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Revue de presse du jeudi 21 avril 2005

Il y a actuellement plus d’un million d’enfants pauvres en France. Un enfant pauvre est un enfant qui vit dans une famille où l’on dépense 3,7 euros par jour et par personne pour se nourrir. Un rapport remis aujourd’hui propose un ensemble de mesures pour lutter contre cette pauvreté. Dans le secteur de l’éducation, la commission propose d’investir massivement dans les ZEP (zones d’éducation prioritaire) ; d’encourager la mixité sociale par le jumelage d’établissements favorisés et défavorisés, éventuellement de fermer brutalement les plus dégradés ; d’accueillir dans des internats de centre-ville des jeunes des quartiers périphériques...
C ‘est pratiquement le seul titre de vos journaux aujourd’hui.
Plus que deux jours avant des vacances méritées et un arrêt pour quinze jours de cette chronique !
Bonne Lecture...


Libération du 21/04/05

Education nationale occupée : 60 lycéens interpellés
Une soixantaine de lycéens qui ont participé hier à l’occupation d’une annexe du ministère de l’Education nationale, dans le XVe arrondissement de Paris, étaient encore, hier soir, entendus par la police. Au cours de leur évacuation, une jeune fille, blessée par des coups de matraque, a été prise en charge par les pompiers. Des membres de la coordination des lycéens avaient pris d’assaut ce bâtiment vers 13 heures, investissant les étages et le toit. Le ministère de l’Education, qui dénonce des actes de vandalisme, envisage de porter plainte : « Il faut rappeler à cette minorité violente et non-représentative que le droit existe. Leurs actions illégales feront l’objet de poursuites. » Le bras de fer n’en finit plus. La coordination appelle à une journée nationale de blocage et d’occupation aujourd’hui.
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Objectif zéro enfant pauvre d’ici à 2020
Un enfant pauvre est un enfant qui vit dans une famille où l’on dépense 3,7 euros par jour et par personne pour se nourrir ; il est particulièrement exposé à l’obésité, au saturnisme, au redoublement, à la sortie du système scolaire sans aucun diplôme, à l’illettrisme et, plus tard, au chômage, au cancer, aux maladies cardio-vasculaires, à l’alcoolisme, etc. Il y a actuellement plus d’un million d’enfants pauvres en France. Après trois mois de travaux, la commission « Familles, vulnérabilité, pauvreté », installée en décembre par Philippe Douste-Blazy, ministre des Solidarités, a choisi de placer la barre très haut. Présidée par Martin Hirsch, président de l’association caritative Emmaüs, elle assure que si on applique ses résolutions, il n’y aura plus un seul enfant pauvre dans ce pays en 2020.
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Quinze mesures réalisables
Avec le surtitre « au possible nous sommes tenus », le rapport Hirsch fixe quinze résolutions, découpées en « orientations », dont certaines paraissent facilement réalisables. Les familles les plus pauvres et les familles monoparentales en retour d’activité seraient prioritaires dans l’attribution des places de crèche. Dans le secteur de l’éducation, la commission propose d’investir massivement dans les ZEP (zones d’éducation prioritaire) ; d’encourager la mixité sociale par le jumelage d’établissements favorisés et défavorisés, éventuellement de fermer brutalement les plus dégradés ; d’accueillir dans des internats de centre-ville des jeunes des quartiers périphériques ; de créer une incitation financière au maintien des plus de 16 ans dans le système scolaire ; de « favoriser les dispositifs de réussite éducative » afin de réduire au maximum les taux de redoublement au primaire ; de compenser par des bourses universitaires contractuelles les coûts d’éloignement ; ou encore de rendre aussi attractifs pour l’employeur les contrats d’apprentissage des mineurs et ceux des jeunes majeurs.
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Le Figaro du 21/04/05

Lundi de Pentecôte : la tension monte
Menaces de grève d’un côté, exhortations au civisme de l’autre : syndicats et gouvernement se préparent à une nouvelle épreuve de force le 16 mai, lundi de Pentecôte qui doit être travaillé pour la première fois.
La suppression de ce jour férié pour financer la prise en charge par la Sécurité sociale de la dépendance des personnes âgées risque d’être diversement appliquée. Au sein de l’éducation nationale, la FSU et le Snes ont appelé les enseignants à la grève le 16 mai et la Fédération des conseils de parents d’élève (FCPE) a invité ses adhérents à ne pas envoyer leurs enfants à l’école.
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L’Humanité du 21/04/05

Rien vu...


Le Parisien du 21/04/05

Rien vu...


La Croix du 21/04/05

Rien vu...


20 minutes du 21/04/05

Rien vu...


Ouest-France du 21/04/05

Rien vu...


Le Monde daté du 22/04/05

Un revenu de solidarité active pour favoriser le retour à l’emploi
[...]Dirigée par le président d’Emmaüs-France, Martin Hirsch, la commission est partie d’un constat : en France, selon le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale, un million d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté (Le Monde du 18 février 2004). Et elle a adopté d’emblée un parti pris : plutôt que de faire un rapport d’experts ou d’énumérer les mesures-phares d’un plan miracle, elle a décidé d’embrasser l’ensemble des problèmes soulevés par la pauvreté. [...]
Extension de la modulation du prix des cantines en fonction des revenus et baisse du prix des laits deuxième âge.
Des "internats de réussite éducative", une réduction des redoublements en primaire, et des investissements supplémentaires dans les ZEP.
Un revenu de solidarité active "étudiant" et une augmentation du montant des bourses pour les jeunes adultes qui n’ont pas accès aux minima sociaux.
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Julien Damon, responsable à la CNAF
Vous êtes responsable du département recherches à la Caisse nationale d’allocations familiales. Vous avez participé aux travaux de la commission présidée par Martin Hirsch en remettant une note sur l’action du premier ministre britannique, Tony Blair, pour lutter contre la pauvreté. Quels sont les grands axes de cette politique, que le rapport de M. Hirsch cite en exemple ?
Début 1999, M. Blair s’est donné pour objectif d’éliminer la pauvreté chez les enfants en une vingtaine d’années. Son programme était assorti d’un échéancier très précis : diminuer le nombre d’enfants pauvres d’un quart d’ici 2005, de moitié d’ici à 2010. [...]Les statistiques montrent qu’elle a porté ses fruits. Depuis le lancement du programme, le nombre d’enfants pauvres, vivant dans des familles dont les revenus sont inférieurs à 60 % du revenu médian, a diminué de près d’un quart. Le plan de M. Blair ambitionnait de ramener le nombre d’enfants pauvres à 3 millions en 2004-2005. Le but a presque été atteint puisqu’on en dénombre environ 3,5 millions aujourd’hui. Mais la Grande-Bretagne partait de très loin : elle comptait deux fois plus d’enfants pauvres que la France, à la fin des années 1990. Rien ne garantit que l’éradication de la pauvreté des enfants sera effective à l’horizon 2020. Cependant, l’horizon et l’ambition sont clairs.
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