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Revue de presse du jeudi 20 janvier 2005

Le taux de grévistes chez les enseignants a été évalué entre 40 et 50% par le ministère de l’Education nationale alors même que le ministère de la Fonction publique donnait 20,25% de grévistes chez les autres fonctionnaires.
Ce taux —les syndicats de l’enseignement donnent de 50 à 65%— est de toutes façons particulièrement élevé et rejoint ceux qui avaient marqué le grand mouvement revendicatif de l’année scolaire 2002-2003 caractérisé par une douzaine de journées d’action successives en quelques mois.
Les raisons de la grève sont à lire dans tous vos journaux pour lesquels c’est évidemment le titre principal
Bonne Lecture...

Le taux de grévistes chez les enseignants a été évalué entre 40 et 50% par le ministère de l’Education nationale alors même que le ministère de la Fonction publique donnait 20,25% de grévistes chez les autres fonctionnaires.
Ce taux —les syndicats de l’enseignement donnent de 50 à 65%— est de toutes façons particulièrement élevé et rejoint ceux qui avaient marqué le grand mouvement revendicatif de l’année scolaire 2002-2003 caractérisé par une douzaine de journées d’action successives en quelques mois.
Les raisons de la grève sont à lire dans tous vos journaux pour lesquels c’est évidemment le titre principal
Bonne Lecture...


Libération du 20/01/05

Pour les profs, un package de colère
C’est un mille-feuille de contestations. Premières à appeler à une journée de grève, les fédérations d’enseignants (FSU, Sgen-Cfdt, Unsen-CGT, Faen et Unsa-Education) comptaient surtout mobiliser, à la mi-décembre, contre le projet de loi d’orientation sur l’avenir de l’école porté par François Fillon. Toutes les fédérations de la fonction publique ayant embrayé sur la date du 20 janvier, les syndicats d’enseignants ont choisi de rassembler dans un vaste package toutes les bonnes raisons d’aller battre le pavé aujourd’hui, incluant certes les salaires et la baisse du pouvoir d’achat, mais dénonçant avant tout une politique d’appauvrissement du service public d’éducation.
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Hélène Bordier, professeure de Français :
« Pas de cadeau pour le gouvernement »

Hélène Bordier, 29 ans, est professeur de français dans un collège d’Alfortville (Val-de-Marne) classé en ZEP.
« Je ne sais pas encore si je vais aller manifester, c’est une décision difficile à prendre. J’ai été très engagée dans le mouvement du printemps 2003, j’ai fait grève un mois et demi, et le gouvernement n’a pas reculé. Alors, si je ressens toujours le besoin d’exprimer mon désaccord, je cherche le bon moyen d’expression et, pour l’instant, je ne l’ai pas trouvé. Et je n’ai pas envie de faire encore cadeau à ce gouvernement d’une journée de salaire. Je crains aussi le jugement de l’opinion alors qu’il faut impérativement qu’on arrive à convaincre de la justesse de notre combat.[...]
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Le Figaro du 20/01/05

Pourquoi les grévistes sont-ils populaires ?
Par ALAIN ETCHEGOYEN

Imaginons un Persan, c’est-à-dire un libéral, lisant les sondages de la semaine : 65% des Français soutiennent les fonctionnaires en grève ! Comment est-ce possible ? Comment peut-on être français ? Qui sont les grévistes ? Des personnes qui disposent de la sécurité de l’emploi quand près de trois millions d’actifs sont au chômage ! Ils ont un emploi dont tout le monde rêve : meilleure rémunération à l’embauche que dans le privé ! Emploi à vie ! Pas de délocalisations ! Et ils se plaignent ! Leur grève ne devrait-elle pas être vécue comme une insulte à tous les sans-travail, voire à tous ceux qui produisent et payent les impôts qui servent à financer leurs salaires ? De plus, leurs grèves mettent les citoyens dans les embarras de la circulation ou dans l’attente du courrier. Les Français seraient ou masochistes, ou ignorants, ou inconscients.Pourtant, il nous faut prendre ce soutien au sérieux car il est porteur de sens.
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Un professeur de Lorient suspendu pour injures racistes
C’est un professeur de physique suspecté de n’aimer que les Français de souche au nom lisse. Il y a dix jours, sa petite haine se serait abattue sur une élève juive de sa classe de seconde du lycée Dupuy-de-Lôme, à Lorient. Il l’insulte alors, la traite de sale Juive, racontent des témoins. Ce n’est pas la première fois qu’il vomit sa rancoeur contre ceux qu’il perçoit, semble-t-il, comme des envahisseurs. Mais, cette fois, la famille de l’adolescente prise pour cible décide de réagir. Elle avertit le proviseur et porte plainte. Depuis, le chef d’établissement a ouvert une enquête administrative et les langues commencent à se délier, accusant l’enseignant de délires xénophobes et racistes.
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L’Humanité du 20/01/05

François Fillon fédère la contestation
C’est ce qui s’appelle faire un bide. Alors qu’il s’apprête à déposer, devant l’Assemblée nationale, son projet de loi d’orientation pour l’école, François Fillon ne peut plus espérer aucun soutien de la part de l’une ou l’autre des organisations de l’éducation. Même la réputée droitière UNAPEL, association des parents d’élèves de l’enseignement catholique, fustige désormais « une réforme minimaliste qui exclut les parents ». Le synopsis initial, pourtant, lui donnait la chance rare, pour un ministre de la majorité, d’obtenir l’aval (mesuré) de deux syndicats de personnels et des trois fédérations de parents d’élèves, FCPE comprise. Aujourd’hui, l’abandon du projet figure au tiercé gagnant des revendications exprimées par les grévistes.[...]
Bref, François Fillon a bien obtenu l’unanimité. Mais contre lui. Reste à savoir si des points de convergence existent entre les organisations elles-mêmes : bien que toutes jugent le projet mauvais, elles ne le font pas pour les mêmes raisons. « L’idée d’amener la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans était un élément potentiellement fédérateur  », note Denis Baudequin. « Nous sommes tous d’accord sur la nécessité de renforcer la formation initiale des enseignants  », estime Jean-Luc Villeneuve, tandis que Patrick Gonthier note que « tous défendent l’idée de renforcer les moyens accordés aux établissements difficiles  », ce que ne mentionne plus le projet. « Nous sommes tous d’accord pour dire que l’école ne peut pas rester en l’état, note, enfin, Gérard Aschieri. Et nous affirmons tous qu’on ne pourra pas la changer sans moyens, donc sans une programmation budgétaire conséquente. »
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Éducation Plus de 50 % de grévistes attendus
Outre la baisse du pouvoir d’achat et la loi d’orientation, les restrictions budgétaires et les suppressions de postes font aussi partie des motifs qui poussent les personnels de l’éducation à faire grève. En quatre années, ce service public aura perdu plus de 40 000 postes. Suppression d’options ou remises en cause de nombreuses filières professionnelles : les conséquences se font lourdement sentir dans les académies.
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Le Parisien du 20/01/05

Pourquoi les enseignants se rebellent aujourd’hui
Jusqu’à 60 % d’enseignants s’annoncent grévistes aujourd’hui, selon les estimations des syndicats. Sonnés depuis le printemps 2003, les profs semblent de nouveau prêts à en découdre : sur les salaires, les moyens et la réforme de l’école.
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« Le projet Fillon est dangereux »
PIERRE PORCHER, professeur d’économie et de gestion au lycée Maurice-Utrillo à Stains (Seine-Saint-Denis), bat le pavé cet après-midi pour dire haut et fort tout le mal qu’il pense des desseins de François Fillon. « Son projet est extrêmement dangereux  », résume l’enseignant, affecté en zone d’éducation prioritaire (ZEP). Le principe d’un socle commun de connaissances - base minimum de savoirs que devront maîtriser les jeunes à la fin de leur scolarité obligatoire - le fait sortir de ses gonds : «  Cela va diviser les élèves en deux catégories. Les mauvais seront contraints de se contenter du minimum quand les bons pourront s’ouvrir à d’autres champs de connaissances. C’est en contradiction avec la conception que j’ai de mon métier qui consiste à amener le maximum d’ados vers la réussite. Le principe d’égalité des chances est menacé  », s’alarme-t-il.
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« Ras-le-bol de passer pour des planquées »
ELLES ONT L’AIR tellement jeunes qu’on a demandé à l’une d’elle, récemment, si son bac s’était bien passé. Marion et Pauline sourient, d’un sourire un peu las vite balayé par un éclat de rire frais. «  On débute dans le métier, c’est vrai, mais il ne nous a pas fallu longtemps pour comprendre... », se marre Pauline, dont c’est la deuxième année d’enseignement dans cette école classée en ZEP, coincée entre le périphérique et le boulevard des maréchaux, porte de Clignancourt, à Paris. La visite au Muséum d’histoire naturelle avec sa classe de CE 2, cet après-midi, a dû être reportée : pas question de laisser sa copine Marion défiler sans elle.
Il n’est pourtant pas loin le temps où cette enseignante de 24 ans pestait contre les grèves de la fonction publique. «  Quand j’étais étudiante je me disais : Ces profs abusent vraiment. Mais là, je réalise à quel point on n’a pas le choix. Si l’on veut défendre l’idée qu’on se fait de l’enseignement, il faut se battre.  »
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« Ne menacez pas l’éducation physique ! »
BRUNO FAIT PARTIE de ces jeunes profs de province catapultés dans les banlieues sensibles de la région parisienne. Mais contrairement à d’autres, pressés de prendre leur billet retour le plus vite possible, ce jeune homme de 29 ans à la silhouette d’athlète savoure son parachutage au collège Victor-Hugo d’Aulnay, en Seine-Saint-Denis. Il défilera aujourd’hui avec une « immense inquiétude  » : « L’avenir de mon métier est menacé. » En ligne de mire, le fameux socle commun des connaissances au coeur du projet de loi Fillon. «  Il n’y a absolument rien sur la culture sportive. Tout cela est relégué derrière les modules indispensables que sont le français, les maths, la langue étrangère. Cela revient à rendre l’EPS marginale ou même facultative », déplore-t-il.
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François Dubet : « Les professeurs sont imprévisibles »
[...]ces revendications peuvent devenir un catalyseur, en libérant le mécontentement et le malaise qui règnent dans la profession depuis une bonne quinzaine d’années : 1. Nous ne voulons pas de réforme mais des moyens. 2. Nous voulons être compris et considérés, parce que notre métier est de plus en plus difficile. Le ministre semble rester inflexible... François Fillon n’aura pas la partie facile. Mais il a pris le risque de ne pas rester inactif, il a fait passer sa loi sur les retraites. Mais son problème majeur est de devoir mener une réforme sans argent supplémentaire. Et dans l’Education nationale, si vous bougez une pièce, il y a un fort risque que tout s’ébranle. Beaucoup de ministres l’ont appris à leurs dépens.
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VOIX EXPRESS auprès d’élèves :Jugez-vous le métier d’enseignant difficile ?
«  Ça doit être difficile parce que ça demande beaucoup d’études pour être prof. Avec les élèves aussi c’est difficile, parce qu’il faut gérer le comportement de la classe. Ça se voit que le métier de prof est fatigant. Etre tout le temps enfermé avec plein d’élèves, ça fait du bruit. Et ils travaillent beaucoup, le soir, après la classe, il faut préparer les leçons, corriger les copies.  » Jonathan 12 ans
«  Pas pour tous les profs. Ça me paraît plus facile pour ceux qui ont vraiment la passion de l’enseignement. Quand les élèves sont réceptifs et que les cours se passent bien, on voit les profs contents d’être là. Mais il y a des inconvénients bien sûr : les classes surchargées, la gestion des élèves en difficulté, le comportement de certains, l’absentéisme. Mais ils ont beaucoup de vacances.  » Mouna 15 ans
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La Croix du 20/01/05

Les raisons de la colère des profs
Manque de moyens, dégradation des carrières et réforme de l’école, les multiples craintes des enseignants annoncent une grève très suivie
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20 minutes du 20/01/05

L’emploi public à l’école de la rue
A les croire, ça va faire mal. Enseignants et fonctionnaires devraient être nombreux à faire grève et à manifester aujourd’hui, selon leurs syndicats. Mobilisation difficile à chiffrer dans l’Education, où la grogne concerne avant tout la loi d’orientation sur l’école, jugée « nocive », et les suppressions de postes, notamment d’encadrement, à la rentrée 2005.
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Antonio ne devrait pas être expulsé
Les deux frères ne devraient pas être séparés. Le dossier d’Antonio, un Angolais de 20 ans menacé d’expulsion, va être « instruit avec bienveillance », a indiqué son avocat. La directrice de l’école primaire Pierre-Larousse (14e) en a reçu l’assurance, lundi, « des plus hautes instances de l’Etat  ».Enseignants et parents d’élèves de l’établissement s’étaient émus du cas du grand frère de Maziamo, élève en CM2. Tous deux étaient arrivés en France en mai 2002, après le massacre de leur famille en Angola. Une régularisation permettrait à Antonio de travailler, puisqu’une promesse d’emploi dans le secteur du bâtiment lui a été faite, selon la directrice de l’école.
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Ouest-France du 20/01/05

Fonctionnaires et lycéens dans les rues de l’Ouest
De nombreux fonctionnaires ont manifesté ce matin dans l’Ouest pour "la défense du service public et l’augmentation des salaires". Les cortèges étaient constitués pour une grande part de personnels de l’Éducation nationale et de lycéens, qui demandaient également le retrait de la loi d’orientation Fillon.
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Le Monde daté du 21/01/05

Les fonctionnaires, enseignants en tête, fortement mobilisés
Des dizaines de cortèges ont drainé des foules importantes, à l’appel des fédérations CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, CFTC des fonctionnaires et de l’intersyndicale de l’éducation nationale.
Les fonctionnaires ont massivement répondu à l’appel à la mobilisation lancé par les syndicats pour les salaires et l’emploi, avec plus de 40 % de grévistes dans l’éducation nationale et des cortèges forts de dizaines de milliers de manifestants.
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Les syndicats parient sur la remobilisation des enseignants
Le "mammouth " se réveillera-t-il ? La longue grève des enseignants, au printemps 2003, contre la réforme des retraites et la décentralisation lui avait donné la "gueule de bois", pour reprendre l’expression de Jean-Luc Villeneuve, secrétaire général du SGEN-CFDT. Non seulement le gouvernement avait mené ses projets à terme, mais en plus, il n’avait payé aucun jour de grève. Aujourd’hui, les syndicats de l’éducation nationale veulent croire à la fin de l’atonie qui, pendant près de deux ans, a accompagné leurs initiatives. Ils pronostiquaient à l’unisson, pour jeudi 20 janvier, 60 % de grévistes dans les écoles et 50 % dans les collèges et lycées.Malgré un budget contraint et des suppressions de postes répétées, les trois grèves enseignantes en 2004 - le 12 mars, le 25 mai et le 7 décembre - n’avaient rassemblé qu’entre 30 % et 40 % des personnels. Mais en ce début d’année 2005, les syndicats parient sur la remobilisation de leurs troupes.
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