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Revue de presse du jeudi 1er octobre 2009


Les recalés du Bac Pro - Salaires des profs : le compte n’y est pas – Nouveau livre de F. De Singly – Trop de bonbons = Prison !


Les recalés du bac pro
L’Humanité consacre sa Une (d’hier mais mis en ligne ce jeudi) aux “recalés du bac pro”. Trois semaines après la rentrée scolaire, plusieurs milliers d’élèves de la filière professionnelle se retrouvent sans établissement.. La FCPE parle d’une véritable «  crise de l’affectation  ». En cause : la réforme mal gérée du bac professionnel. « Contrairement à ce que promettait le gouvernement, le nombre de classes "bac pro" en cette rentrée est inférieur à la somme des classes BEP + bac pro de l’an dernier, explique Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE. Et ce rétrécissement de l’offre, ça fait plus d’élèves sur le carreau.  ».
Parmi ces recalés du bac pro faute de places, on trouve de tout : des élèves de troisième contraints de suivre une filière qu’ils n’ont pas choisie, des titulaires de BEP obligés de quitter l’école faute de place en bac pro (L’Humanité nous raconte l’histoire de Pierre, 16 ans, obligé d’arrêter ses études), des redoublants de « première pro » invités, s’ils ont seize ans, à chercher du boulot et même des élèves de troisième, comme dans le Vaucluse, que l’on force à se réinscrire… en troisième !
Le secrétaire général du , Sneeta-EIL, pourtant initialement favorable à la réforme dénonce aujourd’hui le manque d’ambition du gouvernement. «  L’annonce de ce nouveau bac pro a créé un appel d’air, beaucoup de familles ont demandé cette filière, déclare Pascal Vivier. Malheureusement, le gouvernement n’a pas donné les moyens et on se retrouve dans cette situation catastrophique.  »
Petit rappel sur cette réforme du bac pro ; Jusque-là, le baccalauréat professionnel se préparait en deux années après un BEP, et plus rarement après un CAP. Il fallait donc quatre ans (deux plus deux) pour l’obtenir, soit une année de plus que pour un bac général ou technologique. Avec la réforme, les deux années de BEP sont remplacées par une « seconde professionnelle » dont le contenu est réaménagé sur la base des programmes des BEP. Le parcours en trois ans supprime donc un palier d’orientation et le BEP devient une « certification intermédiaire », obtenue en fin de première pro. 76 bacs

Salaires des profs : le compte n’y est pas
Dans 20minutes.fr, on fait le point sur les annonces de Luc Chatel sur les salaires des enseignants. . Le ministre de l’Education nationale a proposé ce jeudi aux syndicats d’enseignants d’ouvrir quatre chantiers pour la revalorisation de leurs rémunérations, selon le discours du ministre mis en ligne sur le site du ministère.
Un premier chantier concerne « les débuts de carrière ». Pour ceux-ci, une augmentation est prévue, mais « qui ne saurait être inférieure à 100 euros par mois », pour les jeunes profs, désormais recrutés à bac+5. Outre la revalorisation du salaire de jeunes enseignants, un chantier du « rattrapage » va être mis en place. Il doit éviter que les professeurs avec quelques années d’ancienneté se retrouvent moins bien payés que les débutants augmentés. Un troisième chantier, relatif à de « nouvelles missions » qui seront proposées dans le cadre de la réforme du lycée, verra également le jour. Il permettra aux enseignants de faire de l’orientation ou du tutorat. Enfin un quatrième, celui de « l’avancement de grade », visera à « faire évoluer les critères d’avancement en assurant un meilleur équilibre entre le mérite et l’ancienneté ».
Pour les syndicats enseignants présents à ce comité technique paritaire, le compte n’y est pas. Si dans l’ensemble les syndicats ont approuvé les principes énoncés et salué la volonté de dialogue, ils ont été déçus par l’aspect financier. Luc Chatel doit prendre l’ampleur du malaise et revoir ses propositions...

Comment aider l’enfant à devenir lui-même ?
Ce 1er octobre sort un livre de François de Singly intitulé “ Comment aider l’enfant à devenir lui-même ? et dont Le Monde se faisait l’écho dans un entretien avec l’auteur paru, il y a deux jours. Le sociologue de la famille s’intéresse cette fois ci aux nouvelles manières d’éduquer les enfants.
Avec la “seconde modernité” (à partir des années 60) le regard sur l’enfant a changé . “A la culture de la transmission et de l’obéissance succède peu à peu une culture de la découverte et de l’accompagnement. Le parent continue à se soucier de la transmission des valeurs familiales, mais il doit également prendre en compte la singularité de l’enfant, respecter ses droits et accepter la présence de la culture de ses pairs. ”. Ce qui suppose négociation et argumentation mais ne veut pas dire que les parents ont abdiqué toute autorité, elle prend simplement des formes différentes. François de Singly précise “Quand on regarde de près, en sociologue, les familles d’aujourd’hui, on s’aperçoit que, contrairement à ce que dit, par exemple, le pédiatre Aldo Naouri, les parents fixent des cadres, et ils en fixent même beaucoup : les enfants choisissent très rarement leurs heures de coucher, ils doivent respecter les rythmes de la vie familiale, notamment pour les repas, et ils font l’objet d’une très grande exigence scolaire.
Pour lui, dans l’éducation actuelle “la contrainte n’est évidemment pas absente. Elle prend deux formes : le parent impose à la fois l’explicitation des demandes et le respect du contrat. L’explicitation car , dans une société démocratique, il faut apprendre à discuter avec ses semblables autrement qu’en disant "J’ai envie de..." : l’enfant doit donc faire l’apprentissage de l’argumentation
Cette analyse de l’éducation familiale est utile car elle remet à sa place le faux débat sur la “restauration de l’autorité” et questionne l’école. Peut-on exiger plus de l’école que ce qu’on attend des parents eux-mêmes ? Peut elle aller contre cette exigence de négociation et d’explicitation, peut-elle nier l’individu pour ne voir que des élèves ?

Trop de bonbons = prison
Négociation ne veut donc pas dire céder à tous les coups…
Une étude britannique (rapportée par le NouvelObs) établit un lien entre la consommation quotidienne de sucreries et la violence. Les chercheurs anglais ont étudié plus de 17.000 enfants nés en 1970 pendant 40 ans, en suivant leur consommation de sucreries. Ceux qui mangeaient jour après jour des bonbons ou du chocolat à dix ans ont eu affaire à 69% avec la justice pour des faits de violence lorsqu’ils ont atteint 34 ans. Tandis que ceux qui n’ont jamais été poursuivis pour des faits similaires consommaient des sucreries au quotidien seulement à 42%.
Mais “ Ce ne sont pas les bonbons en soi qui sont mauvais, mais c’est l’interprétation que les enfants se font de leurs décisions ”, prévient Simon Moore, de l’université de Cardiff. D’après lui, les parents qui achètent constamment leurs enfants avec des sucreries, qu’il compare à de la corruption, leur font probablement du mal. Ces enfants n’apprennent pas à attendre une gratification, et leur impatience les rend violents et colériques à l’âge adulte. Mais ce n’est pas la faute des bonbons...

Bonne Lecture...


Libération.fr du 01/10/09 (certains articles payants)

Coupes dans l’emploi public
Avec une progression des dépenses calquée sur celle de l’inflation (1,2 %) et des budgets désormais programmés sur trois ans, celui de 2010 ne présente guère de bouleversements dans la répartition des enveloppes.
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Le Figaro du 01/10/09

Budget 2010 : les ministères gagnants et perdants
Tour d’horizon des différents budgets des ministères dans le projet de budget pour 2010 présenté ce mercredi par le gouvernement.
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Budget Education : nouvelle cure d’amaigrissement
Les postes d’enseignants supprimés seront essentiellement ceux de jeunes fonctionnaires stagiaires grâce à une importante réforme en cours sur la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées.
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Suppressions et créations de postes dans les ministères
Visualisez l’évolution des effectifs de fonctionnaires, ministère par ministère.
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Le Monde.fr du 01/10/09

Dans l’enseignement privé, la crise ne se mesure qu’à la fréquentation de la cantine
Ils continuent d’aller à l’école privée, mais ont déserté la cantine. Dans l’enseignement catholique, la crise se mesure au nombre de paniers-repas
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"L’accompagnement a supplanté l’obéissance"
François de Singly, sociologue

François de Singly, sociologue à l’université Paris-Descartes, a publié de nombreux livres sur la famille, la vie privée et l’adolescence. Dans son dernier ouvrage, Comment aider l’enfant à devenir lui-même ? (Armand Colin, 160 p., 16,50 euros), à paraître le 1er octobre, il s’inscrit en faux contre les discours sur "l’enfant roi" et décrypte nos nouvelles manières d’éduquer les enfants.
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L’Humanité du 01/10/09

Péril pour les jeunes
Le chef de l’État a annoncé un dispositif qui réactive la logique du SMIC jeune, du CIP et du CPE, dénoncés en leur temps par toute une classe d’âge.
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Les recalés du bac pro
Pendant que Nicolas Sarkozy pérore sur son plan jeunes, des dizaines de milliers d’élèves subissent de plein fouet les premiers effets de la refonte du bac professionnel.
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« Apprendre un métier c’est long »
Dans l’Académie de Toulouse, la nouvelle mouture de l’enseignement professionnel a déjà modifié l’offre pédagogique et l’apprentissage.
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bac pro : qu’est-ce qui change ?
Jusque-là, le baccalauréat professionnel se préparait en deux années après un BEP, et plus rarement après un CAP. Il fallait donc quatre ans (deux plus deux) pour l’obtenir, soit une année de plus que pour un bac général ou technologique. Avec la réforme, les deux années de BEP sont remplacées par une « seconde professionnelle » dont le contenu est réaménagé sur la base des programmes des BEP. Le parcours en trois ans supprime donc un palier d’orientation et le BEP devient une « certification intermédiaire », obtenue en fin de première pro. 76 bacs
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Brigitte Gonthier-Maurin « La réforme ne profitera qu’aux meilleurs »
Pour la sénatrice (PCF) Brigitte Gonthier-Maurin, rapporteur sur les questions d’enseignement professionnel, on supprime « une vraie deuxième chance » pour les élèves les plus en difficulté.
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Des audits pour les éducateurs
Le Figaro l’annonçait hier matin : non contente d’avoir amorcé une profonde réforme de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), qui désinvestit les éducateurs de leur mission de prévention pour recentrer leurs activités autour des mineurs délinquants, Michèle Alliot-Marie a entamé « un audit » des services - terminologie jusqu’ici réservée aux entreprises privées. Une trentaine de futurs « auditeurs » ont donc entamé la semaine dernière une formation spécialisée à l’École de la protection judiciaire de la jeunesse, à Roubaix. « Des contrôles - infantilisants », dénonce le SNPES-PJJ, pour qui, « la direction de la PJJ voudrait mettre au pas les personnels et normaliser les pratiques professionnelles ». Le syndicat regrette également que d’anciens cadres de la PJJ, - ex-éducateurs et surtout ex-directeurs, soient reclassés pour contrôler leurs propres collègues. Des contrôles doivent annoncer une « révolution culturelle », se félicite ouvertement Philippe-Pierre Cabourdin, directeur de la PJJ, qui précise : « Jusqu’à présent un établissement n’était en moyenne audité que tous les vingt ans… »
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Erwan Redon muté d’office
Le professeur des écoles a été sanctionné pour son engagement contre les réformes Darcos.
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Jeunes : un plan en trompe-l’oeil
Le chef de l’État a annoncé un dispositif qui réactive la logique du SMIC jeune, du CIP et du CPE, dénoncés en leur temps par toute une classe d’âge.
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Le mépris des jeunes
Editorial par Jean-paul Piérot

Le président de la République vient de montrer, chiffres en main, le peu de considération où la jeune génération est tenue par la droite au pouvoir. Son « plan jeunes », qu’il a présenté hier matin, à Avignon, frappe d’abord par la modestie des moyens engagés : 500 millions d’euros pour sa principale mesure, l’exte nsion du RSA. Or les jeunes de seize à dix-huit ans sont plus de huit millions.
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Pierre, obligé d’arrêter ses études
Faute de place, le jeune homme de seize ans, titulaire d’un BEP électrotechnique, ne peut continuer en bac professionnel. Récit d’une galère.
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Plan jeunes Des mesurettes qui ne régleront rien
Pour Marie-George Buffet, réagissant hier à l’Assemblée nationale, les jeunes ont besoin d’une tout autre politique.
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Plan jeunes Réactions
diverses réactions
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Le Parisien (certains articles payants) du 01/10/09

Rien vu...


La Croix du 01/10/09

Une fondation pour s’occuper des enfants orphelins
Des organismes de prévoyance lancent jeudi 1er octobre une fondation d’entreprise pour soutenir les familles face aux risques de la vie. Et plus particulièrement, les jeunes ayant perdu leurs parents
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Les échos (certains articles payants) du 01/10/09

Les ministères toujours à la diète
Le budget 2010 affiche, hors plan de relance, une hausse des dépenses de l’Etat limitée au niveau attendu de l’inflation, 1,2 %.
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20 minutes du 01/10/09

La revalorisation des salaires des profs déçoit
Pour les syndicats enseignants, Luc Chatel doit prendre l’ampleur du malaise et revoir ses propositions...
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Rue89 du 01/10/09

Violence à l’école : juteux marché pour les sociétés de sécurité
Par Bernard Girard | Enseignant blogueur

On le savait : la violence à l’école est d’abord un thème éminemment politique, agité de préférence à chaque échéance électorale. Mais c’est aussi un marché, comme on a pu s’en rendre compte au 14e salon Alarmes Protection Sécurité qui s’est tenu la semaine écoulée à Paris et dont l’un des thèmes était la sécurité dans les établissements scolaires ou du moins une certaine vision de la sécurité, celle qui se décline à travers le fichage et la vidéosurveillance.
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Ouest-France du 01/10/09

Rien vu...


Le Journal du Dimanche du 01/10/09

UIMM : Les étudiants concernés ?
Quatre syndicats étudiants ont été mis en cause, et leurs locaux ont été perquisistionnés, dans le cadre de l’enquête sur les paiements en espèce suspects de l’UIMM.
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Le Nouvel Obs Permanent du 01/10/09

L’excès de bonbons peut conduire en prison
Une étude britannique établit un lien entre la consommation quotidienne de sucreries et la violence. Plus que le sucre, le comportement des parents serait en cause.
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La fessée rend bête
Une enquête conduite par le professeur Murray Straus, de l’université du New Hampshire, révèle que les châtiments corporels administrés aux petits enfants freinent leur développement intellectuel : sur 800 enfants de 2 à 4 ans, Straus a constaté un écart de QI de 5 points au détriment des enfants battus.
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L’Express.fr du 01/10/09

Rien vu...


Le Café Pédagogique du 01/10/09

Orientation : Quels projets dans les cartons de l’Onisep ?
Le matin même du jour où N Sarkozy annonçait un "service public de l’orientation", Pascal Charvet, directeur de l’Onisep, nous recevait. Il partage avec nous sa vision du service public d’orientation et fait le point sur le déploiement des outils innovants mis en place par l’Onisep au printemps dernier : "Mon orientation en ligne" et le "Webclasseur", devenu maintenant un Passeport pour l’orientation. Derrière ces nouveaux outils, une conception nouvelle de l’orientation : " Le Passeport parce qu’il est numérique, permet à l’élève de construire son projet d’orientation".
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Peut-on être raciste et prof (Acte II) ?
Editorial de François Jarraud

La question fait débat en Angleterre où le gouvernement affirme une éthique des enseignants.
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Médiapart (accès payant) du 01/10/09

Rien vu...


Une sélection dans les dépêches du 01/10/09

Plus de places en internat pour les garçons : "inacceptable" (Pécresse)
L’offre de places en internat dans les lycées préparant aux concours des grandes écoles, qui défavorise les filles, est "totalement inacceptable", a déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse jeudi.
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Chatel propose aux enseignants des revalorisations, jugées insuffisantes
Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel a proposé jeudi aux syndicats d’enseignants d’ouvrir quatre chantiers de revalorisation financière, des propositions jugées à ce stade insuffisantes par les syndicats.
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Universités : le PS dénonce "la politique de mensonge" de Valérie Pécresse
Le Parti socialiste a dénoncé jeudi "la politique de mensonge" de Valérie Pécresse, présentant ses propositions budgétaires pour l’enseignement supérieur et la recherche.
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Plan jeunes : la jeunesse mérite mieux (Assemblée des départements de France)
Le président de l’Assemblée des départements de France, Claudy Lebreton (PS), a estimé mercredi que "la jeunesse" méritait "mieux" que le RSA jeune annoncé la veille par Nicolas Sarkozy.
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Prochaine signature d’une convention entre universités et régions
La Conférence des présidents d’université (CPU) et l’Association des régions de France devraient signer le 12 octobre à Bordeaux une convention visant à renforcer la concertation entre les régions et la CPU, a annoncé jeudi à Toulouse le président de la CPU, Lionel Collet.
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Fillon annonce vendredi le plan national de prévention de la délinquance
François Fillon présentera vendredi au cours d’un déplacement en banlieue parisienne "le plan national de prévention de la délinquance" qu’avait annoncé Nicolas Sarkozy fin mai, après des mauvais résultats, sur les violences contre les personnes notamment.
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