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Revue de presse du jeudi 22 juin 2017

Humeur - Cafouillages - Brèves

Une revue un peu particulière aujourd’hui en raison d’un article qu’il m’a paru essentiel de mettre en avant. Pour le reste, ça couac toujours un peu partout et quelques brèves de...juin


Billet de (mauvaise) humeur

La mienne, pas la sienne car courageusement, Véronique Servat, repart au combat pour pouvoir tout simplement exercer son métier. Dans un article de blog écrit car « Chaque année jusqu’à la fin de ma carrière je vais devoir refaire ce chemin de croix et revivre ce calvaire. Autant que celles et ceux qui devront l’affronter, avec moi et après moi, en soient informé.e.s. ». En effet, elle précise que « Handicapée, je ne peux continuer à enseigner dans mon académie ; le rectorat de Créteil refuse d’aménager mon poste de travail et de m’octroyer le bénéfice de l’insertion professionnelle. ». Bravo à elle de témoigner pour tous ceux, bien trop nombreux, qui n’osent pas ou baissent les bras... Espérons pour elle et pour eux que des solutions seront mises en place.


Cafouillages

Ah la musique, elle adoucit les moeurs et... la rentrée. Sur le site du ministère on peut lire « Le développement de la pratique collective de la musique est essentiel pour bâtir l’école de la confiance. Cette mobilisation va trouver un premier développement avec la "rentrée en musique", le lundi 4 septembre 2017, afin de marquer de manière positive le début de l’année dans les écoles, les collèges et les lycées.
Il s’agit de proposer aux élèves, qui étaient déjà présents l’année précédente, d’accueillir leurs nouveaux camarades en musique, manière chaleureuse de leur souhaiter la bienvenue »
. Si c’est effectivement une simple possibilité, gageons que, vu le délai trop court d’ici la fin d’année, seuls les établissements où cela se fait déjà le feront en septembre.

Le Monde relaie la colère des étudiants en médecine après l’annulation d’une épreuve de l’internat (ECN)
« Les étudiants de sixième année qui passent les épreuves classantes nationales (ECN) devront replancher le 22 juin sur l’épreuve d’analyse de dossiers cliniques progressifs, annulée. »

Sur Le Figaro on lit « Bac 2017 : les sujets d’éco-droit soumis aux candidats avaient fuité la veille
Depuis hier soir, de multiples rumeurs de fuites du sujet d’économie-droit du bac STMG circulaient. Le ministère a confirmé les faits ce matin, quelques heures après que les élèves ont commencé à plancher sur l‘épreuve.
Les lycéens du bac technologique n’ont décidément pas été gâtés par les conditions des examens cette année. Après la fuite des sujets de philosophie et l’épreuve d’espagnol LV1 reprogrammée à cause d’un sujet déjà tombé, ils ont composé jeudi sur une épreuve dont le sujet avait fuité mercredi soir.
 »

Et bim, pauvres candidats. Europe1 parle de la conférence de presse du SNPDEN sur le bac.« Le bac actuel ne sert à rien", s’est agacé Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN, syndicat des responsables de collèges et lycées, lors d’une conférence de presse. Il a appelé à la création de deux examens : un pour certifier les compétences acquises en fin de scolarité et l’autre, dont la forme reste à définir, pour évaluer les compétences nécessaires à la réussite en études supérieures. »
A lire aussi plus longuement sous la plume alerte d’Erwin Canard pour educpro.« Philippe Tournier a d’abord fustigé le coût de l’examen de fin de lycée : "Le bac, c’est 2 milliards d’euros toutes séries confondues. C’est donc deux milliards de cours perdus pour les élèves même si, bien entendu, supprimer le bac ne signifie pas que l’on réalise une économie de deux milliards d’euros", rappelle le chef d’établissement. »

Dans un billet de blog, un professeur d’histoire géographie de Toulouse s’adresse à tous ceux qui s’indignent à propos de l’épreuve du bac. « Car voyez-vous, en trente années désormais révolues au sein de l’Education Nationale, tout ce que vous avez pu dire, hurler, murmurer à l’oreille d’un micro, répéter en boucle à votre stylo rouge, vitupérer en « salle » de réunion… Oui, tout ça… Eh bien, je l’ai déjà lu, entendu, des dizaines de fois. Vous parlez de scandales, vous parlez de foutaises, vous parlez d’incohérences, vous parlez de réformes à faire, vous parlez d’effectifs de classe à faire baisser, vous parlez de programmes à alléger, vous parlez de professeurs à mieux surveiller. Vous n’êtes pas les premiers… Et vous ne serez pas les « derniers… »

Parce que, voyez-vous, dans l’Education Nationale (mais pas que…), l’incohérence n’est pas née d’hier. »


Bref, on est en juin

Selon Louise Tourret, « En juin, vive les vacoles ! » car « En juin, il y a ceux qui passent des examens et ceux pour qui les vacances ont déjà un peu commencé. Un casse-tête pour les parents et les profs, mais une belle saison pour les élèves. »

Pourtant comme le rapporte Ouest-France, « En juin, les proviseurs et professeurs planchent aussi. “Contrairement aux idées reçues, le mois de juin est loin d’être de tout repos dans les établissements scolaires. Au lycée Rabelais à Saint-Brieuc, le personnel ne profite pas de vacances anticipées. »

Un billet de Questions de classe évoque les liens entre « Canicule, calendrier scolaire et lobby du tourisme ».
« Heureusement pour le ministre de l’EN, le ridicule tue moins que le réchauffement climatique. Alors que la canicule de ces derniers jours rend les conditions de travail insupportables dans de nombreux établissement scolaires, le ministère répond comme à son habitude par une inénarrable suite de recommandations officielles dont l’objectif le plus évident est de ne pas avoir à aborder frontalement les questions qui fâchent. »

A lire surle site des Cahiers pedagogiques, « Semaine de quatre jours : l’argumentaire à charge d’un parent d’élèves »
Erwan Gueguen est un « père de deux enfants scolarisés dans une commune du Rhône, représentant des parents d’élèves dans leur école, est aussi chercheur en biologie, enseignant à l’Université. L’argumentation scientifique lui tient à cœur de par son métier, il a donc lu avec attention les rapports sur les rythmes scolaires afin de se forger son propre avis, qu’il a exposé à d’autres parents élus de sa commune.
 ».

Emilie Kochert


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 537 - Classes inversées

Dossier coordonné par Françoise Colsaët et Héloïse Dufour
mai 2017

La classe inversée, on en parle beaucoup, des partisans enthousiastes et des opposants décidés s’opposent. Est-ce une mode passagère, un gadget pédagogique, ou l’amorce d’un changement de fond ? Au-delà des définitions (trop) simples, ce dossier s’attache à mieux cerner ce qu’est la classe inversée.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.