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Revue de presse du jeudi 25 septembre 2014

Après le redoublement, la note ? - Le fait du jour - Changer l’école et au-delà


Le changement c’est maintenu ? La presse du jour hésite.
Le changement c’est voulu ? Les acteurs hésitent ?


Après le redoublement la note ?

« Après le redoublement, les notes ? Dans l’esprit des responsables de l’Éducation nationale, le système d’évaluation semble en tout cas lui aussi avoir fait son temps ». Avec ses exagérations habituelles, Caroline Beyer rend compte dans le Figaro des réflexions actuelles du ministère autour de l’évaluation. Selon la journaliste, cette réflexion est inéluctable avec la mise en place d’un socle commun :« le recours à un socle de connaissances semble peu compatible avec l’évaluation chiffrée des élèves. ». « Mais le sujet reste sensible », précise-telle, « avec d’un côté les partisans d’une évaluation chiffrée sur vingt, de l’autre les détracteurs de cette note « qui fait peur et qui fait mal » ». Une fois de plus, on réduit les arguments des adversaires de la note chiffrée à une thèse qu’ils ne partagent pas tous et qui est sans doute la plus fragile de toutes celles qu’on peut défendre pour évaluer autrement. Mais visiblement au Figaro on ne connaît pas ces pratiques puisqu’on y affirme que « peu d’alternatives ont été trouvées jusqu’alors à la notation sur vingt ». On aura compris que, comme hier pour le doublement, on tente surtout dans cet article de se faire l’avocat de la note chiffrée tout en égratignant le nouveau projet de socle commun.
MetroNews tente aussi d’imaginer, dans la foulée du vrai faux abandon du doublement à quoi ressemblera être l’école de demain en listant les pistes à l’étude : la fin de la notation, découvrir les leçons chez soi plutôt qu’à l’école, l’apprentissage du langage informatique

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Le dessin de Fabien Crégut

Le fait du jour

C’est la nomination du géographe Michel Lussault à la tête du Conseil Supérieur des programmes. Dans Le Monde, Maryline Baumard nous le présente et liste les chantiers qui l’attendent. Elle pose les bonnes questions : « Sera-t-il le « président fort », que de nombreux observateurs appellent de leurs vœux, l’homme qui permettra à cette instance d’asseoir une véritable indépendance ? Sera-t-il celui qui osera alléger des programmes scolaires impossibles à mener à bien ? Celui qui fera passer la France du programme classique à des objectifs laissant bien plus de marge de manœuvre aux enseignants ? »
Sur le site de la ministre, on peut lire son discours du jour à l’occasion de cette l’intronisation. Un extrait nous rappelle combien le CSP a vu ses prérogatives se réduire par rapport au début ambitieux de la refondation.
« Vous le savez, je respecterai scrupuleusement votre indépendance. Mais nos responsabilités sont liées.
C’est à moi, en tant que ministre, qu’il revient d’organiser la consultation des enseignants sur vos productions, et d’arrêter le texte des programmes.
C’est à l’IGEN qu’il revient d’apporter son expérience, son expertise et sa réflexion aux groupes d’experts travaillant pour votre Conseil.
C’est à la DGESCO qu’il revient de produire, conformément à la logique curriculaire à laquelle je suis attachée et à votre Charte des programmes, les ressources pédagogiques à destination des enseignants, qui sont indispensables pour la mise en œuvre concrète des programmes dans les classes. Avançons tous, côte à côte, au même rythme, et dans la même direction. C’est la réussite de nos enfants qui en dépend.
 »
Pas sûr donc que même en étant un président fort, il puisse éviter l’immobilisme qui guette toujours l’après consultation dans l’Education Nationale.

Changer l’école et au-delà

Dans Libération, l’historienne Suzanne Citron publie une tribune Pour une République citoyenne (réservé aux abonnés). Elle y réclame un big bang institutionnel pour faire face à la crise de notre système politique et souhaite « une réflexion critique sur les ambiguïtés d’une culture républicaine qui a perpétué les institutions d’un Etat d’inspiration napoléonienne » notamment son système éducatif. Son article retrace la chronologie de la mise en place de nos structures étatiques, de nos élites en montrant combien l’école y a non seulement participé mais fut aussi le symbole de ces ambiguïtés. Elle rappelle ainsi par exemple à juste titre que« l’édifice impérial des Grandes Ecoles et des Grands Corps de l’Etat subsista » ou plus loin que « l’extension de la scolarité obligatoire à 16 ans et la généralisation de l’enseignement secondaire par le collège, sans réforme des structures et des contenus hérités des lycées, furent le point de départ d’une dérive du pacte originel. Le collège a dévié vers un système de tri des « meilleurs » et de largage de ceux qui ne « suivent » pas un système de savoirs encyclopédiques. »
Pour résumer, en parodiant un slogan bien connu, Suzanne Citron nous propose rien de moins que de changer l’école pour changer de système politique, changer de système politique pour changer l’école

Laurent Fillion vous a livré tardivement cette revue de presse du jour. Demain ce sera Mila au clavier.


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

L’évaluation, plus juste et plus efficace : comment faire ?
Ouvrage - juin 2014
Florence Castincaud et Jean-Michel Zakhartchouk - Collection Repères pour agir, Canopé CRDP d’Amiens - CRAP-Cahiers pédagogiques, juin 2014. Un ouvrage pour faire évoluer les pratiques en terme d’évaluation des élèves. Entre retours d’expérience et analyse profonde du sujet, une lecture stimulante et salutaire pour aborder cette question d’actualité difficile.

Des ceintures pour évaluer les compétences des élèves
Ouvrage - septembre 2014
Dominique Natanson, Marc Berthou, éditions Fabert, 2014.
La problématique de l’évaluation est récurrente. De grandes réflexions et initiatives nationales sont régulièrement lancées afin que l’évaluation prenne davantage en compte les progrès des élèves et soit au service de l’acquisition des compétences pour tous.
De même, la pédagogie institutionnelle, présente surtout dans les années 1965-1980 autour de Fernand Oury et Jacques Pain, connaît un regain d’intérêt depuis le début du siècle : mise en place de « conseils d’élèves » pour lutter contre la violence scolaire, utilisation des ceintures... C’est dans ce contexte que paraît Des ceintures pour évaluer les compétences des élèves, un ouvrage unique et actuel sur le sujet. Les auteurs, forts de leurs précédentes publications dont Jouer en classe aux éditions Fabert, présentent ici des récits, des fiches en couleur et des aides pour les enseignants des collèges et lycées.
Des outils pour des pratiques alternatives à la notation traditionnelle, trop souvent inefficace et démotivante.

Vers l’école du socle commun
Revue n°515 - septembre 2014
La loi de la refondation a réaffirmé le socle commun. Ce dossier veut mutualiser les expériences et réflexions menées sur le terrain. Nous touchons là à un rôle fondamental de l’école : Que s’agit-il d’enseigner ? Dans quel objectif ? Qui pour le faire, dans quel cadre ? Dès maintenant, des réponses…

Changer les structures ou les pratiques
Hors-série n°Cahiers d’Éducation & Devenir n° 13 - decembre 2011
Le système éducatif français appuie ses réformes sur les structures et l’organisation de l’école et ne privilégie donc pas leur intérêt et leur bienfondé pour les élèves. E&D offre dans ce Cahier des éléments de réflexion en observant ce qui se passe ailleurs, en particulier en Allemagne et en Angleterre.