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Revue de presse du jeudi 24 mars 2005

Il y a des adolescents qui blaguent et qui « débloguent »... Huit collègiens ont été exclus de leurs collèges pour avoir tenu sur des blogs des propos difamatoires envers des professeurs. Les journaux reviennent encore aujourd’hui sur cette affaire.
Autre sujet du jour, la mobilisation des lycéens. Après huit semaines de mobilisation, celle-ci semble s’essouffler (d’après vos quotidiens) d’autant que la loi est votée ce jeudi 24 mars.
Bonne Lecture...


Libération du 24/03/05

Mouvement lycéen : journée d’action
Alors que le texte de loi de François Fillon sera définitivement adopté cet après-midi par une commission mixte Assemblée-Sénat, les lycéens entendent multiplier toute la journée les occupations d’établissements, les sit-in et les manifestations locales « pour maintenir la pression ». Après huit semaines de mobilisation, le mouvement arrive en bout de course.
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Les dangereuses fuites de gros mots des blogs
Au départ, il voulait faire comme les copains : monter son blog, y mettre les photos d’un voyage scolaire à Versailles et raconter des anecdotes. « C’était comme un journal intime dont on ne donne l’adresse qu’aux proches. Je n’avais pas conscience qu’un prof pouvait tomber dessus », reconnaît Julien, 14 ans, récemment expulsé de son collège pour abus de blog (journal diffusé sur l’Internet). Quasiment impossible en théorie, selon les lycéens, de dénicher l’adresse d’un blog particulier dans les méandres du million et demi de skyblogs (les blogs de la radio Skyrock) qui font un tabac chez les collégiens et lycéens. Selon la délégation interministérielle aux usages de l’Internet (Libération d’hier), plus de la moitié d’entre eux animeraient ou participeraient à un blog. Mais une élève a donné l’adresse du blog à la direction du lycée. Laquelle s’est offusquée des propos offensants publiés sur cette page personnelle. L’adolescent préfère parler de phrases sans arrière-pensées pour accompagner des photos volées : « J’ai raconté que quelqu’un avait entendu une prof péter dans les toilettes, qu’une autre était une imbécile heureuse ou qu’elle se faisait tripoter les fesses. »[...]
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La « cognerie » n’a pas d’excuse
Par Didier PEYRAT, magistrat dans le Val-d’Oise

En dépit des moyens humains, matériels et financiers sans précédent alloués à la police nationale depuis plusieurs années, quelques centaines d’individus avaient pu, le 8 mars, lors du défilé lycéen, « descendre » à Paris, s’incruster dans une manifestation pacifique, puis parvenir à la disperser en brutalisant ses jeunes participants, filles ou garçons. Le tout sous les yeux de « forces de l’ordre », installées à proximité, affairées à compter avec un matériel ad hoc le nombre de manifestants ; capables de garder les édifices publics, mais incapables, semble-t-il, de protéger les lycéens contre de flagrantes infractions. Une enquête devrait être organisée pour comprendre le pourquoi de tels dysfonctionnements... En tout cas, il sera difficile d’invoquer la surprise. Le 15 février, lors d’une première manifestation, des violences identiques avaient déjà eu lieu, dans une moindre proportion. Mais surtout : en 1993, puis encore en 1998, des « casseurs » avaient déjà réussi à briser, plus efficacement qu’une compagnie de CRS, des manifestations de lycéens. Depuis quinze ans, à chaque mobilisation étudiante ou lycéenne, le même problème revient.
Une précision : ils ne « cassent » pas, ils cognent. C’est différent. Sommes-nous d’accord pour dire que c’est plus grave ? Ensuite, ils ne cognent pas sur le système, l’Etat, l’échec scolaire ou les injustices. Ils ne bousculent pas des généralités : ils brutalisent des personnes. Des lycéens, des lycéennes, qui, comme ils l’ont remarqué, « ne savent pas se battre ».[...]
La solidarité, la fraternité, la liberté de bouger (maintenant de manifester), voilà ce qui est piétiné par les cogneurs. La délinquance violente mine l’être en société, ici, tout de suite. Mais c’est aussi l’avenir qui est en cause, car tout démontre que l’insécurité freine, quand elle ne le détruit pas, le changement social. Agressions et prédations sont dirigées, non contre l’Etat, mais contre des gens. Il ne s’agit pas d’une collision entre « deux mondes », mais de violences exercées par certains individus sur d’autres. Violence qui déchire leur monde commun, et qui créée une fracture à l’intérieur de la jeunesse. Avant de constituer un « trouble à l’ordre public », le vol avec violence, dans l’existence concrète, est un rapport entre un voleur et un volé. Un rapport de domination, choisi par le cogneur, subi par sa victime. Ici aussi, il n’y a pas d’équivalence entre dominant et dominé, ni de honte à manifester clairement ses préférences, y compris par une répression intelligente et conforme au droit.
Il est urgent que les acteurs du mouvement social, y compris les syndicats, se donnent les moyens d’arracher la sécurité aux griffes des sécuritaires. Au pouvoir depuis bientôt trois ans, ces derniers ont réussi à faire baisser « le sentiment d’insécurité » (pour combien de temps ?), pas les atteintes aux personnes, qui ont continué de progresser. Mais il faut également en terminer avec les angélismes grossiers qui traînent encore, empêchant la gauche de construire sa doctrine de sécurité. La férocité des cogneurs n’est pas l’alliée, juste un peu excessive, d’un projet de transformation sociale, mais un adversaire redoutable sur sa route. Sans se confondre, lutte contre l’insécurité civile et lutte contre l’insécurité sociale devront se mener de front. Pas l’une après l’autre.
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Le Figaro du 24/03/05

La violence scolaire se banalise
Contrairement aux idées reçues, la violence dans les établissements scolaires n’est pas cantonnée aux collèges et lycées dits « sensibles », classés en zone d’éducation prioritaire (ZEP).
Selon une enquête effectuée par trois chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en 1999 et en 2003 auprès de 16 500 collégiens et lycéens, soit 400 établissements publics et privés, les agressions s’étendraient désormais à tous les établissements, même ceux considérés comme privilégiés.
Une analyse qui s’éloigne de celle de l’Éducation nationale dont les statistiques tendent à montrer que la violence se concentre sur certains établissements (10% des 7 900 établissements du second degré signalant à eux seuls la moitié des 81 000 incidents graves recensés l’an dernier).
Selon l’Inserm, dont les travaux ont été dévoilés hier par La Croix, le nivellement des différences entre établissements s’explique par une augmentation importante de la violence « ordinaire » dans des collèges et lycées autrefois préservés. Si les actes les plus graves, telles que les agressions de professeurs, les utilisations d’armes ou les pratiques incendiaires ont plutôt stagné de 1999 à 2003, les dégradations de biens ont augmenté de 40% et les vols d’objets de 20%.
Première leçon du rapport, les collégiens de ZEP ne seraient pas plus violents que les autres. Les violences physiques entre jeunes tout comme les actes racistes n’y sont pas plus fréquents, affirment les chercheurs. Et si la violence a peu évolué en ZEP entre 1999 et 2003, elle a en revanche tendance à augmenter dans les autres collèges notamment avec des bagarres, de menus vols et des dégradations en hausse.
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L’Humanité du 24/03/05

Mama la lycéenne évite l’expulsion
La jeune fille a obtenu un titre de séjour étudiant. Une étape décisive vers la régularisation.
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Occupation Nuit tranquille à Victor-Hugo
Une heure du matin, le silence s’installe peu à peu dans le gymnase du lycée Victor-Hugo à Paris. L’occupation, votée en assemblée générale dans l’après-midi, se poursuit tranquillement. Après les discussions de la journée, ces lycéens toujours mobilisés contre la loi Fillon - ils étaient une quarantaine vers 21 heures - s’endorment sur les tapis de gym pendant que les plus courageux finissent de mettre au point les affiches à scotcher le lendemain et le tract à diffuser. Si des parents sont là, pour soutenir les lycéens et/ou assurer à l’administration que tout se passera bien, les élèves ont quand même un petit regret : ne pas avoir reçu une participation plus active des professeurs. Quoi qu’il en soit, Léa, Julie, Alix, Louis, Canelle, Pierre, Laure et les autres sont bien décidés à se mobiliser jusqu’au bout contre la réforme.[...]
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Les révoltés d’Albert-Camus
Un mur tapissé de « non ». Non à l’endroit, non à l’envers, non en noir, en bleu, en vert, résultats du référendum que les lycéens ont organisé sur le texte. Celui de François Fillon, bien sûr, projet de loi d’orientation sur l’école que les parlementaires devraient définitivement adopter aujourd’hui. Les élèves d’Albert-Camus, à Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, savent bien que les chances sont minimes qu’il en soit autrement. Et craignent, à contrecoeur, que ce 24 mars ne soit celui de leur baroud d’honneur. Aussi veulent-ils faire du barouf. « Pour montrer que le gouvernement ne tient pas compte de notre avis. Que la façon dont il agit, ce n’est pas la démocratie  », explique Antoine, grand gars aux boucles brunes, tee-shirt noir et pantalon baggy.
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Le Parisien du 24/03/05

C’est leur dernière manif (payant)
Bon nombre de jeunes du lycée des Pierres-Vives à Carrières-sur-Seine vont sans doute mener aujourd’hui leur dernière manifestation contre le projet Fillon. Les opposants sont un peu amers et désenchantés. La loi sera votée aujourd’hui.
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Blogs : Protestations après l’exclusion de huit lycéens (payant)
PARENTS et jeunes sont outrés après l’exclusion de huit collégiens, ces derniers jours, pour avoir critiqué des professeurs sur leurs blogs (journaux intimes sur Internet).
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La loi Fillon s’appliquera dès septembre (payant)
IL Y AVAIT EU LE DÉBAT sur l’école, la commission Thélot, la phase de concertation lancée par le ministre de l’Education François Fillon, l’annonce de son projet, la fronde enseignante et surtout lycéenne, l’examen du texte par l’Assemblée et le Sénat......
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L es jeunes moins accros à l’alcool, davantage au cannabis (payant)
SOMMES NOUS tous « accros » à quelque chose ? Qui, en France, consomme régulièrement de l’alcool, du tabac, des tranquillisants et des drogues de toutes sortes ? Dans quel contexte, à quel coût et pour quelles conséquences ?
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La Croix du 24/03/05

Rien vu...


20 minutes du 24/03/05

Quand des collégiens « débloguent »
Pas le droit de tout dire sur son blog. Ces derniers jours, huit collégiens du Val-d’Oise, du Puy-de-Dôme ou de la Somme ont été définitivement exclus pour avoir critiqué leurs profs sur leurs weblogs (journaux intimes sur Internet), provoquant la colère des parents d’élèves et d’un syndicat de lycéens qui dénoncent une mesure « disproportionnée ».
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Points clés et points de tension de la réforme scolaire
La loi d’orientation de 1989 engagée par Lionel Jospin laisse sa place au millésime de François Fillon. Le Parlement doit adopter définitivement aujourd’hui, malgré l’hostilité des enseignants et lycéens, la nouvelle loi d’orientation pour l’école. Ces mesures entreront en application pour partie à la rentrée 2005, puis à la rentrée 2006. Voici les points clés.
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La révolution du bac reste au milieu du gué
On verra ça après le référendum sur la Constitution européenne. Juste avant que le projet de loi d’orientation soit examiné par l’Assemblée nationale, le ministre de l’Education a décidé de repousser les discussions sur la réforme du bac. Cette refonte prévoit un renforcement du contrôle continu et un examen final ramené à six épreuves au lieu de douze. Au début de l’année, François Fillon avait constitué un groupe de travail composé de représentants des enseignants, des parents d’élèves et des syndicats de lycéens, avec pour mission de remettre ses conclusions avant le 15 avril. Très vite, les membres du groupe de travail ont dénoncé la précipitation avec laquelle le ministre voulait appliquer la réforme. Depuis, la remise des conclusions a été repoussée au 31 mai.
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Ouest-France du 24/03/05

Rien vu...


Le Monde daté du 25/03/05

Des élèves exclus pour diffamation sur des blogs
Huit collégiens ont été exclus ces derniers jours pour avoir critiqué des professeurs sur leurs blogs (pages Web personnelles sur Internet), mesures jugées "disproportionnées" par les parents d’élèves et un syndicat lycéen, et peu représentatives pour l’éducation nationale.
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Pour freiner l’essoufflement de la mobilisation, des lycéens occupent leurs établissements
Cela ressemble à un baroud d’honneur. Faute de pouvoir mobiliser des dizaines de milliers de manifestants, les syndicats lycéens ont appelé leurs sympathisants à multiplier les opérations ponctuelles, jeudi 24 mars, pour protester contre l’adoption définitive de la loi Fillon, qui doit être votée par l’Assemblée nationale et le Sénat le même jour. Pour tenter de faire pression sur le gouvernement, ces syndicats, notamment l’UNL (Union nationale lycéenne), le plus important d’entre eux, ont demandé à leurs troupes de diversifier les formes d’action, en proposant l’organisation de sit-in, de référendums et de rassemblements, voire en bloquant des établissements.
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