dix jours de protestation
Une institutrice de 41 ans qui avait annoncé avoir entamé un jeûne le 26 septembre a mis fin mercredi à son action, destinée à demander l’ouverture d’une classe dans son école, a indiqué jeudi le coordinateur des parents d’élèves de l’école située dans la Manche.
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Boris Cyrulnik, le "psy" qui avait un secret
Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, auteur d’un rapport sur le suicide des enfants remis jeudi au gouvernement, a popularisé en France le concept de "résilience", à savoir la faculté de rebondir après un traumatisme.
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20 minutes du 29/09/11

L’ognon et le nénufar : vingt ans après, la nouvelle orthographe piétine
Si "le nénufar", "l’exéma aigüe" ou "l’ognon" ne vous font pas pleurer, vous avez parfaitement intégré la rectification de l’orthographe de 1990, entrée à pas de loup dans les dictionnaires, mais cette réforme demeure vingt ans après ignorée par l’école et la plupart des Français.
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Boris Cyrulnik : « Le suicide des enfants n’est pas une fatalité »
Le psychiatre Boris Cyrulnik rend ce jeudi un rapport sur le suicide des enfants à la Secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab
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Le corps enseignant se dénude pour défiler
A 14 h, hier, alors que la manifestation parisienne contre les suppressions de postes n’a pas encore démarré, une cinquantaine d’enseignants enfilent un masque blanc. Avant de coller sur leurs vêtements des autocollants à l’effigie du «  collectif contre le dépouillement de l’école  ». Un groupe qui n’est pas inconnu du grand public puisqu’il s’est fait connaître en posant à moitié nu dans un calendrier. Leur but : dénoncer le manque de moyens de l’Education nationale. Quelques minutes plus tard, branle-bas de combat. Le collectif, cherchant à tromper l’attention des forces de l’ordre, se place au début du cortège.
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Rue89 du 29/09/11

Rien vu...


Ouest-France du 29/09/11

Les suicides d’enfants plus nombreux qu’on croit
Boris Cyrulnik, célèbre neuropsychiatre, a étudié ce phénomène qui en dit long sur notre société.
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Le Journal du Dimanche du 29/09/11

Suppression de la carte scolaire : promesse tenue
A l’opposé de tous les autres partis, l’UMP de Nicolas Sarkozy a défendu, lors de la campagne présidentielle de 2007, une suppression de la carte scolaire afin de réduire les inégalités. Une promesse tenue, progressivement mise en place entre 2007 et 2009, mais dont les effets ont été nuls voire négatifs. En 2009, la Cour des comptes a pointé le risque de "ghettoïsation" de nombreux secteurs.
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Education : entre 110.000 et 165.000 manifestants en France
Public et privé se sont unis mardi pour une grève historique visant à lutter contre les suppressions de postes et les choix du gouvernement en matière d’éducation. Selon le ministère de l’Education nationale, Luc Chatel, le mouvement aurait été suivi par près de 29% dans le primaire et un peu plus de 22% dans le secondaire. L’intersyndicale indique que plus de 165.000 manifestants ont défilé dans l’Hexagone.
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Le Nouvel Obs Permanent du 29/09/11

Elèves handicapés : 1.500 postes d’auxiliaires toujours non pourvus
"La qualité plutôt que la quantité", clame Luc Chatel. "Il nous manque les deux", lui répondent les associations de parents d’élèves handicapés.
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L’Express.fr du 29/09/11

Le suicide des enfants est largement sous-estimé
Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik remet ce jeudi à Jeannette Boughrab, la secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse, son rapport "Quand un enfant se donne la mort" et ses prescriptions pour prévenir les suicides d’enfants.
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Pavé battu
Si j’ai bien compris la manière dont la grève d’hier a été perçue et relayée par les médias : « Les profs se plaignent souvent, mais là il y a de bonnes raisons ». Sans blague. Il fallait me prévenir les autres fois qu’il n’y avait pas de raison, j’aurais évité de perdre une journée de salaire.
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Le Café Pédagogique du 29/09/11

L’avenir de l’Ecole entre projets politiques et poids de la FSU
Quel avenir pour le système éducatif ? Question particulièrement pertinente au lendemain d’une grande manifestation sensée infléchir cet avenir et à la veille d’échéances. La FSU avait pris le risque de l’aborder sous deux axes : le regard d’experts capables de montrer des évolutions longues. Et, pour clôturer la journée, celui des politiques. Et là aussi la FSU avait pris le risque d’entendre des propos dérangeants en invitant tout l’éventail politique, à l’exception du F.N. Une journée pour écouter, penser l’Ecole et aussi affirmer son identité face aux défis de l’Ecole de demain.
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Philippe Meirieu : Qui veut revenir en arrière ?
"Dire de l’école qu’elle doit avoir une ambition culturelle – dans tous les domaines de la culture -..., ne relève nullement de la déploration nostalgique. Soyons clairs : l’école française n’a jamais fait cela, ou alors, de manière marginale, dans quelques enclaves pour héritiers… Mais elle doit, aujourd’hui, l’ambitionner pour tous. Il n’est pas question pour moi de revenir en arrière : la construction d’une école exigeante et émancipatrice pour tous, avec une « pédagogie des situations », mobilisatrice et rigoureuse, reste à faire. C’est un beau chantier d’avenir". Dans cette tribune Philippe Meirieu répond point par point aux critiques formulées par Daniel Andler, Norberto Bottani, Aletta Grisay, Marc Gurguand et Denis Meuret dans un texte publié par le Café pédagogique le 28 septembre.
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Touteduc (accès payant) du 29/09/11

Pédagogie : il est impossible de dire que telle méthode est meilleure qu’une autre, partout et pour tous les élèves (dossier de l’IFé)
"Certaines pratiques pédagogiques sont-elles plus efficaces que d’autres ?" Annie Feyfant pose la question, mais ne lui apporte pas de réponse définitive après une revue de la littérature mondiale sur le sujet.
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Médiapart (accès payant) du 29/09/11

La fondation de Claude Allègre recrute le gratin scientifique et médiatique
Catherine Bréchignac, Albert Fert, Thierry de Montbrial, Luc Ferry, Jean-Paul Fitoussi, Dominique Lecourt, Denis Jeambar, Jean-Marie Colombani...la fondation "Ecologie d’avenir" recrute des personnalités de premier plan, et vient de se faire adouber par l’Institut de France.
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Slate.fr du 29/09/11

Rien vu...


ÉducPros du 29/09/11

Budget 2012 : « L’enseignement supérieur et la recherche restent prioritaires mais doivent participer à l’effort collectif »
Lors de la présentation du budget 2012, Laurent Wauquiez s’est voulu rassurant « l’Enseignement supérieur et la Recherche restent la première priorité du gouvernement pour la cinquième année consécutive ». Néanmoins, il admet que « dans un contexte budgétaire contraint, ce secteur comme les autres doit participer aux efforts de bonne gestion ». Quelles en sont les conséquences ?
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Budget 2012 : l’Éducation nationale, n°1 des ministères pour les suppressions de postes
En 2012, le budget de l’Éducation nationale alloué à la mission enseignement scolaire augmente de 0,9 %. C’est moins qu’en 2011 (+1,6 %) et surtout moins que l’inflation (1,7 %). Cette année encore, le ministère de Luc Chatel est le plus ponctionné par les coupes franches réalisées dans les dépenses publiques. Avec le principe du « non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite », ce sont cette année 14 000 postes qui seront supprimés (soit près de la moitié des suppressions de postes de l’Etat) à la rentrée 2012, contre 16 000 en 2011. Au total, l’Éducation nationale aura perdu 80 000 postes en 5 ans.
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VousNousIls du 29/09/11

Des élèves d’un collège public en jupe contre le règlement intérieur
Une dizaine de filles d’un collège public de Villeparisis (Seine-et-Marne) s’y sont rendues jeudi vêtues d’une jupe sans collants, à l’initiative de la mère d’une élève qui avait dû porter fin mai une blouse sur sa jupe, jugée trop courte, a indiqué cette mère de famille.
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Marine Le Pen s’adresse aux enseignants en faisant le mea culpa du FN
La présidente du Front national Marine Le Pen s’est adressée aux enseignants jeudi en parlant d’"erreur" de son parti à leur égard et en assurant que "cette époque (était) révolue", sans toutefois promettre de créer des postes mais en s’engageant à ne plus en supprimer.
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