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Revue de presse du jeudi 25 juin 2015

Réformes — Enseignement supérieur — Ailleurs —



Réformes

L’enseignement moral et civique (EMC) au Bulletin officiel spécial du 25 juin 2015, si vous voulez tout savoir sur le sujet.

Et Jean-Pierre VERAN propose : Education aux médias et à l’information : quels éclaircissements du CSP ?Ce document du CSP, marqué par sa référence au cadre réglementaire, la clarté de sa démarche et le caractère très concret des mises en oeuvre pédagogiques proposées, est donc utile aux professeurs-documentalistes et à leurs collègues enseignants et CPE pour faire de l’éducation aux médias et à l’information une dimension riche du parcours de formation de tous les collégiens.

Le Monde s’inquiétait hier : Le brevet des collèges sera-t-il perturbé par la grève des enseignants ?. Et par exemple aujourd’hui, dans l’académie de Lille, La voix du Nord rappelle la situation : Brevet des collèges : appel à la grève jeudi et vendredi dans l’académie de Lille. “Toujours remontée contre la réforme des collèges, une intersyndicale appelle à la grève pour jeudi et vendredi, jours des épreuves du diplôme national du brevet. Le mouvement va être anticipé et l’examen devrait se dérouler sans encombres. Un préavis est également lancé pour la correction.

Annie Feyfant de l’IFE propose malicieusement un beau sujet : Encore un coup de pied… des finlandais. “Vous n’aimez pas les réformes ? D’autres se chargent d’en faire pour vous… Un article du site Sputnik, daté de mars dernier lance un pavé dans la mare en titrant “La Finlande renonce à l’enseignement des maths et de la physique-chimie dans les écoles” (en 2020). L’information est trop importante pour en rester là et mérite quelques vérifications.

Sylvie Bonnet est présidente de l’Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques s’interroge : L’informatique et le numérique pour tous ? “Où en est-on aujourd’hui ? " La création, non pas d’un CAPES informatique, mais de « mathématiques avec option informatique » a été annoncée pour… 2017, dans le plan Stratégie mathématiques de décembre 2014. Et à la rentrée 2016, les professeurs des collèges vont connaître, comme leurs collègues de classes préparatoires, les joies d’enseigner une discipline qui n’existe pas, sans référence pédagogique fiable, sans formation spécifique. De leur côté, les professeurs des classes préparatoires scientifiques, qui continuent d’enseigner l’informatique en heures supplémentaires, se sentent comme des rats dans le laboratoire et ont envie de mordre ! Se donne-t-on les moyens d’une noble ambition présidentielle ? La France va-t-elle vraiment être « leader en e-éducation » et en informatique ?


Enseignement supérieur

Laure Endrizzi de l’IFE fait un compte rendu du colloque biennal QPES (questions de pédagogie dans l’enseignement supérieur) : QPES 2015 – Se former pour mieux enseigner ?La conviction qu’enseigner dans le supérieur ne relève pas simplement d’une prédisposition individuelle, mais qu’il s’agit bien d’un métier qui devrait s’appuyer sur une formation initiale et/ou bénéficier d’une formation continue, semble se répandre progressivement en France.

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Formation des ensignants du supérieur dessin de JiMo

Laurent Batsch et Bruno Magliulo signent une tribune libre dans Les Echos que nous n’avions pas signalée (le 10/06) : Pour l’emploi, créons des « licences technologiques ». “Le niveau du chômage ne procède pas seulement du volume des emplois, mais aussi de l’adéquation des qualifications individuelles aux besoins des employeurs. A cet égard, on déplore en France un déficit de formation des cadres intermédiaires, dont la qualification correspond aux formations de niveau bac + 2/+3 (BTS, DUT, licences).” “C’est donc un enjeu d’ouverture sociale et de démocratisation du système que de valoriser le professionnalisme des formations à bac + 3, en particulier de celles qui sont de la responsabilité des universités. Il conviendrait pour cela de développer des « licences technologiques » sous forme de cursus continus en trois ans, délivrant dès la première année un programme de qualification professionnelle assez centré pour répondre à l’offre d’emplois et assez ouvert pour faciliter l’employabilité des jeunes.”

Et Jean-Marc Broto Président de la CDUS (Conférence des Doyens et Directeurs des UFR Scientifiques) signe : Anticiper, prévenir et remédier : les clefs pour lutter contre l’échec en premier cycle universitaire. Il propose quatre clés : Fournir au lycéen une vision réaliste de la vie universitaire ; Vérifier et évaluer l’acquisition des pré-requis ; Mettre en place des dispositifs de remédiation. Et la quatrième : Encourager une dynamique de travail personnel. “L’université est synonyme d’autonomie. Au lycée, les étudiants sont très encadrés. Il est donc souvent difficile pour eux de s’adapter aux nouvelles libertés de l’université qui représentent aussi des contraintes : organisation personnelle, rythme de travail. La réponse est de les accompagner dès le départ sur ces aspects : discipline personnelle, ajustement au changement d’habitude pédagogique, et développer leur capacité d’autonomie.
Les acteurs de l’enseignement supérieur ont donc la responsabilité de les accompagner et les orienter en intégrant ces "bonnes pratiques" dans le processus de formation.
Ceci dit, il est important de noter que le devoir de l’université consiste aussi de mieux encadrer les étudiants qui arrivent avec le bagage nécessaire et qui ont déjà assimilé des méthodes de réflexion et d’apprentissage. Le mot d’ordre est donc "s’adapter" : à l’hétérogénéité des niveaux, aux parcours, aux projets. Un travail difficile mais nécessaire pour éviter l’échec universitaire.

La Bourgogne - Franche-Comté victime d’une "fuite des cerveaux" ?Bien que la région accueille aussi des diplômés de l’enseignement supérieur natifs d’autres régions, 40 % de ses 528 400 diplômés et étudiants, la Bourgogne Franche-Comté perd dans ce jeu de la mobilité. En effet, parmi les diplômés et étudiants du supérieur nés en France, 3,7 % résident en Bourgogne Franche-Comté alors que 4,7 % y sont nés, soit un solde déficitaire de 124 500 personnes.


Ailleurs

Au Québec : Enseignants : un métier extrême. 300 enseignants par année victimes de voies de fait. “Avec la fin de l’année scolaire au Québec, les élèves pourront prendre un repos bien mérité. Les enseignants pourront également souffler un peu, eux qui ont souvent la vie difficile avec leurs élèves ou les parents de ceux-ci.­” et suit un certain nombre de témoignages… Là-bas aussi !

Et en Algérie : Un mercato à huis clos.Conseils de classe, notes et corruption. “C’est le temps de la moisson et ce n’est pas forcément celui qui a semé qui récoltera. Dans le secteur de l’éducation, le temps des conseils de classe de fin d’année est un moment particulier où tous les coups sont permis. Le marchandage des notes est légion et rien n’arrête les corrompus et les corrupteurs.”

Et nous terminerons par une annonce, celle de la Biennale internationale de l’Éducation, de la Formation et des Pratiques professionnelles. “Fondée dès le départ sur un principe d’interface avec les différents milieux professionnels en éducation et formation, la Biennale a élargi son périmêtre à toutes les formes de développement humain et professionnel en situation d’action. Elle s’appelle désormais Biennale Internationale de l’Eductation, de la Formation et des Pratiques professionnelles. Elle prend comme objet, dans une perspective transdisciplinaire et transprofessionnelle, des questions d’action et propose des réponses scientifiques, professionnelles et sociales. Sa conception et son organisation reposent sur un partenariat entre Le Cnam qui l’organise, et l’Association Biennale, qui la conçoit.

Je vous souhaite de belles vacances à venir et très, trop, vite à la rentrée !
Demain, une revue sans doute à plusieurs mains.

Bernard Desclaux


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