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Revue de presse du jeudi 20 septembre 2018

Evaluations - Austérité - Divers

Les évaluations de CP-CE1 soulèvent beaucoup de questions. Les suppressions de postes aussi. On discute aussi de la réforme du lycée et de la laïcité.


Evaluations

Les syndicats d’enseignants du premier degré sont vent debout contre les évaluations de CP - CE1.
« "Nous refusons que des enfants soient étiquetés sur la foi d’un test"Le SNUipp-FSU, principal syndicat des enseignants du primaire, appelle à ne pas saisir les réponses aux évaluations ou à retarder la passation. »

Le gouvernement a donné du temps pour la saisie de ces évaluations : « Cinq heures d’APC seront dégagées par le ministère pour permettre aux professeurs des écoles de saisir les résultats des évaluations nationales de CP et CE1. »

Louise Tourret rappelle que dans l’Éducation nationale, aucune évaluation n’est innocente.
« Pour cette rentrée, Jean-Michel Blanquer a étendu les évaluations standardisées instaurées en 2017 aux classes de CE1 et de seconde. Les élèves s’y collent, mais dans quel but ? »

Et Claude Lelièvre fait une mise au point historique.Evaluations ’’Blanquer’’ : enseignants fonctionnarisés et/ou syndicalisés ?
« La contestation en acte des évaluations ’’Blanquer’’ au CP et CE1 rouvre un débat aussi vieux que les débuts de l’Ecole de la troisième République. Et il était alors très ’’tranché’’, dans tous les sens du terme. »


Austérité

L’annonce de la suppression de nombreux postes dans l’Education nationale fait couler beaucoup d’encre, notamment parce que le nombre d’élèves dans le secondaire continue à augmenter, contrairement aux justifications. Et aussi parce que prétendre améliorer le pouvoir d’achat avec le recours aux heures supplémentaires est une pilule bien grosse à avaler.

En 2019, 2 600 postes seront supprimés au collège et au lycée, et 1 900 créés dans le primaire
« Plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, ont justifié la suppression de postes dans le secondaire par le besoin de s’adapter à la « démographie scolaire ».
Mais selon une récente étude de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, le service d’évaluation des politiques du ministère de l’éducation nationale, les effectifs du second degré augmenteront à chaque rentrée scolaire jusqu’en 2022. »

Heures sup’ des profs : « "On risque de bâcler notre travail"Actuellement, les chefs d’établissements peuvent forcer les enseignants à effectuer une heure supplémentaire. "En cas de nécessité locale une seconde heure pourra être imposée par le chef d’établissement, comme c’était le cas avant les années 2000", a précisé Jean-Michel Blanquer, qui clame vouloir donner la "priorité au pouvoir d’achat des professeurs". Au-delà de la crainte suscitée par cette annonce de supprimer l’équivalent de 0,2 % des emplois du ministère de l’Éducation, certains professeurs redoutent que le recours à ces heures en plus, parfois contraintes, ne débouche sur des pressions hiérarchiques à leur encontre et n’alourdissent massivement leurs semaines de travail. »

Et pour finir, une analyse de Philippe Watrelot.
Budget de l’éducation : les entourloupes de Jean-Michel Blanquer
« Le ministre rajoutait qu’il faisait un choix politique en décidant de rééquilibrer la dépense publique vers le primaire qui est particulièrement faible en France par rapport à d’autres pays. Ce souhait peut sembler légitime. Mais il est plus difficile à faire passer quand on déshabille Pierre pour habiller Paul. C’est toujours plus facile d’accepter qu’on donne un montant plus important à son voisin quand le sien ne diminue pas. »


Divers

Le bac réformé « en même temps » que la rentrée
« Drôle de rentrée pour les nouveaux lycéens : les élèves de seconde suivront les mêmes cours que leurs prédécesseurs, avec les mêmes programmes, et en même temps, ils passeront dans trois ans le nouveau baccalauréat mis en place par le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer. Si rien n’a donc vraiment changé en cette rentrée, l’année scolaire 2018 sera largement consacrée à ces transformations : le baccalauréat a été modifié par un décret et sept arrêtés publiés au beau milieu de l’été, le 17 juillet, et une nouvelle organisation de la scolarité se mettra en place dès la rentrée 2019. Il faut y travailler avec les enseignants, informer les élèves et les familles. Cela ne s’improvise pas. »

Réforme du lycée : la fin du latin et du grec ?
« Une option qui ne comptera presque plus pour le bac, des langues anciennes de moins en moins proposées dans les lycées... La réforme pourrait démotiver les élèves qui souhaiteraient étudier ces langues. Pourtant, les raisons d’apprendre le latin et le grec ne manquent pas. »

« Atteintes à la laïcité » à l’école : le grand flou du ministère de l’Education
« En juillet, Jean-Michel Blanquer évoquait 30 signalements par jour pour des « atteintes à la laïcité » dans les établissements scolaires, sans précision sur leur nature. Interrogé par « Libération », le ministère a transmis des données qui ne permettent pas d’y voir plus clair. »

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 546 - L’histoire à l’école : enjeux
juin 2018
Comment les élèves peuvent-ils construire un rapport apaisé, critique et intégrateur au passé de la société humaine et à l’Histoire ? Une histoire qui prenne en compte le récit, l’histoire politique, économique, sociale, les représentations, les enjeux de mémoire, qui éveille l’esprit et qui crée du « nous ».

N° 545 - Accompagner en pratiques
Dossier coordonné par Rachel Harent et Xavier Dejemeppe
mai 2018
Qu’est-ce qu’accompagner au sein et hors de la classe ? Qu’en est-il de l’accompagnement personnalisé ? Comment l’accompagnement vise-t-il à construire l’autonomie de l’élève ? Ce dossier interroge le sens donné aujourd’hui à l’accompagnement de tous les élèves par les enseignants et aussi par les coéducateurs.