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Revue de presse du jeudi 24 septembre 2015

La nouvelle du jour — Réforme — Numérique — Enseignement supérieur — Ailleurs


La nouvelle du jour, c’est le partenariat entre le ministère de l’EN et celui de la Justice à fin de réduire les "dysfonctionnements systémiques dans le circuit de transmission des informations entre la justice et l’éducation nationale. Le renforcement de la coopération entre les services constitue donc une impérieuse nécessité pour assurer durablement la protection des mineurs et faire en sorte que ce type d’événements ne se reproduise pas" (voir la circulaire). Mais l’actualité, ce sera également la réforme, le numérique, l’enseignement supérieur et quelques nouvelles venues d’ailleurs.


La nouvelle du jour

Les média se sont emparés de la nouvelle.
Pédophilie : contrôler les casiers judiciaires des agents en contact avec les mineurs. “Si le décret est validé par le Conseil d’État, les casiers judiciaires des 900.000 fonctionnaires de l’Éducation nationale pourront être vérifiés dès début 2016. Un grand ménage qui fait suite à plusieurs scandales d’enseignants impliqués dans des affaires de pédophilie.”

Le Dauphiné : La justice va pouvoir vérifier le passé des fonctionnaires de l’Éducation nationale.

Europe1 : Pédophilie à l’école : bientôt un décret pour identifier les agents condamnés.

Délits sexuels envers les mineurs : vers une collaboration éducation-justice. En vidéo sur MyTF1

FranceTVInfo : Éducation : les casiers judiciaires des professionnels passés à la loupe

RTL : Contrôle des fonctionnaires de l’Éducation nationale : "Il faut garantir la protection des enfants à l’école", selon un syndicat."

BFMTV : Pédophilie à l’école : l’État veut vérifier le passé des fonctionnaires

La circulaire commune aux ministères de l’Éducation nationale et de la Justice.
Partenariat renforcé entre l’autorité judiciaire et les services du ministère chargé de l’éducation nationale
, en attendant la loi, examinée en ce moment par le Conseil d’État, et présentée au Parlement dans les trois mois.


Réforme

Désintox de la semaine : demandez le programme !. “Cette fois, telle un José Mourinho en conférence de presse d’avant-match, la ministre a lâché une punchline pour détourner l’attention des médias : la dictée quotidienne. Peu importe qu’il n’y ait pas cet outil inscrit dans le programme de français, les médias et les intellectuels qu’affectionne tant la ministre ont mordu à l’hameçon. Si c’est avant tout un coup politique, on peut saluer la stratégie qui a permis de laisser un peu de répit à toutes celles et tous ceux qui souhaitaient approfondir leur lecture. Saluons aussi les spécialistes de la lecture rapide qui ont été capables de lire les plus de 300 pages de programmes, de les comparer avec leur première mouture et avec les actuels, pour les analyser et les cataloguer.”

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" La Dictée comme source d’intoxication ! " dessin de Geneviève Brassaud

La dictée, un mythe et plusieurs réalités
D’après le Figaro : « Les enseignants d’école primaire sont restés pantois face à “l’annonce” de la ministre Najat Vallaud-Belkacem vendredi dernier. »

Et un autre point de vue sur la réforme et sa possibilité est présenté par Christophe Paris, directeur général de l’Afev. Celui-ci s’interroge : Et si la société aidait l’école, plutôt que l’inverse ?. « Outre la problématique de l’éducation à la citoyenneté mise en lumière après les attentats, on constate, avec les résistances à la réforme du collège, "que c’est très compliqué de changer le modèle éducatif" français, connu pour être celui qui "renforce le plus les inégalités". »


Numérique

Le numérique, une matière scolaire comme une autre. « Convaincu de la valeur ajoutée du numérique comme support pédagogique pour l’enseignement secondaire, Syntec Numérique est aussi engagé à diffuser une culture numérique auprès des écoliers. C’est la raison pour laquelle nous avons, à l’occasion de cette rentrée scolaire, lancé un sondage sur le besoin d’évaluation des "savoirs numériques". Premier enseignement : l’idée d’une formation au numérique dans le secondaire fait son chemin dans la société française. »
Apprendre au collège avec sa tablette numérique. Dans l’Indre, « cinq collèges du département ont été sélectionnés par l’Académie pour prendre part à la première étape du plan national numérique pour l’éducation. »

Nouvelles du business : Regard franco-américain sur l’éducation : comment Google investit la formation. Et on nous explique gentiment qu’« au mois de juillet de cette année, l’entreprise californienne a lancé le “Google for Education Training Center” qui est un programme de formation pour les professeurs. Il est géré par des professeurs qui se sont spécialisés sur les différents outils de la marque et qui ont créé un curriculum spécifique expliquant comment les enseignants doivent utiliser les produits dans la salle de cours. »


Enseignement supérieur

« Libérons l’université française de ses tabous ! », propose Le Monde. “Les nuages s’accumulent sur l’université française. Après la remise en cause de l’autonomie, après la ponction arbitraire de 100 millions d’euros sur le fonds de roulement des universités les mieux gérées, voilà venir la surpopulation universitaire. On compte 65 000 étudiants de plus cette année, alors que le nombre de bacheliers demeure stable. Certains voudront y voir la reconnaissance de l’excellence de l’université française. Mais cette «  préférence  » pour l’université n’est malheureusement que le symptôme du défaut d’orientation des élèves. Et une nouvelle plaie au corps déjà souffrant de l’université.”

Emploi : les jeunes sortis du supérieur ont aussi souffert de la crise. « Les jeunes sortis de l’enseignement supérieur deux ans après la crise de 2008 ont connu une entrée difficile sur le marché du travail, avec un taux de chômage de 13% au bout de trois ans, selon une étude du Céreq publiée jeudi. »

Sur le marché de l’emploi, le diplôme protège un peu moins qu’avant. « Une étude du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq), publiée jeudi 24 septembre, rappelle que poursuivre des études supérieures ne garantit pas une entrée sans encombre sur le marché du travail. C’est même de moins en moins le cas. Ce rappel sonne comme un coup de semonce, alors que l’État vient de fixer de nouveaux objectifs éducatifs : le 17 septembre, le président de la République a souhaité que 60% d’une classe d’âge soit diplômée du supérieur (contre 44% aujourd’hui) d’ici à 2025. »

Université : NKM (Les Républicains) pour augmenter les frais de scolarité et la sélection à l’entrée. Et tout ça pourquoi ? Pour « "sortir d’un système soviétique qui conduit notre université à créer ses propres entraves" en termes de moyens financiers. "Il faut pouvoir augmenter les frais de scolarité", plaide-t-elle, mais aussi "les moduler en fonction du revenu. En contrepartie, afin de préserver l’accès de tous à l’enseignement supérieur, chaque université aura l’obligation d’un quota de boursiers, 25% par exemple". » L’article qui fait également référence à l’étude du CEREQ, rappelle que « globalement, malgré la crise, la trajectoire majoritaire reste malgré tout celle d’un accès immédiat et durable à l’emploi, qui concerne 54% des sortants de l’enseignement supérieur. »

L’enseignement de l’économie (toujours) en débat par Isabelle Dautresme. Interviex de Erwann Tison, président de l’Ares, qui explique à EducPros les enjeux de cette nouvelle instance de concertation.


Ailleurs

En Suisse : L’école romande peine à réaliser les objectifs MITIC du Plan d’étude romand. « Rappelons que le Plan d’étude romand (PER) demande à toutes les enseignantes et tous les enseignants de développer en situation dans leurs cours les compétences MITIC (Médias, images, technologies de l’information et de la communication) des élèves. »

Les universités au Japon ferment leurs filières en sciences sociales. « “Les Sciences Humaines ne sont pas utiles pour la société” selon le gouvernement japonais. “Les universités de Tokyo et de Kyoto, les plus prestigieuses, s’y sont opposées. Elles refusent de l’appliquer et tiennent bon malgré les menaces de pressions financières émises par le ministère de l’Éducation.
Le président de l’Université de Shiga a, lui aussi, publié un article dans le Japan Times où il juge cette politique “anti-intellectuelle” : “L’esprit critique et les Sciences Humaines sont les fondements de la liberté. Tout État qui rejette ce savoir devient toujours totalitaire.”
 »

Et demain, votre revue vous sera proposée par Pascal Thomas. Bonne soirée.
Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 522 - Tous compétents en français

Coordonné par Dominique Bucheton et Dominique Seghetchian
juin 2015
Comment les apprentissages de la lecture, de l’écriture, de l’oral s’actualisent-ils dans nos classes et nos cours quand l’enseignement du français ne se fixe plus comme finalité la sélection (reproduction) des «  élites  » mais la réussite de tous les élèves, y compris les plus éloignés de l’univers de l’école ?

N° 514 Enseignant : un métier qui bouge
Coordonné par Michèle Amiel et Yannick Mével
juin 2014

Tous les enseignants expérimentés le disent : ce n’est plus comme avant, le métier change. Allons voir de plus près ce qui évolue, comment le métier change, comment ces évolutions pourraient être accompagnées par l’institution, à toutes les échelles, en quoi elles vont dans le sens de l’essentiel : mieux faire apprendre les élèves.