Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Revue de presse du jeudi 2 novembre 2017


JPEG - 26.3 ko

Revue de presse du jeudi 2 novembre 2017

Supérieur - Divers - Polémique

On trouve encore beaucoup de réactions à l’annonce de la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur. Plusieurs informations diverses ensuite et une polémique pour terminer


Supérieur

Le gouvernement est présent dans les médias pour expliciter le plan étudiant.
C’est d’abord la ministre Frédérique Vidal qui était face aux auditeurs dans Le téléphone sonne hier. Emission à réécouter.
C’est aussi Jean-Marie Blanquer qui intervient.
"Le nouvel APB « garantit une place » dans le cursus demandé, mais « pas forcément à l’endroit souhaité » (Blanquer) “« L’idée c’est que chaque élève de terminale de France, qui a eu son baccalauréat, qui est en situation de suivre des études dans l’enseignement supérieur, puisse le faire. Mais qu’il le fasse de façon très informée, c’est à dire que son pourcentage d’échec potentiel soit connu, et que quand il a des difficultés, il puisse être aidé tout au long de son parcours ». L’élève devra en effet présenter dès l’année de terminale ses projets d’orientation à ses enseignants, sur lesquels le conseil de classe donnera un avis lors du deuxième trimestre. Cet avis sera transmis aux universités sollicitées par l’élève, qui pourront alors examiner son dossier en toute connaissance de cause.”

Les réactions sont encore nombreuses, notamment sur le sujet tabou de la sélection.
Dans Les Echos. “Pour éviter de se casser le nez sur le tabou de la sélection, Edouard Philippe revendique une autre voie entre « sélection brutale et tirage au sort ». “

Dans Médiapart, Faïza Zerouala reçoit la sociologue Annabelle Allouch pour se poser la question de la sélection ou non pour entrer à l’université. "Le gouvernement le jure, sa réforme de l’accès à l’enseignement supérieur n’est pas une manière déguisée d’introduire de la sélection à l’université. Mais est-ce réellement le cas ? Ne va-t-on pas assister à l’éclosion d’un système à plusieurs vitesses ?"

Guillaume Ouattara, lui, se pose la question du fonctionnement du nouveau système APB. "En supprimant l’obligation de hiérarchiser les vœux, les candidats avec un bon dossier se retrouveront avec une multitude de propositions, tandis que ceux avec un dossier plus faible seront automatiquement placés en liste d’attente.
Le risque, donc, c’est de se retrouver avec des listes d’attente à rallonge. En se connectant sur APB, la plupart des candidats risquent de n’avoir… aucune proposition dans les filières sélectives !"

George Waters dans Révolution permanente parle carrément de "reculs sans précédents, un combat à préparer."


Divers

Un peu de pédagogie tout d’abord.
Une interview de Monique Argoualc’h dans Le Télégramme.
"Pendant plus de douze ans, Monique Argoualc’h a encadré la classe relais de la rive-droite, ce lieu accueillant des collégiens décrocheurs. Portée par des convictions et des réussites, elle revient sur les solutions qu’elle avait mises en place pour restaurer la confiance des jeunes noyés du système afin qu’ils reprennent une place dans ce qu’elle nomme « la normalité » avec les guillemets d’usage. Et pour qu’ils reprennent avant tout « confiance en eux »."

Dans The Conversation, une réflexion intéressante sur les MOOC et les classes inversées. "Les deux innovations majeures portées par la révolution numérique dans le champ éducatif semblent avoir des destins contrastés. Alors que la « flipped education » (pédagogie inversée) convainc de plus en plus d’enseignants, les MOOC (massive open online courses) auraient, selon certains, « fait pschitt »."
Avec une critique très pertinente sur la classe inversée. “Pourquoi accepter sans discussion l’idée qu’il faut nécessairement que quelque chose (naguère, les devoirs ; à présent, la rencontre d’un contenu) se fasse « à la maison » ?
C’est en classe qu’il faut inverser la classe.”

Ensuite un témoignage de Théo qui a grandit en ZEP.
"De "bourgeois" à "babtou", Théo s’est construit au contact de ses camarades de classe. En ZEP.
L’environnement dans lequel on évolue nous façonne, au moins autant que nos parents. En grandissant en banlieue, en ZEP, en cheminant avec des enfants d’immigrés, je me suis éloigné de mon éducation bourgeoise.”

Bizutage : l’ESCP annule ses week-ends d’intégration après des "débordements". "En interne, la direction du campus de l’ESCP Europe parle de "comportements violents et intolérables". Une semaine après l’ouverture d’une enquête pour des soupçons de bizutage sur des étudiants en deuxième année de médecine à l’université de Caen, une école de management vient de décider d’interdire les week-ends d’intégration (WEI) des prochaines années."

Des petites filles "plus libres, mais plus angoissées qu’autrefois"
“Catherine Monnot est docteure en anthropologie sociale et culturelle. Elle est l’auteure de "Petites Filles d’aujourd’hui. L’apprentissage de la féminité". Entretien.”


Polémique

C’est le dessin de Plantu qui crée la polémique sur les réseaux sociaux aujourd’hui. Pour parler de l’antisémitisme en France, il ne trouve rien de mieux que de montrer une salle de classe et un prof qui affirme ne plus enseigner la Shoah depuis longtemps. C’est faux et donc insultant pour tous les professeurs d’histoire qui font le travail au quotidien.

Géraldine Duboz, professeur d’histoire en colère.


JPEG - 23.5 ko

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 539 - Pouvoir d’agir et autonomie de l’école au lycée

Dossier coordonné par Michèle Amiel et Gwenaël Le Guével
septembre-octobre 2017

Prendre des initiatives, engager un processus de décision, animer une équipe, mettre en place une innovation, etc. Est-ce le domaine réservé du directeur d’école, de l’IEN, du chef d’établissement ? Au bout du compte, l’augmentation du pouvoir dans un établissement autonome, c’est celle du chef ou celle des personnels.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.