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Revue de presse du Jeudi 20 juin 2013

Revue de presse du jeudi 20 juin

Bévues et boulettes ! - La note, la note ! - Pendant ce temps-là...

Pendant que les lycéens continuent leur marathon républicain (malgré quelques bévues et boulettes - merci à Franquin pour ce titre), que leurs professeurs s’apprêtent à noter leurs copies, Vincent Peillon apporte sa pierre à la reconstruction des liens entre la France et l’Algérie. Et si l’on sait depuis Corneille qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années, c’est toujours mieux quand on voit certains (très) jeunes s’engager pour une cause qui leur est chère.

Bévues et boulettes !

Les lycéens de la série ES devront plancher demain sur le sujet "de secours" de mathématiques. En effet, comme le raconte Libération par une malencontreuse erreur de manipulation certains jeunes bisontins (pour voir si vous êtes forts en gentilé !) ont eu la surprise de se voir distribuer ce matin le sujet de maths en lieu et place du sujet de SES. L’erreur a été vite rattrapée mais ces sujets ne sont plus utilisables.

Tous les surveillants ne sont pas tête en l’air puisqu’ils ont démasquée une tricheuse de 52 ans, venue passer une épreuve à la place de sa fille dans un lycée parisien. Cet abnégation maternelle n’a sans doute pas été appréciée à sa juste valeur comme on peut le lire (entre autres) dans Le Point.

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Le dessin de Fabien Crégut

La note, la note !

La polémique sur la notation des oraux de français aura fait long-feu. La Nouvelle République, dans un article apaisé rappelle l’existence de la règle de trois qui permet par magie de transformer une note sur 24 en note sur 20.
Dans son blog hébergé sur le site Médiapart, Jean-Pierre Veran rebondit sur cette petite polémique pour poser une question importante : Et si la note juste n’était pas la note vraie ? En effet explique-t-il, en plus de la mise en place de la double correction "dans certains concours est instaurée une péréquation qui, en fonction des notes attribuées par chaque binôme à chaque copie, vise à restaurer une notation équitable : la note juste d’une copie n’est pas exactement la note initialement portée par le binôme de correction."

Sur France Info, Emmanuel Davidenkoff pose la question à André Antibi : Les notes sont-elles justes ? On sait ce que propose depuis 10 ans les promoteurs de la lutte contre la Constante Macabre : "sous la pression de la société, les enseignants sont souvent des sélectionneurs malgré eux, alors que leur vraie mission est de former." Dans cette courte interview on parle de confiance, de respect des différences, d’incitation au travail et d’aide à la suppression des notes...

Nos voisins d’outre-Quiévrain se posent aussi la question de la pertinence des examens sous leur forme actuelle. Dans La Libre Belgique Étienne Cerexhe, professeur à l’UCL et à la faculté de droit de Namur et juge émérite à la Cour constitutionnelle pose clairement la question : Faut-il changer les méthodes d’examens ? "On peut s’interroger si juger une personne sur la base de connaissances mémorisées en faisant abstraction de la personnalité n’est pas une réduction un peu simpliste, (...) L’homme est un tout (...).


Pendant ce temps-là...

Pendant que la commission de la culture et de l’éducation du Sénat annonçait avoir adopté sans modifications, en deuxième lecture, le projet de loi de refondation de l’école (à lire dans Le Nouvel Observateur), le ministre Vincent Peillon visitait en compagnie de son homologue algérien Abdellatif Baba-Ahmed, le nouveau lycée d’excellence mathématiques de Kouba (Alger) et posait les bases d’une coopération franco-algérienne en matière d’éducation. C’est à lire dans Le Temps d’Algérie : formation de formateur, formation professionnelle, enseignement du français, jumelages... À suivre.


Ah ces jeunes !

On pourra se lamenter à la suite de cette étude publiée par Le Nouvel Observateur qui nous affirme que plus de la moitié des lycéens trichent, de préférence avec une antisèche ou se demander pourquoi se focaliser à ce point sur les détecteurs de smartphones ? "Pour certains chercheurs, le recours à la tricherie s’expliquerait par "une perte de sens des finalités de l’école, un relâchement des exigences scolaires et un affaiblissement de l’autorité enseignante". Pour d’autres, la tricherie résulterait d’un accroissement de la compétition scolaire". Heureusement que les parents ne s’en mêlent pas trop souvent (voir plus haut !).

On pourra espérer aussi, en lisant dans Elle le récit de l’engagement de cette jeune collégienne de 5e qui a initié une pétition en ligne, à l’attention de Vincent Peillon, contre la dissection en cours de SVT. Le numérique peut-il remplacer le vivant ?

Bonnes lectures.
Demain la revue de presse sera signée Bernard Desclaux.

Mila Saint Anne