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Revue de presse du jeudi 27 avril 2017

Second tour - Bilan - Moral - Divers

Beaucoup d’articles et d’appels à voter pour le second tour. On parle aussi du moral des chefs d’établissement et des profs d’histoire. Il est question du bilan du quinquennat. Quelques informations diverses pour terminer.


Second tour

Les appels à faire barrage à Marine Le Pen se multiplient dans l’éducation et l’enseignement supérieur. "De la Ligue de l’enseignement aux syndicats étudiants, en passant par la Conférence des présidents d’universités, de nombreuses organisations ont pris position pour un vote contre l’extrême-droite, et des rassemblements sont prévus".

Tout d’abord dans l’enseignement supérieur. "Présidents d’université, directeurs d’écoles d’ingénieurs, enseignants, syndicats… Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle, dimanche 23 avril 2017, a fait réagir les acteurs de l’enseignement supérieur. Avec un objectif commun : faire barrage à Marine Le Pen."
Du côté aussi de l’ESPER. “L’ESPER est une association située à la croisée des mondes de l’éducation et de l’économie sociale et solidaire. Elle représente quarante-cinq organisations agissant dans le champ de l’éducation (mutuelles, associations, coopératives et syndicats).” Ces 45 associations appellent aussi à voter contre le FN.
C’est aussi le cas des personnels de direction et des profs d’histoire-géographie : "Le principal syndicat de personnels de direction, le Snpden, invite clairement à voter Macron pour faire barrage à Le Pen. "C’est bien l’identité même de la France qui serait menacée si cette candidate était portée à la magistrature suprême", écrit le Snpden. [...] Quant au collectif de professeurs d’histoire-géo Aggiornamento, il donne une leçon d’histoire. "L’histoire, car il s’agit de notre matière première, nous enseigne cet engrenage infernal qui, fort d’une crise économique précarisant des millions de personnes, nourrit des prédateurs désignant à la vindicte populaire des « indésirables », étrangers, immigrés, et surfe sur la misère en prétendant enrayer les emballements d’un « système » dont ils ne sont en réalité qu’un simple produit", écrit-il en invitant à ne pas donner de voix à Le pen.
Le CAPE (Collectif des associations partenaires de l’école) appelle au vote contre le Front national.
C’est aussi le cas de l’association Aide et Action. "Marine Le Pen a obtenu 21,3% des voix au premier tour de l’élection présidentielle. La candidate n’a jusqu’à présent pas vraiment détaillé le volet éducation de son programme mais les premières mesures évoquées durant la campagne suscitent inquiétude et vigilance pour notre association, qui agit et se bat en faveur de l’Education pour Tous depuis plus de 35 ans."

Mais voter n’est pas évident du côté des étudiants. "Voter ? À quoi bon ?" : “Entre espoir, désillusion ou désintérêt, la présidentielle 2017 fait débat chez les jeunes français. Après les résultats du premier tour, les avis divergent avec une campagne et des candidats qui ne font pas l’unanimité. Rencontre avec des étudiants parisiens....”

Intéressons-nous maintenants aux programmes des deux candidats.
"A l’issue d’un premier tour unique dans l’histoire de la 5ème République, les électeurs ont éliminé les partis traditionnels. Ce sont des candidats représentant des forces nouvelles qui se font face. Deux programmes pour l’Ecole s’affrontent, ceux d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen. Seul le premier semble conforme aux valeurs du monde enseignant. Pour autant des zones d’ombre entourent encore les intentions du candidat."
Présidentielle. Le Pen et Macron veulent modifier le baccalauréat.
Emmanuel Macron vs Marine Le Pen : leurs propositions pour l’enseignement supérieur.

Mais finalement pourquoi ne pas demander aux élèves comment réformer l’école ? 15 mesures pour réformer le collège proposées par des collégiens :
"Certains auront envie d’évacuer d’un revers de la main ces propositions au motif que les élèves ne seraient pas bien placés pour savoir ce qui est bon pour eux, qu’ils manquent de distance et de hauteur de vue, que leurs préconisations sont trop simples. On peut aussi imaginer que leur point de vue, incarné, quotidien, immédiat, sans ambages est en partie ce qui manque pour donner plus de consistance aux programmes éducatifs"


Bilan

C’est aussi le moment de tirer des bilans du quinquennat.
C’est par exemple le cas de Pierre Yves Duwoye, ancien secrétaire général du ministère de l’Education nationale sous Sarkozy, premier directeur de cabinet de Vincent Peillon puis recteur de Versailles et Limoges. Il est assez sévère. "Pour PY Duwoye, il n’y a pas de Refondation. " La loi n’offre pas aux enseignants le cadre nouveau d’action qu’ils souhaitaient. Ils n’y ont lu qu’une somme d’injonctions, déjà trop évidentes, mais dont le poids s’accroissait par ce truchement. Cet empilement, en ne clarifiant pas les finalités du système, les laisse livrés à eux-mêmes sur leur métier."
Véronique Soulé s’intéresse au pot de départ de la ministre.
"Najat Vallaud-Belkacem restera comme la première femme nommée au portefeuille de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et aussi sans doute comme une ministre appliquée, tenace et pleine de bonnes intentions, mais au bilan mitigé. Quoiqu’on pense de la réforme du collège, elle manqua de doigté avec les enseignants et de concertation avec les syndicats. Sur des thèmes qui lui sont chers comme la mixité sociale dans les établissements, les expériences lancées ici et là en restent à des balbutiements."
On s’intéresse aussi au bilan de la réforme des rythmes scolaires. "“La réforme des rythmes scolaires restera sans conteste pour l’Éducation, la plus polémique des réformes du quinquennat Hollande.”
La Lettre de l’éducation revient plus généralement sur le problème des réformes. "Des limites de la « table rase » dans les politiques scolaires. “Vouloir abroger certaines réformes, ou même les « adapter », c’est encore une façon de poursuivre leur empilement, et s’exposer à ce que les opposants d’hier ne soient pas aussi comblés qu’on l’imagine. Bref, l’antiréforme peut s’avérer aussi problématique que la réforme”"


Moral

Les chefs d’établissement n’ont plus le moral. "“Alors que l’autonomie des établissements est au cœur du débat politique, les principaux et proviseurs expliquent subir une décision qui vient toujours d’en haut.
Sentiment de baisse continue du niveau des élèves, relations tendues avec les parents, saturation face aux injonctions venues du sommet... Dans les collèges et lycées, jamais le moral des personnels de direction de l’Éducation nationale n’a été aussi bas"

3000 chefs d’établissement témoignent de leurs conditions de travail.
“Les premiers résultats d’une enquête sur le moral des personnels de direction du premier et du second degré, menée par le chercheur Georges Fotinos, ont été diffusés ce matin lors d’une conférence de presse. Chiffres clés.”

Les enseignants, d’histoire surtout, sont aussi fatigués face à l’annonce d’une nouvelle injonction mémorielle, la « semaine des génocides à l’école » voulue par Hollande. “La communauté éducative s’interroge sur l’inflation mémorielle après l’annonce par le chef de l’Etat qu’une semaine serait consacrée à l’étude des génocides chaque année.”
La Croix donne la parole à Vincent Duclert président de la commission qui a soufflé l’idée au président. Malheureusement il ne répond pas aux interrogations des professeurs d’histoire, expliquant juste l’importance d’étudier les génocides, ce que personne ne nie.


Divers

L’autonomie des établissements en débat.
“La France est connue pour son système éducatif historiquement très centralisé. Cette caractéristique est souvent accusée d’être un frein aux initiatives, à l’adaptation des écoles à leurs publics et à leurs contextes. L’argument est d’autant plus convaincant quand des indicateurs nationaux ou internationaux soulignent combien le système scolaire français est marqué par les disparités scolaires et sociales. A quoi bon des règles rigides et uniformes si c’est pour accoucher de fortes inégalités ?”
“Dans un contexte professionnel, une formation ne « prend » réellement que si les uns et les autres peuvent se voir agir, si un enseignant observe que telle ou telle façon de faire donne des résultats dans une situation comparable à la sienne. Pour cela, il faut sortir du paradigme de la seule formation individuelle : il faut des échanges, de l’observation, du collectif…

11 h du matin serait l’heure idéale pour commencer les cours. “ Des chercheurs américains viennent de publier une étude selon laquelle les cours à l’université devraient commencer après 11 heures pour un meilleur apprentissage des étudiants.”

Le dernier mot aux parents en fin de 3ème prolongé de deux ans. “La loi de janvier 2017 sur l’égalité et la citoyenneté a prévu de prolonger pour deux ans l’expérimentation du "dernier mot laissé aux parents" lors de l’orientation en fin de 3ème. Un décret publié au JO du 23 avril met en place cette seconde expérimentation et un arrêté fixe la liste des établissements concernés. Le bilan de la première expérimentation n’était pourtant pas si positif.”

Dossier de veille de l’IFÉ : Je dis, tu parles, nous écoutons : apprendre avec l’oral, n°117, avril 2017 par : Gaussel Marie.

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.

N° 530 - Former les futurs citoyens

Dossier coordonné par Laurent Fillion et Pascal Thomas
juin 2016

Mise en place du nouveau socle commun, de l’enseignement moral et civique : l’éducation à la citoyenneté, thème souvent abordé par les Cahiers pédagogiques, revient au cœur des préoccupations. De quelle éducation à la citoyenneté parle-t-on ? Comment ne plus la confondre avec une éducation au civisme et à la civilité ?