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Revue de presse du jeudi 27 janvier 2005

Vos journaux sont encore pleins aujourd’hui d’articles consacrés à Auschwitz. Je ne les ai pas tous sélectionné ici mais choisi uniquement ceux qui avaient un rapport avec l’enseignement.
Mais d’autres sujets sont évoqués. A lire en particulier un article sur la semaine de 45 heures des lycéens dans le Figaro qui n’oublie pas de pointer les contradictions du système (et des parents !) face à cette question de la réduction de la charge de travail.
On lira aussi dans le Monde, une réflexion sur l’application de la loi sur les délits non intentionnels. Les enseignants (et encore plus les chefs d’établissements) sont concernés par cette délicate question de la responsabilité.
Bonne Lecture...


Libération du 27/01/05

Panne d’ascenseur social dans un lycée de Saint-Denis
Fût-elle justifiée, la décision tombe mal. Le ministère de l’Education nationale a décidé de fermer une de ses deux classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs implantée depuis dix-sept ans au lycée Paul-Eluard de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), établissement classé sensible. Le lycée, informé le 7 décembre selon le rectorat, affirme n’avoir appris la nouvelle que jeudi dernier. Date à laquelle il s’est mis en grève jusqu’à hier, sans obtenir satisfaction. Pourtant, enseignants et élèves n’ont pas lésiné sur les symboles.
Il y avait de quoi. Alors que François Fillon prétend, avec sa future loi d’orientation, remettre en marche l’ascenseur social, fermer une porte d’accès à l’élite aux élèves du 93 fait tache. A fortiori lorsque le motif avancé est purement comptable : avec onze élèves inscrits cette année, cette classe ne répond pas au cahier des charges académique. Dit autrement : l’Etat n’est pas prêt à donner plus à ceux qui ont moins à n’importe quel prix.
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Le Figaro du 27/01/05

La semaine de 45 heures des lycéens
Les lycéens travailleraient-ils plus que leurs parents ? Sans doute pas tous... Mais il suffit de se pencher sur les horaires officiels et d’y ajouter le travail demandé à la maison pour constater que l’emploi du temps d’un élève de lycée normalement assidu atteint vite 40 heures par semaine, souvent 45. Une charge importante au regard de l’évolution du temps de travail des adultes, surtout depuis l’émergence des 35 heures
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« Nos enfants en font trop, mais ils n’ont pas le choix »
Les parents qui se plaignent de la quantité de travail demandée au lycée ne manquent pas. Les parents qui dépensent une énergie folle à demander à leurs enfants d’en faire plus sont aussi nombreux. Pas étonnant : ce sont les mêmes !
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L’Humanité du 27/01/05

Jeunes, passage de témoins
Lundi, Jean-Pierre Raffarin, en présence du grand rabbin de France Joseph Sitruk, du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et du président du conseil régional musulman Hamlaoui Mékachera, avait visité le mémorial d’Izieu (Ain), où une quarantaine d’enfants juifs furent raflés et envoyés dans les camps de la mort. Il s’agissait du premier déplacement d’un premier ministre sur ce lieu depuis son inauguration par le président François Mitterrand, en avril 1994. Joseph Sitruk, s’adressant à une trentaine d’élèves de troisième, a précisé : « Sachez que le racisme ne commence pas à la déportation, ni à l’élimination. Il commence à l’insulte.  »
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La mémoire, la morale et l’histoire
Entretien avec Annette Wieviorka, historienne, directrice de recherches au CNRS, auteur d’Auschwitz, soixante ans après.

[...]J’ai été professeur d’histoire pendant vingt ans et j’ai accompagné un voyage de lycéens en 1988. Je pense que quand on emmène des jeunes pour les éduquer, on ne peut pas leur parler comme s’ils étaient des graines de futurs nazis. Un éducateur enseigne pour construire un homme, il s’agit d’une sorte d’utopie de l’enseignant. Et il y a beaucoup de questions propres à l’organisation même des voyages. [...]
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Le Parisien du 27/01/05

« Je compte sur vous pour ne pas oublier »
Maxi Librati garde son flegme et son élégance. Toujours. Souriant, il distille des formules qui font mouche en direction des lycéens qu’il accompagne régulièrement à Auschwitz. « Moi, je peux toujours être élégant, alors que ces salauds de nazis sont morts depuis longtemps  », lâche-t-il, pince-sans-rire, en dévoilant une chemise de soie qu’il a lui-même dessinée. Elle masque le numéro de matricule 145922 tatoué sur son avant-bras.
Maxi a réussi dans la confection, il possède une boutique avenue Montaigne à Paris. «  J’ai eu de la chance, avec une volonté incroyable de travailler. Mais la richesse n’est rien. La seule chose qui vaille la peine que l’on s’y intéresse, c’est comprendre pourquoi un nouveau génocide s’est produit au Rwanda en 1994, après celui des Juifs », médite-t-il en arpentant les vestiges du camp où il retourne dix fois par an. En décembre encore, des lycéens de Mantes-la-Jolie écoutaient cet homme de 80 ans, l’esprit pétillant, leur transmettre son « devoir de mémoire ».
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La Croix du 27/01/05

Auschwitz, lieu de mort et de mémoire
D’importantes cérémonies se dérouleront juedi 27 janvier sur le site du camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau. Soixante ans après la libération du camp, la transmission de la mémoire est un enjeu déterminant
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20 minutes du 27/01/05

Retrouver le fil de l’histoire par l’école
Six cents élèves mobilisés depuis le début de l’année scolaire pour mieux connaître et mieux faire connaître la Shoah. Le lycée et collège Jacques-Decour à Paris (9e) s’est énormément investi pour organiser deux journées de la mémoire de l’Holocauste, aujourd’hui et demain. Mais le travail des enseignants et des élèves, toutes classes confondues, va bien au-delà. C’est aussi une manière d’appréhender l’histoire pour se l’approprier. Et pas seulement cette année, puisque ce thème est inscrit dans le projet d’école depuis 2003. « La question qui est posée, c’est comment enseigner la Shoah, explique Jacqueline Bensamoun, proviseure-adjoint. Il y a bien le socle, l’enseignement historique des faits, des dates, du contexte historique et économique. Mais ce n’est pas suffisant, il faut expliquer les mécanismes qui ont conduit à cette tragédie pour permettre de comprendre des faits difficiles à appréhender. Cela passe par des rencontres émotionnelles avec des témoins et des spécialistes capables de donner des outils aux élèves. »
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Ouest-France du 27/01/05

Rien vu...


Le Monde daté du 28/01/05

La mémoire de la Shoah s’est construite par à-coups, au gré d’une succession de crises
Pourquoi paraît-on célébrer le 60e anniversaire de la fin du cauchemar concentrationnaire avec plus d’éclat encore que le cinquantenaire ? Pour Jean-Charles Szurek, un historien français qui travaille sur la mémoire de la Shoah en Pologne, "on a un sentiment de dernière fois".
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La délicate interprétation de la loi sur les délits non intentionnels
Alors que la justice examinera, à partir du lundi 31 janvier, les responsabilités dans l’affaire de l’incendie du tunnel du Mont-Blanc, la loi promue par le sénateur Pierre Fauchon en 2000 pour atténuer la responsabilité pénale des élus est diversement appliquée.
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Les enseignants soumis à des décisions contradictoires
L’affaire "Boubet", du nom d’un instituteur condamné à cinq mois d’emprisonnement avec sursis pour homicide involontaire, a laissé les enseignants désemparés face à l’exercice de leurs responsabilités. Alors qu’ils se croyaient à l’abri des risques de "judiciarisation excessive" grâce à la loi Fauchon, la confirmation, le 2 décembre 2004 en appel, de la condamnation de Philippe Boubet les a plongés dans un sentiment d’insécurité en attendant la décision de la Cour de cassation sur cette affaire.
Les faits remontent au 20 décembre 1996. A la veille des vacances de Noël, au deuxième étage de l’école Victor-Hugo d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), M. Boubet terminait les préparatifs pour un départ prochain en classe de neige. Pendant ce temps, ses élèves de CM1-CM2 écoutaient de la musique, dansaient ou faisaient des jeux de société. Sarah, 10 ans, avait quitté la table, où elle jouait aux échecs, puis pris une chaise pour monter sur le rebord de la fenêtre de laquelle elle était tombée.
Considérant que M. Boubet "connaissait la dangerosité liée à l’ouverture des fenêtres" ; que la probabilité que les enfants s’assoient sur leur rebord "était d’autant plus grande" qu’ils avaient "une liberté accrue"dans la classe ce jour-là et que, préparant le départ en classe de neige, M. Boubet ne pouvait "s’acquitter de son devoir de surveillance avec une vigilance équivalente à celle qui était habituellement la sienne", la cour d’appel a conclu à une "faute caractérisée" de sa part.[...]
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