Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Revue de presse du jeudi 23 février


JPEG - 26.3 ko

Revue de presse du jeudi 23 février

Politique - Pédophilie - Egalité filles-garçons - Divers

L’actualité d’aujourd’hui est dominée par la lutte contre la pédophilie à l’école. On lit aussi beaucoup de chose sur l’éducation dans les programmes des candidats à la présidentielle (ou pas). Enfin quelques infos diverses, dont les blocages de lycées parisiens à la suite de l’affaire Théo.


Politique

Une étude publie les intentions de vote des enseignants. Le centre semble les attirer.
"Emmanuel Macron recueillerait 29 % de leurs suffrages au premier tour de scrutin, selon une étude du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Benoît Hamon convainc deux fois moins que François Hollande en 2012 alors que le Front national progresse."

Dans cette tribune, l’auteure déplore l’absence de vrais programmes pour l’éducation pour la présidentielle : " à moins de 70 jours du premier tour des élections présidentielles françaises, on ne peut pas dire que les candidats en lice nous aient proposé une vision pour l’éducation. D’ailleurs, le thème est peu présent dans le débat public ; à peine évoqué lors des débats des primaires de droite et de gauche, pas plus aujourd’hui au coeur de la campagne. Dans les programmes, on négocie sur le nombre d’élèves par classes, le nombre de profs en plus (ou en moins), le montant de la revalorisation de leurs salaires. On parle quantitatif." Et l’article propose des pistes.

Un deuxième rapport du comité de suivi de la refondation a été présenté hier et présente des préconisations que Les Echos qualifient de "propositions chocs".
"Ils préconisent ainsi « la création d’une agence autonome des parcours scolaires et des formations » pour pallier les problèmes actuels du Conseil supérieur des programmes (CSP), créé par la loi de 2013
"


Pédophilie

Le ministère communique aujourd’hui sur les suites de l’affaire de Villefontaine qui avait vu la mise en examen d’un enseignant pour actes de pédophilie, alors qu’il s’agissait de récidive. L’affaire avait beaucoup soulevé d’inquiétude, notamment le fait que le ministère ne soit pas au courant de condamnations de ce type.
"Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation nationale a fait voterune loi pour améliorer la coopération entre son ministère et la justice. Plusieurs enseignants ont déjà été écartés."

"Le ministère de l’éducation a aussi décidé de passer au peigne fin les casiers judiciaires de ses agents, pour s’assurer qu’il ne reste pas dans les classes des enseignants condamnés pour des faits de mœurs ou de violences, sans qu’il le sache."

"Le ministère de l’Education nationale a procédé l’an dernier à 30 radiations liées à des cas de pédophilie ou pédopornographie, après 27 cas en 2015, a annoncé ce jeudi l’institution, qui emploie plus de 850 000 agents exerçant auprès de mineurs. Au total, en incluant les "fautes graves", 41 radiations ont été prononcées en 2016 dans l’enseignement public et privé, dont 16 en primaire et 25 dans le secondaire, a indiqué le ministère. Ce bilan inclut "quelques cas d’enseignants radicalisés révoqués", a précisé un porte-parole, sans autre détail".

"Pédophilie : comment l’Éducation nationale corrige ses dysfonctionnements"


Egalité filles garçons

A la suite de la publication du rapport, un dossier très intéressant du Café pédagogique.
Un entretien avec Françoise Cahen : "Elle montre ici combien chaque enseignant.e peut tenter d’agir à son niveau pour transformer les représentations et les habitudes, pour combattre les déterministes et le fatalisme. Combien pour "secouer la société" il faut aussi travailler à l’égalité en soulevant les questions de la formation et de l’orientation."

Un autre avec Claire Berest : "En tant que professeure de lettres, elle mène des projets divers pour combattre avec les élèves les stéréotypes de sexe ou les déterminismes d’orientation. En tant que « référente mixité » de son établissement, elle anime un groupe de travail avec ses collègues pour élaborer une charte de l’égalité entre filles et garçons susceptible d’interroger les comportements dans la cité scolaire."

L’EPS est à la pointe. "S’il est une discipline qui a travaillé la question de l’égalité filles - garçons c’est l’EPS. Claire Pontais, formatrice en Espe, montre comment cet impératif a changé les contenus et la façon d’enseigner."


Divers

Affaire Théo : un proviseur adjoint blessé, heurts à Nation, 26 interpellations.
"A l’appel d’un groupuscule d’extrême-gauche, plus d’une vingtaine de lycées parisiens ont été bloqués par les lycéens ce jeudi matin. Plusieurs personnes ont été interpellées."

"Les RASED, dont l’efficacité a été remise en cause par l’Iredu, "ont leur rôle à jouer", pour le SNUipp. Le syndicat préconise même de les renforcer et de les développer".

"Éducation : la sophrologie s’invite à l’école.
Les enseignants y sont de plus en plus favorables. La sophrologie favoriserait en effet la réussite des écoliers."

Une tribune pour enseigner l’amour des animaux à l’école. "Une quinzaine de philosophes, scientifiques, historiens ont défendu ce mardi dans une tribune parue dans le quotidien « Libération » l’enseignement de l’éthique et l’empathie pour les animaux à l’école. Selon eux, une approche de l’animale non plus uniquement sous l’angle de l’espèce et de la science mais sous celui « d’êtres sensibles » ayant des droits apporterait aux futurs citoyens le sens des responsabilités et de la non violence"

Nantes. La prof du lycée Mandela ne sera pas la meilleure du monde
"Marie-Hélène Fasquel a été éliminée du concours de meilleure professeur du monde. L’enseignante du lycée Nelson Mandela de Nantes faisait partie des cinquante finalistes du concours Global teacher prize. Elle avait été sélectionnée parmi 22 000 professeurs de la planète. Mais elle n’a pas franchi la dernière étape qui vient de sélectionner les dix meilleurs enseignants."

"À Béziers, Ménard propose aux parents des tests salivaires pour détecter le cannabis Les quatre maisons de quartier de la ville les mettent à disposition de manière gratuite et anonyme. Une mesure diversement appréciée que le maire voit comme un moyen de favoriser le dialogue entre les jeunes et leurs parents. "

Géraldine Duboz